• Cette année, pour la première fois depuis le début de ma carrière, j'ai au sein de ma classe un élève atteint de surdité. Ne connaissant rien à ce type de handicap, j'ai passé un été très studieux pour découvrir et apprendre la LSF afin de l'intégrer au maximum à ma pratique et au projet de classe afin que cette expérience soit non seulement enrichissante pour moi mais aussi et surtout pour tous les élèves.

    Accueillir un élève sourd et malentendant

    En juin dernier mes collègues d'ULIS m'ont informé qu'en septembre ma classe compterait le petit C. parmi ses élèves.

    C. est sourd et appareillé. Malgré cela, il n'entend que très peu, ne s'exprime pas à l'oral, lit sur les lèvres et apprend la LSF pour communiquer.

    Des élèves en grande difficultés scolaires ou porteur de handicap, j'en ai connu et eu en nombre depuis mes débuts. Mais des élèves atteint de surdité, jamais encore !

    Mon cerveau a donc fait ce qu'il fait toujours quand il se retrouve face à un nouveau challenge : il a cogité !

    Comment je vais faire pour l'accueillir ?

    Je ne maitrise pas la LSF, comment vais-je faire pour communiquer avec lui ?

    Et les autres élèves, comment vont-ils communiquer avec lui ? ...

    Et ce n'est qu'un tout petit aperçu de touuuuutes les questions qui me sont venues.

     

    Il me fallait trouver des réponses à mes questions pour pouvoir aborder l'année "armée" et sereine.

    Partant d'un postulat simple qui est que l'école en France se veut être de plus en plus inclusive, je me suis dit que je trouverais certainement des pistes d'informations et de documentation sur les sites officiels. 

    J'ai donc sorti mon petit PC, ouvert mon navigateur de recherche et me suis mise au boulot.

    Et j'ai en effet trouvé pas mal d'articles sur la scolarisation des élèves sourds et malentendant !

     

    Références sur le cadre d'accueil des élèves porteur de TFA

    Sur le site du ministère, j'ai trouvé des informations sur les modalités d'accueil et d'enseignement, les dispositifs à mettre en place, etc ...

    J'ai aussi pris connaissance de l'état des lieux et des recommandations données par le Conseil Scientifique de l'EN sur la scolarisation des élèves sourds en France ICI.

    L'ouvrage de la collection Repères Handicap dédié au même sujet donne également un cadre d'action et des pistes pour accueillir et enseigner aux élèves à TFA. (Je ne les retrouve plus les pages où j'avais trouvé ces documents sur le net alors je vous mets le document en lien direct).

     

    Voici aussi la vidéo de présentation du rapport de CSEN

     

    Sur le site du Réseau Canopé, j'ai pu trouver différents documents portant sur les troubles des fonctions auditives notamment les fiches CAP Ecole Inclusive très complètes et riches. Il en existe sur de nombreux sujets et je vous conseille vraiment d'aller y jeter un coup d'oeil.


    Accueillir et Enseigner

    Après toutes ces découvertes, je me sentais plus au point sur le cadre d'accueil des élèves porteurs de TFA.

    Est-ce que je me sentais prête à démarrer l'année scolaire auprès de C. après tout cela ? Pas du tout !!!

    Je ne pouvais pas dire que je n'avais rien appris durant ces nombreuses heures de recherche et de lecture mais je ne pouvais pas dire non plus que je me sentais prête à accomplir cette nouvelle mission au mieux.

    Je me sentais toujours autant désarmée pour une raison toute simple : il y a une grande différence entre "accueillir un élève porteur de TFA" et "enseigner à un élève porteur de TFA".

    Je me sentais prête pour accueillir mon petit C. à la rentrée de septembre, là n'était pas le souci. Je savais comment me placer en classe, comment agir pour qu'il me voit ou lise sur mes lèvres facilement, je savais où l'installer dans la classe pour qu'il puisse profiter de tous les moments collectifs et des réponses de ses camarades, etc ...

    Oui mais mon métier c'est professeur des écoles. Mon métier c'est d'enseigner. D'enseigner à tous mes élèves. De les faire tous réussir. Tous même C.. Avoir des pistes pour l'accueillir n'était pas suffisant pour moi.

    J'avais besoin d'entrer en communication avec lui pour le comprendre, l'aider, le faire progresser, etc ... J'étais bien loin de pouvoir le faire. J'en étais même incapable en vérité car, je le savais, si lui comme moi étions français sur le papier, nous ne parlions pas la même langue. Du moins, nous n'utilisions pas les mêmes modalités pour communiquer.

    Avec les élèves allophones qui ont fréquenté ou fréquentent encore ma classe, je pouvais utiliser l'oral pour communiquer. Je m'étais formée au FLE lors de mon année en SEGPA ou j'avais reçu la mission d'apprendre le français aux ENAF de l'établissement. Mais cette fois c'était différent. Je ne me sentais pas apte à lui dispenser des apprentissages qui lui soient véritablement accessibles, efficaces et porteurs de sens sans utiliser la parole.

