• Cet été, j'ai pu découvrir plusieurs ouvrages qui me permettront d'aborder les émotions avec mes élèves. Voici une petite présentation de ces ouvrages qui, je pense, intéresseront de nombreux collègues travaillant sur ce thème avec leur classe.

     

    La collection Nougatine (Editions NLA)

    Lue à mes propres enfants durant l'été, cette petite collection a reçu un bel accueil de leur part. Même s'ils sont certes un peu plus jeunes que mes élèves de CP, nous avons pu avoir de beaux échanges sur le(ur)s émotions grâce à cette collection qui leur a permis de mettre en mots beaucoup de chose. J'espère que cela aura le même effet en classe !

    Qui est Nougatine ?

    Nougatine est une petite lapine, imaginée par Elsa Faure-Pompey et dessinée par Nicole Devals qui est devenue également la mascotte des éditions NLA Créations. Cette maison d'édition qui s'est donnée pour mission de reconnecter les enfants avec des choses simples dans le but de développer leur créativité, leur curiosité et leur potentiel.

    Des ouvarges pour aborder les émotions

    NB : Je sais que beaucoup de collègues ont investi dans les peluches des émotions du #magasindontonnedoitpasprononcerlenom et sont des petites boules de poils aux longues oreilles. Devinez un peu ce qu'il sera possible de faire comme lien entre les deux ... ;-p #maitresseimpatiente

    Nougatine vit donc des aventures qui paraissent simples à première vue mais qui parlent énormément aux enfants car elles sont toutes basées sur des évènements qu'ils vivent : se retrouver seul, faire face à la nuit tombée ...  les découvre

    Chaque ouvrage se penche ainsi sur une émotion ressentie et vécue par la petite lapine et qui lui fait rencontrer à chaque fois un nouveau petit personnage :

    - un merle pour la joie

    - une larme pour la tristesse

    - une cri-volant pour la colère

    - une griboutrouille pour la peur

     

    Des ouvarges pour aborder les émotions

    Mais ce qui m'a énormément plus dans cette collection c'est qu'après l'histoire, chaque album propose des pages de supports à exploiter en classe pour parler des émotions avec les enfants, dès le plus jeune âge. On y trouve ainsi :

    Des ouvarges pour aborder les émotions

     

    Des ouvarges pour aborder les émotions

     

    Des ouvarges pour aborder les émotions

     

    Des ouvarges pour aborder les émotions

     

    Des ouvarges pour aborder les émotions

     

    Vous l'aurez compris, j'ai vraiment craqué pour cette petite collection qui rejoindra ma classe dès lundi afin de m'aider à accompagner mes élèves dans la gestion de leurs émotions et, par conséquent, de leur comportement. ;-)

     

    NB : Les éditions NLA Créations me proposent de vous partager un petit code promo qui, si cette collection vous intéresse, vous permettra de réduire un peu le montant de vos achats ;-). N'hésitez donc pas à saisir le code "FR1" lors de votre prochaine commande sur leur site.

    Merci à eux pour cette délicate attention !

     

     

     

    Que d'émotions ! (Editions Perspectives)

    "Que d'émotions !" est un ouvrage extrait d'une collection écrite et illustrée par Gisèle Henriot.

    Après avoir été enseignante et directrice en école maternelle d'un réseau d'éducation prioritaire, elle s'est donnée pour mission d'améliorer les relations des enfants pour "bien vivre ensemble". C'est ainsi qu'elle a choisi d'appeler sa collection qui se compose de 3 ouvrages destinés à suivre les jeunes à travers les différents âges de l'enfance et de l'adolescence :

     

    Des ouvarges pour aborder les émotions

      Des ouvarges pour aborder les émotions    Des ouvarges pour aborder les émotions 

    Je ne dispose actuellement que du premier ouvrage cité (car c'est tout bonnement celui qui m'intéresse le plus étant donné l'âge non seulement de mes élèves mais aussi et surtout de mes enfants ;-)) mais, de ce que j'ai pu en voir, chaque ouvrage est fourni avec un petit guide à destination des parents et/ou enseignants pour leur donner des pistes

    L'article étant déjà long, je vous présente en vidéo les ouvrages déjà cités afin de pouvoir vous en dire plus sur les projets que j'ai pour eux. ;-)

