• Enseigner à distance

    Suite à l'annonce du Président jeudi dernier, nous sommes tous entrés dans une période qui restera (je pense) gravée dans les annales de l'Histoire de l'Education Nationale. Nous devons désormais faire classe à distance, chose inédite pour moi comme pour beaucoup d'entre vous (si ce n'est la totalité des enseignants de France ...). Voici un article rapide pour vous décrire comment j'ai procédé suite à cette annonce atomique et comment je ferai dans un avenir proche pour tenter d'enseigner à distance (et à la maison). Il sera mis à jour régulièrement.

     

    Donc, en gros, jeudi soir il y a eu ça ...

    Enseigner à distance

    Et tous les profs de France étaient comme ça ...

    Enseigner à distance

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    Résultat : Jeudi soir, à 21h, PLAN D'URGENCE !!

    Enseigner à distance

    Après le choc de l'annonce que personne n'avait pu anticiper et à laquelle personne n'était réellement préparé psychologiquement et matériellement, j'ai donc allumé mon PC en urgence pour rédiger :

    - une lettre d'explication de la situation aux parents (bien qu'ils savaient déjà ce qui les attendait évidemment) avec les informations dont je disposais (autrement dit celles des JT ...)

    - un tableau récapitulatif des activités à faire à la maison et directement en lien avec le travail mené en classe (fiches d'écriture, entraînement à la lecture à voix haute, révisions de grammaire, ...)

    - un tableau avec des applications numériques pédagogiques gratuites utilisables depuis la maison et connues des élèves pour offrir aux familles un petit panel de possibilités d'activités numériques éducatives (ce qui me permettais également d'être un peu plus sereine pour m'accorder un petit laps de temps pour prendre connaissance des recommandations institutionnelles en détails, découvrir à mon rythme les modalités de l'enseignement à distance, etc ...).

    Enseigner à distance

    Pour en savoir plus sur les applications pédagogiques utilisables à la maison, vous pouvez vous rendre sur :

    - sur le blog de La Maitresse Sev qui a réalisé un diaporama explicatif à destination des parents :

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    - à l'article d'Audymaikresse sur l'enseignement à distance qui présente de nombreuses applications que j'ai également proposées aux familles de mes élèves :

    Enseigner à distance

     

    Vendredi matin, j'ai donc filé à l'école pour 6h30 (merci à mon mari d'avoir pu réorganiser son planning pour que je puisse disposer de ce temps de préparation considérable !) afin d'imprimer les documents réalisés la nuit même (qui fut quasi blanche du coup ... Mais c'est bien connu qu'on est des fainéants pas motivés dans le métier à part ça ... bref !) et constituer pour chacun de mes élèves une pochette avec l'ensemble des documents, des consignes, des consignes, des codes de connexions, des liens ... (et pour certains même (parce que je n'ai pas eu le temps de le faire pour tous !) du travail personnalisé).

    Enseigner à distance

     

    Après le tumulte des premières heures (les 24h les plus "speed" de toute ma vie je pense !), j'ai pris le temps d'envisager la suite de cette période inédite et d'établir par quels moyens j'allais pouvoir faire classe à distance.

    J'ai ainsi opté pour différents outils ...

    Enseigner à distance

    Le ministre de l'Education Nationale a annoncé, suite à la fermeture des écoles, lors d'une conférence de presse que le CNED mettait à disposition de tous les élèves de France l'accès à la plateforme "Ma classe à la maison".

    Enseigner à distance

     Je me suis donc rendue sur le site pour y créer mon compte et obtenir un lien de connexion à transmettre aux familles.  

    Pour ce qui est des exercices proposés par le site, j'ai réalisé un petit diaporama synthétisant l'essentiel des informations pour présenter rapidement le site aux familles. S'il vous intéresse, vous pouvez le découvrir dans l'image ci-dessous.

    Enseigner à distance

    Grâce à ce site, je peux donner des rendez-vous vidéos aux élèves et à leurs familles pour expliquer des notions mal comprises, les aider ou même simplement prendre des nouvelles de chacun (et voir les petites boubouilles mes petits loulous qui me manquent trop !!!).

    Le site est assez simple d'utilisation et de prise en main pour l'enseignant. Du côté des familles, un simple "clic" sur le lien envoyé suffit à se connecter, depuis un PC, une tablette ou un smartphone. Pas besoin d'avoir de grandes connaissances en informatique pour pouvoir utiliser la plateforme.

     

    Enseigner à distance

    Comme le confinement risque de durer plus longtemps qu'annoncé au départ, faire des séances de révisions ne pourra clairement pas être suffisant. Si donner des exercices de révisions ou du travail à finir dans l'urgence a été utile les premiers temps pour me permettre d'y voir plus clair et donner une base de travail connue des élèves et donc réalisable sans trop en demander à leurs parents (qui, ne l'oublions pas, ont également leurs propres impératifs professionnels !). Mais il faut bien se mettre en tête que la continuité pédagogique ce n'est pas donner des exercices à n'en plus pouvoir.

