• Au cours d'une formation à laquelle j'ai pu participé, j'ai pu découvrir plusieurs applications à mettre au service du langage oral en classe. Je prends le temps de vous présenter les 3 qui m'ont le plus plu et que j'ai déjà eu l'occasion d'essayer, avec mes élèves et/ou à la maison avec mes petits loups, pour passer le temps en confinement.

     

    CHATTER PIX FOR KIDS

    Des applis au service du langage oral

     Chatter Pix for Kids est une application permettant de faire parler n'importe quel objet, peluches, etc ... Une appli idéale pour mener des projets de langage oral et/ou de photographie dès la maternelle.

    Elle est très simple d'utilisation même pour de jeunes enfants :
    1) On prend une peluche en photo (où tout autre chose que l'on souhaite faire parler).
    2) On lui trace une bouche à l'aide de l'outil proposé dans l'application.
    3) On enregistre les paroles que l'on souhaite lui faire prononcer .
    4) On personnalise la vidéo selon ses envies (stickers, texte ...).
    5) On regarde sa création et/ou on l'enregistre sur le téléphone si on souhaite la conserver.

    Voici quelques petites photos pour vous présenter toutes ces étapes en images, depuis l'application.
    En classe ou à la maison, c'est un support très sympa pour travailler où même simplement s'amuser et passer un peu le temps.

     

    Des applis au service du langage oral

    Des applis au service du langage oral

     

    LEXIMAGE

    Des applis au service du langage oral

    Leximage, une application permettant de créer des lexiques sonores personnalisés.

    Grâce à elle, on peut créer les catégories de lexique que l'on souhaite travailler avec nos élèves (au fil de l'année ou selon nos projets de classe (par exemple Fleurs, Animaux, Métiers ...)).

    Une fois les catégories créées, il suffit de prendre des photos des mots de vocabulaire que nous souhaitons y faire figurer (ou de charger directement des photos depuis Internet).


    On peut ensuite enregistrer pour chaque image des sons de référence comme par exemple le nom de l'objet, son bruit (s'il en a un !), etc ... Les enfants peuvent ensuite (selon les modalités définies au sein de votre classe bien sûr) disposer du lexique sur une tablette, découvrir le vocabulaire, entendre les mots référents, etc ... pour construire leur culture lexicale.

    Leximage me semble être un excellent support pour le langage oral mais aussi pour les élèves allophones où chacun pourra se construire son lexique au fur et à mesure de ses apprentissages et de ses découvertes.

    Des applis au service du langage oral

     

     

    COM-PHONE

    Des applis au service du langage oral

     
    Com Phone Story Makers est une application gratuite également, qui permet de créer des livres audio. (Disponible uniquement sous Android).
    Un support au top pour le langage oral et parfait pour créer des livres personnalisés.

    L'application est très simple d'utilisation et même ultra facile à prendre en main par les enfants eux-mêmes. Les pictogrammes, les couleurs, etc ... leur permettent de l'utiliser en autonomie.


    Pour créer son livre, rien de plus facile : on prend une photo, on y associe un ou deux enregistrements (la parole de l'enfant décrivant l'image et une musique de fond par exemple), on ajoute du texte si on le souhaite, on combine l'ensemble et HOP !


    Voilà une première page de livres audio !

    Des applis au service du langage oral


    Il est possible de créer plusieurs pages et, une fois assemblées, on obtient un livre à écouter où l'enfant pourra s'entendre raconter une histoire ou même décrire son histoire.

    Nous en avons créés plusieurs avec mes enfants ces derniers jours mais je ne parviens malheureusement pas à en charger un extrait ici pour vous montrer le rendu possible. :-(

    J'espère malgré cela que ces petites applications pourront vous plaire et vous servir autant qu'elle me font fourmiller d'idées pour ma classe.


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  • Grâce à ma copine Audymaikresse, j'ai pu découvrir Lexiclic, un clavier qui révolutionne l'écriture, l'orthographe et le production d'écrit !

    Lexiclic, qu'est-ce que c'est ?

    C'est un clavier intuitif basé sur les phonèmes.

    Chaque touche propose un son et l'image d'un mot référent permettant aux enfants de l'utiliser seul.

    LexiClic

    En fait, il fonctionne exactement comme le dictionnaire orthographique Eurêka que j'utilise également en classe et que je vous présente ici.

     

    Lexiclic, comment ça marche ?

    Plutôt que des longs discours, je vous propose de découvrir l'article écrit par Audymaikresse (celui qui m'a fait rêver toute éveillée ;-p) et qui vous donnera tous les détails en mots et en vidéo.

