• Comme évoqué dans cet article, l'aménagement de l'espace est un des leviers possibles pour améliorer le climat scolaire et réguler les écarts de comportements. J'ai donc décidé de repenser la disposition du centre guidé pour qu'il soit un espace plus "canalisant", principalement lors des temps de regroupement.

    Voici à quoi ressemblait mon centre guidé en début d'année :

    Modification du centre guidé

     

    Même si la disposition en U me convient personnellement pour enseigner, j'ai dû revoir cette disposition pour régler certaines difficultés de comportement et adapter cet espace de travail aux besoins de mes élèves.

    Si le groupe d'élèves assis aux tables est en général plutôt calme lors des temps de regroupement, c'est moins le cas du groupe assis au sol. La proportion d'élèves "dissipés" est assez importante cette année dans mon groupe-classe et, même en répartissant les élèves sur deux demi-classe, chacun d'elle doit accueillir quoi qu'il arrive plusieurs élèves qui ne s'entendent pas. Lorsqu'ils sont assis au sol, ces élèves se font adeptes des petits coups de poings dans le dos, des coups de pieds dans les jambes et autres violences du genre ce qui a non seulement l'effet de causer des conflits entre élèves mais qui a aussi le don de me fatiguer au plus haut point car je passe énormément de temps à faire le "gendarme" ce qui empiète considérablement sur les temps d'apprentissage.

    Afin de résoudre tous ces petits soucis de comportement durant les temps de regroupement, j'ai opté pour un ré-aménagement du U en C (comme mes élèves ont choisi de le surnommer) dont voici le résultat.

    Modification du centre guidé

     

    La table du centre guidée

    Elle se trouve rapprochée du tableau ce qui sera un avantage pour les élèves ayant des difficultés à voir de loin. De même, plus d'élèves se trouvent placés face au tableau dans cette configuration. La disposition générale a aussi été pensée afin de ne pas entraver ma circulation et mon intervention auprès des élèves en difficulté. Même si, par anticipation, j'ai installé les élèves ayant le plus besoin d'un guidage de ma part à des places spécifiques (ce qui permet aussi de ne pas trop changer leurs habitudes du U), je pourrais malgré tout toujours me placer près de chacu d'eux (en face de lui où sur le côté) car il y a suffisamment de place pour que je puisse circuler partout (dans le C ou autour) sur mon tabouret à roulettes.

    J'ai volontairement placé les 3 tables individuelles dont je dispose dans ma classe à l'avant du C car je souhaitais que mes élèves puissent les déplacer rapidement sans avoir à bouger le reste du centre guidé. En effet, ces tables sont attribuées à des élèves qui ressentent le besoin de s'isoler lors des temps d'apprentissage en demi-classe. Avoir les tables individuelles à l'avant du C permet de pouvoir les avancer ou même les sortir du C pour les isoler face au mur. (NB : Ce n'est pas moi qui décide de ces mouvements de tables mais les élèves qui les occupent : ils les bougent selon leurs ressentis et leur besoin de concentration afin de se mettre dans les meilleures conditions d'apprentissage possibles). Des casques anti-bruits et un brise-vue sont aussi disponibles, face au C, sous le tableau, pour être facilement accessibles des élèves afin de les aider lors de ces temps en groupe conséquent.

    L'espace de regroupement au sol

    Dans cette configuration, les élèves devant se regrouper au sol ne sont plus "amasser" sur le tapis (qui a trouvé une nouvelle place au centre de lecture). J'ai disposé au sol des repères pour leur indiquer l'espace où chacun pourra s'asseoir (car dans cette configuration, chaque élèves se voit attribuer un repère au sol. N'ayant pas assez de deux demi-classes pour séparer les élèves qui ne s'entendent, leur imposer une place au sol pour le regroupement me permettra de les éloigner et d'éviter les accrochages ;-)). Les enfants sont ainsi assis les uns à côté des autres. Les petites violences discrètes sont alors plus compliquées à mettre en œuvre.

