• Je le promets depuis longtemps sans jamais trouvé le temps de le faire mais, grâce aux vacances d'été, j'y parviens finalement alors le voici : l'article sur le planner de suivi de l'enseignant.

    L'ensemble est publié certes très en retard (un an après la mise en forme du planner de suivi) mais, du coup, l'ensemble est plus complet qu'il y a un an car remis en page après une utilisation qui m'a permis de voir ce qui me convenait ou non.

    L'an dernier, avec ma collègue Maitresse Sev, nous avons souhaité donner une seconde vie à notre ancien Teacher Planner. Il est ainsi devenu un outil de suivi des élèves, contenant tout ce dont un PE a besoin quasiment quotidiennement.

    La planner de suivi de l'enseignant(e)

    Un seul support pour regrouper des tas de documents qui peuvent vite s'éparpiller et nous faire perdre du temps.

    Cela a été possible grâce à l'achat de la perforatrice adaptée qui permet de modeler le planner de suivi selon nos envies et nos besoins.

    La planner de suivi de l'enseignant(e)

    Après un an d'utilisation j'ai choisi de modifier certaines pages pour la prochaines rentrée afin qu'elles me conviennent mieux et que le planner réponde à des envies que e tenaient à cœur notamment en réduisant la quantité de pages pour qu'il soit moins épais et pour réduire la quantité de papier nécessaire pour le créer de toutes pièces.

     

    Voici donc en vidéo la présentation du planner de suivi qui sera le mien l'an prochain :

     PS : désolée si la qualité audio et/ou vidéo n'est pas au top. Je ne suis pas une "Youtubeuse professionnelle" qui chercher à gagner des vues. Cette plateforme est simplement, pour moi, un moyen de partager avec des collègues motivé(e)s, des éléments de travail qui sont difficilement descriptibles par écrit sur le blog. Merci pour votre compréhension et votre bienveillance. ;-)

     

    J'ai pris le temps de vous mettre en page les différents supports que vous pouvez voir dans la vidéo (mais sans les magnifiques licornes de Pitus qui sont soumises à son droit d'auteur).

    Voici donc les étiquettes destinées aux intercalaires. Je les imprime sur du papier autocollant afin de les placer sans difficulté mais je les renforce malgré tout avec du film adhésif pour qu'elles tiennent toute l'année (et même plus encore).

    La planner de suivi de l'enseignante

     

    Les intercalaires du planner sont répartis en 3 grands domaines :

     

    Domaine 1 : L'école et les élèves

    La fiche contact permet de regrouper les informations importantes concernant l'école, l'inspection, les conseillers pédagogiques et tous les autres membres de l'équipe de circonscription. Cette année j'ai ajouté une page "Autres" au verso de cette feuille afin d'y noter les numéros des partenaires avec qui j'aurais à travailler (orthophonistes, psychologues ...).

     

    La planner de suivi de l'enseignante

    Les check-lists permettent un suivi général de la classe.

    Cette année, j'ai réuni toutes les données principales au recto de la feuille afin d'avoir un état des lieux de la classe en un seul coup d’œil (numéros d'urgence, suivi ortho, ...). Le verso et les autres check-list du planner sont volontairement vierges afin de pouvoir palier à toutes les éventualités administratives qui sont nombreuses dans les écoles (suivi des paiements de la classe de découvertes par exemple, autorisations parentales en tous genres ...)

    La planner de suivi de l'enseignante

    L'an dernier les fiches de suivi individuelles des élèves s'étendaient sur plusieurs pages par élèves. Pour la majeure partie d'entre eux, je n'ai pas eu la nécessité de les utiliser entièrement. Je le suis rendue compte en fin d'année du "gâchis de papier" que cela a été. J'ai donc voulu réduire au maximum ces fiches afin que tout tienne sur une seule page. C'est à la fois plus écologiquement raisonnable mais ce sera également bien plus facile à manipuler pour moi dans la précipitation des réunions ou du quotidien de classe. ;-)

    J'ai choisi de ne plus mettre de lignes dans les différentes cases afin de me donner la liberté de prendre des notes plus facilement.

    Le recto regroupe toutes les données indirectement liées à l'école avec notamment des éléments qui ne figuraient pas dans le premier planner de suivi et qui m'ont manqué cette année (exemple : la situation familiale, l'attitude générale de l'élève, ... éléments qui ont une importance capitale et qui méritent d'être pris en compte pour adapter au mieux les enseignements et les apprentissages.).

    Le verso propose un espace de prises de notes pour les différents domaines et sous-domaines d'apprentissage.

    Si jamais cette fiche n'est pas suffisante, il me suffira d'ajouter une feuille vierge pour poursuivre mes notes de suivi. Cela se fera donc au cas par cas. ;-)

     

    La planner de suivi de l'enseignante

    Les tableaux de suivi sont des deux sortes :

    - ceux liés au suivi des centres d'autonomie : ils laissent figurer tous les centres possibles dans ma classe, chaque semaine. Je remplis chaque semaine l'activité en lien avec chaque centre et, si un centre n'est pas disponible, il me suffit de barrer la colonne. Dans les cases, je prends note de l'avancée et/ou de la validation des centres au fur et à mesure de la semaine. Ce document me permet de suivre l'avancée des élèves dans leur travail autonome et dans leurs apprentissages.