     

     

     

    Collection "Histoire de valeur "

    En faisant un petit tour sur le site des Editions Perspective, j'ai pu découvrir la collection "Histoire de valeur". Cette collection semble être un bon support pour présenter et développer les compétences pyschosociales aux enfants. Il y a déjà plusieurs albums disponibles comme :

    - Le marchand de vent (la persévérance)

    - Le pont (La tolérance)

    - Une petite graine de quelque chose (La gentillesse)

    - Monsieur Piéléger (Le tact)

    - Madame Félicité (La gratitude)

    - Liselot des papillons (Le respect du vivant)

    Des ouvarges pour aborder les émotions

    Chaque album est visiblement fourni avec une petite fiche d'exploitation à destination de l'adulte. Je ne peux malheureusement pas vous en dire ou montrer plus car, mon budget n'étant (à mon grand regret) pas infini, je n'ai pas pu investir dans tous les ouvrages qui m'intéressaient. :-(

    Je pensais malgré tout important et intéressant de porter cette dernière collection à votre connaissance car je sais que certain(e)s d'entre vous apprécieront de connaître leur existence. ;-)

     

           

     


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  • Ecrire son prénom en attaché c'est très compliqué pour beaucoup d'élève en début de CP (et c'est normal !). Dès le premier jour de classe, je propose à mes élèves une fiche pour s’entraîner à cette tâche importante.

    Comme vous avez pu le voir dans mon cahier-journal de rentrée, dès le premier jour de classe je fais un peu de lecture et un peu d'écriture avec mes CP.

    D'une part parce que cela me permet de faire une petite évaluation diagnostique l'air de rien O:-D d'autre part (et surtout !) parce que les élèves n'attendent que ça du CP : lire et écrire !

    Pour ce qui est de l'écriture, je m’attelle en priorité à celle du prénom en cursive.

    Pour cela j'utilise une fiche d'entraînement qui, une fois glissée dans une pochette plastique, peut être utilisée à l'infini et offrir à chaque élève un support d'entraînement personnel sur lequel il pourra repasser sur les modèles, s'enttainer, se tromper, effacer, recommencer ... en un mot : apprendre !

    Voici le rendu d'une fiche d'écriture une fois les modèles-prénoms écrits :

    L'écriture du prénom

    La fiche comporte différentes parties :

    L'écriture du prénom

    Plus l'élève descend dans la fiche, plus il lui devient complexe d'écrire son prénom.

    Évidemment, je ne leur demande pas d'écrire leur prénom sur tous les points noirs le jour de la rentrée. Je leur explique et explicite la fiche avant de les mettre en actvité afin que chacun puisse estimer jusqu'où il souhaite aller. Les lignages se complétent au fur et à mesure de l'année et des progrès en graphisme et en repérage sur l'espace-feuille. ;-)

    Pour les intéressé(e)s, je vous laisse mon document modifiable ICI . Vous pouvez soit l'imprimer tel qu'il est en le complétant ensuite à la main, soit le modifier en y ajoutant les prénoms de vos élèves avec les polices de votre choix.

    Pour ma part j’utilise Maternelle color cursive et Belle Allure / Dumont ;-)


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  • Comme je vous en parlais dans cet article, ayant des CP, le jour de la rentrée implique de faire visiter aux élèves leur nouvelle école afin de les rassurer et de leur montrer le bâtiment dans lequel ils vont évoluer les prochaine années. Pour cela, je réalise avec mes élèves un puzzle qui leur servira ensuite de "plan" pour se déplacer dans l'école.

    "Et maintenant, sur votre gauche, vous pouvez voir la bibliothèque de l'école, appelée BCD ! Une pièce très intéressante !"

    Wouaaaahh !

    Voilà à peu près (et en exagérant à peine !) à quoi ressemblait la visite de l'école au début de ma carrière.

    Cela m'ennuyait profondément et les élèves aussi !

    J'ai donc décidé de modifier un peu ma façon de faire pour tenter de mettre en place une activité qui permettrait aux élèves d'être un peu plus actifs.

