• Je souhaitais, pour la période 5, travailler plus souvent en groupe de niveaux et de besoins afin de pouvoir individualiser et personnaliser encore plus les parcours. Mais un problème s'est très vite posé : communiquer rapidement à mes élèves les groupes de travail dont la constitution variera en fonction des disciplines. J'ai ainsi décidé de repenser la tableau de programmation de la classe afin 'en faire un outil efficace tant pour les élèves que pour moi.

    La tableau de programmation : 1 seul outil, des possibilités multiples

    Le tableau de programmation, qu'est-ce que c'est ?

    C'est un affichage qui me permet d'établir les binômes et de fixer les activités qu'ils doivent réaliser, en début d'année en tous cas. C'est également un tableau pratique et rapide pour faire l'appel en début de journée, proche du système connu des élèves en maternelle. Je vous en parle plus précisément dans cet article.

    Une fois que les élèves sont familiarisés et habitués à l'utilisation d'un plan de travail, le tableau de programmation tombe un peu dans les oubliettes, ne servant alors plus qu'à l'appel du matin et à l'affichage de la constitution des demi-classes et des binômes.

    La tableau de programmation : 1 seul outil, des possibilités multiples

    Pourquoi revoir l'organisation de la classe ?

    Si j'ai décidé de repensé l'organisation du tableau de programmation c'est parce qu'en période 5 je souhaite revoir totalement mon fonctionnement et mes groupes de travail.

    En effet jusqu'à présent je fonctionnais surtout avec des demi-classes hétérogènes et ce pour plusieurs raisons :

    - la première : parce qu'il n'y avait pas nécessité de travailler en groupes homogènes en début d'année

    - la deuxième : quand le travail en groupes homogènes a commencé à devenir une alternative pertinente, les groupes s'en seraient trouvés très inégaux en nombre d'élèves ce qui était difficile à gérer entre les interventions RASED, PDMQDC et autres.

    - la troisième : faire des groupes homogènes aurait entraîné la constitution d'un groupe de travail regroupant tous les élèves ayant des trop lourdes difficultés en terme de gestion du comportement ce qui aurait occasionné conflits, climat de classe difficile, etc ...

    Bref, cette organisation n'était pas envisageable en début d'année. Il me fallait d'abord travailler le vivre ensemble, la gestion des émotions, l'empathie ... pour établir des fondations solides qui permettraient de mettre en œuvre un fonctionnement de classe en groupes homogènes viable.

    Chaque chose en son temps comme on dit. ;-)

     

    Pourquoi revoir l'organisation du tableau de programmation ?

    Mais voilà ! Comme très souvent au CP, l'étude des sons complexes a créé un "décalage" dans l'avancée des élèves.

    Certains ont pris l'avion direction Kourou pour lire comme des fusées tandis que d'autres se rendent à peine à l'aéroport pour acheter leur billet.

    Pour ne pas freiner les uns ni démoraliser les autres et permettre ainsi à chacun d'évoluer à son rythme, le travail en groupe de niveau homogène est devenu alors tout à fait intéressant et envisageable.

    En effet, même si tout n'est pas toujours rose dans la classe, le climat général s'est nettement amélioré depuis le début de l'année : les élèves les plus éruptifs maîtrisent de plus en plus et de mieux en mieux leurs émotions en mettant à profit les outils disponibles dans la classe.

    Les fondations dont je parlais tout à l'heure semblent donc bien plus solides qu'en septembre pour lancer un fonctionnement de ce type.

    Un problème persistait cependant ...

    En effet, le travail en groupes homogènes allait être pertinent en lecture et en maths principalement mais dans les autres disciplines, le travail en demi-classes avec des groupes hétérogènes n'aurait pas eu d'intérêt car il faisait déjà ses preuves.

    Comment indiquer aux élèves à la fois leur demi-classe, leur binôme ET leur groupe de niveau pour la lecture et les maths ? (groupes qui seraient différents d'ailleurs pour les deux disciplines dans la majorité des cas)

    J'ai alors tourné les yeux vers le tableau de programmation car c'était lui qui allait devoir m'aider à résoudre ce problème.

    Pourquoi lui ? Tout simplement parce que :

    - il est déjà en place ce qui m'évitera d'ajouter un affichage qui prendra de la place (et de l'attention à mes élèves ...)