    - ceux liés aux corrections et/ou aux validations de compétences. Dans ces fiches je prends notes des progrès et/ou des difficultés rencontrées par les élèves en-dehors des centres d'autonomie : soit avec mois au centre guidé, soit lors d'une séance menée par un autre enseignant (maitresse E, PDMQDC ...). Ils me permettent ensuite d'avoir une vue générale de la classe selon les compétences à acquérir et à mettre en place des groupes de niveaux et/ou de besoins selon les cas.

    La planner de suivi de l'enseignante

    Domaine 2 : La classe

    Ce domaine regroupe mes programmations (qui se trouvent par ), le projet annuel (que vous pouvez consulter ici), les documents importants pour organiser et gérer la vie de classe (devis, réservations de sorties ...), les fiches APC, ...

    La planner de suivi de l'enseignante

     

     

     

    Domaine 3 : L'enseignant

    Ce domaine regroupe les fiches où l'enseignant doit prendre des notes importantes pour la scolarité de ses élèves ou sa propre formation continue.

     

    La planner de suivi de l'enseignante

     

    Les fiches réunions proposent un format "général" afin de pouvoir aussi bien convenir aux compte-rendu des réunions entre collègues qu'à ceux liés à des rendez-vous avec les parents ou des ESS.

    Le recto propose l'ensemble des données importantes ainsi qu'une zone de prises de notes (bien réduite par rapport à la version initiale car je me suis rendue compte que je ne m'en servais finalement autant que prévu). Si l'espace de prise de notes est insuffisant, le verso de la fiche fera très bien l'affaire pour poursuivre la réunion sereinement. ;-)

     

    La planner de suivi de l'enseignante

    Sur le même modèle que les fiches de réunions, voici la fiche "animation pédagogique" qui permettra de prendre en notes les informations en lien avec ces temps de formation des enseignants.

    La zone "notes" laisse place à la zone "bibliographie/sitographie" qui me permettra de noter toutes les références données en formation. Les notes seront prises dans la partie vierge au dos de la feuille.

    La zone "suivi continu" permettra de noter les attentes des formateurs sur la suite du parcours (FOAD, séquence à monter ...)

     

    La planner de suivi de l'enseignante

     

     En espérant que ces documents pourront vous servir en l'état ou vous inspirer pour créer votre propre planner de suivi ;-)

     


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  • Article mis à jour à chaque rentrée scolaire

    L'an prochain marquera un gros changement dans mon école : le retour à la semaine de 4 jours. Une révision et un réaménagement de l'emploi du temps s'imposait !

    Afin de pouvoir me préparer au mieux à cette nouvelle rentrée et aux gros changements qui se profilent dans ma pratique pédagogique personnelle (MHM en maths, Ateliers dirigés en production d'écrits, Pédagogie du lire-écrire inspirée de Freinet ...), il m'a fallu mettre tout d'abord à jour l'outil essentiel de base de tout professeur et fonctionnaire consciencieux : l'emploi du temps !

    J'ai donc créé ma nouvelle classe sur Edumoov afin de pouvoir mettre en page ce nouvel emploi du temps qui s'organisera à partir de septembre, non plus sur 4 jours et demi comme l'an passé, mais sur 4 journées de classe uniquement.

    Et faire rentrer dans cet emploi du temps toutes les disciplines, sur 4 jours, en respectant les quotas horaires annuels des programmes, en incluant centres d'autonomie, ateliers dirigés, décloisonnements, culture religieuse (Alsace-Moselle oblige), etc ... et bien ça n'a pas été évident !

    J'ai finalement réussi à mettre en œuvre un emploi du temps qui prend en compte un maximum de données chrono-biologiques (concentration et attention accrue le matin à partir de 9h et l'après-midi à parti de 15h sauf le vendredi) et qui me convient bien.

    Je vous le glisse ci-dessous en espérant qu'il puisse vous être utile pour construire le vôtre. ;-)

    Emploi du temps 2018-2019

     

    Qui dit "nouvelle année scolaire" dit "nouvel emploi du temps" !

    Mais pour 2019-2020, j'ai beaucoup de chance : de nombreux créneaux horaires (gymnase, PDMQDC pour les ateliers de négociations orthographiques, Maitresse E ...) ne changeront pas ! (Un casse-tête de moins ! Champagne !!!) J'ai donc pu reprendre mon emploi du temps de l'année passé mais j'y ai tout de même apporté quelques modifications.

    Après deux années à tester différents fonctionnement pour les créneaux de Graphisme -Copie, ces derniers ne seront plus réalisés en classe entière ou en petits groupes (c'est ce fonctionnement qui me plait le plus mais le temps me manque pour pouvoir mettre en place uniquement des organisations qui me satisfassent vraiment :-() mais en demi-classe avec 13 élèves avant la récréation et 12 élèves après (oui, vous l'aurez compris j'aurais un effectif de 25 élèves - hors inclusions.)