    Pour se faire j'ai recréé la façade de mon école sur ordinateur :

    Le puzzle de l'école

    NB : je l'intitule "Plan" afin qu'il puisse ensuite être une sorte de carte routière pour la circulation dans les couloir. La notion sera approfondie et précisée lors de séances spécifiques sur le plan de classe. ;-)

    Sur ce dessins de l'école vierge, chaque case blanche indique un espace de l'école (salle de classe, préau, toilette ...).

    Le bâtiment étant très grand, il est (symboliquement en tous cas) coupé en deux parties. Pour représenter ces deux parties, j'ai opté pour un système de couleur : vert pour la droite, orange pour la gauche.

    Pour remplir ce "plan", je distribue à chaque élèves une des "pièces de l'école" (photo ci-dessous), comme les pièces d'un puzzle.

    Le puzzle de l'école

    Elles sont toutes découpées par mes soins et chacune comporte :

    - le numéro de la salle en question (où à défait son "nom" : WC, préau ...)

    - le nom, la photo et le niveau de classe de l'enseignant qui occupe la salle

     

    Une fois que chacun dispose d'une pièce, je colle la pièce de notre salle de classe (afin que les élèves disposent d'un repère de départ) puis nous partons donc à la découverte de l'école.

    Les élèves entrent dans les différentes pièces (sauf si ce sont des salles de classe bien sûr ! Là on frappe à la porte, on dit bonjour, tout ça tout ça ... On fait les choses bien quand même attention ! ;-p), se concertent pour consulter les différentes pièces du puzzle de l'école qu'ils ont entrent les mains et trouver celle qui correspond à la salle où ils se trouvent afin de l'ajouter sur le "plan".

    Une fois le puzzle complété (et donc la visite terminée !), je l'affiche en face de notre porte de classe.

    Il sert ensuite à la fois de trombinoscope des adultes de l'école mais aussi de repère pour les élèves qui doivent circuler dans les couloirs pour une raison ou pour une autre.

    En début d'année, lorsque les élèves doivent s'y déplacer, je me place avec eux devant le plan pour leur montrer le parcours qu'ils devront faire :

    "Il faudrait rapporter ces documents à Mme X. Elle se trouve à l'étage, dans la salle 13. C'est ici, sur le puzzle, vous voyez ? (En général ils répondent "oui"... J'ai le doigt dessus quand même ... C'est assez évident à voir quoi ! ;-p) Vous allez donc emprunter le couloir de droite, monter l'escalier jusqu'à l'étage puis marcher jusqu'à la salle 13. Pour revenir il faudra faire le chemin inverse. Et on pense à être poli avec la maîtresse : Bonjour, merci, à bientôt et tout le tutti n'est-ce pas ? ;-)".

    Voilà donc comment je procède pour faire découvrir l'école à mes petits pioupious qui arrivent à la "grande école". C'est une séance que je trouve bien sympathique pour démarrer l'année et entrer en douceur dans le repérage dans l'espace. ;-)

    NB : Ces documents ne seront pas mis en version modifiable car nous avons tous des écoles différentes et que ce serait certainement plus simple de recréer votre propre école à l'aide d'un tableau ou autre.

    En revanche je vous glisse ici une activité qui suit celle-ci et qui me permet de faire un petit état des lieux du niveau de mes nouveaux élèves en terme de découpage (et de collage !).

    Il s'agit d'un exercice où ils seront amenés à découper différentes formes pour reconstituer une école à partir d'un modèle affiché au tableau. Le dessin a été pensé pour ressembler à celui de mon école mais, même si votre école est différente, cela peut toujours être un petit exercice d'entraînement pour démarrer l'année. ;-)

    Le document comporte 2 modèles de dessin :

    - un en couleurs pour faciliter le repérage des formes lors du collage

    - un sans couleur pour complexifier la tâche (petit rire diabolique O:-D).

    Le puzzle de l'école

     


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  • A l'approche du "jour dont on ne doit pas prononcer le nom", vous êtes nombreux-ses à m'écrire pour me demander comment je m'organise ce jour là avec le fonctionnement en centres et l'aménagement flexible au CP. Voici donc un petit article qui, je l'espère, saura répondre à vos questions. ;-)

    Parmi les questions reçues, celle qui revient le plus est :

    Est-ce que tu montres les centres dès la rentrée ?

    La réponse est non !

