• Vous êtes très nombreux à me contacter ces derniers temps, motivés par l'envie de mettre en place une classe flexible. Les questions que je reçois sont très nombreuses et j'avoue ne pas disposer de suffisammnt de temps pour répondre à chacun et apporter une aide individuelle et personnalisée efficace avant la rentrée. Malgré tout, j'ai pensé à un support qui vous sera sans aucun doute d'une grande aide dans votre projet ...

    L'année dernière, le blog Classe de demain et Manutan Collectivtés ont sorti un livre blanc dédié aux premiers pas en classe flexible.

    Motivés par la volonté de proposer aux enseignants des pistes, clés et outils pour les aider dans leur projet, les équipes de Manutan Collectivités étaient parties durant plusieurs mois à la rencontre des enseignants afin de comprendre les problématiques de terrains, échanger sur les solutions possibles et apporter leur expertise autour de l'aménagement des espaces.

    J'avais eu le grand plaisir d'être contactée et de témoigner de mon expérience.

    Ce livre blanc propose des supports méthodologiques qui pourront très certainement vous aider à concrétiser vos idées, vos envies, vos besoins ... VOTRE projet. D'un bilan sur sa pratique et son espace en passant par l'inventaire du mobilier et la réalisation des plans de classe, les outils de ce livre blanc vous permettront de ne rater aucun point essentiel.

    Pour en savoir plus, cliquez sur l'image ci-dessous. Vous pourrez alors télécharger votre exemplaire numérique du livre "Les premiers pas en classe flexible".

    Les premiers pas en classe flexible

    En espérant que cela pourra vous aider, vous inspirer et répondre à toutes les questions auxquelles je n'ai malheureusement pas toujours le temps de répondre avec détails et précisions. :-/


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  • Comme je vous en parlais dans l'article sur mes réflexions autour de la classe flexible et du protocole sanitaire, j'ai choisi de créer cette année des kits individuels pour mes élèves afin de pouvoir faire face à toute éventualité. Voici donc un petit article pour vous présenter ce le contenu de ces kits.

    "La mise à disposition d’objets partagés au sein d’une même classe ou d’un même groupe constitué (ballons, jouets, livres, jeux, journaux, dépliants réutilisables, crayons, etc.) est permise."

    D'après le dernier protocole, les élèves pourront donc utiliser du matériel commun de manipulation.

    Malgré cela, dès le mois de juin, j'ai choisi de créer des kits individuels et nominatifs que les élèves utiliseront dès la rentrée.

    Ainsi, dans le cas où un reconfinement, même partiel, redeviendrait d'actualité, ils disposeraient tous du matériel nécessaire pour travailler chez eux facilement. 

    Chaque élève disposera de deux kits à son nom : un des mathématiques et un de lecture.

    Celui de mathématiques contiendra des Noums (petits personnages de notre méthode de mathématiques) au nom de l'enfant. Ce kit sera ensuite enrichi par des jetons et/ou des petits cubes selon les besoins de chacun.

    Celui de lecture contiendra les différentes cartes "lettres" et "sons" de la méthode Aloé qui sera notre base de travail à ma collègue et moi-même cette année.

    Les kits de manipulation individuels

    A l'heure actuelle, les deux kits sont mélangés dans une seule et même pochette nominative car je ne dispose pas encore de toutes les boites de rangement nécessaires.

    En effet, les kits seront rangés dans des boites d'allumettes, elles-mêmes apportées par les familles à la rentrée des classes. Chaque boite sera alors recouverte d'une étiquette permettant de savoir de quel kit il s'agit et à quel élève il appartient.

    Les kits de manipulation individuels

    Afin d'anticiper les "Maitreeeesssse ! La boite elle est sortie de l'étuiiii ! J'arrive pas à la remeeeeettre !", j'ai bidouillé une petite cale sur la boite "test". Un 3 coups de cutter et un petit pliage vers le bas, la boite se retrouve arrêtée avant de sortir totalement de l'étui. ;-)

    Les kits de manipulation individuels

     

    NB : Cet article sera mis à jour à la rentrée, une fois que les kits seront mis en place.