    Elle implique la poursuite de l'enseignement et des apprentissages ... mais à distance !

    Pour pouvoir poursuivre le programme, au travers l'espace et le temps, j'ai finalement opté pour des séances d'apprentissage en vidéo différée.

    Pourquoi pas en direct ?

    1) parce que les familles de mes élèves n'ont pas tous les mêmes possibilités de connexion de par les différences d'équipement matériel, le nombre d'enfants devant faire "classe à la maison" et ayant donc besoin de l'ordinateur, etc ... Je voulais un moyen de "faire classe" que chacun pourrait utiliser quand il le pourrait et selon ses possibilités. Par ce système de vidéo lisible même sur smartphone, tous mes élèves peuvent y accéder sans trop de souci.

    2) faire des directs avec mes élèves implique de les faire en journée et donc quand j'ai moi-même à faire "classe à la maison" à mes propres enfants, que mon mari est en télétravail et visio-conférence, qu'il y a donc du bruit autour de moi, etc ... Faire classe dans ces conditions ce n'est pas top du tout, ni pour les élèves, ni pour moi car personne n'est pleinement disponible. Du coup, en enregistrant les vidéos le soir (la nuit en vérité ... malgré la fatigue de la cueillette des fraises ... ;-P) j'ai du calme et du temps pour expliquer, manipuler, proposer des techniques utilisables à la maison, etc ...

    Je réserve donc le direct à des rendez-vous individuels fixés avec les élèves et leur famille pour individualiser et personnaliser les parcours, selon les besoins.

    Et bonne nouvelle, pas besoin de beaucoup de matériel ou de connaissances en informatique pour faire ce genre de petite vidéo. J'utilise personnellement :

    - la caméra et le micro de mon ordinateur pour enregistrer les vidéos et les bandes-son

    - le logiciel Powerpoint pour mettre en page les vidéos, les enregistrement sonores, les images ...

    Une fois que tout est mis en forme comme je le souhaite, j'enregistre l'ensemble au format MP4 pour que le fichier soit lisible en vidéo, partout et pour tous.

    Pour en faciliter l'accès et le stockage, je mets les vidéos sur mon Canoprof Cloud et en envoie le lien aux parents. Les élèves n'ont qu'à cliquer dessus pour accéder à la séance et me voir (quand ils veulent, où ils veulent ... Ils ont pas juste trop de chance non ?! MDR)

    C'est loin d'être aussi bien qu'une séance en classe et en situation évidemment, mais c'est une solution qui a le mérite d'exister et qui permet de faciliter un peu les choses dans cette période de confinement.

     

    Enseigner à distance

    Au-delà de tous ces supports purement numériques, je tenais à éviter de tomber dans le travers du "Tout numérique" pour des tas de raisons.

    Déjà, toutes les familles n'ont pas les mêmes possibilités et équipements numériques. La situation que nous vivons est déjà suffisamment inégalitaire en l'état ...

    De plus, les bugs conséquents des applications, ENT et autres les premiers jours de confinement ont bien montré les limites de ce principe car, si "l'Education Nationale était prête pour l'enseignement à distance", ce n'était clairement pas le cas des serveurs. Si je pouvais me connecter et accéder à certains supports, les familles ne le pouvaient pas, etc ... Bref, c'était la galère et je me suis retrouvée bien contente de mon petit "plan d'urgence" accessible sans réseau. (Bravo à toutes les équipes qui ont travaillé (et travaillent encore) nuit et jour pour permettre à tous de travailler dans les meilleures conditions possibles !)

    Enfin, le numérique augmente considérablement le temps d'écran des élèves. C'est une chose relativement "facile" à gérer en classe car nous, enseignants, savons sur quels types de supports nos élèves travaillent et quel est leur intérêt pédagogique. Nous savons aussi qu'ils ne passent pas des heures dessus car l'équipement fait que le partage est nécessaire. A la maison c'est bien plus difficile pour les familles d'avoir à gérer les écrans. Déjà en temps normal le sujet peut être une source de tension entre les parents et les enfants, alors en ce moment ... c'est sûrement pire encore !

    Pour réduire cela au maximum, ma classe est ainsi repartie de l'école le 13 mars avec une petite liste de supports numériques et des codes d'accès à des applications connues des enfants et dont les objectifs d'apprentissages ne sont plus à expliciter.

    Chaque semaine, j'envoie aux familles (par Klassroom et mail pour faciliter l'impression à tous) un PDF avec un planning d'activités pour chaque discipline à mener, selon le temps et les possibilités de chacun.