    En effet, en natation, bien avant de lâcher les élèves dans le grand bain, il faut dans un premier temps les laisser appréhender l'eau, la découvrir puis, seulement ensuite, leur apprendre à nager en leur donnant également des bouées auxquelles se raccrocher en cas de difficulté. Ce n'est qu'après qu'une virée en pleine mer et en solitaire peut être envisagée. ;-p

    Ben pour les centres, c'est pareil !

    Je laisse d'abord le temps aux élèves de tout découvrir, en douceur, les introduire petite à petit.

    Disons qu'il faut penser la mise en place de la pratique des centres comme un frisbee plutôt que comme un boomerang.

    Le frisbee, on le lance doucement puis on améliore son geste et sa précision, on l'envoie de plus en loin pour atteindre finalement le but qu'on s'est fixé.

    Le boomerang, on peut l'envoyer très fort direct et avoir rapidement les mains libres. Mais le risque de le voir nous revenir en pleine g... (voilà quoi !) est quand même important. ;-)

    Les centres n'entrent en fonctionnement qu'après une à deux semaines de classe.

     

    Une autre question fréquente a été :

    Comment présentes-tu l'aménagement flexible aux élèves ?

    A vrai dire, je ne le leur présente pas. Je les laisse me le présenter. ;-)

    En fait, avant de m'attacher à la mise en œuvre des centres, je me donne du temps pour laisser les élèves découvrir une chose bien plus attirante pour eux parce que plus visible : l'aménagement flexible !

    Dès qu'ils mettent les pieds dans ma classe, ils ne peuvent les rater : ballons, tabourets oscillants, ztools, ... Autant d'éléments qui attirent directement leur attention ... et leur questionnement.

    Je les évoque donc très rapidement. Dès notre premier échange, je les désigne et en parle pour les leur présenter et leur expliquer pourquoi la classe propose ce type de mobilier (besoin de bouger, concentration ...). Je m'en limite à cela. Je n'aborde pas les règles d'utilisation, l'intérêt de chacun ni rien d'autre car, comme je le leur dis, je veux qu'ils les découvrent par eux-mêmes.

    L'organisation de mon temps de classe s'organise autour de cette première découverte durant 2 semaines. Aussi, durant ce temps, pas de binômes, pas de centres, etc ...

    Je travaille avec un groupe au centre guidé et l'autre partie de la classe réalise une activité aux assises flexibles (une même activité pour tous les élèves en autonomie et par créneau horaire, le plus souvent en lien avec la discipline enseignée au U). 

    NB : J'essaye autant que possible de donner à réaliser en autonomie aux élèves des activités qui permettent de faire des évaluations diagnostiques. Ce sont des activités de fin de GS - début de CP qui me permettent de faire le point sur les compétences de chacun sans pour autant me faire perdre du temps d'apprentissage. Les petits "tests" de rentrée sont ainsi effectués d'un côté tandis que de l'autre, je suis vraiment disponibles pour démarrer doucement les apprentissages avec les élèves, échanger avec eux ... Je mets également beaucoup en début d'année en autonomie des activités de réinvestissement, de manipulation ... (niveau maternelle) que je sais que les élèves parviendront à réaliser sans peine. Le but dans ce cas n'est pas de savoir qui sait quoi mais seulement de donner confiance aux élèves en leur montrant que, même si certaines activités sont plus dures, ils tous savent des choses. ;-)

    Durant ces premiers temps d'autonomie, je ne leur impose pas une assise particulière (sauf cas exceptionnels liés à des raisons médicales ou comportementales bien sûr !). Je les laisse les tester en douceur, s'en faire leur propre idée.

    En fin de journée, nous débriefons les ressentis de chacun et confrontons les points de vue pour montrer qu'on est tous différents dans notre corps (et que pour la tête ce sera pareil et qu'il faudra y remédier en s'épaulant.). Ce temps est aussi l'occasion de rappeler aux élèves que les assises sont là pour servir leur concentration pas leur divertissement, leur rappeler également de tester les assises encore inconnues au fil des jours suivants mais aussi et surtout de laisser les autres les tester, sans les monopoliser.

    Avant de mettre en place les centres, on développe nos compétences psychosociales grâce travers l'aménagement flexible. On apprend à partager, à s'écouter, à écouter les autres ...

    Bref, on apprend à vivre ensemble !