    Les vendredis après-midi seront réservés aux bilans individuels ou à des projets de classe. Ce fonctionnement utilisé par ma collègue Maitresse Sev me permettra de mener à bien les projets multi-disciplinaires qui seront ceux de ma classe l'an prochain comme la Correspondance scolaire.
     

    Le document ci-dessous vous montre l'emploi du temps qui sera le mien jusqu'en mars (ensuite il y aura les créneaux piscine qui modifieront l'organisation générale) et une autre version ou j'ai encadré différents créneaux :

    - ceux où interviendra la maitresse E du RASED

    - ceux où j'accueillerai un ou plusieurs élèves du dispositif ULIS de mon établissement.

    Emploi du temps : semaine de 4 jours

     

    Et voici pour les intéressé(e)s, une version WORD modifiable de mon emploi du temps.

    Emploi du temps : semaine de 4 jours

     


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  • Article mis à jour à chaque rentrée scolaire

     

    Cette année, j'ai entièrement refait mes programmations avec comme ambition de créer des documents à la fois clairs et concis.

    Comme chaque année, "vacances d'été" rime avec "écrits professionnels" !

    La mise à jour des programmations est à chaque fois une corvée pour moi. Non pas que je n'apprécie pas ces écrits qui me sont extrêmement utiles pour organiser l'année et avoir une idée générale de son déroulement. Loin de là !

    En revanche, ce qui me dérange vraiment, c'est de passer des heures à mettre en pages des documents (de plusieurs pages parfois !) alors que :

    - Une classe n'évolue que très rarement comme nous l'avions prévu et il faut réorganiser le tout, régulièrement en cours d'année,

    - Ces supports sont souvent une simple remise en forme et en ordre par copier/coller des programmes qui trônent déjà chez moi, dans ma classe et dans mon ordinateur

    - Les programmes sont déjà conséquents en terme de nombre de pages et les tableaux de programmations que je faisais jusque là pour préparer mon année en faisaient presque autant.

    Afin donc de pouvoir aller à l'essentiel et, par la même occasion, réduire considérablement mes impressions et la quantité de papier utilisée (d'autant que je viens finalement de décider que je n'imprimerai pas mes programmations cette année et les conserverai en version numérique sur mon pc et ma tablette. Si je dois apprendre à mes élèves à économiser le papier, autant le faire aussi !), j'ai opté pour une présentation très synthétique qui me plait beaucoup et que je vais conserver un bon moment je pense.

    Mes nouvelles programmations se présentent donc maintenant sous cette forme :

    Mes programmations 2018 - 2019

    Mes programmations 2018 - 2019

    Ces documents me permettent de voir en un seul coup d’œil le déroulement de l'année, des périodes, les séquences, les modules ... ce qui n'était pas possible avec mes anciens tableaux.  Il me sera bien plus simple, pratique et rapide de m'y référer sous cette forme quand j'en aurais besoin.

    Pour obtenir ce rendu qui soit à la fois clair et concis, il m'a fallu faire quelques choix.

    - limiter les détails au strict nécessaire : terminer les copier/coller d'extraits entiers du BO pour justifier le fondement de toute mon organisation. Mon cahier-journal, les compétences et les autres documents utilisés quotidiennement et/ou périodiquement sont suffisamment fournis en références aux programmes et au socle commun pour en témoigner.

    - faire figurer les 36 semaines me permet de ne plus me "cloisonner" à une organisation trop rythmée par les périodes. Même si les vacances sont des pauses importantes qu'il fait prendre en considération, ce n'est (à mon sens) pas toujours nécessaires de s'obliger à "faire rentrer" une séquence sur la période. Si je souhaite donner du temps à mes élèves pour apprendre, il faut aussi que je m'en donne pour organiser les apprentissages.

    - Quand ma progression suit une méthode particulière (ex. : étude de la langue, anglais, EPS ...) associé à un support déjà très détaillé et clair, je n'ai pas ressaisi les grands lignes de la démarche. Un simple lien (photo) vers l'ouvrage me permettra d'avoir les informations nécessaires et en temps voulu.

    - L'éducation musicale n'est que très peu détaillée. Notre projet annuel promettant d'occuper de nombreuses séances de cette discipline, j'ai préféré "alléger" cette discipline afin de ne pas me sentir pressée par une programmation trop stricte. Il sera toujours temps de l'étoffer si le temps m'est donné (ce dont je doute vu l'ampleur du projet qui nous attend ;-)).