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  • L'année scolaire à venir risque de nous réserver des surprises (espérons qu'elles soient bonnes bien sûr !). Dès la rentrée, il nous faudra respecter un protocole sanitaire, certes moins strict que les précédents, mais ayant malgré tout des lignes directrices fortes. Pour ma part, j'ai réfléchi tout l'été à deux possibilités d'aménagement pour ma classe. Vous trouverez dans cet article l'état de l'avancée de mes réflexions.

     

    Pour les intéressé(e)s, j'avais présenté ces réflexions dans une story Instagram que vous pouvez retrouver ici

     

    Les protocoles

    Oui ... Je sais ... Le titre est au pluriel alors qu'on en a qu'un seul à suivre ... à la fois !

    Le dernier en date est disponible ici. Mais, comme nous avons déjà eu la chance d'en connaître plusieurs différents, je me prépare psychologiquement à en avoir des nouveaux régulièrement cette année encore, en fonction de la circulation du virus. (Et oui ... Faut pas croire !! Même la hiérarchie vit au jour le jour ! On n'est pas les seuls. C'est peut-être incroyable mais c'est vrai ! Même elle doit s'adapter ... et dans l'urgence ! Même si ce n'est pas évident pour nous au quotidien, face aux élèves, le fait est que je préfère de loin être dans mes baskets que dans les leurs. Mais soyons positifs : maintenant nous avons TOUS un peu de recul et d'expérience. Tout se passera mieux en 2020-2021 ;-)).

    Si en fin d'année, j'ai eu quelques craintes concernant la poursuite de la classe flexible (en l'état) compte tenu des différents protocoles, il en est tout autrement aujourd'hui ! En effet, la classe flexible (à mon sens), de par son espace-classe aéré, allégé en mobilier et modulable, me semble être une solution possible pour mener à bien les directives sanitaires.

    Le blog Classe de demain a d'ailleurs pu participer à une  réflexion commune organisé par l'Education Nationale afin d’élaborer des solutions concrètes à mettre en place dès la rentrée 2020-2021 dont la classe flexible.

    Pour plus de détails, cliquez sur l'image ci-dessous.

    Réflexions autour de la classe flexible et du protocole sanitaire

    En effet, je pense qu'en mai-juin, nous avons toutes et tous fait au mieux et au plus rapide. Nous n'avons pas pu disposer de suffisamment de temps pour nous retourner, regarder en arrière et mener une réflexion de fond afin d'envisager les choses sereinement. Il nous a fallu aller VITE ET BIEN dans le but de veiller à la bonne santé de tous. Le retour des tables en rangs d'oignons a donc été la solution la plus évidente à mettre en œuvre, celle qui répondait aux exigences du moment et au contexte.

    Et puis, on se disait surtout que ce serait pour quelques semaines seulement, que la rentrée serait différente et qu'un retour "à la normale" sans doute envisageable malgré tout.

    Seulement voilà ! Il en est tout autre aujourd'hui. Le virus circule encore (et risque fort de redoubler vu le laisser-aller général que je constate personnellement quand je sors de chez moi ... Mais ce n'est que mon avis ...). J'ai donc décidé de me préparer "au pire des scénarios" afin de ne pas risquer de revivre une année aussi mouvementée que la précédente (le niveau scolaire des élèves suite au confinement me donnera sans aucun doute suffisamment de travail, pas besoin de m'en rajouter après coup avec un aménagement complet à revoir dans le feu de l'action !).

    Mais, cette fois, hors de question pour moi de remettre mes tables en rangs d'oignons ! Avec toutes les dernières connaissances scientifiques faites pour prendre en compte les besoins des élèves et tous les constats réalisés au sein de ma classe ces dernières années, j'aurais l'impression de renier tout ce en quoi je crois profondément.

    Je me suis donc mise à la recherche de moyens qui me permettraient de concilier "classe flexible" et "protocole sanitaire". Pour m'éviter toute mauvaise surprise, j'ai choisi de penser dès cet été à des aménagements qui respectent des normes assez strictes. Ainsi, si jamais elles font leur réapparition surprise en cours d'année, je sais que je pourrais "faire face" et les mettre en œuvre facilement car j'aurais préparé ma classe et mes élèves en amont.