    Le constat de base était aussi simple qu'évident :

    Je parlais et entendais. Lui ne pouvait pas le faire.

    En revanche, il signait et moi je ne savais pas le faire.

    Je pouvais faire en sorte de changer cette variable car quand on ne sait pas, on apprend !

    Je suis de ces gens qui pensent que rien n'arrive par hasard. J'ai toujours été tentée d'apprendre la LSF mais n'avait jamais pris le temps de m'y pencher. Cette fois, c'était inévitable. Je devais l'apprendre (ou en tous cas m'y initier) pour faciliter le quotidien et les apprentissages de mon petit C..

    Je n'avais pas suffisamment de connaissances pour pouvoir communiquer avec lui mais je pouvais faire en sorte de les acquérir.

    Attention, à l'heure ou j'écris ces mots, je suis encore bien loin de maîtrisée la LSF et d'être bilingue. En revanche, je dispose de plus de "clés" qu'il y a 3 mois en arrière et cela me permet d'une part d'être plus sereine au quotidien quand je suis avec C. et d'autre part de mieux appréhender mes séances de classe avec lui. Le chemin est encore long mais passionnant ...

     

     (Essayer de) S'auto-former à la LSF

    Accueillir un élève sourd et malentendant

    Pour me renseigner sur la LSF, je suis dans un premier temps allée consulter les articles de Priscilla PMFG, ancienne PE ayant appris la LSF et l'ayant mis en pratique en classe.

    Priscilla Pmfg

    Accueillir un élève sourd et malentendant

    Je l'ai également contacté sur les réseaux sociaux et elle a très gentiment répondu à mes questions à ce sujet et m'a guidé vers des comptes qui pouvaient m'aider et m'initier en douceur à cette langue à part entière. J'ai donc épluché durant l'été les comptes Instagram de :

                                          Litte Bun Bao           Femme bionique

                                              Accueillir un élève sourd et malentendant                               Accueillir un élève sourd et malentendant

     

                               Lyla Signes               Comment ça se signe

                                                                      Accueillir un élève sourd et malentendant                                Accueillir un élève sourd et malentendant

     

    En parallèle de ces temps d'apprentissage personnels, j'ai pris contact avec mon équipe de circonscription afin de voir si s'il était possible de disposer de masques transparents pour faciliter à C. la lecture sur mes lèvres mais aussi savoir comment il serait possible de me former de manière officielle à la LSF.

    Si mes collègues (PE et AESH) et moi avons pu être équipés en masques inclusifs, il n'a pas été possible malheureusement de bénéficier d'une formation.

    Il existe bien des formations MIN sur la LSF mais les inscriptions sont nationales et le nombre de places assez limitées selon les sessions. J'ai d'abord voulu tenter ma chance et m'inscrire (même si je ne faisait pas partie du public prioritaire) puis j'ai vu où se déroulaient les formations (aux 4 coins de la France mais pas près de chez moi) et j'ai décidé de ne pas m'inscrire car, si j'étais prise, cela aurait eu un coût personnel bien trop conséquent (déplacement, logement, alimentation, garde de mes enfants ...).

    J'ai donc poursuivi mon auto-formation en lisant certains ouvrages dédiés à la LSF (Ils m'ont été prêtés pour la majorité et j'en ai acheté 2.)

    Accueillir un élève sourd et malentendant Accueillir un élève sourd et malentendant Accueillir un élève sourd et malentendant Accueillir un élève sourd et malentendant

     

    J'en aurais bien lu plus car d'autres me tentaient mais il me fallait rester raisonnable car j'ai également suivi des cours dispensés par Marie Cao sur la plateforme Udemy durant l'été (je les ai payé personnellement mais leur coût reste bien moindre que celui de la formation diplômante que j'envisageais au départ).

    Accueillir un élève sourd et malentendant

     

     

     

    La place de la LSF dans ma classe

    Depuis 2005, la langue des signes française (LSF) est reconnue comme une langue à part entière. Tout élève concerné (sourd, malentendant ou non) peut bénéficier d'un enseignement en langue des signes. Si la LSF peut être la langue d'enseignement des élèves sourds ou malentendants, elle peut tout à fait être enseignée aux élèves non sourds au même titre que l'anglais, l'allemand ou tout autre langue vivante !

    Ainsi, au-delà de la nécessité que j'avais d'apprendre la LSF pour communiquer avec C., j'avais aussi le projet plus ambitieux d'initier mes élèves à cette langue pour plusieurs raisons :

    - leur permettre de communiquer et de comprendre C. afin qu'il ne soit pas isolé,

    - les sensibiliser à la différence et au handicap.