     

     

    Cela me conduit à répondre à une autre question souvent posée :

    Travailles-tu en groupes restreints dès la rentrée ?

    Durant ces deux semaines de découverte de l'aménagement flexible par les élèves, il me faut aussi prendre le temps de découvrir mes loulous, tant au niveau personnel (centres d'intérêts, motivations ...) qu'au niveau scolaire (état des lieux des compétences de départ de chacun et des compétences sociales/relationnelles pour savoir qui aura besoin d'accompagnement dans la gestion de son comportement par exemple).

    Pour disposer de ce temps, je travaille ainsi en groupes restreints et cela dès le jour de la rentrée.

    La rentrée c'est toujours un peu étrange comme journée.

    On est à la fois enchanté de reprendre le chemin de la classe pour découvrir nos nouveaux élèves (et aussi - même si on ne l'avoue que rarement u même jamais par peur de passer pour des parents horribles - parce que retourner à l'école ça veut dire quitter la maison après deux mois avec nos propres enfants et que gérer NON STOP des enfants pendant 2 mois, ben c'est vachement plus difficile que d'en gérer 25 par intermittence pendant 10 mois ! Donc oui, j'ose le dire haut et fort, l'écrire noir sur blanc et l'assumer quoi qu'il m'en coûte : 2 mois de vacances quand t'es prof, c'est GENIAL mais 2 mois de vacances quand t'es prof ET parent, c'est loooong ... Très loooong ... Trooooop looooong ! Bref : j'ai hâââââte de reprendre !! ;-p)

    Mais la rentrée c'est aussi du stress ! Si, du côté des familles, on entend dire "Oh c'est le premier jour de classe ! Ils vont pas faire grand chose !", du côté des enseignants, on active le mode "Tétris" pour tenter de faire rentrer tout ce qu'on a à faire dans une seule et même journée !

    Entre l'inventaire du matériel que chacun a acheté, la distribution du matériel que chacun doit recevoir, la transmission de la note de rentrée, les mots à transmettre aux parents pour la réunion de rentrée (ce qui, quand tu as devant toi des CP n'ayant jamais vu un cahier ni un stick de colle de leur vie, peut devenir un parcours du combattant sans nom. Du coup, tu passes en mode "Koh Lanta" : tu mets ton bandeau autour de la tête et tu fais tout ce que tu peux pour survivre ce qui finalement te pousse à réaliser l'impossible : coller toi-même les 25 feuilles et redonner un nouveau tube de colle à chaque gamin parce que, bien sûr, ils n'ont finalement rien collé mais, dieu seul sait pourquoi, le tube, lui, est vide ! #lemysteredelarentree) ...

    Bref, à la rentrée, on n'a PAS rien à faire ! On a TROP à faire dans PAS ASSEZ de temps ! ;-p

    Pour ma part, je dois aussi réaliser la visite de l'école (et surtout celle des toilettes si je ne veux pas finir en dépression devant mes CP avant 16h30 le jour J !) car mes élèves y entrent pour la première fois. Il est donc primordial de leur faire visiter ce (grand) bâtiment qui doit les terroriser (d'autant qu'on ne sait pas ce que les grands frères ou grandes sœurs ont pu dire sur l'école et la maitresse durant l'été dans l'espoir d'avoir la paix ! Il faut donc veiller à rassurer tout ce petit monde ! ;-p #casentlevecu).

    Le plus dur c'est de mener toutes ces tâches de front ça sans stresser, ni rien communiquer comme sentiment négatif aux élèves parce que les enfants sont des éponges et qu'on risque de le payer le lendemain d'une façon ou d'une autre.

    Donc pour rester "zen", je me prépare un programme assez "cool Raoul" histoire de pas me mettre la pression.

    Et puis, si je parviens à la boucler, tant mieux ! Si non, demain est un autre jour et il parait même que rien ne se sauve ! (à part la maîtresse après la sonnerie bien sûr ... euh non, les élèves ...rien ne sauve à part les élèves ! O:-D)

    Quoi qu'il en soit, en CP, si je peux me permettre de donner un conseil aux jeunes collègues qui démarrent dans ce niveau : si vous penser pouvoir réaliser une tâche de collage en 15 minutes avec vos élèves dans les première semaines de classe, DOUBLEZ LE TEMPS EN TOUTES CIRCONSTANCES SUR VOTRE CAHIER-JOURNAL ! ;-)

    Pour me permettre d'être la plus zen possible, je fonctionne donc en groupes réduits dès le jour de la rentrée. J'explique aux élève pourquoi j'ai choisi de fonctionner ainsi et leur explique que le temps qu'ils auront aux assises flexibles sans moi n'est pas un temps de récréation et qu'ils vont y réaliser des activités précises.