     

    Voici donc les normes générales qui ont guidé mes plans d'aménagements potentiels :

    Le respect du mètre latéral entre les élèves : En effet le protocole dit : "Dans les espaces clos (salles de classe, ateliers, bibliothèques, réfectoires, cantines, internats, etc.), la distanciation physique n’est plus obligatoire lorsqu’elle n’est pas matériellement possible ou qu’elle ne permet pas d’accueillir la totalité des élèves. Néanmoins, les espaces sont organisés de manière à maintenir la plus grande distance possible." Autrement dit, si on peut le respecter, il faut le respecter. #challengeaccepted ;-p

    Pas d'élève en face-à-face à moins d'1m de distance (qu'ils soient assis ou en mouvement) : En effet, les mouvements ne sont plus interdits dans la classe et permettent de laisser les élèves bouger dans la journée. Le fonctionnement par rotation de groupes est donc tout à fait possible à condition de veiller à ce que les élèves ne se retrouvent pas face-à-face lors des transitions. En conservant un sens de marche au sein de la salle de classe, il est possible de conserver une classe flexible comme celle connue jusque là. Pour ma part, je pense utiliser ce sens de circulation dès la rentrée (il figure sous forme de flèches violettes sur le plans). Il deviendrait alors (au même titre que la mise en rang élargi dans le couloir) une nouvelle habitude de classe. Comme les enfants savent très bien s'adapter à un nouvel enseignant et à un nouveau fonctionnement en début d'année , il ne leur sera pas très difficile d'acquérir ces nouveaux réflexes s'ils leur sont présentés dès le 1er septembre. (En tous cas je l'espère vraiment. ;-))

     

    Le matériel : La mise à disposition d’objets partagés au sein d’une même classe ou d’un même groupe constitué (ballons, jouets, livres, jeux, journaux, dépliants réutilisables, crayons, etc.) est permise. D'après le dernier protocole, les élèves pourront donc utiliser du matériel commun de manipulation (ce qui simplifiera les activités en centres d'autonomie). Malgré cela, j'ai choisi de créer des kits individuels et nominatifs que les élèves pourront utiliser dès la rentrée. Ainsi, dans le cas ou un reconfinement, même partiel, reviendrait, ils disposeraient tous du matériel nécessaire pour travailler chez eux facilement. (Je vous détaillerai ces kits au plus vite).

    Si jamais le protocole se durcissait par la suite, la rotation des groupes se ferait alors non plus selon les disciplines mais en fonction des temps de nettoyage et de désinfection des locaux et du matériel. Je dispose en classe du nécessaire pour désinfecter le matériel et le mobilier dans l'urgence (élève malade subitement ou autre) mais pas de faire un "shake-up" complet de la salle de classe. (D'autant qu'avec les surveillances de couloirs, de récrés, etc ... impossible de trouver le temps de le faire même si je le voulais vraiment !).

    Si les élèves n'ont plus le droit de quitter leur place sur la journée, les rotations seraient alors moins fréquentes avec, dans le pire des cas, un travail par groupe au centre guidé un jour sur deux. Mais un jour entier à une place flexible ou une chaise ordinaire n'est pas envisageable à mon sens et, dans ce cas, je mènerai plus de temps de travail en groupe classe, en extérieur, afin de permettre aux enfants de bouger. Rien n'est encore fixé sur ce point mais c'est en réflexion aussi, c'est déjà ça. ;-)

     

    NB : Le rectangle avec le point d'interrogation est un mobilier que je recevrai à la rentrée et qui sera amener à bouger régulièrement de place. Je vous en reparle dès que possible.

     

    Aménagement envisagé n°1 : Fonctionnement en 2 sous-groupes

     

    Réflexions autour de la classe flexible et du protocole sanitaire

     

    Dans cette configuration, il m’est possible de disposer de 29 espaces de travail individuels (quasiment autant en centre guidé qu’en centres d’autonomie et encore quelques espaces de travail disponibles dans le couloir pour les activités autonomes nécessitant du calme).