    J'avais au départ pensé donner un planning au jour le jour mais, étant donné que des parents travaillent encore, pas facile pour eux de suivre un fonctionnement trop figé. Le planning à la semaine leur permet d'avoir plus de libertés pour organiser la classe à la maison en fonction de leur propre emploi du temps, du rythme de leur enfant ...

    Je veille également à proposer des activités facilement réalisables sur les cahiers des enfants dans le cas où les familles ne pourraient pas imprimer les documents envoyés.

    Ce n'est pas toujours hyper évident à gérer, anticiper, préparer ... pour moi mais je me dis que si je me casse la tête, cela évitera à 25 familles de se la casser aussi et de se retrouver dans l'embarras.

    L'angoisse due à la situation, le stress de cette coupure dans la scolarité de leur(s) enfant(s), la peur de ne pas "faire bien" sont déjà des éléments suffisamment lourds à porter pour les familles. Pas besoin en plus d'en remettre une couche avec la nécessité de disposer d'un équipement technique conséquent.

    Voilà ce qu'il en est à ce jour pour moi ... Ce fonctionnement n'est pas un modèle à suivre. Loin de là. Il a ses avantages et ses limites. Je reste comme toujours ouverte à toute critique constructive qui permettra de faire évoluer l'enseignement à distance vers le mieux (mais dans l'espoir toujours qu'il se termine au plus vite ! ;-p).

     

    Cet article sera mis à jour au fur et à mesure des jours et semaines à venir 

     


    4 commentaires
  • Voici un article est un peu différent de ceux que j’ai l’habitude d'écrire ici. Un article très personnel surtout. Pas de partage cette fois. Pas de conseils non plus. Si j'ai choisi d'écrire ces mots, c’est uniquement car j’ai ressenti le besoin de mettre par écrit, mon témoignage (et, à travers lui, celui de nombreux autres collègues que j’ai pu rencontrer sur mon parcours). Loin de vouloir me plaindre, pousser un coup de gueule ou autre, je souhaite juste porter à la connaissance de tous de simples faits qui, comme me l'ont prouvé les derniers échanges que j'ai pu avoir sur le sujet avec des gens de tous horizons, semblent connus, acceptés et compris du plus grand nombre. De simples faits qui, en soi ne m’ont jamais dérangé jusqu'à il y a peu, mais qui sont la cause de doutes ou des freins pour de nombreux collègues ce qui engendrent chez eux non pas des regrets mais, pire encore, des remords. Petit retour en arrière personnelle sur un sujet (trop) commun à l'Ecole.

     

    Ne sachant pas vraiment par où commencer, je vais démarrer par le moment où l’idée de cet article m’est venue. Alors que j’étais présente au salon Educatech-Tice pour co-animer un atelier sur l’aménagement des espaces scolaires, j’ai pu découvrir beaucoup de matériel et de mobilier flexible qui faisait bien rêver.

    J’ai pu échanger avec des fabricants, des concepteurs mais aussi avec de nombreux collègues adeptes de la classe flexible. Inévitablement, face à ce magnifique matériel, un sujet ne pouvait être évité : celui du prix de revient du mobilier en question.

    Loin de moi l’idée de vouloir critiquer ici les tarifs pratiqués et cela pour plusieurs raisons ! D’une part, parce que je ne m’y connais absolument pas pour pouvoir émettre un avis d'expert sur le sujet et, d’autre part, parce que (étant moi-même fille d’artisan) je sais que derrière chaque objet fabriqué se cachent des visages qui redoublent d’idées, de travail et de sueur pour aboutir à ce résultat ce qui peut, personnellement en tous cas, me suffire à justifier les prix de production. Tout travail mérite salaire. Je ne m'attarderais donc pas sur ce sujet précis.

    Mais, comme chacun le sait bien, le nerf de la guerre a toujours été, est, et restera (certainement à jamais) l’argent ! Malheureusement, cela ne se trouve pas sous le sabot d’une vache (dommage d’ailleurs, j’en ai tellement autour de chez moi que je pourrais être milliardaire en quelques secondes !)

    Ainsi au cours de ma visite, j’ai pu rencontrer des nombreux collègues s'étant lancé dans l'aventure flexible ou hésitant à sauter le pas, qui m’ont posé la même question

    « Mais comment tu as fais pour financer tout cela ? »

    Et bien la réponse est aussi simple qu’hallucinante : j'ai travaillé !

    En effet, je ne l’ai jamais caché ici, ni ailleurs, depuis que je me suis lancée dans le flexible avec mes collègues, j’ai (nous avons !) fait le choix de financer en grande partie notre aménagement sur mes propres deniers.

    "Mais pourquoi ?"

    A cette question j'hésite entre deux réponses : "Je n'avais pas le choix." et "C'était mon choix".