    Nous avons donc commencé l'année en EMC en travaillant sur la surdité. L'accueil de C. s'est très bien passé. Les élèves ont tout de suite eu envie d'apprendre la LSF pour communiquer avec lui.

    Nous avons ainsi mis en place un "rituel LSF". Chaque matin, un élève tire au sort deux papiers dans le "panier à signes". Sur ces papiers, on trouve des mots en lien avec l'école, la maison, la famille, etc ... des thèmes et des termes préalablement sélectionnés par mes soins car en lien direct avec le quotidien des élèves. L'objectif était que les enfants puissent communiquer rapidement avec C.. Bien sûr, les élèves sont force de propositions et parfois nous n'avons pas besoin de tirer au sort car ils ont des demandes précises, souvent liées à un évènement vécu (une sortie scolaire est prévue alors on découvre les signes pour "château", "roi" ...).

    Le seul souci à ce moment-là, c'est que parfois ce sont des signes que je ne connais pas non plus ! Dans ces cas-là, je jette un oeil rapide au dictionnaire Elix qui me permet de voir le signe associé à un mot en vidéo. Et si jamais le terme n'y figure pas ou si j'ai un doute, je prends note et explique aux élèves que je vais me renseigner au plus vite pour leur donner une réponse (car non, la maitresse ne sait pas tout sur tout ! ;-)).

    Accueillir un élève sourd et malentendant

     

    Les parents ont également été sensibilisés au handicap lors de la réunion de rentrée la famille de C. et moi-même avons présenté la situation de l'enfant et de la classe. Il a été expliqué que des aménagements de l'espace et notamment du niveau sonore allaient devoir prendre place dans la classe pour faciliter la scolarisation de C. au même titre que celle des autres enfants. Les parents se sont tous montrés ravis de ce projet qui ne pouvait qu'être bénéfique à leur propre enfant.  C'est d'ailleurs à leur demande que mes élèves se transforment 2 ou 3 fois dans la période en "prof de LSF". Riches du vocabulaire vus lors des temps de rituels LSF, nous réalisons des vidéos que nous envoyons aux familles pour les initier également à cet apprentissage.

    C. n'est cependant pas en classe avec moi tout le temps. Il a des temps de travail dans le dispositif ULIS ainsi que des temps d'activité avec les professionnelles de l'IES (Institut d'enseignement sensoriel). Une enseignante de LSF intervient auprès de C. dans ma classe une heure par semaine. Durant ce temps, nous avons choisi de travailler ensemble, avec tous les élèves sur un support commun : les ouvrages Narramus. Cela permet aux élèves de travailler à la fois le langage oral et les compétences de pré-lecteurs mais cela leur apporte aussi désormais des connaissances en LSF car ma collègue de l'IES signe l'histoire pour C. En plus de mettre en scène les histoires proposées ou de les raconter, les enfants apprennent également à les signer. Et croyez-bien que l'association du geste à la parole est ultra-bénéfique pour tous ! Même si cela me demande un peu plus de temps de préparation en amont que d'ordinaire, j'en ressors toujours plus riche de nouvelles connaissances.

    La LSF a aussi pris place dans le quotidien de classe : les élèves signent pour se demander du matériel, pour demander à aller aux WC, pour s'inviter à travailler ensemble ... Et ils le font naturellement car ils ont vite constatés que cela réduisait le bruit dans la pièce. Cela permet à C. d'être bien dans la classe mais cela leur permet aussi de bénéficier d'un cadre d'apprentissage calme et serein.

    Lors de la récréation aussi les enfants vont demander à C. s'il veut jouer avec eux ou à quoi ils veut jouer. Ils signent "cerceau", "ballon", "course", etc ...

    Les voir échanger TOUS ensemble sans difficulté, cela fait vraiment chaud à mon petit cœur de maîtresse qui avait si peur de débuter l'année scolaire il y a quelques semaines encore ! Ils n'ont donc pas fini de me dire

    "Mais ne pleure pas maitresse ! (car oui j'ai la larme facile, surtout depuis que je suis maman !) Ce n'est pas triste. Nous on est heureux, regarde !".

    Pour eux il n'y a pas de différences. Il y a juste des copains.

     

     

    Et demain ?

    Pour pouvoir accueillir et travailler avec C., je me suis donc auto-formée sur mon temps personnel et à mes frais (le prochain qui me dit que les profs ne font rien en vacances je lui propose de revivre mon été avec moi, il ne sera pas déçu du voyage !).

    Bien sûr, tout cela est bien loin d'avoir été une formation digne de ce nom, avec diplôme à l'appui ou figurant sur mon espace iProf (mais croyez bien que j'aimerais !).