    LexiClic

     

    Mise à jour du 13/05/2020 :

    Lexiclic me permet de vous faire un joli cadeau de déconfinement en lançant deux codes promotionnels destinés aux familles !

    LexiClic


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  • Enseigner à distance

    Suite à l'annonce du Président jeudi dernier, nous sommes tous entrés dans une période qui restera (je pense) gravée dans les annales de l'Histoire de l'Education Nationale. Nous devons désormais faire classe à distance, chose inédite pour moi comme pour beaucoup d'entre vous (si ce n'est la totalité des enseignants de France ...). Voici un article rapide pour vous décrire comment j'ai procédé suite à cette annonce atomique et comment je ferai dans un avenir proche pour tenter d'enseigner à distance (et à la maison). Il sera mis à jour régulièrement.

     

    Donc, en gros, jeudi soir il y a eu ça ...

    Enseigner à distance

    Et tous les profs de France étaient comme ça ...

    Enseigner à distance

    Enseigner à distance

    Résultat : Jeudi soir, à 21h, PLAN D'URGENCE !!

    Enseigner à distance

    Après le choc de l'annonce que personne n'avait pu anticiper et à laquelle personne n'était réellement préparé psychologiquement et matériellement, j'ai donc allumé mon PC en urgence pour rédiger :

    - une lettre d'explication de la situation aux parents (bien qu'ils savaient déjà ce qui les attendait évidemment) avec les informations dont je disposais (autrement dit celles des JT ...)

    - un tableau récapitulatif des activités à faire à la maison et directement en lien avec le travail mené en classe (fiches d'écriture, entraînement à la lecture à voix haute, révisions de grammaire, ...)

    - un tableau avec des applications numériques pédagogiques gratuites utilisables depuis la maison et connues des élèves pour offrir aux familles un petit panel de possibilités d'activités numériques éducatives (ce qui me permettais également d'être un peu plus sereine pour m'accorder un petit laps de temps pour prendre connaissance des recommandations institutionnelles en détails, découvrir à mon rythme les modalités de l'enseignement à distance, etc ...).

    Enseigner à distance

    Pour en savoir plus sur les applications pédagogiques utilisables à la maison, vous pouvez vous rendre sur :

    - sur le blog de La Maitresse Sev qui a réalisé un diaporama explicatif à destination des parents :

    Enseigner à distance

    - à l'article d'Audymaikresse sur l'enseignement à distance qui présente de nombreuses applications que j'ai également proposées aux familles de mes élèves :

    Enseigner à distance

     

    Vendredi matin, j'ai donc filé à l'école pour 6h30 (merci à mon mari d'avoir pu réorganiser son planning pour que je puisse disposer de ce temps de préparation considérable !) afin d'imprimer les documents réalisés la nuit même (qui fut quasi blanche du coup ... Mais c'est bien connu qu'on est des fainéants pas motivés dans le métier à part ça ... bref !) et constituer pour chacun de mes élèves une pochette avec l'ensemble des documents, des consignes, des consignes, des codes de connexions, des liens ... (et pour certains même (parce que je n'ai pas eu le temps de le faire pour tous !) du travail personnalisé).

    Enseigner à distance

     

    Après le tumulte des premières heures (les 24h les plus "speed" de toute ma vie je pense !), j'ai pris le temps d'envisager la suite de cette période inédite et d'établir par quels moyens j'allais pouvoir faire classe à distance.

    J'ai ainsi opté pour différents outils ...

    Enseigner à distance

    Le ministre de l'Education Nationale a annoncé, suite à la fermeture des écoles, lors d'une conférence de presse que le CNED mettait à disposition de tous les élèves de France l'accès à la plateforme "Ma classe à la maison".

    Enseigner à distance

     Je me suis donc rendue sur le site pour y créer mon compte et obtenir un lien de connexion à transmettre aux familles.  

    Pour ce qui est des exercices proposés par le site, j'ai réalisé un petit diaporama synthétisant l'essentiel des informations pour présenter rapidement le site aux familles. S'il vous intéresse, vous pouvez le découvrir dans l'image ci-dessous.

    Enseigner à distance

    Grâce à ce site, je peux donner des rendez-vous vidéos aux élèves et à leurs familles pour expliquer des notions mal comprises, les aider ou même simplement prendre des nouvelles de chacun (et voir les petites boubouilles mes petits loulous qui me manquent trop !!!).

