• Voici un petit pense-bête que j'ai écrit cet été à la demande des équipes d'Etre prof et destiné aux enseignants débutants. Moins long que mon précédent article, celui-ci se veut vous proposer une démarche courte afin de tenter de prendre la rentrée dans la bonne direction et de démarrer l'année (un peu plus) sereinement !

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    Vous venez de recevoir votre avis de nomination ...

    Le poste obtenu est celui désiré ...

    Ou pas ...

    La peur, la tristesse, l'angoisse, la panique et d'autres sentiments peuvent alors s'emparer de vous.

    Mais vous voulez vous ressaisir !

    Il le faut !

    Ce métier c'est VOTRE rêve, VOTRE but, VOTRE projet professionnel !

    C'est même aussi, peut-être, ce qui a demandé beaucoup de sacrifices au sein de votre famille, pour vos parents, pour vous !

    Mais comment faire pour voir la vie en rose quand le rêve semble devenir cauchemar ?

    5 lettres peuvent vous aider à voir au-delà de la situation pour bien démarrer non seulement l'année mais également le métier : A.P.R.E.S. 

     

    A pour analyser

    Quand on reçoit son poste, il faut prendre du recul et trouver tous les points positifs qu’il nous apportera. Tout sert toujours ! Si cela vous est difficile, dites-vous que vous avez déjà une chance de plus que d’autres : vous avez réussi votre concours ! C’est déjà une chance en soi. Saisissez- là.

     

    P pour préparer

    Essayez, autant que possible, d’anticiper et de préparer votre travail sur l’année. Programmations, progressions … sont des documents qui demandent du temps certes, mais qui seront un réel appui pour vous, surtout au début. De plus, à l’ère du numérique et de l’internet, n’hésitez pas à regarder sur les blogs d’enseignants, tous plus inspirants les uns que les autres, qui vous permettront de trouver des documents d’appui, au moins le temps de prendre vos marques.

     

    R pour respirer

    Les premiers postes sont souvent attribués tard et même à la dernière minute. Il faut s’y préparer psychologiquement en amont afin d’être prêt à agir dans la précipitation. Pour cela, respirez ! Oxygénez votre corps et votre cerveau pour les préparer à affronter ces débuts compliqués.

     

    E pour échanger

    ... discuter, communiquer ! N’hésitez pas à aller à la rencontre de vos collègues, à leur demander de l’aide, des conseils. Ils ont été débutants aussi et ont connu les mêmes difficultés. Ils seront des soutiens précieux. Là encore, n’hésitez pas à trouver de l’aide auprès des communautés d’enseignants présentes sur les réseaux sociaux. Les enseignants qui s’y trouvent sont la plupart du temps animés par une envie de partages et d’échanges essentielle dans ce métier.

     

    S pour se faire confiance

    Ne doutez pas de vous ! A aucun moment ! Le chemin parcouru a été si long jusque-là, ne baissez pas les bras si près du but. Vous êtes parvenu jusqu’ici à force d’envie, de travail, de motivation, de vocation ou autre selon votre passé personnel. Poursuivez dans cette voie et ayez confiance en vos capacités !

     

    Ces 5 points vous permettront de faire face plus sereinement à aujourd'hui mais aussi à demain pour envisager l’APRES, qu’il soit proche ou lointain, sous un œil plus positif et serein. ;-)


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  • Comme je vous l'ai dit il y a peu de temps, Être prof a lancé une campagne de soutien aux jeunes collègues prenant la forme de kits de survie.

    J'ai eu la chance et le plaisir d'être contactée par leur équipe de rédaction pour rédiger un témoignage relatant les débuts dans la profession.

    Étant donné que j'ai pu découvrir de nombreuses facettes de notre magnifique "profe-pa-ssion", cet article est très long (mais il aurait pu l'être plus encore ! ;-)).

    Je souhaite donc bon courage à celles et ceux qui auront le courage de lire jusqu'au bout et espère qu'ils pourront grâce à lui se faire une idée plus précise des postes qu'ils pourront avoir en début de carrière.

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    Quand on est enfant et qu’on imagine sa vie d’adulte, tout est toujours rose et merveilleux. Pour ma part, depuis le plus jeune âge j’ai fait part à mes parents que je voulais devenir maitresse d’école. Je pensais alors que la route serait facile et que j’aurais très vite ma propre salle de classe avec des élèves, mes élèves, sages, gentilles et sans difficulté. Mais le principe même d’un rêve est d’échapper au réel et, une fois le CRPE en poche, il faut savoir faire face à cette réalité à laquelle nos désirs n’avaient jamais songés !