    Mais, même si j'ai beaucoup appris, j'ai malgré tout encore la sensation de faire avec "les moyens du bord". J'ai l'impression que ce que je réalise au quotidien avec C. c'est un peu un pansement sur une jambe de bois. Ce n'est peut être pas inutile mais il est certain que ce n'est pas le plus adapté.

    Je ne me sens pas légitime dans le ce que je fais avec lui. J'ai en permanence peur de faire faux, de lui montrer des signes qui ne sont pas les bons, de ne pas disposer de suffisamment de temps pour lui ou pour les autres. Mon travail à ses côtés ne sera jamais aussi efficace que celui d'une personne véritablement formée.  Et j'aimerais vraiment pouvoir être cette personne pour lui. Nous sommes nombreux (pour ne pas dire tous) convaincu-e-s par l'école inclusive. J'évolue au sein d'une équipe qui y croit dur comme fer et qui fait tout pour que cela soit possible au sein de l'établissement.

    Mais cette expérience me conforte vraiment dans l'idée qu'on ne peut pas donner vie à cette école inclusive n'importe comment.

    Je ne suis pas du genre à me laisser abattre à la première difficulté. Je vois toujours le positif dans toute chose, je fais face, je me prépare, je m'équipe, j'avance et je passe à la suite.

    Pourtant je ne peux pas m'empêcher de me demander "Et demain ? Comment ça va se passer pour C. ? Pour les collègues qui l'auront en classe ? Comment vivront-ils cela ?".

    De mon côté, j'ai déjà vu trop de petits miracles notamment en terme de gestion de classe pour mettre la LSF au placard une fois que C. aura quitter ma classe. Je vais continuer de l'utiliser les années suivantes dans l'intérêt des élèves entendants ou pour rendre le cadre de travail en classe encore plus calme et serein.Je me sens vraiment chanceuse de vivre cette année aux côtés de C. qui m'en apprend plus que ce qu'il croit.

    Cependant, pour avoir échangé avec des nombreuses collègues dans le même cas que moi (c'est-à-dire accueillant des élèves sourds ou malentendants dans leur classe), je sais que ma façon de faire et d'envisager tout ce qui m'arrive n'est pas celle de tous. On n'a pas tous le temps ou l'énergie de se former seul. On ne vit pas les évènements de la même façon et ce genre d'expérience peut tout autant enrichir que détruire l'estime de soi ou la confiance en soi. Cela peut faire douter de ses compétences et faire penser qu'on n'est pas à la hauteur.

    Et en effet ... Cela ne relève pas de nos compétences puisque nous n'avons jamais pu les travailler et les valider (alors même que nous les faisons en classe avec nos élèves). Alors comment se sentir à la hauteur d'une mission pour laquelle on a jamais été préparé ?

    Accueillir un élève sourd et malentendant

    Cette image est souvent utilisée en formation pour traduire la nécessité de différencier dans nos classes. Pourtant, cette année, je me sens tantôt éléphant, tantôt poisson rouge. J'ai été (et suis encore même) l'élève en difficulté qui a besoin qu'on l'aide, qu'on l'accompagne, qu'on lui apprenne, qu'on s'adapte à lui.

    Je ne pense pas être la seule à avoir à la fois l'envie et le besoin d'être formée. Nous sommes nombreux dans ce cas et j'espère de tout cœur que ce sera bientôt possible non seulement pour pouvoir nous adapter à chaque élève et lui offrir le meilleur des enseignements possible mais aussi pour que chaque enseignent puisse se sentir armé face à toutes les situations possibles et, pourquoi pas, se découvrir des nouveaux centres d'intérêt et envisager des perspectives de développement professionnel.

    Car, comme le disent si bien Danièle Adad et Pascal Bihannic, quand on est bien dans sa tête, on est bien dans sa classe. Quand on est bien dans sa classe, on est bien avec ses élèves. Quand on est bien avec ses élèves, ils se sentent bien également et progressent d'autant plus. Qu'ils soient entendants ou pas ! ;-)


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  • A la fin de cet été, j'ai reçu le guide pédagogique ATOLE et les fiches ressources. Les Editions Mdi associées au réseau Canopé ont en effet sorti le programme en version papier. Il reste bien sûr toujours disponible sur le site d'ATOLE mais cette édition propose des supports complémentaires qui font de l'ensemble un outil "clé en main". Petite présentation de cette nouvelle présentation du programme ...

    Je ne vous présente plus le programme ATOLE car je vous en parle assez souvent ici depuis 3 ans déjà (ça passe viiite !). Si jamais vous ne savez pas de quoi je parle, vous pouvez trouver tous mes articles à ce sujet en tapant "ATOLE" dans  la barre de recherche du blog. (Pas besoin de taper "les opticiens" derrière, c'est pas les mêmes ! ;-p).