    Le site est assez simple d'utilisation et de prise en main pour l'enseignant. Du côté des familles, un simple "clic" sur le lien envoyé suffit à se connecter, depuis un PC, une tablette ou un smartphone. Pas besoin d'avoir de grandes connaissances en informatique pour pouvoir utiliser la plateforme.

     

    Enseigner à distance

    Comme le confinement risque de durer plus longtemps qu'annoncé au départ, faire des séances de révisions ne pourra clairement pas être suffisant. Si donner des exercices de révisions ou du travail à finir dans l'urgence a été utile les premiers temps pour me permettre d'y voir plus clair et donner une base de travail connue des élèves et donc réalisable sans trop en demander à leurs parents (qui, ne l'oublions pas, ont également leurs propres impératifs professionnels !). Mais il faut bien se mettre en tête que la continuité pédagogique ce n'est pas donner des exercices à n'en plus pouvoir.

    Elle implique la poursuite de l'enseignement et des apprentissages ... mais à distance !

    Pour pouvoir poursuivre le programme, au travers l'espace et le temps, j'ai finalement opté pour des séances d'apprentissage en vidéo différée.

    Pourquoi pas en direct ?

    1) parce que les familles de mes élèves n'ont pas tous les mêmes possibilités de connexion de par les différences d'équipement matériel, le nombre d'enfants devant faire "classe à la maison" et ayant donc besoin de l'ordinateur, etc ... Je voulais un moyen de "faire classe" que chacun pourrait utiliser quand il le pourrait et selon ses possibilités. Par ce système de vidéo lisible même sur smartphone, tous mes élèves peuvent y accéder sans trop de souci.

    2) faire des directs avec mes élèves implique de les faire en journée et donc quand j'ai moi-même à faire "classe à la maison" à mes propres enfants, que mon mari est en télétravail et visio-conférence, qu'il y a donc du bruit autour de moi, etc ... Faire classe dans ces conditions ce n'est pas top du tout, ni pour les élèves, ni pour moi car personne n'est pleinement disponible. Du coup, en enregistrant les vidéos le soir (la nuit en vérité ... malgré la fatigue de la cueillette des fraises ... ;-P) j'ai du calme et du temps pour expliquer, manipuler, proposer des techniques utilisables à la maison, etc ...

    Je réserve donc le direct à des rendez-vous individuels fixés avec les élèves et leur famille pour individualiser et personnaliser les parcours, selon les besoins.

    Et bonne nouvelle, pas besoin de beaucoup de matériel ou de connaissances en informatique pour faire ce genre de petite vidéo. J'utilise personnellement :

    - la caméra et le micro de mon ordinateur pour enregistrer les vidéos et les bandes-son

    - le logiciel Powerpoint pour mettre en page les vidéos, les enregistrement sonores, les images ...

    Une fois que tout est mis en forme comme je le souhaite, j'enregistre l'ensemble au format MP4 pour que le fichier soit lisible en vidéo, partout et pour tous.

    Pour en faciliter l'accès et le stockage, je mets les vidéos sur mon Canoprof Cloud et en envoie le lien aux parents. Les élèves n'ont qu'à cliquer dessus pour accéder à la séance et me voir (quand ils veulent, où ils veulent ... Ils ont pas juste trop de chance non ?! MDR)

    C'est loin d'être aussi bien qu'une séance en classe et en situation évidemment, mais c'est une solution qui a le mérite d'exister et qui permet de faciliter un peu les choses dans cette période de confinement.

     

    Enseigner à distance

    Au-delà de tous ces supports purement numériques, je tenais à éviter de tomber dans le travers du "Tout numérique" pour des tas de raisons.

    Déjà, toutes les familles n'ont pas les mêmes possibilités et équipements numériques. La situation que nous vivons est déjà suffisamment inégalitaire en l'état ...

    De plus, les bugs conséquents des applications, ENT et autres les premiers jours de confinement ont bien montré les limites de ce principe car, si "l'Education Nationale était prête pour l'enseignement à distance", ce n'était clairement pas le cas des serveurs. Si je pouvais me connecter et accéder à certains supports, les familles ne le pouvaient pas, etc ... Bref, c'était la galère et je me suis retrouvée bien contente de mon petit "plan d'urgence" accessible sans réseau. (Bravo à toutes les équipes qui ont travaillé (et travaillent encore) nuit et jour pour permettre à tous de travailler dans les meilleures conditions possibles !)