    J’ai changé de poste chaque rentrée durant 7 ans avant de pouvoir « enfin » poser mon cartable dans une école, une classe, un niveau. Ainsi, avant d’atteindre le but que je m’étais fixée étant enfant, j’ai d’abord pu goûter durant mes premières années d’enseignement à la réalité du terrain, à des postes divers et variés qui m’ont certes fait peur mais qui ont toujours su m’apprendre énormément.

     

    PES, la différence entre « être » (enseignant) et « avoir » (sa classe)

     

    Lorsque j’ai eu mon concours, je pensais que les portes de l’Education Nationale m’ouvriraient grand les portes d’une école pour pouvoir enfin faire ce que je voulais : enseigner. Mon cursus a déjà quelques années et le système a déjà changé depuis que l’année de PES s’organisait ainsi. J’occupais cette année-là deux postes : deux jours en élémentaire dans une classe de CE2 et un jour dans l’école maternelle voisine en MS-GS. Le vendredi était une journée réservée à de la formation continue. Evidemment, la charge de travail de cette année en particulier mais également des suivantes s’annonçait conséquente. C’est une chose à laquelle il faut très vite se préparer et c’est normal lorsque l’on débute : il faut prendre ses marques, ses repères, préparer la classe … Tout cela demande du temps, de la patience et du travail. Mais le fait d’avoir 3 niveaux de classes à gérer et à préparer n’était pas vraiment stressant comparé au fait que j’étais stagiaire et que j’allais de ce fait être visitée en classe par des formateurs et des conseillers pédagogiques plusieurs fois dans l’année pour espérer être titularisée. C’est aussi ce qui attend les PES actuellement et je sais combien ce n’est pas facile, surtout en début de carrière, d’accepter d’être observé, analysé, jugé et également souvent critiqué. Il faut se dire que la critique n’est jamais négative.

    "N’oublions pas qu’être PES c’est être encore « en formation »."

    La critique permet donc d’apprendre et est toujours constructive. Il faut alors faire un gros travail sur soi pour l’accepter comme telle. Ainsi j’avais non pas une classe mais deux classes. Cependant, ces classes n’étaient pas les miennes. Elles étaient celles des titulaires, les directrices que je déchargeais. Elles ont été toutes les deux vraiment à l’écoute et m’avaient laissé « carte blanche » pour enseigner les disciplines qu’elles m’avaient confiées dans leur classe. En effet, quand on est en poste seulement quelques jours dans la semaine, il est évidemment impossible de tout enseigner. Dans ces cas-là, le plus souvent, la titulaire de la classe confie à son ou sa binôme des domaines des programmes à gérer de son côté. C’est ce qui a été le cas pour moi. J’étais tellement heureuse d’être maîtresse que je n’ai même pas réfléchi aux disciplines qui seraient les miennes et j’ai accepté tout ce qu’on m’a proposé sans discuter car après tout, si j’avais été l’unique maîtresse de la classe, j’aurais bien dû tout faire ! J’ai alors pris le parti de m’investir à fond dans la mission qui m’était confiée en me disant que cela me resservirait un jour. Même si je n’avais pas ma propre classe et que je ne pouvais pas l’organiser comme je l’entendais, j’ai eu la chance cette année-là d’avoir enfin des élèves. Et quels élèves ! Les premiers ! Ils valent tout l’or du monde.

     

    Les compléments de temps partiels

     

    Si l’année de PES ne permet pas de réaliser pleinement son rêve d’enfant, ce qu’elle fait vivre sur le terrain permet en revanche de former à une autre possibilité de poste possible dans les premières années de titularisation : les décharges de direction et les compléments de temps partiels. J’ai aussi pu goûter à ces postes que l’on n’envisage pas du tout en début de carrière. En tous cas, je ne les envisageais pas personnellement. L’année où je complétais des temps partiels, j’ai pu enseigner à tous les niveaux de classe de la PS au CM1 ! Maintenant, avec le recul, je peux dire que la charge de travail n’était pas plus conséquente que si j’avais eu ma classe à moi sur une année entière. Mais quand on débute, devoir chaque jour changer d’école, de niveaux d’élèves, de disciplines … ça fait très peur ! On se dit qu’on n’y arrivera jamais, qu’on ne retiendra sans doute pas le nom de tous les élèves, qu’on ne tiendra pas le choc. J’ai rencontré de nombreux collègues durant cette année de compléments. Ils m’ont tous gentiment accueillie et aidée. J’ai aussi eu la chance de découvrir des écoles et des fonctionnements différents qui m’ont servi plus tard pour penser mon enseignement et ma classe. Oui ce n’était pas tous les jours facile d’arriver le matin et de découvrir que je ne pouvais pas mener ce que j’avais prévu car il y avait eu la veille des imprévus dont je n’avais pas été informée. Mais ce n’était finalement jamais rien de grave. Dans ces cas-là, je faisais deux choses : je respirais un bon coup, je regardais mon cahier-journal, je modifiais l’ordre des activités de la journée afin de m’offrir du temps pour réorganiser la partie qui demandait des changements. Comme dit la « grenouille calme et attentive » de la méthode de méditation :

    "La respiration, on l’a toujours sur soi et on peut l’utiliser pour faire face à ce qui ne va pas."