    Quand nous nous sommes lancées avec mes collègues, rien ne nous permettait de dire si ce que nous tentions serait "viable", efficace ou pertinent. Quand on parle aujourd'hui de notre pratique comme d'une "innovation pédagogique", nous n'avions pas du tout ces mots en tête lors de nos réunions informelles du week-end et des vacances. Pour nous, c'était de l'adaptation, des tentatives face à un besoin ressenti. Cela l'est d'ailleurs toujours car rien n'est jamais vraiment terminé et abouti dans ce métier je crois tant les choses bougent et changent à un rythme fou. A aucun moment nous n'avons eu (et nous n'avons toujours pas d'ailleurs) l'idée de faire quelque chose de "révolutionnaire", d'"innovant" ou autre chose de ce genre. C'était vraiment de l'expérimentation personnelle pour tenter de répondre à des problématiques qui étaient les nôtres.

    En même temps, nous n'avons pas eu le choix car, cela nécessitait un investissement financier de départ (principalement pour toute la partie "aménagement des espaces" que nous avons choisi d'approfondir une fois que la partie "pédagogie et gestion de classe" avait été mûrement pensée et mise en œuvre concrètement) pour lequel nous n'avions pas de budget dédié (en dehors de notre budget "classe" que je souhaitais et souhaite encore personnellement réserver autant que possible à l'achat de l'équipement des élèves qui sont les miens sur une année donnée.). Pour pouvoir répondre aux besoins ressentis dans nos classes, nous souhaitions mettre en fonctionnement nos idées et nos envies rapidement c'est-à-dire tant que nos élèves  étaient encore "nos" élèves. Ils étaient d'ailleurs notre seule variable connue et un minimum maîtrisée. Et pour agir vite, dans le métier, on n'est jamais mieux servi que par soi-même (malheureusement ... ou pas d'ailleurs ! ;-p). Donc, on a sorti le porte-monnaie.

    Mais, d'un autre côté, cela nous permettait d'être les "seules maitresses à bord". En choisissant de financer tout cela à nos propres frais, nous avions aussi notre "conscience pour nous" disons. Autrement dit, si jamais nos essais (tentatives, expériences, improvisations ou tout autre terme qui vous conviendra mieux) n'aboutissaient pas à une réussite (là encore tout est relatif évidemment), nous aurions pu assumer les conséquences de cet échec seules, sans entrainer personne avec nous (collègues, école, mairie ...) car, le premier gros doute auquel nous avons fait face a été : "Et si on se plantait totalement ?".

    Après tout, nous n'avions pas vu fonctionner l'organisation à laquelle nous pensions. Lire des livres pour se documenter c'est bien mais cela ne vaut pas une vision claire et nette des éléments en action. D'autant qu'il nous fallait transposer la pédagogie américaine à une mise en oeuvre dans notre contexte d'enseignants français ce qui nécessitait déjà pas mal d'ajustements et, du coup, un saut dans l'inconnu complet. Aussi, il nous était impensable d'utiliser le budget de l'école ni même celui de la mairie pour mener notre "petite expérience pédagogique personnelle". Le risque de se prendre un mur et de gâcher par la même occasion de l'argent qui aurait pu servir à bien d'autres choses peut-être plus "essentielles" était trop grand. Nous avons donc commencé simplement, avec ce que nous avions sous la main : les supports pédagogiques dont nous disposions déjà (cahiers, fichiers, jeux de l'école ...), le mobilier présent dans l'école (en l'adaptant, en le détournant ...) cela dans le but d'économiser au maximum.

    Dans un deuxième temps nous avons choisi d'acheter à nos frais des assises supplémentaires (d'occasion ou neuves mais à prix raisonnables). L'idée était de pouvoir disposer de matériel que nous pourrions prendre avec nous en cas de changements d'établissement ou autre. Ainsi nous ne re-partirions pas zéro ailleurs mais avec des meubles "à nous".

    Il est important pour moi de préciser que cette étape n'aurait j'amais été possible sans l'accord et le soutien de nos familles respectives car l'investissement, au fil des mois, fut conséquent. Merci à mon mari pour sa compréhension, son soutien, les solutions "système D" qu'il trouvait avec mon papa pour donner à mes idées parfois étranges ... Sans lui,  jamais je n'aurais pu mener ce projet fou aussi bien ni autant m'épanouir dans ma classe comme c'est le cas actuellement.

    Nous avons donc dépensé beaucoup pour nos classes mais, malgré tout, depuis les premiers changements, nous avons eu 2 grandes chances :

    - Avoir une équipe au top ! Nous avons pu, mes collègues et moi, bénéficier du soutien entier de nos autres collègues, non-tentés par le flexible, mais malgré tout pas opposants à nos idées pour autant. Parmi eux, il y avait (et il y a toujours <3) notre directrice en or massif. Elle nous a soutenu, aidé et nous encourage encore aujourd'hui. En plus de son oreille attentive, de son épaule pour pleurer, elle nous a donné beaucoup de temps et d'idées, elle a monté des dossiers et fait des demandes de budget pour nous essayer de nous aider à changer le mobilier.. Elle a été un vrai rocher pour nous et je pense que jamais nous n'aurions pu faire le tiers de ce qui a été tenté sans son soutien. Jamais nous ne pourrons la remercier suffisamment car c'est elle qui a fait les démarches nécessaires pour que nous puissions ...