    - En mathématiques, j'ai été amenée à réorganiser un peu les modules pour y intégrer le fonctionnement en centres d'autonomie ainsi que l'intervention de la Maitresse + de mon école. J'ai également choisi de placer les séances de régulation en fin de période. Ce n'est pas parce que je compte les faire toutes à ce moment-là. Je compte bien les réaliser en temps voulu comme conseillé dans la MHM. Cependant, je me connais trop bien, et je sais que prévoir dans ma programmation les modules tels qu'ils sont présentés dans la méthode, sans faire figurer clairement les temps de régulation, ça va me faire me presser et donc presser mes élèves, chose que je veux absolument éviter. (J'ai fait beaucoup d'efforts ces dernières années pour changer et améliorer ma posture d'enseignant, je ne voudrais pas faire une rechute ! ;-p). Ainsi, sur mon tableau, je vois clairement qu'il y a des temps de régulation prévus, qui me permettent d'offrir du temps à mes élèves. Du coup, même si c'est purement psychologique, j'ai l'esprit plus serein, un rythme cardiaque correct et une tension stable. :-D

    - Pour finir, j'ai choisi de prendre en compte dans ces programmations les projets d'ajustements des programmes parus il y a quelques semaines. Ceux-ci n'ont pas encore été votés et ne sont donc pas encore officiels mais, comme cela ne saurait tarder, j'ai préféré m'éviter du travail supplémentaire avant mon départ en vacances.

    Mes programmations 2018 - 2019

    Voici les programmations pour 2019-2020 avec, pour chaque discipline, l'insertion des activités en lien avec le projet annuel de correspondance scolaire.

    Mes programmations 2018 - 2019

    J'espère qu'elles pourront vous servir ou au moins vous inspirer pour les vôtres.

    Si jamais vous souhaitez reprendre cette même présentation pour vos propres écrits professionnels, voici la programmation de QLM en version PPT modifiable. Il vous faudra cependant modifier le tableau si jamais vous enseigner en zone A ou C car les miens sont pré-établis pour la zone B. ;-)

    Polices particulières utilisées : Cursive Standard, Scrap it up et Cartoon Relief


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  • Je reçois régulièrement des messages me demandant comment je fais pour gérer vie privée et vie professionnelle de front. Voici quelques petites pistes de mon organisation qui, je l'espère, vous permettront d'y voir plus clair ou même de vous aider à établir la votre. ;-)

    Il est déjà important de noter que tout ce qui va suivre est loin d'être nouveau, révolutionnaire ou je ne sais quoi encore car :

    - d'une part, je suis loin d'être la première maitresse-maman de l'histoire de l'enseignement ;-)

    - d'autre part, c'est une organisation que je sais fréquente pour beaucoup d'autres PE, dont ma super collègue Maitresse Sev.

     Autre précision à prendre en compte : j'ai une classe de CP dans une école en semaine de 4 jours à 20 minutes de chez moi. Les préparations et corrections qui sont les miennes et qui seront évoquées ci-après seront donc différentes des vôtres selon votre niveau car il est certains que les corrections d'une classe de CM2 par exemple sont plus importantes en terme de temps et de quantité a la vue des programmes du ministère. ;-)

     

    De l'étudiante à la maitresse d'école ... Du célibat à la vie de famille ...

    Quand j'ai commencé à enseigner, je passais des heures à préparer mes cours jusque tard dans la nuit.

    C'était pour moi normal de passer autant de temps dans mes préparations : je débutais, donc je ne connaissais pas toutes les clés du métier, les petits trucs et astuces pour s'organiser vite, anticiper ... Je devais fournir un travail considérable pour témoigner de mon sérieux et de ma réflexion pour construire des enseignements efficaces. Bref, je devais faire mes preuves non seulement auprès de mes élèves et de leur famille mais également auprès de ma hiérarchie qui venait visiter ma classe chaque mois (en PES en tous cas ;-)).

    Précision : Cela ne veut pas dire que je suis moins sérieuse aujourd'hui. J'ai juste plus d'expérience. Et, y a pas à dire, ça aide à augmenter mon temps de sommeil. ;-)

    Puis le temps a passé. Le contact du terrain et les différentes expériences professionnelles (plus de détails ici) aidants, j'ai modifié petit à petit mon organisation histoire de conserver malgré tout une vie sociale sympa. ;-)

    Et puis un jour, j'ai rencontré celui qui est devenu depuis mon mari. Lui qui pensait que la vie avec une enseignante allait être "tranquille" parce qu'elle a "plein de vacances" (comment lui en vouloir quand la majorité des gens l'affirment sans savoir ?) a vite déchanté en découvrant mes temps de préparation, de correction, de saisie de compétences, de remplissage des livrets ... (Courage à celui qui osera critiquer mon métier "tranquille" en sa présence désormais ... ;-D).

    Bien qu'il m'aide encore aujourd'hui dans de nombreuses tâches sans râler (SCOOP : non seulement on travaille VRAIMENT, en-dehors de nos heures devant les élèves, mais en plus notre famille est mise à contribution. PS : Merci chéri pour les évals nationales malgré la fatigue de tes gardes casernées. <3.), j'ai rapidement compris que si je voulais pouvoir avoir une réelle vie personnelle, j'allais devoir vite m'organiser pour que ma vie professionnelle empiète le moins possible dessus.

    Et cela s'est finalement fait assez simplement grâce à ceux qui m'offrent les meilleurs moments de ma vie : mes deux merveilleux enfants (en toute objectivité bien entendu ! ;-p). Avec moins de 19 mois d'écart entre eux deux, plus que du sport, ma vie de famille relève parfois du parcours du combattant. (J'en profite pour transmettre tout mon respect aux familles de plus de deux enfants ! Quand je vois mon état de fatigue avec 2, franchement ... Chapeau bas !).