    Si cette méthode fonctionne sur des enfants, sur des enseignants débutants, cela devrait aller aussi ! J’ai dû respirer profondément plusieurs fois à mes débuts et surtout à la réception de mes postes.

     

    Nommée le lendemain de la rentrée

     

    A la rentrée de mon année de T1, je n’avais pas obtenu de postes et avait été placée en tant que ZIL en attendant le mouvement du jour de la rentrée et en espérant y obtenir quelque chose. J’étais donc en classe ce jour-là pour décharger une directrice quand mon téléphone a sonné pour me dire que j’avais obtenu un poste : une ouverture de classe en CE2 après comptage par l’IEN le matin même. Je devais alors m’y rendre avant 17h pour rencontrer l’équipe et prendre fonction dès le lendemain en classe. Il était 15h30, l’école terminait à 16h00 et j’avais 40 minutes de route … Je raccroche. Je respire profondément (encore). Je reprends le fil de la classe. La cloche sonne. Je renvoie les élèves. Je pars. On verra le reste plus tard. J’ai ainsi obtenu ma première classe rien qu’à moi. C’était une ouverture de classe et j’ai donc eu pour salle de classe une pièce qui était normalement réservée à l’art plastique. Je ne disposais pas de beaucoup de rangements libres pour mes affaires car un mur entier était occupé par des armoires remplis de peinture, de pinceaux … mais ce n’était rien. J’avais ma classe rien qu’à moi. Les soirées des premières semaines ont été chargées car j’ai passé beaucoup de temps à mettre sur pieds programmations, progressions et autres joyeusetés administratives et professionnelles que l’ont fait en général durant l’été. Sauf que pour le coup, l’été était fini et j’avais classe tous les jours. Je devais assurer un enseignement digne de ce nom, d’autant que je ne voulais pas me planter : j’avais enfin ma classe ! Je ne pouvais décemment pas anéantir mon rêve alors que j’étais si proche du but ! Là encore, j’ai pu compter sur des collègues au top qui m’ont bien épaulée, qui m’ont guidée, qui m’ont donné des supports et des conseils qui me servent encore aujourd’hui. Je les remercie de m’avoir ouvert si grands les bras et de m’avoir proposé leur aide car, comme toute jeune enseignante, je n’ai pas osé aller de moi-même leur demander cette aide qui m’a pourtant été si précieuse. Ce sont eux qui ont fait le premier pas, dès mon arrivée, ce jour de rentrée scolaire, à 16h45. Voilà donc un conseil qui devrait servir à chaque jeune enseignant :

    "N’hésitez pas à demander de l’aide à vos collègues"

    Si vous n’en avez pas comme ce fut le cas pour moi l’année où j’étais chargée d’école maternelle, à votre hiérarchie. Ils ne vous mangeront pas et, contrairement à ce que je pouvais croire à ce moment-là, ils vous comprendront aisément pour la simple et bonne raison que ce que vous vivez, ils l’ont certainement vécu aussi. S’ils sont jeunes et débutants, comme vous, alors ils vous comprendront parce qu’ils vivent la même chose et comme deux têtes valent mieux qu’une, vous pourrez vous aider mutuellement. S’ils sont expérimentés, ils pourront vous partager des informations, vous conseiller, vous guider… certes pas en direct dans la classe, mais en amont, ils pourront être sans aucun doute une épaule d’appui solide. Sans les collègues, il est parfois difficile et même impossible de surmonter certains postes.

     

    La SEGPA : plus formateur qu’une formation

     