     

    L’avantage considérable est que cette organisation spatiale me permettrait de poursuivre mon fonctionnement habituel avec seulement deux sous-groupes à alterner. N’avoir que deux sous-groupes facilite les rotations : elles sont possibles sur chaque disciplines, ou sur une demi-journée, ou sur la journée ou même encore un jour sur deux Ainsi, si jamais les directives deviennent plus strict au cours de l’année (on ne sait jamais …), je dispose de plusieurs organisations temporelles possibles, dont aucune ne perturbera les habitudes acquises par les élèves.

    Cependant, les élèves, lorsqu’ils sont au centre guidé, ne sont pas tous face au tableau ce qui risque de perturber fortement non seulement les temps d’apprentissage du geste graphique mais tous les autres également car les élèves devront sans cesse se tourner pour voir correctement. Je les ai placé de profil par rapport au tableau plutôt que dos à lui afin d’éviter à la moitié d’entre eux d’avoir à se tourner complètement. C’est toujours ça mais bien loin de l’idéal.

     

     

     

    Aménagement n°2 : Fonctionnement en 3 sous-groupes

     

    Réflexions autour de la classe flexible et du protocole sanitaire

    Dans cette configuration, il m’est possible de disposer uniquement des 25 espaces de travail individuels (8/9 au centre guidé et 16/17 en autonomie mais toujours quelques espaces de travail disponibles dans le couloir pour les activités autonomes nécessitant du calme).

     

    L’avantage considérable est que cette organisation spatiale permettra d’avoir tous les élèves face au tableau au centre guidé.

     

    En revanche, le fait de ne pouvoir disposer que de 9 places maximum au centre guidé m’obligera à tourner avec 3 sous-groupes. Il faudra alors envisager des rotations par demi-journée dans le meilleur des cas ou sur 3 jours ce qui est plus probable en raison du nettoyage des locaux. Les élèves seraient alors une journée entière à une place flexible ou à une chaise ce qui est difficilement envisageable.

     

     

     

    Le travail de groupe

     

    Réflexions autour de la classe flexible et du protocole sanitaire

    En veillant à ce que les élèves se lavent les mains avant et après le travail demandé, il est possible de respecter les conditions précisées dans le protocole. Ainsi le travail de groupe peut tout à fait être mené en plaçant les tables et les élèves comme sur ce schéma :

     

    Cette disposition ne permet pas (dans ma classe en tous cas) de mener des temps de travail en groupe très longs car les pieds de mes tables empêchent les chaises de passer au bout. Les élèves seront donc éloignés de la table à ces places ce qui les obligera à s’asseoir dans des positions non tenables pour les temps d'écriture.

     

    En revanche, si besoin, il est possible de démarquer l’espace de chacun avec du masking tape ainsi qu’un espace commun au milieu de la table.

    De même, sur le schéma, les licorn'élèves ont des masques. En effet, dans le cas où les distances ne pourraient pas être respectées, je pense qu'il peut-être utile de faire porter des masques aux élèves. SI le port du masque est obligatoire à partir de 11 ans, il n'est pas stipuler qu'il est interdit pour les plus jeunes. Au contraire, c'est recommandé mais non-obligatoire. Aussi, afin de mener des travaux de groupes sans stress de contamination, le port d'un masque juste pour ce temps de travail particulier s'avèrerait, à mon sens, très pratique. (Je n'ai pas réfléchi aux détails logistiques pour le moment - qui fournit le masque ? où le range-t-on après usage ? qui le lave ? etc ...- mais c'est une idée qui vaut ce qu'elle vaut.).

     

     

    Voilà donc où en sont mes réflexions actuelles autour de l'aménagement de ma classe flexible et du protocole lié au covid-19 pour l'année à venir. Cet article sera mis à jour en fonction des nouvelles idées et possibilités que je pourrais avoir ou découvrir.

    En attendant, pour vous permettre de recueillir encore plus d'idées pour aménager votre propre classe, je vous conseille d'aller lire l'article de Tanière de Kyban : Aménager sa classe (flexible ou non) malgré la covid-19 qui vous propose de multiples dispositions possibles.