    - les élèves le connaissent bien et savent le lire ce qui m'évitera d'avoir à perdre du temps en longues explications et explicitations

    Bref, il était l'outil parfait pour atteindre mon but sans perdre de temps.

     

    Comment faire concrètement ?

    L'idée de départ était de modifier entièrement le tableau afin d'en faire un affichage à double entrée avec les demi-classe en haut et les groupes de niveaux indiqués sur la droite. Mais par ce moyen, il ne m'était plus possible d'afficher des binômes de travail pour les temps d'autonomie.

    De plus, je voulais absolument conserver l'allure générale du tableau car c'est un élément auquel mes élèves étaient habitués et qu'ils maîtrisaient tous. Je devais donc trouver un moyen d'ajouter des éléments par-dessus le tableau déjà existant afin de simplement dire à mes élèves :

    "Il y a juste quelques petites choses en plus"

    ce qui, pour les plus angoissés, se résument à entendre

    "Bon, ça veut dire que je maîtrise déjà une grosse partie de ce nouveau tableau, je dois juste me concentrer sur les petites nouveautés."

    C'est alors que j'ai pensé à ajouter des couleurs dans chaque demi-classe pour les couper en sous-groupes.

    La tableau de programmation : 1 seul outil, des possibilités multiples

    Je pouvais ainsi constituer 4 groupes homogènes sans toucher au tableau actuel, juste en revoyant la composition des binômes (mais mes élèves y sont habitués car les binômes ont changé plusieurs fois depuis le début de l'année ;-)).

    Cela ne fut pas simple de mettre tout cela en forme bien sûr. C'était même un véritable casse-tête chinois d'établir non seulement des binômes mais aussi des groupes de couleurs prenant en compte pour chaque élève :

    - son niveau, ses facilités et ses difficultés en maths

    - son niveau, ses facilités et ses difficultés en français

    - son niveau d'autonomie pour la gestion de plan de travail

    - son comportement

    et j'en passe ...

    Mais j'ai finalement trouvé un bon compromis qui me permet de répondre à mon envie de départ.

     

    Je vous explique tout cela en photos, en couleurs et en détails dans le petit diaporama ci-dessous.

    La tableau de programmation : 1 seul outil, des possibilités multiples


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  • Pour permettre à mes élèves de visualiser le temps d'autonomie dont ils disposent sur un créneau d'autonomie donné, j'utilise en classe depuis quelques années un Time Timer.

    Aimanté sur le tableau de la classe, le timer me sert à afficher la durée du temps d'autonomie pour chacun des groupes. Les élèves peuvent donc voir de manière très concrète le temps qui reste pour réaliser leurs centres.

    Jusqu'à présent, j'utilisais celui-ci ...

    Le timer géant à 3 couleurs

    Je l'avais choisi pour deux raisons : c'était le moins cher car il était en promotion, il n'existait pas vraiment d'autre alternative abordable dans mes moyens à ce moment-là (oui, car là encore c'est un achat financé avec mes propres deniers ...).

    Mais, récemment, grâce au compte Instagram Apprends-moi autrement,

    Le timer géant à 3 couleurs

    j'ai découvert des minuteurs très intéressants et j'ai décidé d'investir dans celui-ci.

    Le timer géant à 3 couleurs

    Plus grand, (2 fois la taille du précédent) il sera plus visible des élèves, peu importe où ils se trouvent dans la classe.

    Plus pratique avec 3 systèmes d'accroche possibles, il pourra à la fois servir depuis le tableau pour travailler en demi-classe où depuis une table pour travailler en groupe.

    Plus ergonomique avec sa molette centrale, il sera plus facilement manipulable tant par moi que par mes élèves.

    Bref, c'était pile ce qu'il me fallait pour aider mes élèves à gérer et organiser encore mieux leurs temps d'autonomie !

    Pour vous offrir une vision plus précise de cet outil, voici une petite vidéo de présentation qui sera, je pense, plus intéressante que mille mots. (Et j'avoue, c'est plus rapide à faire pour moi qu'on long article ;-)).


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  •  Cette année, je dois faire face à un groupe classe qui, s'il gère très bien son travail en autonomie, sait aussi très bien profiter de ce temps pour discuter de tout et de rien. Il m'a donc fallu trouver des solutions pour permettre aux autres de travailler dans le calme et ne pas finir sourde avant la fin de l'année.

    Si mes élèves parviennent sans peine à lire et gérer leur plan de travail, certains ont régulièrement du mal à le terminer pour une raison très simple : ils papotent !