    Modification du centre guidé

     

    Voici une petite vidéo pour vous présenter cette nouvelle disposition :


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  • Toujours dans une idée d'unifier au maximum les présentations pour mes élèves pour faciliter le développement de leur autonomie, j'ai refait cet été les étiquettes à coller sur mes caisses à cahiers.

    Les caisses à cahiers sont une solution possible pour ranger le matériel des élèves dans une classe à aménagement flexible.

    Je vous en parlais déjà en détails ici l'an dernier.

    L'an prochain je conserverai le même fonctionnement mais en stockant les cahiers sous le tableau car ils serviront plus souvent au centre guidé (table en U) étant donné que la majorité des activités réalisées aux centres seront faites dans le cahiers du même nom.

    Etiquettes des caisses à cahiers 2018-2019

    Afin de permettre à mes élèves de se repérer facilement dans tous ces cahiers et tous ces rangements, j'ai réalisé des étiquettes pour les caisses à cahiers reprenant :

    - la trame de la page de garde du cahier (écriture, pictogrammes ...)

    - l'image du cahier à y ranger.

    Voici donc mes nouvelles étiquettes de caisses à cahiers ...

    Etiquettes des caisses à cahiers 2018-2019

    NB : pour certaines étiquettes il y a deux versions (groupe A et groupe B) car je n'arrive pas à mettre tous les supports dans une seule et même caisse ;-)

    Mais comme je sais que vous n'aurez peut-être pas choisi les mêmes noms ou couleurs pour vos cahiers voici une page de garde en version modifiable qui vous permettra de créer des étiquettes de caisses à cahiers adaptées à votre matériel. ;-)

    Polices utilisées

    Etiquettes des caisses à cahiers 2018-2019

    Etiquettes des caisses à cahiers 2018-2019


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  • L'aménagement flexible n'est pas ce à quoi les élèves s'attendent en arrivant au CP. Des chaises, des pupitres en rangs d'oignons ... Voilà ce qu'ils pensent trouver. Parfois même avec impatience. Ces pauvres loulous doivent se sentir bien perdus en voyant tabourets, coussins, ballons et autres sièges étranges en arrivant dans leur nouvelle classe. Cet environnement de classe se doit d'être présenté, expliqué et explicité au maximum pour que les élèves en comprennent toute l'importance.

    Le "flexible seating" est certes récent en France mais il a déjà conquis de nombreux collègues Outre-Atlantique depuis quelques années.

    Lorsque j'ai souhaité me lancer dans cette aventure, j'ai eu peur des "débordements" qui pourraient en découler : conflits entre élèves, dégradations du matériel ...

    J'ai ainsi, au cours de mes documentations, vu que nos collègues américains et canadiens utilisaient souvent des tableaux d'inscriptions : les élèves choisissent une assise en début de journée ou au début d'une activité et s'y installent jusqu'au changement d'activité.

    Ce système d'inscription, même s'il permet de réduire les conflits, ne m'avait personnellement pas séduit pour plusieurs raisons :

    - le temps ! S'inscrire, vérifier qui a droit à quoi et quand ... est extrêmement chronophage ce qui occasionne de la perte de temps sur les apprentissages.

    - les critères de choix ! Même si je ne doute pas que ces collègues expliquent à leurs élèves l'intérêt des assises flexibles, le fait de devoir s'inscrire augmente certainement la précipitation pour obtenir l'assise de son choix. Cette précipitation occasionne certainement de l'excitation et, si les conflits de choix sont sans doute réduits en classe, ils doivent être tout de même présents lors de moments d'inscription.

    - la liberté ! Demander à l'élève de s'inscrire est (mais ce n'est que mon avis bien sûr et je comprends que tout le monde n'est pas d'accord avec ce que je vais écrire ensuite ;-)) totalement contraire au principe de base de l'aménagement flexible qui est d'offrir une liberté de position de travail. Le dernier qui s'inscrit par exemple n'est absolument pas libre de son choix : il prend ce qu'il reste !