    Là où l’importance de partager avec les collègues a pris tout son sens fut durant mon année passée en SEGPA. J’ai obtenu ce poste au 3 ème mouvement, la veille de la rentrée. J’ai téléphoné pour connaître mon affectation et on m’a répondu : « Vous êtes assise ? Non ? Asseyez-vous alors. Vous étiez la dernière de la liste à passer au mouvement. Vous avez obtenu un poste en SEGPA … à environ 1h de route de chez vous. ». Si jusqu’alors j’avais toujours eu la chance de travailler dans des villes étant à une quarantaine de minutes de route de chez moi maximum, cette année-là il a fallu s’adapter à cette nouvelle donnée. Mais ce n’est pas la distance qui m’a le plus effrayée en raccrochant. Je me répétais sans cesse : « en SEGPA ? … en SEGPA !! … Mais c’est au collège ça. Ce n’est pas pour moi. Il y a erreur. ». En effet, à aucun moment de ma formation, l’éventualité de travailler en SEGPA ne m’avait été présentée. Je ne savais à ce moment-là pas du tout que je pouvais m’y retrouver. J’ai alors fouillé sur internet pour comprendre ce qu’était véritablement une SEGPA avant de téléphoner à mon établissement pour prendre mon poste. Je peux l’avouer aujourd’hui : toutes ces étapes de questionnements et de recherches ce sont faites dans les pleurs, les larmes et les sanglots. Je ne savais pas ce qui allait m’attendre. Je savais juste que c’était loin de chez moi et dans un univers scolaire que je ne connaissais absolument pas. J’ai donc finalement téléphoné au collège en question et m’y suis rendue dès le lendemain … toujours en pleurant ! Une fois sur place, j’ai été accueilli par le directeur de la SEGPA et les collègues, tous expérimentés, qui avaient, comme moi, tous hérités à leur début d’un poste en SEGPA sans le vouloir mais qui ne l’avait finalement jamais quitté. Je me suis alors dit « Si autant de personnes restent de leur plein gré, c’est que ce doit être intéressant. ». Et là, ils ont tous vu avec moi pour aménager mon emploi du temps afin de simplifier au maximum mes allers et venues, ils m’ont tous présenté leur façon de travailler, ils m’ont fait un topo sur les 13 élèves que j’allais accueillir… Bref, ils ont tout fait pour rendre cette prise de fonction plus simple que je ne le pensais. Cette rentrée qui s’annonçait cauchemardesque est finalement devenue une des meilleures de toute ma carrière, pleine de partage, d’échanges et de bonne humeur. La SEGPA, personne n’y est formé avant d’y être posté. C’est un fonctionnement très différent de ce que l’on connait à l’élémentaire et c’est devenu, pour moi, la base de tout mon enseignement. L’année que j’ai passé en SEGPA m’a appris mille fois plus que toutes les formations auxquelles j’ai pu assister. C’est la SEGPA qui me sert de base dans toutes mes réflexions pédagogiques. Si vous êtes nommé.e en SEGPA, je peux vous assurer d’une chose : vous pleurerez certainement en y allant, comme moi, mais vous pleurerez aussi en la quittant, comme moi. Car en effet, si aujourd’hui je ne travaille plus en SEGPA, ce n’est pas parce que cette expérience m’a déplu. C’est uniquement à cause de la distance. S’il y avait eu l’année suivante des postes libres en SEGPA, près de chez moi, j’y aurai postulé sans aucun doute. Ce ne fut pas le cas. Mais il m’était nécessaire de me rapprocher de mon domicile afin de me préparer au mieux à devenir maman.

    "Il faut savoir aussi une chose quand on débute : il est nécessaire et vital d’apprendre très vite à se préserver."

    Préserver sa vie personnelle et ne pas en faire trop au risque de perdre complètement pied et de ne vivre plus que le travail. C’est ce qu’il m’a fallu faire également et ce n’était pas chose aisée. Cela ne l’est toujours pas d’ailleurs par moment. Même si rien n’a pas été facile au démarrage, si les postes passaient et en se ressemblaient pas, j’ai à chaque fois trouvé dans les différentes classes un invariable important : les élèves. De la PES à la titularisation, des compléments à la ZIL, de la SEGPA à la direction d’école, j’ai pu exercer sur de nombreux postes différents au cours de mes débuts dans l’enseignement. Si tous ces changements et toutes ces adaptations ont été durs pour moi, cela aurait été encore plus difficile pour les élèves de devoir « subir » une enseignante qui ne voulait pas être là et qui ne faisait pas d’efforts pour accepter la situation. A chaque déception, c’est eux qui me motivaient à rester fidèle au poste et à aller de l’avant : « Ils n’y sont pour rien. Ils ont le droit d’avoir une maîtresse efficace. Alors bouge-toi ! ». Tous ces postes n’étaient pas du tout ceux dont j’avais rêvé petite. Jamais même je ne m’y étais imaginé pour la simple et bonne raison que je n’avais jamais entendu parler de certains d’entre eux. Et pourtant, il a bien fallu faire avec. Accepter est dur. J’en sais quelque chose. Mais c’est un passage inévitable si l’on veut pourvoir tirer bénéfice de chaque instant. Tous ces postes ont été très différents les uns des autres mais chacun a eu un effet sur l’autre. Chacun d’entre eux a pu me donner des clés pour avancer et surmonter les autres. Chaque année, chaque mois, chaque semaine, chaque jour, chaque heure et chaque seconde nous donnent de l’expérience. Chaque année, chaque mois, chaque semaine, chaque jour, chaque heure et chaque seconde nous permettent de faire un pas de plus vers l’objectif que chacun de nous se fixe. Et cet objectif je l’ai atteint et vous l’atteindrez aussi. Peut-être pas demain, non. Sans doute pas même. Mais un jour, il sera là, entre vos mains.