     

    #ensembleonvaplusloin ;-)

     

     


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    Comme le bien-être à l’école est une thématique qui m’intéresse beaucoup, les éditions Nathan m’ont gentiment proposé de découvrir leur dernière parution sur le sujet : « Etre bien pour apprendre : Les sciences cognitives en pratique ». L’objectif de cet ouvrage qui s’adresse aux enseignants, est de les accompagner dans la mise en place d’une pédagogie basée sur l’apprendre à apprendre, le bien-être et la coopération, mais les accompagne aussi dans leurs questionnements, dans l’évolution de leurs pratiques. Comme sur les réseaux sociaux vous avez été nombreux à me poser des questions sur cet ouvrage, je prends le temps de vous le décrire un peu plus en détails ici.

     

    Etre bien pour apprendre : les sciences cognitives en pratique

     

    Ce qu’il faut savoir avant toute autre chose …

     

    Les autrices, Juliette François et Isabelle Grossetête, sont toutes les deux des professeures des écoles. Elles ont construit, sur le terrain, au sein de leurs propres classes, une pédagogie bienveillante qu’elles mettent aujourd’hui à la portée de toutes celles et tous ceux qui souhaitent se pencher sur la thématique du bien-être à l'école. Elles ont construit ensemble la démarche inclusive CARE (les Clefs de l’Apprentissage par la Recherche en Education) en s’appuyant sur leur expérience du terrain et leur formation universitaire dans les domaines de la recherche en éducation et de la formation. 

     

    Cet acronyme qui rappelle le terme anglais « care » signifiant « prendre soin » permet d’inscrire la démarche dans une perspective de relations humaines développant l’attention aux autres, l’empathie, l’engagement envers soi, envers les autres, ….

     Elle permet donc à chaque élève de bien apprendre grâce à une connaissance de soi, une capacité à coopérer et communiquer avec autrui, un environnement inclusif, propice à un apprentissage de qualité et un environnement apprenant.

     

    Leur but est ainsi de créer une passerelle entre expertise enseignante et savoirs théoriques, connaissances du terrain et découvertes de la recherche (sciences cognitives, sciences de l’éducation, sociologie de l’éducation).

     

     

     

     Organisation du kit

     

     

    Il se compose de 2 éléments distincts :

    Etre bien pour apprendre : les sciences cognitives en pratique

     Le guide de l’enseignant

     

    Le programme proposé dans le guide s’articule autour de trois domaines d’apprentissage ayant la même valeur et méritant tous d’être développés pour permettre à l’élève de bien apprendre.

    - cognitif,

    - socio-émotionnel

    - comportemental 

     

    Etre bien pour apprendre : les sciences cognitives en pratique

    Etre bien pour apprendre : les sciences cognitives en pratique

     

    Le guide de l’enseignant mêle à la fois théorie et pratique.

     

    Chaque notion (la cognition, le savoir être et le savoir vivre ensemble) est ainsi abordée à la fois à travers l’interview de « spécialistes » et par un accompagnement pas à pas qui permet à l’enseignant de mettre en place des séances « clés en main ».

     

     

    Exemple d'un dossier thématique

    Etre bien pour apprendre : les sciences cognitives en pratique

    Exemple d’une interview de spécialiste

    Etre bien pour apprendre : les sciences cognitives en pratique

     

    Exemple de fiches séances « clé en main » adaptées aux différents niveaux de classe et conçues comme des outils réflexifs car il est possible de prendre des notes directement dessus et de prendre en compte la posture enseignante qui sera nécessaire au bon déroulement de la séance.

     

    Etre bien pour apprendre : les sciences cognitives en pratique

     

     

     

    Des encarts destinés aux enseignant permettent de prendre le temps de réfléchir à sa propre pratique. De plus, la majorité des activités proposées peuvent être abordées dans le cadre d'autres disciplines (sciences, EPS, musique ...). Le guide indique ainsi des "zoom sur les programmes" qui permettent d'organiser la démarche en fonction des instructions officielles.