    Le programme ATOLE édité

    Il y a plus d'un an maintenant, les Editions Mdi m'ont contacté pour participer (de très loin hein !) à ce projet d'édition du programme ATOLE. Nous avons eu ensemble de nombreux, longs et passionnants échanges au sujet d'ATOLE dans le but de les aider à mettre en forme une version éditée qui soit non seulement éclairée par une pratique de classe déjà en place mais qui apporte aussi une réelle plus value aux PE qui souhaitent se lancer dans l'aventure de l'éducation à l'attention.

    Ma contribution s'est ainsi limitée à la proposition de légères modifications tirée de mon expérience d'ATOLE en classe afin d'aider les équipes dans leur projet d'adaptation pour l'édition.

    Maintenant que j'ai le produit final entre les mains et que j'ai pu l'utiliser en classe toute cette période, je ne peux que constater que les équipes Mdi et Canopé ont réalisé un travail de dingue ! Il ont été réellement à l'écoute de mes retours ainsi que de ceux des autres enseignants contactés pour donner naissance à un ouvrage qui soit à la fois

    clair, précis et complet !

    Le programme ATOLE édité

    Le programme ATOLE "version papier" se décline en 3 supports essentiels et complémentaires :

     

    1. "L'attention ça s'append"

    Le programme ATOLE édité

     

     Il permet de bien comprendre les mécanismes de l'attention. Il a été conçu pour permettre à chacun de tester par et pour soi-même les différentes stratégies cognitives afin de bien les intégrer et de mieux les faire partager ensuite au sein de la classe. N'étant pas du tout scientifique de base, je l'ai trouvé clair et adapté à tous.

    C'est, selon moi, une lecture préalable réellement indispensable avant de se lancer dans le programme

     

    2. Le guide de l'enseignant-e

     

    Le programme ATOLE édité

     

    Il propose une introduction claire pour accompagner l'enseignant dans la mise en œuvre du programme et des 10 séquences qui le composent. Elles sont toutes présentées de la même façon.

    Le programme ATOLE édité

    Le programme ATOLE édité

    Le programme ATOLE édité

     

    3. Le bloc ressources

    Il est fourni avec le guide de l'enseignant.

    Il contient tout le matériel pour animer les séances : les supports d'activités en couleurs pour chaque niveau, les livrets individuels CE et CM de l'élève pour que les élèves puissent garder une trace écrite des outils ATOLE, s'approprier ses découvertes et améliorer son attention, les images clés de chaque séquence à afficher en classe.

     

    L'ensemble s'accompagne d'une version numérique permettant de projeter non seulement les supports contenus dans le bloc ressources mais aussi toutes les vidéos proposées dans les séquences, les fiches mémos, etc ... (La version numérique est téléchargeable sur BiblioManuel via un code fourni dans le guide pédagogique lors de l'achat).

    Le programme ATOLE édité

     

    Pour ma part, je suis le programme avec mes CP mais ne parvient pas à la faire en totalité (ben oui, les semaines font 24h devant les loulous pour moi comme pour vous lol).

    Le programme ATOLE édité

    L'idéal serait que le programme soit un projet d'école. Il pourrait alors être découpé puis réparti sur les différents niveaux de l'enseignement élémentaire. C'est cette idée qui est mise en avant dans le guide pédagogique et des programmations sont même proposées aux équipes qui se lancent dans l'aventure.

    Le programme ATOLE édité

    Dans ce cas, chaque niveau aborde de nouvelles séquence. Les précédentes sont revues très rapidement à l'aide d'une version "flash" qui permet de réactiver les notions auprès des élèves avant de poursuivre le programme plus loin.

    Cette version éditée du programme ATOLE est vraiment très complète et fournit à l'enseignant l'ensemble des connaissances et supports nécessaires à la mise en œuvre du programme en classe.

    Après avoir découvert, imprimé et utilisé la version disponible sur le site internet, je vais désormais utiliser uniquement cette version car elle me fera sans aucun doute possible gagner du temps en classe grâce à l'accès facile aux supports numériques.

    Le programme s'est récemment étoffé d'un site Compagnon proposant des ressources pour les PE utilisateurs. Pour conclure (et comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule) le réseau CANOPE publiera très bientôt plusieurs vidéos afin de présenter les différentes notions du programme aux élèves (à la manière des vidéos des Fondamentaux que mes élèves connaissent déjà). Voici un petit aperçu déjà disponible sur Youtube ...


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  • Comme expliqué sur IG, j'ai découvert il y a quelques jours grâce à @manonslfst et les @maitresses_en_basket, Colorization, un complémente de logiciel facilitant l'adaptation des textes pour les élèves porteurs de handicap ou en difficulté avec la lecture. Cette trouvaille étant juste géniale, je ne pouvais pas ne pas vous en parler sur le blog car je pense vraiment qu'elle peut simplifier la préparation des supports de travail pour bon nombre d'enseignants !