    Une école … Votre école.

    Une classe … Votre classe.

    Des élèves … Vos élèves.

    Tous très différents de ce que j’imaginais … de ce que vous imaginiez.

    Des élèves tous très différents les uns des autres également.

    Comme disait Nelson Mandela :

    « Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends. »

    Voilà, selon moi, quelle devrait être la devise de tout jeune enseignant. Certes, les postes qui vous sont ou vous seront attribués ne vous vendront pas toujours du rêve sur le papier. Certes ils vous feront peur et vous feront même pleurer parfois. Malgré tout, chacun d’eux saura vous faire avancer, progresser et devenir un meilleur enseignant et un professeur compétent.

    N’était-ce pas là votre rêve d’enfant finalement ?


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  • Etre MAT c'est accueillir dans sa classe des stagiaires en formation, les aider dans leurs débuts sur le terrain, écouter leurs interrogations et leurs inquiétudes pour y répondre et les aider à réussir au mieux le CRPE. Si je souhaite à tous les étudiants de réussir et d'obtenir leur CRPE, il est tout de même important de les informer que le rêve peut rapidement se transformer en cauchemar ...

    Devenir enseignant n'est pas chose aisée.

    L'être l'est encore moins !

    Surtout au début !

    Si j'adore mon métier-passion, je dois avouer que lors des premières années d'enseignement, il faut être prêt à faire face à certaines déceptions et à la réalité du métier : se voir attribuer un poste non-désiré, devoir travailler loin de chez soi, endosser des responsabilités auxquelles nous n'avions pas songé ...

    Les situations sont multiples et variées et l'aide pour les surmonter n'est pas toujours au rendez-vous selon les contextes.

    Afin de tenter d'aider au mieux les professeurs débutants à préparer leur première rentrée dans les conditions qui sont les leurs, la communauté "Etre Prof" a décidé de sortir un "Kit de survie pour les jeunes enseignants" (de la PES à la T3).

    Le kit de survie d'Etre Prof

    L'objectif de ce kit est de leur permettre de se rassurer et de s'outiller concrètement pour démarrer dans le métier en étant plus serein.

    Le kit permet de recevoir :

    10 ressources pour commencer à préparer sa rentrée. 

    Un mail par jour (à partir de la mi-août) contenant des ressources diverses, des inspirations, des outils, des témoignages ...

    La possibilité d'être tutoré pour avoir une aide individualisée et d'assister à des échanges en direct.

     

    Le kit de survie d'Etre ProfLe kit de survie d'Etre Prof

    L'idée première est donc vraiment d'éviter aux jeunes enseignants de paniquer.

    Si vous êtes jeune enseignant, que vous avez peur de faire face à votre prochaine rentrée, si vous cherchez des idées, des outils, des témoignages ... et que ce kit vous intéresse, n'hésitez pas à vous rendre sur le site d'Etre Prof pour vous inscrire et profiter des ressources qu'ils peuvent mettre à votre disposition.

    Il vous aidera sans aucun doute à préparer votre rentrée et vous permettra surtout de vous détendre, d'avoir l'esprit plus tranquille afin de profiter pleinement des vacances qui débutent. ;-)

     


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  • Voici un petit récapitulatif du rôle et de la fonction des MAT afin de répondre aux nombreuses questions que j’ai reçues sur le sujet ainsi qu’un bilan de mes premières impressions sur cette expérience extrêmement enrichissante.

    Qu’est-ce qu’un MAT ?

    Un MAT est un Maitre d’Accueil Temporaire (dit ci-après MAT). Pour le détail, voici un extrait de la définition telle que donnée par le ministère aux académies :

    Les MAT sont des enseignants expérimentés,  exerçant  sur  des  terrains  diversifiés, et   volontaires   pour   s’associer   aux   équipes   de formateurs de l’ESPE et de circonscriptions. Ces  enseignants  seront  capables  d’expliquer  leur pratique  au  regard  des  instructions  et  programmes et  d’analyser  les  démarches  d’apprentissage  mises en œuvre dans leur classe auprès d’étudiants de l’ESPE en formation.

    Pourquoi j’ai voulu devenir MAT ?

    J’ai voulu devenir MAT car j’avais réellement envie de participer à la formation des étudiants. Lorsque j’étais à l’IUFM, j’avais adoré ces moments d’observation en classe. C’était des temps de pratique pure et d’apprentissages concrets sur le terrain. Il m’avait été possible de parler ouvertement avec les enseignants qui m’accueillait . Je trouve ces situations très enrichissantes. Cela me permet aussi de (re)découvrir mes élèves sous un autre angle. Je peux observer leurs comportements, et leurs attitudes face à un autre adulte.

    Cela permet également d'avoir un autre regard sur sa propre pratique, de réaliser des critiques constructives pour se remettre en cause et en question.

