• Je vous parlais il y a peu de mon nouveau fonctionnement en demi-classe et de l’espace de travail dirigé collectif sans m’étendre plus précisément sur les centres d’autonomie. Voici un article pour vous résumer tout ça.

    Un centre de littératie ou de mathématiques est un coin dans la classe où les élèves travaillent seuls ou avec d'autres pour s'exercer dans cette activité et acquérir des compétences. Les enfants travaillent sans l'aide de l'enseignant, en autonomie. Ce qui est préconisé c'est de travailler seul ou à deux, afin de limiter le niveau sonore. Les centres sont intégrés à l'enseignement et permettent de s'exercer à lire, écrire, manipuler les quantités, ...

    « Oui, donc c’est des ateliers en fait ! »

    Non, justement. Je pense que personne n'est plus apte à vous expliquer la différence entre les deux que Debbie Diller elle-même. Voici un extrait de son ouvrage "Les centres de mathématiques" :

    Les centres d'autonomie

     Je ne saurais faire un article plus pertinent pour décrire ce fonctionnement que ceux de :

    - Sanléane qui développe parfaitement le contenu des ouvrages qui m'ont inspirés pour mettre en place cette nouvelle pédagogie dans ma classe (ici et )

    - Maisquefaitlamaitresse qui explique en détail le fonctionnement concret des centres en classe par ici

    Si les ouvrages développés plus haut proposent différents centres, tous plus intéressants les uns que les autres, voici ceux que j'ai décidé de proposer dans ma classe, accompagnés de quelques idées d'activités réalisables ...

    un centre de lecture

    lire pour soi, lire à l'autre, lire à deux, lire les travaux du mur des stars, commenter ses lectures sur des post-it à placer dans les livres pour conseiller ses camarades ou partager son ressenti ...

    Les centres d'autonomie

    un centre des grands livres et un centre d'écoute

    (tous les deux mobiles car placés sur des meubles à roulettes)

    les livres étudiés actuellement en classe y sont présentés, on y note des commentaires sur post-it, on lit seul ou à deux ...

    Les chants étudiés en musique y sont disponibles, des histoires à écouter, des exercices de méditation à écouter ...

    Les centres d'autonomie

    le centre d'écriture

    les activités varient de la copie pure à la production d'écrits (imposée ou libre)

    Les centres d'autonomie

    le centre de l'alphabet et de l'étude des mots

    activités autour de la grammaire, des sons proches, des sons complexes, ...

    Les centres d'autonomie

    le centre de mathématiques

    manipulation autour des différents domaines mathématiques, exercices de réinvestissement dans le fichier ou autre ...

    Les centres d'autonomie

    le centre de découvertes (avec les élevages à disposition en chaque côté)

    observation des élevages, petites démarches expérimentales ...

    Les centres d'autonomie

    le centre de création (sera réaménagé en septembre)

    activités d'arts visuels, de compositions musicales ...

    Les centres d'autonomie

    le centre d'informatique (sera réaménagé en septembre)

    traitement de texte, EduTwit, blog de classe ...

    Les centres d'autonomie

    le centre de poésie

    lecture de poésie, recherche des rimes et de la structure, choix de sa poésie et apprentissage, écriture de ses propres poésies ...

    Les centres d'autonomie

    le centre des jeux (pas de photo disponible pour l'instant)

    jeux de société de toutes sortes pour permettre le partage, le respect des règles de jeux, la patience ...

    et à la prochaine rentrée …

    • le centre de motricité fine (jeux et manipulation pour améliorer la dextérité, la tenue du crayon ...)
    • le centre d’anglais (jeux  réalisés en classe, loto, jeux des 7 familles en anglais ...)

     Je ferai, pour chacun de mes centres, un article détaillé avec le fonctionnement, le matériel disponible, les évolutions que j'envisage, etc ... à mon retour de vacances (Oui, je vais quand même me reposer un peu ;-)).