    Le risque que les élèves choisissent une assise pour son attirance plutôt que pour sa pertinence est très important en début d'année car tout est nouveau.  

    Le temps passant, le corps parlant, les élèves se rendent vite compte par eux-même de ce qui convient ou non à leur développement postural.

    Malgré cela, une chose m'a manqué l'an passé :

    un support regroupant les "règles d'utilisation des assises flexibles". Je n'en avais pas créé car je souhaitais (et souhaite toujours d'ailleurs) rester fidèle à mes convictions en terme de gestion du comportement :

    pas de règlement de classe, pas d'interdits, seulement des échanges et de la confiance.

    J'ai donc opté l'an passé pour une présentation progressive des assises, en laissant les élèves découvrir par eux-mêmes les "règles" d'utilisation que nous discutions au cours de débats d'EMC.

    Si cela a très bien fonctionné cette année, nul ne peut certifier que cela sera le cas les années suivantes !

    Il reste toujours dans les classes des irréductibles petits élèves qui adoptent des comportements mettant à mal leur sécurité, celle de leur camarade ou dégradant le matériel.

    Dans ces cas là, même en changeant l'élève de place, il se peut que cela ne s'arrange pas et, le recours à un support écrit peut être pertinent pour certains.

    Les paroles s'envolent, les écrits restent !

    Mais quel support adopté pour mettre en avant les normes de sélection des assises et leurs règles d'utilisation sans retomber dans le travers du listing de comportements à ne pas faire ?

    C'est alors que j'ai découvert la publication instagram de @polka.dots.please. Cette collègue américaine y présentait le livre qu'elle a écrit pour présenter les règles d'utilisation des "Smart Spots" (assises flexibles) à ses élèves.

    Et là ... EURÊKA !!

    J'ai sorti mon ordinateur, téléchargé les merveilleux dessins de Educlips et commencé à rédiger un livre semblable adapté à ma classe.

    Je compte le lire à mes élèves, telle une lecture offerte, le premier jour de classe puis le laisser au centre de lecture pour qu'ils puissent le feuilleter. A aucun moment je ne compte le présenter comme un "règlement" mais plutôt comme une histoire de notre vie de classe. Il pourra ainsi servir de référent lors de l'ajustement des comportements déviants, non pas comme preuve des "bons comportements" mais comme témoignage d'une utilisation efficace des assises.

    Si j'ai opté pour des illustrations dessinées plutôt que par des photos de ma classe (il est vrai que je n'en manque pas ;-p), c'est parce que je souhaite réaliser au cours de l'année un second volet pour compléter celui-ci. Il serait entièrement créé par mes élèves, en reprenant tout ou partie de celui-ci, en incluant des pages nouvelles qu'ils jugeraient utiles et en utilisant des photos qu'ils prendraient pour créer un livre plus proche de la réalité et de leur quotidien.

    Affaire à suivre ...

    Je vous laisse découvrir le résultat ci-dessous et l'utiliser pour votre propre classe s'il vous intéresse, que ce soit sous forme de livre, d'affiches ou de diaporama.

    Ce document ne présente que quelques points spécifique à ma propre classe. Cela ne correspondra peut-être pas exactement à ce que vous souhaitez installer dans la vôtre mais gardons tous à l'esprit l'essentiel :

    présenter le plus clairement et le plus explicitement possible l'aménagement flexible aux élèves pour qu'ils puissent se l'approprier efficacement et cela,

    personne ne saura le faire mieux que vous. ;-)

     

    Mon assise flexible adaptée


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  • Mercredi 16 Mai, nous avons participé avec Maitresse Sev' au Forum pédagogique de notre circonscription. Cette année a été un peu particulière car nous y avons été conviées en tant qu’animatrice d’un atelier.

     

    En effet, comme vous l’avez sûrement déjà remarqué sur nos comptes Instagram et sur nos blogs, nous avons commencé à réfléchir, depuis un moment maintenant, à un changement de nos pratiques de classe avec d’autres supers maîtresses : Maitresse Evie, Un tour en ULIS et Angry_butnotmean_teacher.