    - bénéficier d'un budget exceptionnel il y a deux ans de cela maintenant. Grâce à ce budget offert par notre mairie, nous avons pu acquérir des Ztools et des Tabourets Culbuto en plus de meubles de rangement. Ce matériel au prix conséquent (mais, pour le coup, non plus "détourné" mais bien adapté à une pratique de classe flexible), jamais nous n'aurions pu nous l'offrir à nos frais. (Où alors en mettant le compte bancaire à découvert ... à nouveau ! #oups). Mais, il n'y a pas à dire, quel bonheur ce fut de pouvoir offrir ce type d’assises aux élèves qui en avaient besoin ! Le gain de place et l'efficacité étaient également au rendez-vous. Honnêtement, cela m'a fait du bien d'installer dans ma classe du mobilier que je n'avais pas eu à payer de ma poche.

    Se lancer dans une classe flexible sans financement c’est possible, oui.

    Nous l'avons fait ... au départ. Mais cela relève finalement plus du « bricolage », de la « dépanne » … que du durable. Au bout d'un moment, quand on voit que ce qu'on fait tient la route, fait ses preuves, etc ... il faut bien l'avouer, on se lasse du "système D", on a aspire à autre chose et, même, on peut en avoir a marre de toujours sortir la CB. D'autant qu'il est de la responsabilité de chacun et chacune de veiller à choisir du matériel (acheté ou de récupération) qui soit en accord avec les besoins physiologiques des enfants (ce qui n'est pas évident quand on se lance en tous cas).

    Afin de miser sur du long terme, la nécessité d’un financement est indéniable et celui-ci ne pourra pas jamais se faire uniquement sur les budgets des écoles et encore moins sur le budget d’une classe. Il est devenu, à mon sens, indispensable de disposer de la coopération des mairies, des collectivités locales et de toutes les autres structures à même de pouvoir financer ce type de projet.

    Et c'est là que se pose le plus gros souci je pense. Car quand il s'agit d'argent et d'investissement, les chiffres comptent plus que le reste.

    La classe flexible n'a pas été à ce jour (et à ma connaissance en tous cas) soumise à une réelle expérimentation. Ainsi, les effets de ce type de fonctionnement sur les apprentissages et sur les élèves restent encore "inconnus", soumis à critique et à de nombreux doutes car ils ne sont pas "chiffrés". Confiance, bien-être, écoute, etc ... ne font malheureusement pas le poids face à la puissance des nombres. C'est encore Saint-Exupéry qui l'explique le mieux ...

    "Les grandes personnes aiment les chiffres. Quand vous leur parlez d'un nouvel ami, elles ne vous questionnent jamais sur l'essentiel. Elles ne vous disent jamais : Quel est le son de sa voix ? Quels sont les jeux qu'il préfère ? Est-ce qu'il collectionne les papillons ? Elles vous demandent : Quel âge a-t-il ? Combien pèse-t-il ? Combien gagne son père ? Alors seulement elles croient le connaître."

    Le Petit Prince de Antoine de Saint-Exupéry

    Actuellement, quand on ose enfin (oui parce qu'il y a beaucoup de craintes de la part de nombreux collègues d'oser faire le premier pas de peur de sa voir qualifier de "fou de service", de "maitresse chelou", d'enseignant "illuminé" aussi ai-je déjà pu entendre dans certains témoignages ...) se rendre dans les sphères décisionnelles pour parler équipement, mobilier, budget ... la classe flexible devient "l'ami" évoqué par le Petit Prince plus haut.

    Pas de chiffres à proposer . Pas d'argent à donner.

    Le chemin sera encore long très certainement. D'autant que, la classe flexible n'est pas une méthode unique et miracle. Je parle ici de ce fonctionnement en particulier car c'est finalement celui dans lequel je m'épanouis personnellement et celui que je maitrise le mieux aussi. Je sais qu'il existe beaucoup d'autres fonctionnements, pratiques, pédagogies possibles et parfois même associables entre elles. Tant d'autres collègues mènent, que ce soit ouvertement ou dans le secret des murs de leur classe, des adaptations, des tentatives, des "p'tites choses" qui font leurs preuves ! Mais, là encore, très souvent (trop !) à leurs propres frais pour, comme ce fut notre cas, ne pas prendre trop de risques, agir vite ... Bref, simplement croire en leurs idées. (Et c'est peut-être là, le cœur du réel problème qui se joue à l'école : Croire en les enseignants ... simplement. Mais c'est là un autre sujet et un autre débat aussi sur lequel je ne m'aventurerai pas plus loin. ;-)).