     

     

    L’enseignant dispose ainsi d’une palette d’outils très large pour s’approprier la démarche CARE et la mettre en œuvre très facilement grâce au bloc détachable joint au kit..

     

     

    Le matériel pédagogique

     

    Tout le matériel évoqué dans le guide de l’enseignant est contenu dans un bloc détachable et disponible en téléchargement pour pouvoir être projeté.

    Etre bien pour apprendre : les sciences cognitives en pratique

    Etre bien pour apprendre : les sciences cognitives en pratique

     

    Les activés proposées sont ainsi très faciles à mettre en place dans la classe et les formes d’exploitation sont très variées (carte jeux, cartes de relaxation, pictogrammes, « neuro livret » qui accompagne l’élève dans sa démarche réflexive, « neuro quiz » pour se tester et retenir les informations essentielles ...).

     

    L’univers général est très coloré grâce aux petits personnages qui accompagnent l’élève dans es découvertes et illustrent l’attention, le contrôle cognitif, la flexibilité mentale et la capacité de coopération.

     

     

    Etre bien pour apprendre : les sciences cognitives en pratique

     

    Ce qui m’a beaucoup plus personnellement en lisant l’ouvrage c’est son côté « flexible ». Le programme est certes utilisable en l’état (Une programmation sur l'année est d'ailleurs proposée dans le guide) mais il est tout à fait possible de « faire son tri » et de « piocher » seulement parmi les problématiques proposées celles qui seront les plus pertinentes pour sa propre classe.

    Etre bien pour apprendre : les sciences cognitives en pratique

     

    Pour guider les enseignants dans la mise en place d’un programme convenant aux besoins de leur groupe-classe, l’ouvrage propose des plans d’action à suivre : un plan «attention », un plan « travail en groupe », etc ...

     

    Etre bien pour apprendre : les sciences cognitives en pratique

     

    Mon avis personnel

     

    J’inclus déjà depuis plusieurs années dans ma pratique de classe des temps dédiés à « l’apprendre à apprendre ».

    Cet ouvrage m’apporte ainsi de nouvelles et nombreuses pistes ou idées d’activités qui me permettront de varier mes approches et d'adapter encore plus cet enseignement à mes classes et mes élèves.

    Si je compte exploiter en classe, selon les besoins, les parties dédiées au savoir-être et au savoir vivre ensemble, je n’exploiterai personnellement pas la partie dédiée à la cognition. Non pas qu’elle n’est pas intéressante ou autre. Loin de là ! Je fais ce choix uniquement parce que j’utilise déjà depuis 2 ans le programme ATOLE que je connais très bien et qui me satisfait pleinement pour aborder ce sujet précis. Je vais donc profiter du coté flexible de "Etre Bien pour apprendre" en exploitant les deux autres thématiques tout en poursuivant ATOLE. ;-)

    Comme dit plus haut, les activités proposées ne sont pas à réaliser "en plus de tout le reste" mais s'incluent parfaitement au programme de chaque niveau de classe. Par expérience, si on a parfois l'impression de "grignoter" du temps d'apprentissage et d'enseignement en menant ce type de projet, cela est loin d'être une perte de temps. C'est même plutôt de l’investissement sur l'avenir car le temps qui nous semble perdu aujourd'hui nous en fera en fait gagner bien plus demain.

     

    « Etre bien pour apprendre » est un support très riche et pratique qui me semble être un bon support si l'on souhaite se pencher sur ses propres pratiques et encourager ses  élèves à mieux se connaître et connaître les autres, mieux se comprendre et communiquer, mieux se faire confiance et coopérer et mieux vivre en classe en co-construistant un climat de classe apaisé.

    J'espère que cet article aura pu répondre à toutes les questions reçues et à vous faire une idée plus précise de cette petite nouveauté. ;-)

     

     

     


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  • Depuis deux années, j’utilise avec mes classes de CP un programme d’éducation de l’attention nommé ATOLE. J’ai découvert que les outils du programme allaient être mis à jour et édités. Autant vous dire que cette nouvelle m’a enchantée alors même que je retournais en classe et constatais avec grande peine que les capacités attentionnelles de mes loulous avaient considérablement diminué avec le confinement et l’enseignement à distance. Voici un petit tour de cet ouvrage que j’ai dévoré !