    Notre envie de travailler différemment, de trouver des solutions adaptées pour chaque élève, de changer notre posture d’enseignant tout en étant plus efficace dans les apprentissages … Bref, énormément de questions qui ont trouvé des réponses grâce à un énorme travail d’équipe, d'intenses réflexions, d'innombrables lectures, de multiples échanges avec bon nombre de bloggeuses et d'Insta PE  ainsi que de nombreux essais et réajustements.

     Voici donc, comme promis, le PDF que nous avons réalisé pour l'occasion.

     

    Notre atelier au forum de circo

     

    Vous êtes nombreux à nous avoir écrit pour savoir s'il était possible pour vous de venir assister à notre atelier. Cela n'étant malheureusement pas réalisable, nous avons tout de même pensé à vous et nous avons filmé notre présentation (presque comme des pros, avec une pied de caméra et tout et tout ! Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour vous faire plaisir quand même ! ;-p).

     

    Comme nous nous y attendions un peu, nous avons eu quelques questions durant notre atelier. Il faut dire qu'il s'est déroulé sur une durée de 40 minutes. Il fallait donc aller à l'essentiel pour partager un maximum. Nous n'avons donc pas pu développer autant que nous l'aurions voulu toutes les réflexions menées et les enjeux de ce fonctionnement.

     

    Nous avons donc également essayé de regrouper les questions et remarques faites par nos collègues dans l'espoir qu'elles puissent vous apporter des informations complémentaires.

     

     Quels types de groupes sont mis en place ? Hétérogène ou homogène ? Sont-ils toujours identiques ?

    La configuration des groupes dépend de la classe, du domaine ou encore des compétences

    travaillées.

    Dans ma classe, j'utilise les deux : les groupes hétérogènes pour la Grammaire, la Conjugaison, 

    la Numération, le Calcul ou encore la Géométrie ; les groupes homogènes pour l'Ecriture (les 

    minuscules, les majuscules et la copie experte) et la Lecture (lecteurs apprentis et confirmés). 

     

     

     Le bruit est-il un problème ?

    Au départ, il est évident que le niveau sonore était assez important. Néanmoins, au fur et à 

    mesure des jours et des semaines, les élèves qui se plaignaient du bruit (mais qui en faisaient 

    aussi) ont pris conscience qu'il n'était pas possible de continuer ainsi. Il y a eu une "auto-

    régulation" de leur part ce qui a permis d'atteindre un niveau sonore très acceptable.

     

     

     Combien d’élèves travaillent à un centre en même temps ?

    Le travail en centre se fait principalement par binômes, qui étaient imposés puis laissés au libre 

    choix des élèves. Après de nombreux tests, cette organisation s'est révélée être celle qui 

    favorise le plus un travail autonome efficace et assez silencieux.

    Bien évidemment, les élèves sont autorisés à être en groupes plus importants (3 à 4 maximum) 

    à condition que ce ne soit pas l'occasion de bavardages sans aucun lien avec le travail à réaliser. 

     

     

     Qui choisit les centres ? L’enseignante ou les élèves ?

    En début d'année, les centres sont imposés aux élèves (deux différents par jours), au travers 

    d'un tableau de programmation, afin de s'assurer que chacun réalise l'ensemble des activités. 

    Une fois le rythme de la classe trouvé, les élèves ont alors été libres de réaliser les centres, 

    regroupés sur un plan de travail individuel, dans n'importe quel ordre. Néanmoins, pour certains 

    élèves, les centres continuent à être imposés à travers un plan de travail collectif.

     

     

     

     Quel coût pour tout le matériel amené en classe ?

    Une grande partie du matériel utilisé dans le cadre du réaménagement de classe proviennent de 

    dons (famille des élèves ou ma propre famille) et d'achats sur le Bon Coin ou dans un magasin 

    dont on ne doit pas citer le nom ...