    Après plusieurs années à faire ma classe de cette manière, en comptant en grande partie sur mes propres revenus, je dois reconnaître que je mets désormais, tout doucement, un frein à tout cela. Si cela m’a bien suffi jusque-là, j’aspire à présent à un équipement plus solide, résistant, adapté, normé et qui ne serait pas à mes frais personnels comme ce fut le cas auparavant (Oui, car mine de rien, il ne s'agit pas là de quelques euros mais bien de plusieurs centaines qui sont passées directement de mon travail à ... mon travail !).

    Cela devient un peu usant de travailler chaque jour en classe pour finalement pouvoir "juste mieux travailler"

    ... et je comprends ainsi très bien que de nombreux collègues ne désirent pas passer par le même parcours que celui décrit plus haut. Avec le recul, je ne peux que reconnaître que cette évolution m'a demandé un investissement personnel important et aurait pu causer des "dommages collatéraux" auprès des miens. Je ne souhaite pas que mes enfants puissent un jour me reprocher d'avoir pensé plus à mon travail qu'à eux. Ce métier, cette vocation, cette passion, peut, à la longue, avoir des effets néfastes sur nos vies persos si on ne se pose pas soi-même des barrières.

    Aussi, même si j'aime mon métier, ma vie de ma famille comptera toujours plus dans la balance.

    Je voulais donc par cet article, mettre un tout peu en lumière la vérité sur ce que j'appelle en famille et entre amis "la face cachée des salles de classes". Mais attention, il n'y a pas besoin de vouloir mettre en place une classe flexible intégrale pour mettre à jour cette face cachée. Elle se camoufle très souvent dans bien moins que ça : la plaquette de pâte à fix acheté au courses, des punaises prises au détour d'un rayon, un album de littérature de jeunesse lors d'une sortie en famille chez le libraire, un paquet de feuilles à plastifier commandé sur le Drive ... autant de "petites bricoles" que tout enseignant peut acheter, chaque mois (pour ne pas dire chaque semaine parfois ...) pour "faire tourner leur classe". Et cela fini par chiffrer (de quoi ravir les "grandes personnes" ;-p).

    Rares sont les métiers où les employés financent eux-mêmes leur poste de travail.

    C'est pourtant le cas d'une grande majorité d'enseignants.

    J'encaisse sans broncher toutes les critiques et même tous les clichés en lien avec mon métier.

    Aucun souci.

    Je ne râlerai pas et ne dirai rien car il n'y a rien de plus épuisant finalement que de tenter de convaincre des personnes qui ne souhaitent pas l'être. (De toute façon comme dit mon mari : "C'est pas quand elle parle qu'il faut s'inquiéter. C'est plutôt quand elle se tait. Là il faut trembler et fuir." ;-p).

    En revanche, vraiment, je tiens à mettre un point d'honneur sur ce sujet car, j'aime mon métier, c'est pour cette raison d'ailleurs que cela me tient à cœur de mettre les choses au clair : Oui, ma classe, c'est moi qui l'ai payé !

    A tort ou à raison, peu m'importe.

    Chacun aura son avis sur la question. Aussi, si je "dois mon salaire à la société" comme certains aiment à le penser et à le répéter régulièrement, rassurez-vous !

    Les millions que je gagne chaque mois ne finissent pas entièrement dans l'entretien de ma somptueuse villa au bord de l'océan ni dans mes merveilleuses vacances au bout du monde durant mes loooongues semaines de farniente offertes par le contribuable. (#seconddegre #ironie)

    Pas du tout !

    Ils retournent très souvent dans ma classe pour être utiles à mes élèves.

    Tout ce que je fais dans mon travail, au quotidien, comme la majorité de mes collègues (et contrairement à tout ce que l'on peut entendre autour de la table aux repas de famille ou dans les médias aussi parfois), c'est pour mes élèves.

    Non seulement j'aime mon métier mais, SURTOUT, j'aime mes élèves.

    Bien sûr pas autant que je n'aime mes propres enfants (comme n'importe quelle maman bien sûr. ;-) Et puis mon périnée l'accepterait difficilement ;-p LOL) mais, mes "petits loups" comme je les appelle, même s'ils sont tous très différents, qu'ils s'en sortent sans peine dans les apprentissages ou qu'ils galèrent comme pas possible, qu'ils soient bavards ou qu'ils soient discrets, qu'ils soient "sages" ou plus remuants, qu'ils parlent français ou qu'ils viennent d'ailleurs, tous autant qu'ils sont, même s'il y a des hauts et des bas, TOUS, je les aime, pour la simple et bonne raison que la passion, le temps et l'argent que je mets dans ma classe, ils me les rendent en centuple par leur sourire chaque jour que j'ai la chance de passer auprès d'eux.