    Colorisation, un complément de logiciel pour aider à la lecture

     

    Colorization, c'est quoi ?

          C'est un complément pour Word et PowerPoint sous Windows 10 qui permet de mettre en couleur certaines parties d’un texte (de les coloriser).

    L’idée est de fournir une aide pour les lecteurs débutants ou en difficulté, comme ceux présentant des troubles dys.

    Le programme est profondément inspiré par LireCouleur et fournit un sous-ensemble des fonctions proposées par ce complément LibreOffice.

    Pour ma part, j'avais installé LireCouleur pour créer des supports adaptés mais, n'étant pas très à l'aise avec LibreOffice, je préparais mes textes sous Word, puis je faisais un copier-coller pour aller le modifer et le mettre en couleur ... Brefn cela me prenait un temps considérable.

    Je me disais toujours que ce serait tellement mieux si je pouvais faire la même chose sur PowerPoint que je maitrise très bien car j'irai très vite !! Mon rêve est devenu réalité !

    Colorisation, un complément de logiciel pour aider à la lecture

     

    Colorization, comment ça marche ?

    Grâce à Colorization, vous pouvez modifier le formatage du texte et faire ressortir certains aspects des mots comme les syllabes ou les phonèmes par exemple. 

    Pour coloriser il vous suffit de saisir votre texte dans Word ou PowerPoint, puis de sélectionner la partie à coloriser et finalement appliquer une des fonctions proposées.

    Colorisation, un complément de logiciel pour aider à la lecture

    Colorisation, un complément de logiciel pour aider à la lecture

    L'ensemble des fonctionnalités proposées est personnalisable. On peut modifier l'inclinaison des arcs, attribuer une couleur à chaque phonèmes, etc ... Le tout en quelques clics !

    Colorisation, un complément de logiciel pour aider à la lecture

    Le complément est mis en téléchargement gratuit sur le site dédié à Colorization.

    Un guide et un tutoriel très détaillé sont mis à disposition pour vous accompagné dans son installation qui n'est pas très évidente (j'avais un peu peur du coup mais, franchement, si vous suivez bien le guide étape par étape, ça se fait vite et très simplement).

    Comme une image vaut 1000 mots, voici la petite présentation vidéo rapide disponible sur le site de Colorization. Elle pourra vous donner un aperçu plus visuel des nombreuses possibilités offertes par Colorization.

    Merci à son créateur de nous partager ce travail de tytan gratuitement !! Grâce à vous, de nombreux enseignants vont pouvoir facilement adapter des supports de travail à leurs élèves pour les aider encore plus et les faire réussir à l'école !


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  • Comme chaque année, avant les grandes vacances, mes élèves décorent la classe pour l'année suivante. J'aime bien que mes actuels CP participent à la préparation de la classe de mes futurs CP. Un peu comme une passation de flambeau. ;-) Comme l'an prochain les CP feront un bond dans le temps, direction le Moyen-âge, nous avons donc réalisé des productions en lien avec ce thème.

    Ma classe partira en voyage épistolaire avec Epopia. J'avais déjà pu mener ce projet il y a quelques années (Plus d'informations par ici et par ) mais cette fois ma classe ne partira pas seule car ma collègue me suit dans l'aventure !

    Chacune des classes vivra sa propre aventure en dirigeant son propre Royaume mais les enfants pourront partager et échanger sur les choix opérés, les stratégies ...

    Bref, beaucoup d'échanges et d'apprentissages transversaux en perspective !

    Notre thème de cette année avait été le Vendée Globe. Mes anciens CP avaient donc décoré la classe sur ce thème en 2020.

    Pour 2021-2022, le thème étant "Le Moyen-âge", il nous fallait modifier la décoration.

    Et cette fois nous avons décidé de ne pas faire les choses à moitié !

    Contrairement aux années d'avant, j'ai décidé de ne pas mettre de décoration dans la salle de classe. Cette décision a été prise pour deux raisons principales :

    - Depuis le confinement, les élèves rencontrent encore plus de difficultés à rester concentrés sur une tâche. Les décors thématiques, même s'ils permettent de "mettre dans l'ambiance", attirent aussi beaucoup le regard et distraient fortement les enfants. Leurs yeux se portent sur un élément de décor et POUF ! La perte d'attente et leur grande imagination les emportent bien plus loin que la salle de classe.

    - En retirant les éléments de décor de l'an dernier, les élèves comme moi avons eu l'impression que notre salle de classe était bien plus que grande !!

    Ma collègue ayant fait ce même constat, nous avons choisi de conserver une salle sans ajout de déco thématique !

     

    C'est donc le couloir qui a été entièrement décoré pour lancer le thème de l'année et voici le résultat final :

     couloir médiéval

     

     

     

    Voici les différents éléments créés pour transformer notre couloir en château fort ainsi que le matériel nécessaire :

     

    Transformer le couloir en château fort

    La porte a été agrémentée des fleurs en cartons que j'avais créé pour la porte de Printemps. Plus de détails dans cet article.