    J'essaye également un maximum de chercher des alternatives en réalisant moi-même un  

    maximum de matériel.

    Quant aux plus gros achats (meubles de rangement par exemple) ils ont été réalisés avec le 

    budget mairie qui nous est accordé chaque année.

     

     

     Les élèves n’ont plus de casiers ?

    Les élèves n'ont plus besoin de casier car ils ne gardent avec eux que le strict minimum durant 

    la journée : leur trousse et le cahier des centres. Le reste de leurs affaires (cahiers de leçon 

    et autres) sont rangés dans des bacs disposés dans toute la classe. 

     

     

     Que faire pour les élèves qui n’ont pas fini leur plan de travail ? Qui sont très lents ou, au contraire, qui sont très rapides ?

    Les élèves les plus "lents" suivent le plan de travail collectif dans lequel il leur est proposé une 

    activité de Français ou de Mathématiques et une activité de Langue vivante, de Questionner le 

    monde ou encore d'Arts visuels. Ainsi, si l'élève prend plus de temps pour réaliser la première 

    activité, il peut "déborder" sur le deuxième créneaux d'autonomie. 

    De plus, les activités sont souvent des jeux de manipulation, ce qui permet aux élèves de 

    travailler sans avoir la "pression" de la fiche d'exercice non finie.

    Quant aux élèves les plus rapides, je leur propose chaque semaine une fiche projet dans laquelle

    se trouve différentes activités à réaliser de manière totalement autonome. 

     

     

     Est-ce un fonctionnement d’école ? Est-ce faisable au cycle 3 sachant que les élèves ont fonctionné de manière classique au cycle 2 ?

    Au sein de notre école, nous sommes 5 collègues (CP, CP, CP-CE1, CE1-CE2 et ULIS) à 

    travailler différemment afin de favoriser notamment la prise d'autonomie de nos élèves. 

     

     

     Comment les élèves de CP gèrent-ils le « SOS maîtresse » en début d’année sachant qu’ils écrivent peu voire pas du tout ?

    Concernant les élèves de CP (ou les élèves de CE1 en difficulté), il leur suffit d'écrire leur nom 

    sur un POST IT.  

     

     

     Y a-t-il encore des temps de correction collective ?

     La deuxième correction en cas d’objectif non atteint ou à retravailler est-elle immédiate ?

    Les temps de correction collective sont presque inexistants. En effet, lorsqu'un élève ne valide 

    pas une compétence dans le cahier de réussite, il doit rechercher de manière autonome les 

    raisons de ses erreurs. En cas de difficulté persistante, il peut bénéficier d'un temps plus 

    personnalisé avec l'enseignante dans le cadre du créneau "SOS maîtresse". 

     

     Quel type de travail est demandé dans les centres d’autonomie ? Fichier ? Manipulation ?

    Le travail par la manipulation est privilégié pendant les temps d'autonomie (avec le plus 

    souvent un système d'autocorrection). Néanmoins, les élèves réalisent régulièrement des 

    exercices de réinvestissement dans des fichiers (Bout de Gomme en ce qui concerne mes CE1-

    CE2 pour le Calcul et la Géométrie). 

     

     

     Comment gérer les temps de travail en collectif, classe entière ? Comment les élèves sont-ils assis ?

    Pour les temps de travail collectif ne nécessitant pas de trace écrite, la moitié des élèves 

    s'assoit aux tables du "U" et l'autre moitié se trouve sur le tapis au sein du "U".

    Quant aux séances de Questionner le monde par exemple, certains élèves utilisent de petites 

    tables basses se trouvant dans la salle de classe et que l'on place dans le "U". D'autres 

    encore déplacent certaines tables classiques afin de disposer face au tableau collectif.

     

     

     Est-ce que les élèves qui sont en autonomie ne sont pas tentés d’écouter ce qui est fait avec le groupe en centre guidé ?