    La vie est courte. Les élèves nombreux. Parce qu'ils seront bientôt remplacés par d'autres et que demain sera vite hier, s'il faut vraiment donner des chiffres pour avoir du poids et être entendu des "grandes personnes", alors je choisis pour ma part de compter et savourer les si courtes et si fuyantes minutes que j'ai la chance de pouvoir passer auprès de chacun d'eux.

     

    Merci à celles et ceux qui auront eu le courage de me lire jusque là. Bon courage à chacun et chacune de vous dans vos projets. Croyez en vous. Personne d'autre ne saura le faire mieux. ;-)

     


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  • Il y a quelques semaines, j'ai découvert le site internet de Léa et Noé, spécialisé dans la confection d'objets personnalisés. Parmi les nombreux produits disponibles à la création, un très particulier a capté toute mon attention : le tablier de maitresse !

     

    Mes enfants ont récemment reçu des petits sacs (comme ceux ci-dessous) et personnalisés avec leur prénom.

    Le tablier de maitresse

    Ils les ont de suite adoré ! Et maman aussi car ils sont très pratiques ! 

    Étant une grande fan des objets personnalisés, je me suis rapidement emparée de la carte de visite trouvée dans les petits sacs et je suis allée faire un petit tour sur le site internet indiqué.

    Parmi les produits disponibles à la commande, j'ai pu retrouver les petits sacs à dos reçus par mes enfants ainsi que plusieurs autres dont l'un d'eux m'a directement interpellé et intéressé :

    Le tablier de maitresse !

    Le tablier de maitresse

    J'avais déjà pu en voir, sur Instagram notamment, car certaines collègues, visiblement douées en couture (j'aimerais tant apprendre !), s'en étaient confectionnées elles-mêmes.

    Cela me semblait être une idée pertinente et pratique pour les enseignantes qui n'ont par exemple plus de bureau et/ou posent toujours toutes leurs affaires un peu partout dans la classe et prennent ensuite mille ans pour les retrouver en comptant secrètement sur l'efficacité et la serviabilité de leurs petits élèves pour pallier à leur mémoire défaillante (genre comme moi quoi ! O:-D).

    Malheureusement, en ce qui me concerne : je ne sais absolument pas coudre et je ne pouvais donc absolument pas envisager de m'en confectionner un seule (Laisse tomber Aurel, ce serait un véritable carnage !). J'ai bien dans mon entourage des couturières très douées mais je ne souhaitais pas non plus demander (encore !) de l'aide pour quelque chose qui devait me servir à l'école (mon papa, ma maman et mon mari ont déjà tous donné de leur personne pour m'aider à équiper ma classe à moindre frais histoire de faciliter le quotidien de classe de mes élèves et le mien, si je peux éviter d'étendre la "contamination" aux tatas, tontons et autres, ce serait plutôt pas mal je pense !)

    J'ai ainsi étudié le produit de plus près et, ce qui m'a directement sauté aux yeux, c'est son côté pratique. Avec toutes ses petites poches de tailles différentes (pour y loger feutres, stylos, télécommande du poste radio, téléphone, etc ...), il me semblait vraiment bien pensé pour les enseignantes et pour cause !

    Il se trouve que la créatrices de ces jolis produits est une ancienne enseignante ! Autant dire qu'elle sait parfaitement ce dont nous avons besoin. :-D

    J'ai ainsi contacté la créatrice des produits pour commander un tablier de maitresse que j'ai pu personnaliser, du tissu au texte.

    Le tablier de maitresse

    Voici donc mon nouveau petit compagnon de classe :

     

    Le tablier de maitresse

    Grâce à lui, je ne perds plus de temps à chercher mon petit matériel partout. J'ai organisé les pochettes de manière à avoir toujours l'essentiel autour de la taille ! ;-)

    Et quand je ne le porte pas, il m'est très facile de l'accrocher à mon bureau grâce à la petite boucle prévue à cet effet. ;)

    Le tablier de maitresse

    Le tablier de maitresse

     

     

     

     

     

    Le tablier de maitresse

    Merci à Marielle, créatrice de "Léna & Noé", pour ses talents, son professionnalisme, son écoute et sa patience ! Pour découvrir son travail, rendez-vous sur son site internet  ...

     


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  • Voilà maintenant plusieurs semaines que je suis au courant d'une nouvelle qui me ravie au plus haut point : Pitus lance une collection de tampons de correction "Licorne" !!

    Pour ceux qui ne le sauraient pas, Pitus (qui m'avait déjà fait l'honneur et le bonheur de dessiner ma Mini-Moi pour le blog ;-)) est un des deux acolytes de Pit&Pit grâce à qui j'ai déjà pu mener de supers projets.