     

     

    Pour la petite histoire …

     

    Face à la crise majeure de l’attention que les enseignants expérimentent chaque jour en classe avec leurs élèves, Jean-Philippe Lachaux, neuroscientifique spécialiste de l’attention, a mis au point le programme ATOLE (programme d’éducation de l’ATtention à l’écOLE).

    Sa vocation première est d’offrir un programme clair et abordable expliquant l’attention aux enseignants et aux enfants, pour les aider à mieux la maitriser. ATOLE fournit ainsi un cadre qui permet de parler de l’attention de manière structurée et progressive, seul ou en complément d’autres approches (yoga, méditation, sophrologie …).

     

    ATOLE est testé et perfectionné depuis plusieurs années dans des classes. Depuis 2018, il est mis gratuitement à la disposition de tous les enseignants ici. Plusieurs milliers de collègues l’utilisent désormais en France ce qui a entraîné une forte demande de formations à la question de l’attention et abouti, d’une part, à la création d’un parcours M@gistère consacré à ATOLE et, d’autre part, à un MOOC conçu avec le réseau CANOPE.

     

    NB : ATOLE se destine à l’enseignement primaire (cycle 2 et 3 essentiellement) et peut être poursuivi dans le secondaire par le programme ADOLE.

     

    Pour plus de détails, je vous renvoie à ces deux articles que j’avais déjà rédigé au sujet d’ATOLE :

     

    -          Le programme ATOLE

     

    -          Après quelques mois avec ATOLE …

     

    Afin de permettre à chaque enseignant de pouvoir de s’auto-former sur les grands principes qui régissent l’attention, Jean-Philippe Lachaux et son équipe se sont associés au réseau Canopé et aux éditions Mdi pour donner naissance à un ouvrage pensé et structuré sur le sujet.

     

    "L'attention, ça s'apprend" : un ouvrage pour s'auto-former et devenir maître de son attention

     

    Organisation de l’ouvrage

     

    Comme vous pouvez le voir dans les photos du sommaire, l’ouvrage se découpe en 5 grandes parties regroupant 30 affirmations clés permettant de comprendre les grands mécanismes de l’attention.

     

    Par exemple : « On ne peut pas faire attention à tout à la fois », « Toutes les situations n’exigent pas le même niveau de concentration » …

    "L'attention, ça s'apprend" : un ouvrage pour s'auto-former et devenir maître de son attention

    "L'attention, ça s'apprend" : un ouvrage pour s'auto-former et devenir maître de son attention

     

    Pour mieux vous en rendre compte, voici un extrait de l’ouvrage.

     

    Je ne l’ai pas choisi au hasard : c’est une affirmation sur l’attention en lien direct avec notre vécu d’enseignant et la « polyvalence » dont nous devons faire preuve à chaque instant en portant mille et une casquettes différentes à la fois. Je pense que c’est un extrait qui parlera au plus grand nombre. ;-)

     

    "L'attention, ça s'apprend" : un ouvrage pour s'auto-former et devenir maître de son attention

     

    Chaque affirmation se découpe en différentes parties à la fois indépendantes et complémentaires. Chacun peut lire la partie qui lui parlera le plus :

     

             « En bref » est une partie qui donne les informations essentielles sur le sujet traitées, sans trop rentrer dans le détail scientifique.

    "L'attention, ça s'apprend" : un ouvrage pour s'auto-former et devenir maître de son attention

     

     « Si on approfondit » permet de creuser un peu plus le sujet en apportant et illustrant le propos.

    "L'attention, ça s'apprend" : un ouvrage pour s'auto-former et devenir maître de son attention

     

            « Ce que disent les neurosciences » apportent les connaissances scientifiques explicitant les mécanismes cérébraux.

    "L'attention, ça s'apprend" : un ouvrage pour s'auto-former et devenir maître de son attention

     

              « Mais on peut nuancer » énonce les exceptions (Et oui ! Le cerveau c’est comme l’orthographe : il y a toujours des exceptions pour confirmer la règle. ;-)).