    Si beaucoup se disent "Après le travail, place à la vie de famille !", parce que leur travail se termine vraiment à leur retour chez eux, étant donné mon métier, je vois les choses différemment.

    La première chose que j'ai faite pour pouvoir mêler vie perso et vie pro au mieux a été de me définir des priorités. UNE priorité en fait.

    Ma famille !

    C'est ma seule priorité ! Elle est toujours en tête de toutes mes "to-do lists". Et même bien au-delà de tout le reste.

    Certes j'ai toujours voulu être maitresse mais j'ai, même avant cela, toujours voulu être "maman". J'ai pu le devenir ce qui n'est pas le cas de toutes les femmes (pensée à toutes celles qui se battent pour devenir maman à leur tour, que je les connaissent ou pas. Je vous souhaite sincèrement de pouvoir un jour connaître ce bonheur indescriptible <3). Je sais donc quelle est ma chance et je compte bien en profiter au maximum.

    Malheureusement, fixer une priorité ne suffit effectivement pas dans notre métier. "Après l'heure, ce n'est plus l'heure." En terme de travail à faire, c’est le cas de bon nombre de métiers mais pas vraiment de celui d’enseignant.

    En général, après les heures « officielles » (c’est-à-dire les heures de présence devant les élèves que beaucoup considèrent comme notre unique acte de "travail"), il y a les heures de travail que j'appelle « invisibles » comme les corrections et les préparations. Cela représente un temps de travail considérable qui n’est donc pas fait en classe mais bien souvent chez soi, à la maison (NB : N’en déplaise à certains, ceci n’est pas une complainte. C’est un fait ! On travaille pour nos élèves même quand ils ne sont pas là et même si cela ne fait pas partie des heures pour lesquelles nous sommes rémunérés. Si on se limitait vraiment à ne faire que les "heures officielles", les enfants n'auraient ni apprentissages ni bulletins. Là encore, ce n'est pas une complainte, c'est un fait.).

     

     

    Le temps passé à l'école

    J’essaye donc de les réaliser au maximum quand je suis à l’école et que je n’ai pas à enseigner. J'utilise avec soin chaque minute et temps-libre avant l'arrivée de mes élèves le matin, chaque récréation où je ne suis pas de surveillance, chaque pause méridienne ... pour préparer mes cours et réaliser les corrections.

    J'utilise également beaucoup l'ordinateur et des logiciels que je maîtrise très bien. Ainsi je sais précisément quoi faire pour réaliser mes supports. Utiliser des outils dont on a l'habitude a un poids considérable dans la gestion de son temps de travail. Les secondes peuvent vite devenir des minutes gagnées. ;-)

    Ce fonctionnement a l’avantage de ne pas faire trop empiéter mon métier sur ma vie de famille en préservant par exemple mon mercredi et mes week-ends mais a l’inconvénient de ne pas offrir de réelle « pause-détente» dans la journée. (J’y trouve personnellement mon compte. Charge à chacun de voir ce qui lui convient. ;-))

    Voici donc un petit semainier pour vous permettre de visualiser facilement comment j'utilise mes temps-libres à l'école.

    J'ai volontairement retirer le mercredi, le samedi et le dimanche car je les garde pour ma vie de famille et mes autres "tâches invisibles" dont on ne doit pas prononcer le nom (repass......, mén....., lessiv..... etc. C'est finalement celles-ci que j'aime le moins même si mon mari et mes enfants font leur part. ;-)).

    Optimiser son temps pour se préserver

     

     

     

    Un levier de l'organisation : l'anticipation

    Si cette organisation me permet d'organiser ma pratique de classe, les journées ne font malheureusement qui 24 heures pour tout le monde (Et c'est incroyable que personne n'envisage de changer cela ! Ce serait quand même la solution à tous nos problèmes non ?! ;-p). e

    Le "temps-libres" à l'école ne m'offrent pas assez de temps pour réaliser toutes les "tâches invisibles". En effet, sur cet emploi du temps on voit les préparations, les corrections mais pas la mise en forme des programmations, des progressions et des autres joyeusetés de ce genre que chaque enseignant se doit de réaliser pour établir son enseignement à plus long terme. Du coup, comme les journées ne font que 24h et que j'ai (je cite) "beaucoup de vacances", je mets au maximum cet autre type de "temps-libre" à profit pour anticiper au maximum mes préparations.

    Mais là encore, ma famille passe en priorité ! Durant les vacances, je travaille durant des temps très particuliers durant lesquels mes enfants dorment (siestes, matinées, soirées). Ils sont encore petits tous les deux et font de bonnes siestes en début d'après-midi. C'est là que j'arrive à travailler le plus pour l'école. Quand ils ne dorment pas, j'en profite ! On joue, on sort, on s'occupe de la maison ... Bref, on vit tous les 3 ensemble en attendant que papa rentre du travail ou de la caserne. Ensuite, c'est un peu différent parce qu'on profite à 4 ce qui est bien mieux encore !