    Enfin, le numérique augmente considérablement le temps d'écran des élèves. C'est une chose relativement "facile" à gérer en classe car nous, enseignants, savons sur quels types de supports nos élèves travaillent et quel est leur intérêt pédagogique. Nous savons aussi qu'ils ne passent pas des heures dessus car l'équipement fait que le partage est nécessaire. A la maison c'est bien plus difficile pour les familles d'avoir à gérer les écrans. Déjà en temps normal le sujet peut être une source de tension entre les parents et les enfants, alors en ce moment ... c'est sûrement pire encore !

    Pour réduire cela au maximum, ma classe est ainsi repartie de l'école le 13 mars avec une petite liste de supports numériques et des codes d'accès à des applications connues des enfants et dont les objectifs d'apprentissages ne sont plus à expliciter.

    Chaque semaine, j'envoie aux familles (par Klassroom et mail pour faciliter l'impression à tous) un PDF avec un planning d'activités pour chaque discipline à mener, selon le temps et les possibilités de chacun.

    J'avais au départ pensé donner un planning au jour le jour mais, étant donné que des parents travaillent encore, pas facile pour eux de suivre un fonctionnement trop figé. Le planning à la semaine leur permet d'avoir plus de libertés pour organiser la classe à la maison en fonction de leur propre emploi du temps, du rythme de leur enfant ...

    Je veille également à proposer des activités facilement réalisables sur les cahiers des enfants dans le cas où les familles ne pourraient pas imprimer les documents envoyés.

    Ce n'est pas toujours hyper évident à gérer, anticiper, préparer ... pour moi mais je me dis que si je me casse la tête, cela évitera à 25 familles de se la casser aussi et de se retrouver dans l'embarras.

    L'angoisse due à la situation, le stress de cette coupure dans la scolarité de leur(s) enfant(s), la peur de ne pas "faire bien" sont déjà des éléments suffisamment lourds à porter pour les familles. Pas besoin en plus d'en remettre une couche avec la nécessité de disposer d'un équipement technique conséquent.

    Voilà ce qu'il en est à ce jour pour moi ... Ce fonctionnement n'est pas un modèle à suivre. Loin de là. Il a ses avantages et ses limites. Je reste comme toujours ouverte à toute critique constructive qui permettra de faire évoluer l'enseignement à distance vers le mieux (mais dans l'espoir toujours qu'il se termine au plus vite ! ;-p).

     

    Cet article sera mis à jour au fur et à mesure des jours et semaines à venir 

     


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  • Le programme de la discipline Questionner le monde implique d'amener les élèves à explorer quelques modes de vie des hommes et  des femmes, et quelques représentations du monde. Dans mon école, avec les CP, nous abordons ce sujet à travers la découverte de différentes écoles autour du monde. Pour le faire, j'utilise différents supports et documents que j'ai cette année synthétisé en un livret pour tout regrouper et permettre aux élèves de pouvoir plus facilement comparer les modes de vie d'écoliers du monde.

    Le premier support que j'aime utiliser pour aborder ce sujet est le film "Sur le chemin de l'école".

    Etre écolier, ici et ailleurs

    Synopsis :

    Sur le chemin de l'école narre les histoires parallèles de 4 enfants des quatre coins du monde pour qui, aller à l'école est un véritable périple. L'envie d'accéder au savoir, d'avoir de meilleures conditions de vie que leurs parents, leur donne ce courage.

    Au Kenya, Jackson, 11 ans, doit marcher 15 km dans la savane et éviter les animaux sauvages comme les éléphants avec sa petite sœur.

    Dans les montagnes de l'Atlas, au Maroc, Zahira, 12 ans, rejoint son internat au terme de 22 km soit 4 heures de marche sur des chemins caillouteux.

    En Argentine, Carlos, 11 ans, traverse à cheval les plaines de Patagonie sur 18 km, avec sa petite sœur comme passagère.

    En Inde, Samuel, 13 ans, qui a perdu l'usage de ses jambes et des bras, est emmené à l'école par ses deux frères, qui poussent ou tirent son fauteuil roulant pendant 1 h 15 min sur des chemins à conditions difficiles.

     

    Pour le découvrir, rendez-vous par ici.

     

    Pour exploiter ce film en classe, j'ai pu utiliser les années précédentes les supports et projets proposés par :

    Etre écolier, ici et ailleursEtre écolier, ici et ailleurs

    (Que je remercie chaleureusement ici pour leurs partages !)

    ainsi que le jeu ci-dessous, proposé par France Télévision, très apprécié des élèves en utilisation collective.