    "L'attention, ça s'apprend" : un ouvrage pour s'auto-former et devenir maître de son attention

    "L'attention, ça s'apprend" : un ouvrage pour s'auto-former et devenir maître de son attention

     

    -          « Et vous ? » invite le lecteur (l’enseignant !) à s’interroger sur sa propre expérience, au quotidien ou en classe. C’est, selon moi, une partie essentielle de l’ouvrage car elle engendre une réelle prise de conscience de nos propres capacités attentionnelles ce qui est un préalable indispensable si l’on souhaite mettre en place un programme attentionnel avec ses élèves. (Autrement cela reviendrait à dire simplement « Fais ce que je dis mais pas ce que je fais ! ».)

     

    "L'attention, ça s'apprend" : un ouvrage pour s'auto-former et devenir maître de son attention

     

    Chaque partie de l’ouvrage se termine avec :

     

     Un bilan des découvertes réalisées et une synthèse de ce qu'il faut retenir sous forme de sketchnote (que j’ai particulièrement adoré car je retiens personnellement bien mieux quand il y a des petits dessins. Et si en plus ils sont rigolos, JACKPOT !)

    "L'attention, ça s'apprend" : un ouvrage pour s'auto-former et devenir maître de son attention

     

    -          Un petit topo permettant de lier les découvertes faites avec le programme ATOLE : cela permet de bien comprendre ce que le programme présente aux enfants, pour quelles raisons et dans quels buts. Cette sous-partie est complétée par des QR code renvoyant vers des vidéos permettant de compléter ou d’illustrer le propos avec notamment des séances d’ATOLE en classe.

     

    "L'attention, ça s'apprend" : un ouvrage pour s'auto-former et devenir maître de son attention

     

    Toutes ces connaissances se complètent ensuite avec une partie entièrement dédiée au contenu du programme ATOLE (qui découle des 30 affirmations) et à ses fondements, de sa genèse à ses principes pédagogiques.

     

    Pour finir, l’auteur a regroupé l’ensemble des questions les plus fréquemment posées au sujet d’ATOLE en y répondant.

     

     

     

    Mon avis personnel

     

    Etant donné que j’utilise ATOLE depuis deux ans et que j’ai énormément lu sur le sujet pour bien m’en imprégner avant de mettre en œuvre le programme en classe, je n’ai personnellement pas appris grand-chose de plus.

    Mais, en lisant l’ouvrage, j’ai bien regretté de ne pas l’avoir eu entre les mains plus tôt. J’aurais économisé un temps fou (et aurais eu bien moins mal au crâne ! lol). En effet, je suis trèèèèèèès loin d’être une scientifique dans l’âme !! Aussi, quand j’ai décidé de me documenter sur l’univers du cerveau et de l’attention en m’auto-formant, je suis un peu rentrée dans la 4ème dimension (et même la 5ème sans doute !). Ce fut parfois très difficile pour moi de tout bien saisir et comprendre.

    J’avais déjà pu apprécier la qualité et la clarté des documents proposés sur le site où j’ai découvert ATOLE qui m’avaient permis de me familiariser avec le sujet en douceur mais cette version éditée est encore plus accessible. Elle est explicite, aérée et illustrée avec humour pour permettre de bien saisir les éléments-clés.

    C’est un ouvrage complet, facile à comprendre et très agréable à lire. Il est, à mon sens, réellement indispensable de s’y plonger si l’on souhaite aider ses élèves à être maîtres de leur attention.

     

    D’autant que le but premier de ce livre est d’être une introduction au programme ATOLE. Il sera prochainement complété par un guide de séquences à destination des enseignants qui leur permettra de mettre en place pas à pas le programme dans leur(s) classe(s) (que j’ai personnellement hâte de découvrir car il sera mis à jour en fonction des retours de terrain afin que le programme soit le plus complet et pratique possible).

    "L'attention, ça s'apprend" : un ouvrage pour s'auto-former et devenir maître de son attention

     

     

     


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