     Mon organisation changera très certainement au fur et à mesure que mes enfants grandiront, que les temps de siestes disparaitront petit à petit, que les activités extra-scolaires prendront plus de place dans l'emploi du temps familial. Je vous referai certainement un point "organisation" à ce moment-là (mais ce sera sûrement plus sur le ton de la détresse, du désespoir et de l'appel à l'aide que sur celui du partage. ;-p)

     

    Voici donc un petit tableau synthétisant mes TO-DO LISTS de vacances.

    Maitresse et maman : optimiser son temps de travail pour se préserver

    Je travaille personnellement surtout durant le mois de juillet et la première semaine de chacune des petites vacances, tant que mon esprit est encore dans une dynamique de travail importante. Je profite ensuite sereinement de mon mois d’août ou de la deuxième semaine des petites vacances pour me reposer (en tous cas j’essaye ;-)). D’autres personnes préfèrent faire l’inverse afin de faire une réelle coupure au début des vacances scolaires pour bien se reposer avant de se plonger dans la suite. A chacun de voir ce qui lui convient le mieux. ;-)

     

    En cas d'imprévus ?

    Évidemment, si tout se passait tout le temps sans encombres, ce serait parfait !

    Malheureusement, les imprévus existent et sont bien plus fréquents qu’on ne le croit. Ils mettent parfois (souvent) à mal cette organisation qui me convient et que j’affectionne.

    Aussi, quand un imprévu survient, qu’il soit professionnel ou personnel, je mets alors toute l’organisation précédemment décrite en « pause ». Je gère l’imprévu en priorité (surtout s’il concerne mes enfants !) et je reprends mon organisation par la suite, telle qu’elle est décrite dans cet article et dans ces images ou en lui apportant quelques modifications.

    Comme je le disais, je base toute mon organisation sur un planning qui exclut les mercredis et les week-ends. Ces temps libres me sont donc toujours disponibles en cas de besoin pour rattraper un retard dû à un imprévu. J’utilise alors ces jours-là, les temps de siestes de mes enfants et les soirées dont je peux disposer pour travailler.

     

    Et si cela ne suffit pas ?

    Alors tant pis !

    Tout ne sera pas fait entièrement. Tout ne sera sans doute pas parfait (l'est-ce vraiment d'habitude au final ?). Et alors ?

    J’estime que ma famille a plus besoin de moi que ma classe n’a besoin d’un cahier-journal ultra détaillé.

    L’ancienneté et l’expérience aidant, je sais que je parviendrai à m’en sortir si tout n’est pas « au point » à chaque minute et un programme griffoné rapidement dans l'agenda saura me suffire pour guider ma journée de travail. ;-)

     

     

    Et le blog dans tous ça ?

    Effectivement, le blog ne fait ni partie de mon organisation hebdomadaire ni de celle des vacances. C'est simplement parce que le blog passe vraiment après tout le reste. On peut facilement dire que c'est la dernière roue de la charrette ! Disons que c'est un loisir professionnel. ;-)

    Je l'alimente quand j'en ai le temps mais aussi l'envie. Si je n'ai pas l'un, l'autre ou les deux, je n'écris rien. C'est pourquoi il est parfois "inactif" de longues semaines ou que je publie plusieurs articles en quelques jours. ;-)

    Je suis donc désolée mais, même si j'adore partager et échanger ici avec vous, je dois me montrer honnête en vous avouant que le blog ne fait pas partie de mes priorités. Je ne peux vous accorder qu'un temps occasionnel. ;-)

     

     

     Cet article m'avait été demandé durant mon sondage des dernières vacances par plusieurs futures/jeunes mamans PE.

    J'espère qu'elles y trouveront des réponses à leurs questions.

    Je voulais encore prendre quelques lignes pour leur adresser deux petits conseils très personnels :

    Le premier est de toujours voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide. Nous  exerçons un métier particulier, avec une nombres de "tâches invisibles" important mais, soyons honnêtes, il nous offre beaucoup de temps auprès de nos familles, ce qui n'est pas le cas de la majorité des métiers, ce qui n'a d'ailleurs pas pu être toujours le cas dans nos familles. Un petit "flashback" permet régulièrement de se rappeler comment nos parents ont eux-mêmes gérer leurs propres vies professionnelle et familiale, en d'autres temps et avec d'autres moyens.

    C'est pourquoi, par respect pour eux, je réfléchis toujours à deux fois avant de lever la fronde pour revendiquer des choses. ;-) 

    Mon dernier conseil sera le suivant :

    Profitez au maximum de vos si petits bouts de choux car le temps va passer à une vitesse monstrueuse à présent.

    Je suis certaine que tout le monde doit vous le dire et que, comme moi il y a quelques années, vous vous dites : "Mais ils sont pénibles à me dire tous ça !". 

     

    Mais dans quelques années (que dis-je ! Dans quelques mois !), vous marquerez une pause dans votre quotidien. 

    Vous prendrez le temps de regarder (d'admirer) vos (anciens) bébés devenus petits garçons et petites filles et vous repenserez à ces pénibles, à moi, et vous vous direz :

    "Mince alors ! Je n'ai rien vu filer. Ils avaient raison en fait !".