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  • Je vous parlais dans une précédente publication du travail en demie-classe et du fonctionnement de la table de travail dirigé, la table en U. Suite à cela, une question est revenue dans vos commentaires, tant sur le blog que sur Instagram

    "Comment se placent les élèves lors des temps de travail en classe entière ?"

    En effet, cette année j'ai pratiqué le travail en demi-classe pour le français et les mathématiques uniquement.

    Pourquoi ? Simplement pour des raisons logistiques. J'ai modifié ma pratique en cours d'année : il y avait donc des projets inter-classes démarrés, des plages de décloisonnement établies  ... Autant de raisons qui ont fait qu'il m'était impossible d'enseigner en deux groupes pour le restant des matières.

    Cela ne sera cependant pas le cas pour l'année scolaire à venir où je pense travailler aussi en demi-classe en anglais (au moins ;-)).

    Ainsi, cette année, j'ai tout de même travaillé en classe entière assez souvent et cela en l'adaptant à l'aménagement des centres et du flexible seating.

    Ces temps collectifs de divisaient en général en deux phases ...

    1) Un temps de regroupement sur le tapis et la table en U pour découvrir la notion, le thème, ...

    2) Un temps d'installation dans la classe pour les manipulations, le travail écrit, ...

     

    Pour se faire et pour que les séances en classe entière se déroulent sans conflit, j'ai procédé de deux manières différentes afin de faire évoluer la classe et l'autonomie des élèves ...

    1) Au début du changement, j'affichais au tableau une des deux demi-classe (A ou B). Les élèves du groupe affiché devaient s'installer à la table  en Udès le regroupement et y rester jusqu'à la fin de la séance tandis que l'autre groupe pouvait se plaçait dans le restant de l'espace-classe selon ses envies.

    Si un conflit arrivait (par exemple, deux élèves voulaient le même ballon sauteur), nous cherchions une solution ensemble pour régler le désaccord (nous avions travailler en EMC sur la gestion des conflits et les élèves ont très rapidement pris le réflexe de "ploufer" ou de jouer à "pierre, feuille, ciseaux" pour régler les petits problèmes de ce genre).

    2) Rapidement, et afin de respecter mon envie de rendre la classe plus flexible (voir article "Le flexible seating expliqué"), je n'ai plus imposé de groupe à la table en U au regroupement. Je laissais les élèves libres de s'assoir à la table en U ou sur le tapis lors  du regroupement puis à la table en U ou ailleurs dans la classe durant le temps de travail individuel.

    Si un conflit intervenait alors et si les élèves ne parvenaient pas à le régler seuls, je respectais alors les règles du flexible seating et décidais moi-même de la place qu'ils devaient occuper (en veillant bien sûr à ne pas attribuer la position conflictuelle à l'un des deux élèves en opposition).

    J'espère que ces petites précisions ont pu vous aider à mieux comprendre l'organisation de la classe lors des temps de travail en classe entière.

     


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  • Dans l'espace M.M.A. que je vous décrivez dans un précédent article du blog, j'ai évoqué la présence du S.O.S. Maîtresse. Voilà donc un article à son sujet qui, je l'espère, répondra à toutes vos questions.

    Qu'est-ce que le "S.O.S Maîtresse" ?

    C'est une affiche plastifiée sur laquelle figure ce même titre. Elle est affichée au tableau, sur la Mémoire Murale des Apprentissages à destination des élèves.

    S.O.S. Maîtresse

    A quoi sert le "S.O.S. Maîtresse" ?