    Comment devenir MAT ?

    Pour devenir MAT, il m’a fallu rédiger une lettre de candidature à mon IEN. Cette candidature a donc pris la forme d’une lettre de motivation explicitant mon parcours, mes envies et mes motivations à exercer cette fonction. Les MAT sont ensuite désignés pour une année scolaire par le directeur académique, selon les propositions et les avis de l’IEN. Vous l’aurez donc compris : pour devenir MAT il faut se référer avec votre inspecteur de circonscription qui, selon votre dossier ou en fonction d’une inspection, acceptera ou non de vous faire figurer sur la liste officielle.

    Pour ma part, mon ancienne IEN était venue dans ma classe et dans celles de mes collègues l’an passé suite à notre changement de fonctionnement vers les centres d’autonomie. Elle voulait voir comment tout s’organisait concrètement. Elle fut ravie de découvrir ce fonctionnement et a souhaité que nous le fassions connaître aux étudiants de l’ESPE. C’est à ce moment-là qu’elle nous a proposé de figurer sur la liste des MAT. Cependant, comme elle quittait la circonscription en juin, il nous a tout de même fallu rédiger notre demande écrite, en septembre, auprès de notre nouvelle IEN.

    L’enseignant est  maintenu  dans  sa  fonction de MAT les années suivantes,  sauf demande  expresse  de  sa  part  ou  avis  contraire  de l’IEN de circonscription.

    Selon  leur  choix,  leur  ancienneté  de  services  et après  avis  de  l’inspecteur  de  l’Éducation  nationale, les   maîtres   d’accueil   temporaire   peuvent   être amenés à accueillir trois types de public :

    MAT  1 :  Accueil  des  étudiants  en  Master  2ème année  dans  leur  classe  lors  de  séances  d’analyse de  pratiques :  regroupés  par  cycle  au  sein  d’un même établissement, ils participent alors au réseau d’école rattaché à la formation ;

    MAT  2 :  Accueil  des  étudiants  en  Master  1ère année dans le cadre de stages d’observation ;

    - MAT 3 : Tous types d’accueil : stages d’observation ou de pratique accompagnée, séances d’analyse de pratique  avec  des  étudiants  Master  1ère année  ou Master 2ème année.

    Le déroulement du stage

    Les stagiaires accueillis par des MAT doivent, comme préciser plus haut, réaliser plusieurs tâches au cours de leur stage.

    • des temps d’observation : les stagiaires doivent observer la classe, son fonctionnement mais aussi et principalement, l’enseignant, sa position, sa voix, son organisation …
    • des temps de discussions avec l’enseignant pour répondre aux questions, aux demandes, guider les premiers pas en tant qu’enseignant, aider à la construction des documents professionnels ...
    • des temps de pratiques en menant un ou plusieurs séances en classe

    Les premières séances

    Comme pour toute séance de travail en classe, 3 phases doivent être respectées pour la mener à bien :

    • la préparation
    • la réalisation
    • l’analyse

    Voici donc comment nous avons procéder, mes stagiaires M1 et moi-même pour qu’elles puissent réaliser leurs séances dans de bonnes conditions, malgré tout le stress que cet évènement leur causait.

    • La préparation

    Nous avons d’abord vu ensemble comment réaliser un cahier-journal et une fiche de préparation. En effet, les stagiaires m’ont fait part de leurs peurs à ce sujet car elles en avaient beaucoup entendu parlé mais, à l’ESPE, personne ne leur avait détaillé comment en réaliser (alors qu’on leur demande de faire 5 fiches de prep' par jour durant leur stage !!!! :-o ...).

    De même, nous en avons profité pour étudier les différences entre les programmations, les progressions, les projets de classe et d’école, … Je les ai senties réellement angoissées par tous ces documents dont tout le monde leur parle sans pour autant leur montrer. Ma volonté première a donc été de les rassurer en leur montrant ces outils, en les leur présentant, en leur donnant des exemples clairs et concrets qui pourront leur servir, non seulement pour leurs prochains stages, pour le CRPE (que je leur souhaite de réussir !), mais également pour leur carrière future.

    Une fois la fiche de préparation rédigée, nous nous sommes penchées sur l’importance de préparer son matériel avant la séance afin que tout soit prêt pour pouvoir faire face à toutes les éventualités et les différenciations qu’elles avaient prévues en nombre après avoir pris connaissance de mes petits loulous.

    Etant donné mon fonctionnement de classe particulier, j’avais peur de la réaction que pourraient avoir les stagiaires face à cette organisation qui diffère complètement de ce qu’on leur apprend à l’ESPE. Quelle ne fut pas ma surprise en voyant l’engouement qu’elles ont eu pour cet aménagement spatial. Elles ont parfaitement su s’adapter à ma façon de faire, souhaitant réaliser leur séance dans les conditions habituelles pour ne pas perturber les élèves et se lancer directement dans une organisation qui leur convenait et qui leur donnait des idées pour des prochains écrits évaluatifs de leur cursus de formation.