    Et, il y a quelques semaines, après avoir parlé "évaluations et corrections" avec lui, il a décidé de créer des tampons de correction pour les enseignants.

    Connaissant son talent et appréciant énormément son travail, j'étais certaine que le rendu serait au top. Mais quand il m'a fait l'honneur de me montrer ses dessins en avant-première, j'ai découvert une mascotte qui ne pouvait que m'emballer :

    UNE LICORNE !

    Les tampons de corection Lolli la licorne

    Voici donc sans plus attendre les dessins de Pitus !

    Les tampons de corection Lolli la licorne

     

    Le lot créé se compose de :

    - 6 tampons à destination des enseignants pour faciliter les corrections

    Les tampons de corection Lolli la licorne

    - 2 tampons à destination des élèves, permettant d'indiquer à l'enseignant s'ils ont réalisé leur activité seuls ou avec l'aide d'un camarade

    Les tampons de corection Lolli la licorne

    Bref, vous l'aurez compris ! Je vais très bientôt ne plus pouvoir me passer de ces petites merveilles.

     

    Comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, en voici une autre qui plaira à toutes celles et tous ceux qui craquent sur ces tampons.

    En effet, ils sont d'ores et déjà disponibles sur le site Classroom Capers !

    Les tampons de correction Lolli la licorne

    Vous pourrez profiter du même coffret de tampons que moi et même créer le vôtre en en personnalisant les couleurs !

    N'hésitez pas à vous laisser tenter.

    Corriger n'en sera que plus distrayant !

     


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  • L'an prochain, je change un peu ma façon de fonctionner en terme de cahier-journal, en espérant gagner un peu de temps sur ce point là.

    Jusqu'à cette année, j'utilisais Edumoov pour créer pour mon emploi du temps et mon cahier-journal.

    Cependant, j'utilisais au final Edumoov principalement lorsque j'accueillais des stagiaires ou des observateurs dans ma classe afin qu'ils puissent disposer d'un support clair et soigné qu'ils pourraient conserver et même parfois présenter en annexe de leur mémoire ou autre.

    Très souvent j'utilisais une trame Word pour aller vite : un simple tableau à 2 colonnes avec l'essentiel du déroulé des séances dedans.

    Mais, clairement, si cette trame me convient bien pour sa rapidité d'utilisation, je la trouve bien moins chouette, attrayante et motivante que celle d'Edumoov. (Les couleurs ça donne envie de se mettre au boulot quand même, y a pas à dire !)

    Comme j'abandonne Edumoov à la prochaine rentrée (non pas parce que cela n'est pas utile ou pertinent mais simplement parce que je ne m'en sers personnellement pas autant que je le pourrais), j'ai choisi de refaire une trame de cahier-journal selon des contraintes bien précises et auto-imposées ;-p :

    - une trame qui soit rapide à remplir avec des zones des textes, des dessins, des copier-coller ...

    - une trame qui soit claire et aérée un peu comme celle d'Edumoov dont j'affectionne les couleurs et la présentation

    - une trame que je pourrais utiliser aussi bien au quotidien que lors de la venue des stagiaires.

     

     

    Bref, je voulais un document perso qui joigne l'utile à l'agréable en un minimum de temps !

     

    J'ai donc créé (sur PowerPoint, comme toujours !) la trame suivante, reprenant la présentation en zones arrondies des documents de mon planner de suivi.

     

    Mon cahier journal pour la rentrée

     

    Pour en voir un aperçu du rendu de la semaine, jour après jour, rendez-vous ICI ...

     

    NB : Ce document vous montre la trame générale, essentiellement basée sur les séances menées en début d'année, quand je travaille plus souvent en groupes hétérogènes. Cette trame sera soumis à évolution car elle ne me permettra pas de spécifier en l'état les séances menées en groupes homogènes quand le besoin s'en fait ressentir auprès des élèves.

    Voici une petite image pour vous donner une idée de la présentation qui sera la mienne dans le cas du travail en groupe homogènes/de niveaux/de besoins (cela dépendre de ce qui sera le plus pertinent de faire au sein de dans ma future classe que je ne connais pas encore ;-)).

     

    Mon cahier journal pour la rentrée

     

    Si cette présentation vous parle et vous tente, cliquez  ici pour accéder à la version modifiable de ce document sous PowerPoint.

    Une fois votre propre trame réalisée par copier/coller/modifier/et tout ce que voulez, il ne vous restera (comme moi) plus qu'à compléter les différents jours et toutes les cases-séances  au fil de l'année avec des zones de textes, des pictogrammes, où tout ce qui vous plaira pour VOUS permettre de VOUS organiser et de VOUS  y retrouver au plus vite et selon VOS envies et VOS besoins d'enseignant(e). ;-)

     


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