    Ainsi l'inventaire du matériel se fait en demi-classe : cela me laisse du temps pour faire le point avec les élèves dans le "calme" (oui, les guillemets sont essentiels ! On parle d'enfants le jour de la rentrée quand même. Donc bon, ... le calme ... L.O.L quoi !). Pendant ce temps, les élèves en autonomie réalisent un petit travail de motricité fine qui consiste à découper de formes pour reproduire le dessin de l'école. (Comme j'en parlais plus haut, cela me permet d'établir sans perdre de temps un petit état des lieux des compétences de chacun en terme de repérage dans l'espace, de découpage et de collage et d'en prendre connaissance le soir devant Netflix avec mon pot de Haagen Dazs ... euh non, je voulais dire ... dans mon bureau avec ma tasse de café qui me fera tenir jusqu'à 3 heures du mat' ! [double O:-D] ).

    C'est de cette façon que le travail en demi-classe est donc introduit.

    Et je dois dire que c'est plutôt efficace et pratique car l'inventaire me prend moins de temps que les années d'avant.

    NB : Évidemment, pour cette première expérience de travail au centre guidé, je ne mets pas de minuteur visuel en route. Je me (nous) donne vraiment le temps de tout découvrir ensemble.

     

     

    De jeunes collègues m'avaient aussi demander

    Fais-tu des apprentissages en lecture dès la rentrée ?

    En effet, dans ma journée de rentrée, je prévois toujours une petite séance de lecture, même très simple ou incomplète !

    Pourquoi "attaquer" direct ?

    Uniquement pour faire plaisir aux élèves ! ;-)

    Imaginez ...

    Vous avez 6 ans.

    Vous allez entrer à la "grande école".

    Papi, mamie, tonton, tata et le reste du monde ne vous parle que de ça depuis des jours, des semaines et même des mois !

    Ils sont contents ! Ils sont fiers aussi !

    Ben oui !

    Vous allez ENFIN apprendre à lire !

    C'est un truc de dingue quand même !!

    Le monde va vous tendre les bras.

    La rentrée au CP arrive et ...

    Visite l'école, inventaire du matériel, découpage, collage, etc ... et vous n'avez pas appris à lire !

    DE-CEP-TION TO-TALE !

    Quelle maitresse de CP n'a jamais entendu, le jour de la rentrée, venant de la bouche d'un-e élève sautillant à la voix remplir d'excitation :

    "Maitresse ! C'est quand qu'on apprend à lire ?"

    Cela m'est arrivé. Répondre "Bientôt ..." ne m'a pas plu (et à l'élève non plus d'ailleurs !). J'ai donc opté pour une solution qui me permettait de répondre "Nous commencerons tout à l'heure" ou "Dès cet après-midi".

    Plutôt qu'un visage déçu, cette phrase me permet d'obtenir un sourire et de l'impatience de pouvoir annoncer à sa famille le soir à table "J'ai fait de la lecture aujourd'hui !".

    Cela semble peut-être dérisoire mais c'est déjà énorme pour certains loulous !

    Je ne sais pas si cela pourra vous intéresser, vous aidez ou autre mais je vous glisse malgré tout ci-dessous mon cahier-journal pour le jour de la rentrée. Bien sûr, il a été organiser en fonction de mes besoins, mes envies et de mes "impératifs" de rentrée mais peut-être pourra-t-il donner des idées à certain-e-s d'entre vous. ;-)

    Faire la rentrée avec une classe flexible

    NB : Le symbole Faire la rentrée avec une classe flexibleindique que la séance se fera avec une rotation des groupes durant le créneau horaire.

    Les jours suivants s'organiseront ensuite de manière à permettre aux élèves de rentrer en douceur dans les apprentissages tout en développant un climat de classe agréable, de l'entraide et un esprit d'équipe par des petits jeux de connaissance et de coopération, éléments qui seront indispensables pour la mise en place des centres.