    Ce jour-là, promettez-moi de ne pas déprimer (même si ce sera dur). Rassurez-vous en repensant aux bons moments vécus avec votre "petit" et songez à tous les autres qui arriveront quand il sera devenu "grand" car chaque âge à ses hauts et ses bas, chaque âge à ses bons et ses mauvais moments mais, surtout, chaque âge renforcera votre amour pour celui qui restera, à jamais, votre "bébé". Ne laissez pas le temps ou le métier vous faire perdre de vue l'essentiel, VOTRE essentiel. <3

     

     

     

    Sur ces mots, mes essentiels se réveillent. Je vous laisse. A bientôt !


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  •  Depuis que j'ai des CP, je me retrouve chaque année confrontée à un même souci qui me demande beaucoup de temps, de patience et d'énergie : les lacets.

    Ma classe étant flexible, mes élèves peuvent travailler debout, sur des tabourets, sur des chaises et même au sol. Par souci d'hygiène et de confort, ils mettent des chaussons dès leur arrivée en classe.

    Mais voilà !

    Quand il faut ressortir dans la cour à la récréation, quand il faut aller à la cantine, quand il faut se rendre au gymnase ou quand il faut rentrer à la maison, mes élèves doivent remettre leurs chaussures.

    Et là ... Pour une maitresse de CP, en septembre, c'est l'angoisse !

    En effet, peu d'élèves savent en général faire leurs lacets à l'entrée au CP. J'en ai parfois 2 ou 3 dans une classe mais rarement plus.

    J'entends bien que certains disent déjà : "Ah non mais franchement ! Maintenant faut aussi qu'on leur apprenne à faire leurs lacets !!!! Mais c'est aux parents de leur apprendre ça ! Ils ne font donc plus rien !"

    Rassurez-vous ! Je ne souhaite obliger personne à enseigner le laçage en classe. Cet article est le résultat d'une réflexion purement personnelle et est une réponse à un vécu et à des difficultés qui me sont propres.

    De plus, je comprends tout à fait ces remarques car je me disais la même chose ... au début. Puis, un jour, au fil de la vie, je suis devenue maman ... Et je me suis dit "Mais je vais devoir lui apprendre à faire ses lacets ! Comment vais-je réussir à lui apprendre ça un jour ?! J'ai déjà tellement eu de mal à l'apprendre moi-même étant petite ! Je revois encore toute ma famille passer à la maison pour essayer de me montrer. C'était l'horreur !".

    Et puis, franchement ... Que celui ou celle qui n'a jamais dit à son enfant "Allez viens là, je te fais tes lacets. On est déjà en retard, faut qu'on se dépêche ! Je te montrerai ça une autre fois." me jette la première pierre. ;-) (Spoiler alerte : Je ne peux pas vous la jeter ! lol)

    Mais rassurez-vous, de mon côté j'ai depuis pris le temps de le montrer à mon fils. ;-)

    Et de mon côté encore j'ai fais des recherches sur la motricité fine et j'ai découvert que les lacets, et bien ce n'est pas si facile que ça !! Ni à faire, ni à enseigner !!

    La technique que je connaissais, que j'utilise personnellement et qui est la plus répandue apparemment n'est pas accessible aux enfants en terme de gestuelle avant l'âge de 8-9 ans (soit le CE2-CM1). En effet, faire ses lacets demande une dextérité assez importante et impressionnante ainsi qu'une suite de mouvements très précis, longue à retenir pour des jeunes enfants.

    Donc, en résumé, si les parents ne le font pas, c'est aussi sans doute en grande partie parce que les enfants ne peuvent pas le faire ou encore parce qu'ils ne savent pas comment s'y prendre pour le leur apprendre. Et apprendre une chose à un enfant qui n'est pas en capacité de la réaliser quand, en plus, on n'a pas de notion pédagogique sur la dite chose, autant partir escalader l'Everest en tongs, au moins on verra du pays ! ;-)

    Toujours est-il, qu'un jour j'en ai eu personnellement RAS LE BOL de faire les lacets. Mon dos n'en pouvait plus ! Je perdais un temps considérable à le faire alors que j'avais des choses bien plus urgentes à réaliser pour ma classe, cela m'énervait et jouait sur mon état d'esprit en classe ... Il fallait que je trouve une solution !

    Alors, d'abord, j'ai tenté ce que j'appelle la méthode "pieuse". C'est une méthode dont les effets sont plutôt aléatoires, rarement rapides et souvent invisibles. Ma grand-mère y avait souvent recours quand j'étais jeune alors bon ... Je me suis dit "pourquoi pas !". Elle consiste à prier très fort, tous les dieux et saints existants de toutes les religions possibles et imaginables en demandant que, dans leur immense bonté, ils fassent en sorte que tous les élèves viennent en classe avec des fermetures éclairs ou des scratchs à leurs chaussures. En vain ! Les lacets étaient toujours présents ! Mamie avait plus le feeling que moi. Dommage !