    Comme vous l'avez compris, je travaille en demi-classe. Il y a donc, au moins durant les temps de travail en mathématiques et en français, une douzaine d'élèves qui travaillent en autonomie, seul ou à deux. Lorsque les élèves sont dans cette situation de travail, ils doivent respecter 2 règles indiscutables :

    - chuchoter pour ne pas déranger leurs camarades

    - réfléchir pour ne pas déranger la maîtresse

    Ils ne doivent en aucun cas venir à la table en U pour m'interrompre et doivent, en cas d'éventuelle question, suivre ce que nous avons appelé le "protocole d'autonomie" :

    1) Je réfléchis seul

    2) Si je n'y arrive pas, je demande de l'aide à mon binôme

    3) Si nous n'y arrivons pas, je vais demander de l'aide auprès des autres camarades de mon groupe

    4) Si personne ne sait comment m'aider, je me dirige vers le S.O.S. Maîtresse.

    Comme vous pouvez le voir sur la photo, un paquet de feuilles autocollantes et repositionnables de type Post-it et mis à disposition à côté de l'affiche. Les élèves peuvent s'en servir pour y écrire soit leur prénom (en début d'année), soit directement leur question ou leur problème.

    Je regarde régulièrement vers cette zone du tableau afin de voir si des élèves ont besoin de mon aide dans l'autre groupe. Quand je vois un message et que j'ai le temps d'y répondre, je prend la feuille affichée pour prendre connaissance de la difficulté rencontrée avant d'aller à la rencontre de l'élève qui l'a posé pour lui répondre et l'orienter.

    Ainsi, je peux me consacrer totalement à mon groupe de travail dirigé sans être dérangée, tout en restant disponible pour tous mes élèves.

    Les élèves ont très rapidement saisi le principe et l'importance du S.O.S. Maîtresse : bien sûr, en début d'année, les élèves viennent m'interrompre car ils n'y pensent pas directement Ils en prennent cependant très rapidement l'habitude pour, finalement, ne plus l'utiliser car ils parviennent à trouver des réponses seul ou avec l'aide des autres.


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  • Avant de développer dans de prochains articles les différents centres d'autonomie disponibles dans ma classe, je vous publie dès à présent le plan "fait maison" de l'aménagement de ma classe.

    Votre 3Dfun appréciera sûrement de pouvoir dès à présent visualiser l'espace-classe et vous comprendrez ainsi plus facilement ce qui suivra très prochainement.

    Le plan de ma classe

    Mise à jour du 27/02/2018 : un plan plus récent réalisé sur PPT

    Le plan de ma classe


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  • Si j'ai voulu changer ma manière d'enseigner c'était avant tout, étant donné le profil hétérogène de classe que j'avais, pour pourvoir être au plus près des élèves et de leurs difficultés.

    Après de nombreuses discussions avec mes collègues, nous avons finalement décidé de couper notre classe en 2 groupes hétérogènes : un groupe travaillant avec moi, l’autre travaillant en autonomie.

    Mes groupes sont hétérogènes dans toutes les disciplines par choix personnel car cela correspond aux besoins que j'ai avec ma classe. Il est possible de faire des groupes plus homogènes, de niveaux, en lecture par exemple. Pour plus d'infos sur le sujet, n'hésitez pas à aller jeter un œil sur le blog de ma collègue La maîtresse Sev, juste ici !

    Il a donc fallu repenser tout l’espace-classe pour qu’il convienne à cette nouvelle pédagogie.

    J’ai testé plusieurs dispositions de tables différentes (que vous trouverez expliquées en détail ici) avant d'utiliser 7, 6 puis finalement 5 tables doubles pour former un U devant le tableau.

    Cette formation que j'avais déjà utilisé il y a quelques années en CE2 et en SEGPA (mais plus en mode "classe entière" du coup ;-)) a retrouvé tout son intérêt lorsque je l'ai redécouvert sur internet, notamment à travers le compte Instagram Mais que fait la maîtresse. Cette disposition s'est avérée être la disposition la plus efficace pour répondre à mes besoins du moment.

    Ainsi, les élèves du groupe travaillant avec moi peuvent s’installer pour suivre la découverte des nouvelles notions. L’autre demi-classe travaille en binômes aux différents centres d’autonomie répartis dans le reste de l’espace-classe (articles à venir).

    "Mais pourquoi un positionnement en U ?"