     

    Transformer le couloir en château fort

     

     

    Transformer le couloir en château fort

     

     

    Transformer le couloir en château fort

     

     

    Transformer le couloir en château fort

     

     

    Transformer le couloir en château fort

    Concernant les flambeaux, ce sont deux rouleaux d'essuie-tout agrafés ensemble par une extrémité. Les enfants les ont peint en noir et du papier crépon (rouge, jaune, orange) a été placé à l'intérieur pour faire office de flammes.

     

    Si jamais vous souhaitez vous lancer aussi dans ce thème ou ce projet, voici quelques liens qui m'ont permis de gagner un peu de temps dans l'organisation de ce projet décidé durant une discussion avec ma collègue lors d'une récréation ;-p :

    - Un diaporama explicatif sur les blasons

    - Un article du blog de Val10

    - Un article de Récréatisse

    - Des ressources pour créer son propre blason

     

    En espérant que cet article puisse vous servir, vous aider ou vous inspirer pour de futurs projets !

     

     


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  • Les éditions HACHETTE éducation m’ont proposé de découvrir et tester en avant-première deux jeux de cartes en lien avec les nouveaux programmes d’EMC qui sortiront à la fin du mois : Action Planète ! et Chouette Tambouille. Je n’ai pas pu les tester en classe avec les élèves mais mes enfants et moi avons pris plaisir à y jouer durant nos vacances. Comme j’ai vraiment trouvé ces jeux pertinents pour aborder les thèmes du Développement durable et de l'alimentation responsable, je prends le temps de vous en parler un peu par ici.

    Le Développement durable à la carte

    Le dérèglement climatique est devenu une priorité mondiale. Il est urgent d'enseigner aux enfants comment ils peuvent contribuer à la sauvegarde de la planète. Les sensibiliser au développement durable est nécessaire pour que, demain, ils puissent modeler un monde harmonieux et pérenne, à une échelle collective.

    Agir concrètement pour la planète ? Oui, mais par où commencer ? Si l'alimentation est essentielle pour la santé de chacun, elle est aussi déterminante pour minimiser notre empreinte environnementale par des choix simples au quotidien qui nous concentrent tous, petits et grands.

    Parce que nous retenons 90% de ce que nous expérimentons contre seulement 20% de ce que nous entendons, l'apprentissage par le jeu est un excellent moyen de transmission de connaissances.

    Ces deux jeux de cartes enseignent tout en s'amusant, les gestes élémentaires du développement durable à l'échelle d'un enfant. Ils sensibilisent à une consommation durable, salutaire pour la santé et respectueuse de l'environnement et des animaux. Ce sont de véritables moments récréatifs, excitants, accessibles à tous, aux multiples rebondissements !

     

    Afin de respecter ces convictions, les deux jeux ci-dessus sont fabriqués en France, avec des matériaux durables et sans plastique ! Ils se composent des mêmes éléments :

    • 2 exemplaires du jeu de cartes (pratique pour mettre en place 2 groupes de jeu dans la classe !)
    • 1 livret pédagogique qui contient les règles du jeu et propose des pistes de travail autour du thème du jeu pour plusieurs domaines d’apprentissage.
    • 55 ou 56 photofiches d’activités réalisables en autonomie (format A5 mais agrandissement possible en A4
    • 10 posters utilisables dans plusieurs thèmes (soutenant les activités des photofiches) permettant des débats en classe et garder une trace écrite sous forme d’affichage.

    Ils ont pour objectif commun de répondre au plan de généralisation de l’éducation à l’environnement pour un développement durable et est conforme aux programmes de 2020.

    Découverte et étude des jeux avec mes loulous

    (bon exercice de lecture pour mon grand ;-p #joindrelutilealagreable)

    Des jeux de cartes pour sensibiliser au développement durable

    Des jeux de cartes pour sensibiliser au développement durable

     

    CHOUETTE TAMBOUILLE Le Développement durable à la carte

     

    Le premier jeu que nous avons testé en famille se nomme Chouette Tambouille et a pour buts de : 

    • Sensibiliser les élèves en douceur à l’ impact de la nutrition sur leur santé et l’environnement .
    • Susciter leur intérêt pour l’ origine des produits qu’ils ont dans leur assiette.
    • Échanger et débattre autour d’une alimentation durable , qui cherche à respecter et à préserver l’environnement et les animaux sans surconsommer.
    • Rendre les élèves acteurs de leur réflexion , les aider à verbaliser leur pensée et à argumenter leurs choix, tout en les stimulant par le jeu.