     


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  • J'ai récemment été contactée par l'équipe PHILIPS qui souhaitait recueillir mon témoignage concernant l'utilisation du dictaphone en milieu scolaire. L'occasion pour moi de faire un petit point rapide sur mes différentes façons d'utiliser cet objet pour faciliter l'enseignement et les apprentissages.

     

     

    Pourquoi utiliser un dictaphone en classe ?

    C'est cette même question que s'est posée l'équipe qui m'a contactée après avoir découvert le blog et, plus particulièrement, cet article.

    Le dictaphone : un outil devenu indispensable

    Cette utilisation leur a semblé originale car nouvelle. En effet, les dictaphones sont "normalement" conçus pour un public d'utilisateurs en lien avec la santé ou la justice. Ils sont principalement achetés et utilisés dans le secteur médical ou juridique afin de faciliter le quotidien des médecins, des avocats, etc ...

    La présence de dictaphones à l'école était donc un peu "inattendue".

     

     

    Un dictaphone en classe, oui, mais lequel ?

    A vrai dire, je me suis pas vraiment posée cette question quand j'ai décidé de prendre un dictaphone en classe pour la simple est bonne raison que la question ne s'est pas posée. Voilà comment ça s'est vraiment passé.

    Séquence "flashback dans ma mémoire" et minute "je raconte ma life" (on ne râle et on apprécie ce partage de moment privé et privilégié ! ;-p) : Il y a deux ans, ma maman a changé de travail. Elle n'avait alors plus besoin du dictaphone qui lui servait pour enregistrer des réunions et en saisir la totalité de propos dans son ancien emploi. En vidant son bureau, elle m'a dit "Je ne sais pas ce que je vais faire de ce truc maintenant ! Il ne me sert plus à rien !". Je lui ai donc fait un très grand sourire qu'elle a très vite interprété (elle me connaît si bien ma maman ;-)) et me l'a tendu en disant "Visiblement, toi, tu sais quoi en faire ! Alors prends-le pour tes bouts d'choux !".

    Et voilà comment je me suis retrouvée avec un dictaphone en classe.

    Le dictaphone : un outil devenu indispensable

    Je ne l'ai donc ni choisi pour sa capacité audio, ni pour sa mémoire, ni pour ses boutons pratiques ni pour je ne sais quoi d'autre encore.

    C'est simplement que c'est celui-là qui s'est présenté à moi et c'est donc celui-là que j'ai pris.

    Mais depuis, ce dictaphone, bien qu'il fonctionne encore, commence à montrer des signes de faiblesses (il faut dire que je doit le surexploiter par rapport à son ancienne vie ;-p). Mais, comme je ne pourrais plus m'en passer, c'est un modèle bien plus récent qui a attiré mon attention car ils disposait d'un atout considérable : la transcription !

    Le dictaphone : un outil devenu indispensable

    Un dictaphone en classe, oui, mais pour faire quoi ?

    L'utilisation première du dictaphone dans ma classe a été portée sur le langage oral et la production d'écrits. Pour en savoir plus, cliquez sur l'image ci-dessous. Vous serez redirigez vers un article réalisé suite à un entretien que j'ai pu avoir avec l'équipe Philips. Il vous dévoilera en détails des idées d'exploitation en langage oral et production d'écrits, du cycle 1 au cycle 3 et même au-delà.

    Le dictaphone : un outil devenu indispensable

    Le dictaphone : un outil devenu indispensable

    Ce travail a été facilité avec le dictaphone de transcription car, après une simple pré-reconnaissance vocale par l'appareil, on enregistre sa voix, on branche le dictaphone sur l'ordinateur et, grâce au logiciel Dragon NaturallySpeaking, nos propos passent de l'oral à l'écrit en un tour de main !

    NB : Ce logiciel de transcription n'est clairement pas donné financièrement parlant mais il était fourni avec le dictaphone pour lequel j'ai opté (c'est d'ailleurs un des éléments qui a penché dans ma balance de choix !). J'ai depuis appris qu'il était souvent utilisé pour faciliter la scolarisation des élèves avec des troubles dys, ce qui ne m'étonne guère quand on voit l'efficacité du produit une fois la voix enregistrée dans la base de reconnaissance vocale. C'est juste : WOUAHOUH !