    Du matin au soir, de la récré à la pause méridienne ... Les bavardages sont le mal de mon année 2018-2019 ! ;-p

    Aussi, j'ai d'abord revu la composition des demi-classes puis la formation des binômes, l'aménagement et l'organisation des assises, utiliser des signaux différents pour signaler le trop haut niveau sonore ... Rien n'y a fait ! Cela calme les blablas quelques temps ... puis cela reprend !

    En revanche, j'ai remarqué que tous les élèves qui "parlent à outrance" ont un point commun : ils adorent choisir l'ordre de leurs centres d'autonomie !

    J'ai donc décidé de ne plus leur permettre de le faire (au moins pour un temps) en leur imposant l'ordre des leurs activités d'autonomie.

    Inspirée par le plan de travail collectif de ma collègue Maitresse Sev, j'ai adapté un plan de travail spécifique, planifié et facilement compréhensible de mes CP, indiquant pour chaque jour de la semaine, les centres que les élèves devront réaliser.

    Comment je l'ai présenté en classe ?

    Je ne souhaitais pas que mes élèves prennent ce fonctionnement comme une punition mais comme un moyen de leur permettre d'améliorer leur comportement dans l'intérêt de toute la classe. Aussi, j'ai souhaité discuter de ce plan de travail en classe entière afin que cette solution soit le fruit d'une réflexion collective motivée par les remarques des élèves les plus calmes réclamant plus de calme et moins des bavardages de leurs camarades. 

    Suite à un débat de classe, de nombreux élèves ont soulevé le fait qu'il y avait trop de bruit et de bavardages en classe. Certains élèves se sont sentis concernés et j'en ai donc profité pour leur expliquer que cela ne serait plus possible car leur comportement nuit énormément au bon déroulement de la classe et au calme ambiant. Aussi, tant qu'ils ne feront pas d'efforts pour réduire leurs échanges et le volume sonore et tant que je ne pourrais pas leur faire confiance sur leur comportement lors des temps d'autonomie, je me devais de prendre des dispositions pour permettre à tous les élèves de travailler dans les meilleures conditions possibles.

    Les élèves ont très bien compris et accepté ce nouveau type de plan de travail qui leur impose non seulement l'ordre des leurs activités mais qui les oblige également à travailler seul. (Oui, parce que le but reste quand même de réduire le bruit rapidement et efficacement). Ils disposent de la possibilité de prendre les Z-tools et les dessertes pour venir réaliser leurs activités au coeur du U, au calme, sous mes yeux et, par la même occasion, éloignés du reste du groupe en autonomie. De quoi les isoler un peu sans pour autant les priver du cadre du travail de la classe et des référents dont ils pourraient avoir besoin. Lorsque les élèves se sentiront prêts à maîtriser leurs bavardages et à se séparer du plan de travail planifié, ils pourront revenir à un plan de travail individuel et libre de choix.

    Si les élèves doivent prendre conscience de leurs points forts et leurs point faibles en terme d'apprentissages pour pouvoir progresser, il est à mes yeux important qu'ils soient également au clair avec leur comportement, ses atouts, ses faiblesses et la route qu'il reste à parcourir pour l'améliorer.

    On ne maitrise bien que ce que l'on connait et ce dont on a conscience.

    Pour gagner du temps et économiser du papier, j'ai opté pour un plan de travail planifié et des étiquettes-centres qui seront plastifiés et aimantés au tableau. Je n'aurais qu'à changer les étiquettes chaque semaine pour l'adapter aux nouveaux centres. (J'adore mon métier et ce fonctionnement mais il faut savoir s'économiser aussi ;-)).

    Voici l'affichage créé pour ma classe avec les étiquettes des centres.

    En espérant qu'il puisse vous servir, pour réduire les bavardages ou même aider vos loulous à organiser leur travail en autonomie. ;-)


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  • Cette année, mes élèves rencontrent plus de difficulté que l'an passé pour organiser leur travail en autonomie. J'ai donc réfléchi longuement à un moyen de leur permettre de visualiser plus facilement les créneaux d'autonomie dont ils disposeront.

    Si les élèves parviennent facilement à organiser leur travail sur un créneau donné grâce au Timer utilisé en classe pour les aider à visualiser le temps dont ils disposent, il leur est plus compliqué de se repérer et de visualiser leur temps d'autonomie disponible sur la semaine.