    C’est lors de cette phase de travail que je leur ai fait part de ce qui était, selon moi, essentiel pour mener une bonne séance : la tenue de classe. Si on ne tient pas sa classe, si on n’a pas l’attention des élèves, si on n’a pas leur envie d’entrer dans les apprentissages à ce moment précis, on aura beau avoir la meilleure fiche de préparation du monde, avoir préparé son matériel en amont et en nombre, avoir prévu des différenciations par centaines … La séance la plus géniale du monde risque fort de se transformer en plus grosse galère de l’univers. ;-)

    Les stagiaires, après avoir pu observer les enfants durant deux jours entiers, avaient pu remarquer les difficultés de certains élèves, les duos «à séparer pour optimiser les apprentissages … Leurs réflexions sur le sujet m’ont même permis de mettre à jour des choses que je n’avais pas vu moi-même avant concernant certains élèves (compréhension, concentration …). Elles ont été réellement très investies dans ce stage et me l’ont fait comprendre par des remarques justes et fondées dont je tiens compte aussi aujourd’hui pour préparer mes séances et m’adapter encore plus à chaque élève. Bref, vous l’aurez compris : ce stage n’a pas été utile qu’aux stagiaires que j’ai accueilli. J’ai également appris énormément ! En amont de leurs séances, elles ont donc réfléchi à la manière de placer les élèves dans le U et, comme nous en avions parlé ensemble, elles n’ont pas hésité à modifier le placement au besoin si elles sentaient qu’un élève n’était pas bien placé, durant leur séance.

    • La réalisation :

    Le plus dur pour les stagiaires, surtout en M1, est de rester calme durant leur séance. Enseigner est vraiment tout nouveau pour eux ! Dans le cas des stagiaires que j’ai accueilli, les séances qu’elles ont réalisées dans ma classe ont été les premières séances de toute leur carrière. Première fiche de préparation, première fois devant les élèves, première correction, … et en plus dans un fonctionnement qu’elles voyaient pour la première fois !

    Il me fallait donc les conseiller, les guider dans la bienveillance et la bonne humeur pour les mettre en confiance. Les facteurs humain et émotionnel étant, à mon goût, trop souvent oubliés par la hiérarchie institutionnelle envers nous, je comptais bien ne pas l’omettre moi-même face à mes stagiaires.

    J’avais peur de les voir la tête baissée dans leur fiche de préparation que nous avions élaboré dans les grandes lignes ensemble et qu’elles avaient peaufiné de leur côté. je me suis trompée ! Elles sont su à nouveau mettre à profit les conseils donnés lors de nos temps de discussions, elles ont su rebondir aux questions des élèves, aux réactions qu’elles n’avaient pas prévues (et qui leur ont prouvé la nécessité de préparer leur séance et d’essayer d’anticiper autant que possible les réponses et réactions des élèves). Evidemment, on ne peut pas tout prévoir et, parfois même, tout va de travers ! Qu’on enseigne pour la première ou qu’on soit à quelques semaines de la retraite : tout peut arriver ! L’important est de comprendre pourquoi ce que nous avons proposé n’a pas marché et de trouver des moyens d’y remédier au plus vite. Il est difficile d’anticiper absolument TOUTES les réactions possibles et je suis encore souvent surprise par la logique propre aux enfants. Donc voilà ! Avis à tous les étudiants et PES qui me liront : ne vous en faites pas si vous n’avez pas tout prévu ou si votre séance ne se passe pas comme vous l’imaginiez ! Cela arrive à tout le monde, régulièrement car, comme je le disais plus haut, les facteurs humain et émotionnel déterminent énormément, chaque jour, chaque heure, chaque minute ! Malheureusement, nous ne sommes pas maitres de ces deux facteurs à 100%.

    Faites donc du mieux possible ! Avec motivation ! Avec envie ! Avec espoir ! Avec  bienveillance ! Avec passion ! Avec tout ça vous ne pourrez que mieux rebondir et vous améliorer pour offrir le meilleur des enseignements possible !

    Le point qui a posé finalement souci aux stagiaires fut celui des consignes et de leur passation. Si les consignes leur semblaient simples et claires, les élèves ne les ont finalement pas entendues de la même oreille. Cependant, elles ont vite réagit, en classe, sur le vif, pour guider les élèves qu’elles sentaient perdus (preuve qu’elles étaient à l’écoute des conseils et des observations effectuées précédemment. Encore bravo à elles pour cela !).

    Elles avaient prévu différents niveaux de différenciation des exercices pour les élèves en difficulté, faisant varier la complexité des tâches afin que chacun puisse se mettre quelque chose « sous la dent ».