    Mais le dictaphone ne sert pas "qu'à" ça !

    Comme je le stipulais en début d'article, il trouve tout à fait sa place en QLM pour garder une trace des observations d'élevage ou de plantations par exemple.

    C'est en lecture que son utilité prend tout son sens et, surtout, permet de me faire gagner un temps considérable tout en offrant aux enfants de réels temps d'entraînement !

    En effet, grâce au dictaphone, il est très simple de permettre à chaque enfant de lire à haute voix, chaque jour, et de l'écouter dans le calme, sans être pressé par l'emploi du temps ou les camarades d'à coté !

     Avec le fonctionnent en classe flexible, il me suffit de demander aux élèves de s'enregistrer, quand ils le souhaitent, en train de lire un texte de leur choix ou un texte imposé (selon les besoins du moment et du programme) pour pouvoir les écouter tous ensuite (entre midi et deux, le soir chez moi ...). Les élèves préfèrent même grandement lire de cette manière car ils ne sentent pas mon regard (ou juste ma présence) qui "juge" directement leur lecture. Rien que le fait d'avoir à manipuler l'appareil suffit à motiver même les plus réticents à se lancer dans l'exercice.

    Le dictaphone : un outil devenu indispensable

    De même, avec le dictaphone, les dictées peuvent être facilement réalisées en autonomie aux centres. Pour se faire, j'enregistre la dictée sur la piste de mon choix (et que je communique aux élèves par le biais de leur plan de travail car, parfois même, j'enregistre plusieurs dictées de différents niveaux de complexité afin que chacun trouve chaussure à son pied ;-)). Les enfants n'ont plus qu'à préparer leur fiche de dictée ou leur cahier, à brancher le casque audio et c'est parti pour une dictée à son rythme : on met sur pause quand on en a besoin, on relance une fois qu'on est satisfait de sa production et HOP ! La dictée est faite, par tous, sans qu'aucun n'ai eu à attendre les copains un peu plus "lents".

    Le dictaphone : un outil devenu indispensable

    Évidemment, utiliser un dictaphone sur des temps d'autonomie suppose que les élèves savent se servir de l'appareil seuls.

    Pour se faire, dès les premiers jours de classe de l'année, je présente le dictaphone à la classe et le leur fait manipuler afin que chacun se l'approprie.

    De même, des règles ont été instaurées concernant les enregistrements : utiliser l'espace du couloir pour enregistrer son travail oral ou sa lecture afin d'être au calme. Ainsi, quand je réécoute, je ne suis pas obligée de "subir" les bruits parasites de la classe.

    De même, les élèves sont habitués dès le départ à dire leur prénom avant de commencer leur enregistrement pour que je sache qui j'entends lors de l'écoute.

    Des aides à l'utilisation sont également mises en place en classe afin de servir de "mode d'emploi".

    Pour le dictaphone comme pour le reste, il est important pour moi de ne pas "sous-estimer" mes élèves. Leur expliquer les choses, leur expliciter leurs intérêts suffit grandement à obtenir leur adhésion et leur motivation non seulement à s'investir dans les activités mais aussi à prendre soin du matériel qui est une preuve évidente qu'on leur fait confiance.

    Et à leur âge, on souhaite une chose en priorité : rendre l'adulte fier ! Alors du coup, on s'applique à respecter les outils disponibles parce qu'on sait que sans, ben ... Ce sera vachement moins fun d'apprendre. ;-p

    Et puis, n'oublions pas un détail : nos élèves naissent à l'ère du numérique et des tablettes.

    Un dictaphone c'est déjà du "vintage" pour eux ! ;-)

    Mais le "vintage" c'est cool il paraît. Du coup, il se plaise à redécouvrir le "pas tactile" (plus connu sous le nom de "boutons" ou "touches" ;-p).

    Le dictaphone : un outil devenu indispensable

    Une seule chose est certaine pour moi en ce qui concerne le dictaphone à l'école : il est devenu un de mes indispensables. S'il ne fonctionne plus demain, j'en reprends un autre dans la minute ! Il ne saurait quitter ma salle de classe avant ma retraite à présent. ;-)


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