    Pour aider mes élèves à mieux visualiser le temps total qui sera disponible pour réaliser leur plan de travail, j'ai d'abord pensé à créer un emploi du temps pour chaque groupe en limitant le texte et en y plaçant les pictogrammes que nous utilisons en classe. Cependant, la lecture d'un emploi du temps demande de maitriser de nombreuses compétences que mes élèves ne maîtrisent actuellement pas en raison de leur jeune âge et je crains fort que son utilisation ne les perde plus qu'elle ne les aide. 

    Ainsi, après de longues réflexions, j'ai décidé de réaliser un petit affichage pour le tableau :

    Les chronos d'autonomie.

    Chaque lundi, j'afficherai au tableau 11 petits chronomètres en papier, les uns en dessous des autres.

    Chacun d'eux représentera un des 11 créneaux d'autonomie prévus dans l'emploi du temps de la classe. Dès qu'un créneau sera terminé, je retirerai un des chronomètres de l'affichage pour montrer clairement que le temps disponible pour réaliser le plan de travail a diminué. Les chronomètres disparaitront ainsi au fur et à mesure de la semaine tout comme le temps d'autonomie total restant.

    J'espère que ce système permettra de rendre la notion de "temps" moins abstraites pour mes petits loulous et plus visuelle.

    Pour ma part je n'ai préparé que des chronos de 30 minutes car c'est ce que j'ai prévu dans mon emploi du temps mais, dans le cas où cette organisation vous intéresserai et que vous avez des créneau d'autres durées, vous trouverez ci-dessous des chronos d'autonomie prêts à être imprimés et proposant des créneaux allant de 5 minutes à 1 heure. De quoi faire face à toutes les éventualités. ;-p

    Les chronos d'autonomie


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  • On me demande souvent comment j'organise le rangement de mes meubles pour que mes élèves s'y retrouvent seuls. Voici donc un article très court pour vous apporter quelques précisions.

    Une des première chose à savoir et que, pour chaque activité, chaque support, chaque outil ... utilisé par les élèves, je le présente en amont.

    Je ne présente pas uniquement sa fonction, son fonctionnement, son utilité, son objectif, son intérêt ... mais aussi sa place dans la classe et la manière dont on peut le retrouver et dont on doit le ranger.

    En CP, je trouve que qu'il est plutôt difficile de le faire de manière intéressante : un même support peut servir à plein de compétences différentes selon l'objectif qu'on lui attribue. Certains de mes jeux peuvent servir aussi bien en production d'écrits, qu'en lecture ou en étude de la langue.

    Comment faire pour les catégoriser alors sans pour autant embrouiller les élèves dans les apprentissages ?

    La seule solution qui m'était venue à l'esprit était de créer les jeux en plusieurs exemplaires pour pouvoir les ranger dans tous les tiroirs et les disciplines correspondants.

    Le travail colossal et le gâchis de papier que cela aurait engendré m'a très vite refroidie et j'ai finalement opté pour une solution plus simple : ne pas les "catégoriser", seulement bien les ranger et les expliciter au maximum aux élèves.

    Les activités sont donc rangées dans les tiroirs par "sous-domaines".

    Pour les maths, j'ai essayé de faire une colonne "Numération et Calcul", une autre "Grandeurs et mesures" et une dernière "Espace et Géométrie" mais il me faut faire face à deux soucis :

    - les activités de numération sont très nombreuses : elles s'organisent donc sur une colonne et demie.

    - le matériel tel que le Bingo, la balance, le boulier ... ne rentrent pas dans le meuble car ils sont trop encombrants. J'ai donc choisi de coloniser le dessus du meuble pour présenter ces matériels aux élèves et les laisser à leur portée.

    Pour que mes élèves s'y retrouvent, tous les tiroirs sont numérotés. Ainsi, lorsqu'ils ont besoin de matériel, je n'ai qu'à leur indiquer le numéro du tiroir (sur le plan de travail le plus souvent) pour qu'ils puissent trouver l'activité, s'en servir et la ranger par la suite.

    Le temps et les habitudes aidant, les élèves n'ont rapidement plus besoin d'indications pour se repérer dans le matériel.

    Voici des photos et des tableaux qui vous permettront de voir l'agencement général (qui sera certainement modifié d'ici la rentrée car je reçois très bientôt ma commande de matériel !! #NOELAVANTLHEURE)

    Organisation des meubles

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