    Le centre de travail collectif : La table en U

    Tout simplement parce que c’est ce qui s’est avéré être, à mes yeux le plus pertinent pour plusieurs raisons :

    • Grâce à la table en U, les élèves sont tous assis au plus près du tableau lorsque celui-ci est utilisé : fini le casse-tête des changements de place où il faut penser à mettre Y loin de Z et de X mais sans oublier que Y et X attendent un rendez-vous chez l’ophtalmologue car ils ont des problèmes de vue et doivent donc être tous les deux placés près du tableau. Dorénavant, tout le monde est près du tableau. C’est un gain de temps et d’énergie considérable pour une maîtresse !
    • Grâce à la table en U, les élèves apprennent à partager : cette nouvelle disposition a occasionné un premier « deuil » : l’attribution des places. L’espace de travail avec l’enseignant n’offrant que 13 places au maximum, les élèves ne pouvaient plus avoir leur propre pupitre. Les places de la table en U sont donc toujours attribuées à deux élèves, un de chaque groupe.
    • Grâce à la table en U, je suis plus proche des élèves : beaucoup d’élèves n’osent pas lever la main et se manifester quand ils ne comprennent pas car ils craignent le regard des autres. Aussi, quand on a 25, 27, 30 élèves (et même plus parfois malheureusement), ce n’est que lors de la correction (et donc quand l’élève n’est plus avec nous !) que nous constatons qu’il n’a pas compris. La table en U permet un travail en groupe restreint où les élèves se dévoilent plus facilement. Et puis, la maîtresse est juste là, plus disponible car elle n’a que 13 élèves à gérer. L’élève a moins peur de « déranger ». Depuis que je travaille ainsi, j’ai pu remarquer que la relation élève-enseignant s’est modifiée de manière positive : il y a moins de craintes et plus de confiance.
    • Grâce à la table en U, je suis littéralement « au-dessus des difficultés de ses élèLe centre de travail collectif : La table en Uves » : Lorsque je travaille à la table en U avec les élèves, je m’assois sur un tabouret à roulettes (comme j’avais lors de mes années en maternelle) qui me permet de circuler à l’intérieur du U et d’aller très facilement d’un élève à un autre pour les aider. Quand je travaille avec un élève du U, je suis toujours à moins de 50 cm de lui, les yeux au-dessus de sa table et, donc, de son travail. Il m’est alors plus facile de voir les difficultés, de les comprendre et d’y répondre efficacement.
    • Grâce à la table en U, les élèves apprennent l’entraide : j’ai attribué les places de la table en U de manière à placer un élève ayant des difficultés à côté d’un élève ayant plus de facilités tout comme j'ai associé les élèves timides aux plus extravertis. Ils peuvent ainsi s'aider mutuellement. Un enseignant pour 13 élèves c’est toujours mieux qu’un enseignant pour 25 mais cela reste loin du cours particulier alors si les élèves peuvent s’aider entre eux, les apprentissages sont encore plus accessibles à tous. On a tous à apprendre des autres, pas seulement des maîtresses !
    • Grâce à la table en U, je dispose d'un espace de regroupement directement à l'entrée de la classe. Cet espace est délimité par un tapis (trouvé chez Ikea) suffisamment grand pour accueillir les élèves du groupe qui travaillera ensuite en autonomie. Les élèves s'assoient donc par terre en face du tableau. Cet espace permet de réunir les élèves pour établir avec eux le déroulement de la journée et/ou de la semaine, sans qu'ils soient distraits par des trousses, des sacs ou autres.

    Voilà donc le détail de ce centre de travail collectif qu’est ma table en U.

    Mais rassurez-vous, je n’ai pas choisi ce nouveau mode de fonctionnement uniquement pour elle et pour toutes les valeurs qu’elle véhicule. Les centres développent tout autant de valeurs positives dont une principale et indispensable dans cette nouvelle pédagogie : l’autonomie !

    Le centre de travail collectif : La table en U


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