    Je restais donc seule face à ma dizaine d'élèves (minimum !) à qui je devais faire les lacets ... 4 fois par jour ... et ils ont deux pieds chacun (si, si ! Véridique ! Incroyable mais vrai ! ;-)). Après calculs, cela me faisait environ 80 lacets à faire sur une seule et unique journée de classe. (Du coup j'avais ensuite envisagé la méthode "Pinata" qui consiste à se fabriquer une corde avec les lacets des chaussures pour tenter d'abréger ses souffrances ! Malheureusement, je n'avais pas de prise adéquate pour accrocher la corde. Pas de bol ! Retour à la case départ ! ;-p).

    Mais bon ! Je ne suis pas du genre à me laisser abattre et encore moins du genre à renoncer aux avantages des chaussons dans la classe !

    J'ai donc décidé d'apprendre à mes élèves à faire leurs lacets !

    Oui car en effet, il existe plusieurs techniques pour faire les lacets. Je souhaitais enseigner à mes élèves une technique qui soit non seulement rapide mais aussi efficace : hors de question d'opter pour une technique où les lacets pouvaient se défaire au premier match de foot !

    Ainsi, après maintes recherches sur internet et d'innombrables vidéos Youtube visionnées sur le sujet, j'ai découvert une technique facile et résistante qui a un atout considérable : c'est la technique de laçage la plus rapide au monde !  (Une fois qu'on la maitrise super bien évidemment ! Mais ça je me cache de le préciser aux élèves. Faut bien mettre un peu de challenge non ?! ;-)).

    Elle était présentée dans une vidéo faite par un ergothérapeute. C'était il y a un moment de cela et impossible de remettre la main sur cette vidéo aujourd'hui (je dois avouer que j'étais tellement ravie de cette découverte que j'ai vite éteint mon PC pour la montrer à toute ma famille ! ;-p).

    J'espère pouvoir retrouver la source exacte. En attendant, je vous la montre en vidéo ci-dessous pour que vous puissiez vous rendre compte de cette technique qui a déjà séduit mes élèves et même mon fils !

     

    Comment s'y prendre pour apprendre aux élèves à faire leurs lacets ?

    Même si l'autonomie c'est super, je ne souhaitais pas vraiment que les enfants sachent faire leurs lacets dans leur intérêt propre. J'avais, en toute honnêteté, à ce moment-là, une volonté première qui était extrêmement égoïste : je souhaitais qu'ils sachent faire leurs lacets dans une seul but : faciliter MON quotidien ! C'est peut être méchant mais tant pis. C'est comme ça et je l'assume encore aujourd'hui ! (Rappel : 80 lacets par jour !!!!).

    Pour tenter de résoudre mon problème, j'ai simplement "bloqué" une séance d'EMC (Pourquoi de l'EMC ? parce que faire ses lacets = être autonome = programme d'EMC !) en disant aux élèves que j'allais leur apprendre à faire leurs lacets. Je leur ai expliqué pourquoi en détaillant les mêmes arguments que je viens de vous énoncer (mal de dos, patience, temps ...) et les élèves ont été ravis de cette décision ! Ils étaient enchantés et, à la fin, fiers d'eux !

    Après avoir montré la technique à tous (j'ai projeté la manipulation sur le mur de la classe grâce à la caméra HUE), pour que chacun puisse s'entrainer, les élèves ayant des chaussures à lacets dans le couloir sont allés les chercher et les ont distribuées à leurs camarades. (Si jamais vous ne souhaitez pas que les élèves utilisent les chaussures des autres, un bout de cordelette ou de ficelle autour du pied peut tout à fait faire l'affaire ! ;-)). Pendant une heure, les élèves ont pu observer, s'observer, s'entraîner, se conseiller et, l'enjeu et la fierté aidant, rien n'a altéré leur motivation et ils ont recommencé encore et encore. Les élèves qui savaient déjà les faire ont pu découvrir une nouvelle technique et partager la leur avec les autres. C'était un véritable moment d'entraide et d'apprentissage par les pairs.

    Les élèves ayant été très motivés par cette séance, j'ai laissé à leur disposition au centre de motricité fine une chaussure d'apprentissage comme celle-ci (Merci à ma super collègue pour la découverte ! ;-)).

    Faire ses lacets au CP

    Ils ont pu l'utiliser durant deux semaines, sur leurs temps d'autonomie, pour s'entrainer non seulement à faire les lacets mais aussi à gagner en rapidité (Ben oui ! N'oublions pas que c'est la technique le plus rapide du monde ! ;-)).

    Bien sûr, cet apprentissage n'a pas donné lieu à une évaluation ou à une vérification quelconque de ma part.

    Certains élèves utilisent cette méthode.

    D'autres utilisent celle que leur famille leur a appris.

    D'autres encore n'y arrivent toujours pas.

    Mais, au bout du compte, après une heure d'EMC et des entraînement réguliers en autonomie, j'ai largement plus de la moitié de la classe qui parvient à faire ses lacets aujourd'hui. De plus, j'ai largement plus de la moitié de la classe qui est fière de ce grand pas en avant dans leur autonomie personnelle et quotidienne. Enfin, j'ai largement plus de la moitié de la classe qui peut venir en aide aux autres.

    Mon dos est soulagé ! Mon temps est sauvé ! Ma patience est préservée ! Tout le monde y a gagné ! ;-)


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