    La gestion de ce que j’appelle « le mur du son » (que mes collègues et moi nous sommes prises de plein fouet l’an passé lorsqu’on nous avons changé d’organisation) fut un des aspects à analyser ensuite lors du « débriefing » du soir. Les élèves étant face à une maîtresse nouvelle (tant dans la classe que dans l’enseignement), ils en ont profité et certains ont même agi de manière réellement inhabituelle (et même inadmissible !!) qu’ils ne se seraient pas permis d’adopter avec moi. Ce point fut donc étudié par la suite afin de trouver des solutions à ce problème de « mur du son » (stopper l’activité, calmer la classe, réexpliquer les consignes …)

    • Analyse

    Nous avons donc, après leur séance, réalisé un bilan de ce qu'elles ont présenté aux élèves, un débriefing.

    Avant toute chose, j’ai tenu à connaître le sentiment des stagiaires sur leur propre séance, leur ressenti général (je me répète encore, mais l'humain et l'émotionnel sont important, il doit à mon sens passer en priorité pour conseiller au mieux les jeunes et leur permettre d'entrer sereinement dans le métier) : comment se sentaient-elles avant de démarrer ? Comment se sentent-elles à présent ? Comment se sont-elles senties durant la séance ? Que pensent-elles de la séance réalisée ? A-t-elle été efficace selon elles ? …

    Nous avons ensuite poursuivi (à l’aide de leur fiche de préparation et des notes que j’avais prise durant leur séance) en mettant en lumière les points à retravailler. Démarrer l’analyse par les points négatifs permet de terminer par les points positifs, note plus joyeuse et encourageante pour des jeunes étudiantes motivées. Il serait dommage que les stagiaires ne gardent à l'esprit que des derniers mots négatifs à propos de leur toute première séance. Cela risquait de les faire douter de leurs capacités à poursuivre dans cette voie professionnelle alors qu'elles avaient en elle deux éléments essentiels pour se lancer dans ce métier : la motivation et l'envie de bien faire.

    Oui, c’était une première séance ! Non, elle n’était pas parfaite … MAIS C’EST NORMAL !

    C’est même logique et rassurant je dirais ! (parce que sinon j’ai autant prendre une retraire anticipée de quelques dizaines d’années ! ;-)).

    Nous avons listé :

    - les points qui ont posé problème et qui variaient selon la stagiaire concernée par le débriefing (gestion du stress, assurance et positionnement de l’enseignant, rapport aux élèves volume sonore de l’enseignant et de la classe, déplacements, énergie générale, position face aux élèves …),

    - recherché les causes potentielles de ses problèmes afin de réfléchir ensuite aux solutions possibles (quoi faire pour remédier au problème, comment faire la prochaine fois pour améliorer la séance, quelle remédiation apporter lors de la séance suivante ...).

    Bilan général

    Cette expérience m’a permis d’apprendre autant que les stagiaires (et peut-être même plus qu’elle sur certains points sûrement ;-)). J’ai pu me placer comme personne référente et guide pour elles qui n’avaient jusqu’alors eu connaissance du métier que par leur souvenirs d’écolières et la théorie de l’ESPE. J’ai beaucoup aimé le lien de confiance qui s’est posé entre elles et moi dès le début de la semaine et qui leur a permis de laisser libre cours à toutes les questions qui restaient en suspens pour elle en formation théorique. J’ai également eu la possibilité de me placer comme observatrice, non seulement des étudiantes que j’ai accueilli dans ma classe, mais aussi de mes propres élèves. J’ai pu les observer sous un autre angle, les voir travailler sans avoir à leur enseigner une notion, analyser leurs réactions et, surtout, leur non-réactions. Cela m’a permis de faire un peu la lumière sur leur façon de réfléchir, de comprendre les consignes et les différentes tâches qui leur sont demandées. Bref, découvrir des éléments essentiels qui ne sautent pas toujours aux yeux quand on est face à eux, en tant qu’enseignant.

    Cette expérience fut donc à la fois nouvelle, excitante et enrichissante !

    Je remercie les deux stagiaires de M1 qui m'ont fait découvrir ce nouveau rôle dans les meilleures conditions qui soient ! Merci pour leur motivation, leur envie, leur intérêt ... Ma classe leur sera toujours ouverte !

    J’ai maintenant hâte de poursuivre cette aventure et d’accueillir de prochains stagiaires de l'ESPE et d'ailleurs. Je sais que cela ne se fera pas avant l’année scolaire 2019-2020 car dans mon académie, un MAT n’a le droit d’accueillir qu’un seul duo de stagiaires par an et cela tous les deux ans

    Ce n'est pas grave ! Cela veut bien la peine de patienter un peu ! ;-)

     

     


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