    Il arrive parfois que certains élèves aient les oreilles qui traînent un  peu trop ... Mais lorsqu'ils 

    se rendent compte qu'ils n'ont pas eu le temps de terminer leur plan de travail, ils font assez 

    facilement le lien et se concentrent alors davantage sur leur travail personnel. 

     

    Notre atelier au forum de circo

     

    Cette présentation au forum pédagogique de circonscription fut une expérience aussi stressante qu'enrichissante qui nous a permis de porter un regard différent sur notre pratique dans le but de l'expliciter et de la mettre à la portée de tous.

    Notre seul regret est de n'avoir pas eu suffisamment de temps pour apporter plus de précisions et développer certains points. Peut-être en aurons-nous la possibilité pour une autre occasion. ;-)


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  • Je souhaite vous présenter ici le blog "Classe De Demain" qui a ouvert le 26 mars, qui a pour mission de présenter et diffuser des pédagogies nouvelles ainsi que des expériences pédagogiques efficaces et qui m'a gentiment proposé de rédiger un article sur ma vision de la classe flexible et de son fonctionnement quotidien dans la classe.

    Vous connaissez certainement déjà tous l'entreprise française Manutan Collectivités qui équipe et aménage l'ensemble des collectivités, des centres médicaux, des hôtels et des écoles.

    Pour ma part j'apprécie vraiment beaucoup le matériel proposé dans leur catalogue et c'est auprès d'eux que la mairie de mon établissement a pu m'obtenir le meubles à tiroirs jaunes qui facilite mon quotidien de classe et surtout celui de mes élèves.

    Voici le meuble en question ...

    "Classe de demain"

    ... et le lien vers un meuble semblable ici.

    L'aménagement de la classe étant au cœur de leurs préoccupations, les équipes de rédaction du blog "Classe De Demain", né par l'initiative de l'entreprise Manutan, ont souhaité réalisé un article pour présenter et promouvoir le fonctionnement de la classe flexible. 

    "Classe de demain"

    La rédaction du blog a donc dans un premier temps découvert le principe du flexible seating américain (que je vous présentais ici il y a quelques mois) et de nombreux articles sur le sujet avant de contacter des enseignants français tentants ou prêts à tenter l'expérience.

    J'ai donc eu la surprise et le grand plaisir de faire partie des enseignants contactés par leurs services afin d'avoir mon avis sur ce système d'aménagement de l'espace, son implantation tout récente en France.

    J'ai donc pu leur faire part également de mes premières (bonnes !) impressions sur ce fonctionnement que je pratique depuis plusieurs mois avec mes collègues.

    Nous avons ainsi longuement discuté de ce vaste sujet afin de répondre aux nombreuses questions que chacun peut se poser en le découvrant pour la première fois. Les équipes de rédaction ont ensuite publié un article synthétisant notre échange dans le but de le mettre à la disposition du plus grand nombre pour faire connaître le principe de la classe flexible.

    Bien évidemment, l'ensemble des réponses proposées dans cet article sont basées sur mes réponses et donc sur un support d'étude que je maîtrise personnellement : celui de ma propre pratique personnelle. Cela ne se veut pas être une réponse unique et fermée concernant l'évolution possible de la classe flexible ni même de l'espace-classe de demain.

    C'est pourquoi, afin que chaque enseignant souhaitant faire évoluer sa pratique et son quotidien de classe puisse se documenter à son rythme et trouver un fonctionnement qui lui convienne personnellement, d'autres articles présentant des expérimentations et des pratiques pédagogiques diverses et variées sont déjà en cours de réalisation par les équipes de rédaction du blog.

    Je me permets donc simplement de mettre à votre disposition ici le lien vers mon témoignage en espérant qu'il puisse vous être utile, vous inspirer mais surtout répondre aux questions que vous vous posez certainement sur ce sujet.

    De mon côté, je vais suivre avec attention ce tout nouveau blog dont les articles, basés quasiment exclusivement sur des pratiques de terrains, promettent d'être intéressants, enrichissants et utiles pour faire encore évoluer ma propre pratique de classe.

     


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