    Le Développement durable à la carte

    Le Développement durable à la carte

    Dans ce jeu, chaque élève doit élaborer le meilleur repas avec des aliments qu’il aura pu collecter parmi les 9 familles d’aliments (céréales, fruits, légumes, légumineuses, boissons, condiments, desserts, matières grasses, fruits secs) et les aliments « à réduire » (sel, sodas, bonbons…). À la fin de la partie celui qui possède le plus d’aliments bons pour la santé et/ou l’environnement gagne le jeu !

    Il est destiné aux classes de cycle 2 et 3 mais peut facilement, je pense, être exploité avec des GS grâce au code couleur des cartes, aux images et aux étoiles qui rendent le jeu très explicite. Les enjeux environnementaux ne seront sans doute pas travaillé en priorité mais l'équilibre alimentaire peut être aborder grâce à ce jeu même avec des élèves jeunes.

     

     

    ACTION PLANETE   Le Développement durable à la carte

     

    Le second jeu s’appelle Action Planète !

    C’est un jeu de cartes ludique pour :

    • Sensibiliser les élèves en douceur à l’impact de leurs gestes quotidiens sur la planète et leur permettre d’acquérir les bases du développement durable .
    • Échanger et débattre autour des gestes qui protègent la planète et des enjeux environnementaux .
    • Rendre les élèves acteurs de leur réflexion , les aider à verbaliser leur pensée et à argumenter leurs choix, tout en les stimulant par le jeu.

    Le Développement durable à la carte

    Le Développement durable à la carte

    Des jeux de cartes pour sensibiliser au Développement Durable

    Le fonctionnement du jeu est le suivant : Chaque élève doit récolter toutes les cartes d’une famille d’actions (alimentation responsable, démarche zéro déchet, transports propres, justice sociale, économie d’énergie, préservation de l’eau), tout en déjouant les pièges que lui tendent ses adversaires (extinction des espèces, pollution, guerre, dérèglement climatique).

    À la fin de la partie, celui qui maîtrise tous les gestes d’une même famille et en met en œuvre dans son quotidien gagne le jeu !

    Pour celles et ceux qui connaissent le jeu des "Mille Bornes", j'ai trouvé que le jeu suivait un peu le même principe général avec des cartes aux fonctions identiques (cartes Désastre = Attaques, carte Ecologie = Parades, cartes Immunité = Bottes). Si le jeu est proposé pour le cycle 2 et le cycle 3, je pense qu'il mérite d'être découvert par étapes avec les élèves, principalement en CP.

    Même si les couleurs et les images sont assez explicites, les justifications orales attendues avec les cartes "Tu as oublié ?" et "Non, je sais" ne seront sans doute pas facilement réalisables par des élèves de cet âge. Il faudra donc étudier les cartes en amont et travailler les enjeux par thème avec les élèves ou alors retirer ces cartes du jeu le temps que les élèves puissent bien le prendre en main et les ajouter par la suite.

     

     

    LES JEUX EN CLASSE

     

    Pour ma part, je pense utiliser et exploiter ces jeux en classe dès la rentrée car, du 18 septembre au 8 octobre 2021, aura lieu la Semaine européenne du développement durable et, du 11 au 18 octobre, se tiendra la semaine du goût.

    J’envisage de travailler ces thèmes sur les créneaux d’EMC et/ou de QLM en petits groupes en suivant l’idée générale suivante :

    -          Séance de découverte de thèmes des jeux (L’EDD, qu’est-ce que c’est ?, Manger : quoi ? pourquoi ? comment ? …)

    -          Séance de découverte du jeu de cartes (par petits groupes pendant que les autres élèves sont en centres d’autonomie par exemple)

    -          Séances de travail en petits groupes : 2 groupes sur les jeux de cartes + 1 groupe en autonomie pour réinvestir des notions vues en EMC/QLM avec les photofiches + 1 groupe en travail dirigé avec moi sur un objectif lié au DD ou à l’alimentation.

    Cela n’est qu’un premier jet de quelques idées furtives. Heureusement, il me reste encore quelques semaines pour mettre tout cela au point ! ;-)

     

     

    Point budget de classe

    Parce que c'est toujours le nerf de la guerre ... ;-)

    Si jamais ces jeux vous intéressent, vous pouvez les trouver sur le site d’Hachette Education et chez tous les libraires au prix de 69€ le jeu. Bien sûr, cela représente un montant considérable sur un budget de classe et je n’aurais personnellement pas pu les financer avec ce budget précis. Mais, comme ils sont destinés aux classes de cycle 2 et 3 et peuvent servir aussi bien en EMC qu’en QLM-Sciences, il pourrait sans doute être intéressant d’utiliser un budget de cycle pour le financer afin d’en faire pourquoi pas un projet évolutif sur plusieurs niveaux de classe.

    J'espère que cet article aura pu vous inspire ou, au moins, vous permettre de découvrir un peu plus ces deux jeux éco-responsables.

     


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