    Etre écolier, ici et ailleurs

     

    Cette année, j'ai choisi d'ajouter l'étude de la vidéo "Mon école en Tanzanie" qui permettra de faire du lien avec le quotidien de Jackson, élève présenté dans le film cité précédemment.

    Etre écolier, ici et ailleurs

    Une séquence entière basée sur l'étude de cette vidéo est proposée sur Eduscol et un dossier pédagogique est également disponible sur Lumni. (NB : l'inscription est gratuite avec une adresse mail académique. Vous aurez ensuite accès à des tonnes de ressources pour des tas de sujets et, souvent, clés en main).

    La séquence évoque et montre en photos des documents à proposer aux élèves lors d'une recherche en groupe. N'étant pas disponibles sur le site, je les ai remis en page à ma façon pour pouvoir les utiliser avec ma classe. Je vous les mets à disposition ci-dessous ...

    Etre écolier, ici et ailleurs

    NB : Il existe d'autres épisodes de la série "Montre-moi ton école" (en Hollande, en Inde, Au Canada ...). Ces vidéos sont, comme les précédentes, disponibles sur Lumni.

     

    Afin de permettre à mes élèves de comparer plus facilement les modes de vie et de scolarisation des écoliers du monde, j'ai mis en page un livret (reprenant des éléments des divers documents cités et utilisés les années précédentes) permettant de tout regrouper et de leur proposer une trame identique à tous les enfants qu'ils découvriront.

    Il sera complété lors des séances de QLM et/ou lors des séances de production d'écrits qui permettront aux élèves de s'exercer doucement à la comparaison et à l'argumentation. ;-)

    Après une longue bataille avec mon PC, j'ai finalement réussi à mettre en ligne au format PDF ce livret qui, loin d'être parfait bien, pourra, j'espère, vous être utile !

    Etre écolier, ici et ailleurs


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  • Comme je vous l'expliquais dans ce premier article, mes collègues et moi avons choisi de nous lancer dans un aménagement de l'espace-cour par "zonage" car c'est ce qui nous semblait (et nous semble encore à l'heure où j'écris ces mots mais peut-être que cela changera après expérimentation sur le terrain ;-p) le fonctionnement le plus rapide, facile et pratique à mettre en place avec un minimum d'investissement. Nous avons donc créer des zones de jeux. Lesquelles ? Pourquoi ? Comment ? Je vais tenté de tout décrire ici ..

     

    Du côté des adultes ...

    La cour de récréation est un espace de détente et de divertissement, certes, mais c'est aussi et surtout un espace faisant partie intégrante de l'école. Il est donc nécessaire de penser son aménagement en prenant cette fonction en compte.

    C'est ainsi un lieu que les enfants fréquentent sur leur temps scolaire et qui, tout comme la salle de classe, peut être considérée comme un "microcosme de la société". La mise en pratique des compétences vues et travaillées en EMC y a ainsi une place importante et y prend un sens tout particulier.

    De même, en partant du principe que la cour est un espace de défoulement et de divertissement, il est nécessaire d'y établir un aménagement permettant aux enfants de mettre à l'épreuve leur motricité, leur créativité mais aussi leur curiosité. Des disciplines comme l'EPS, les arts ou les sciences sous toutes leurs formes peuvent ainsi y prendre un tout autre sens.

    C'est avec cet envie de créer un lieu de "transdisciplinarité" que le plan de la cour a été repensé.

    Bien sûr, même si l'organisation générale a été pensée à partir des disciplines citées plus haut, cela n'engendre en aucun cas un "apprentissage exclusif" de ces disciplines sur le temps de la récréation. Ce temps et ce lieu restent simplement des moyens d'ancrage des compétences travaillées en classe dans une pratique proche du quotidien et des préoccupations des élèves une fois dehors : le jeu.

    Les volontés principales de départ étaient ainsi que ce nouvel aménagement permette aux élèves de :

    - prendre des décisions (seul et à plusieurs)

    - devenir plus autonomes (à la fois dans le choix des activités mais également dans leur mise en place et leur rangement)

    - être plus responsables (en apprenant à gérer les risques et la sécurité de leur personne mais aussi des autres)

     

     

    Du côté des élèves ...

    Si cette volonté d'aménagement est venue initialement des adultes de l'école, l'implication des élèves était nécessaire et indispensable pour qu'ils puissent s'approprier ce nouveau fonctionnement.

    Afin que cette cour qu'ils occupent chaque jour ensemble, soit LEUR cour, il est nécessaire de les amener à la penser eux-mêmes. Bien sûr l'enseignant reste un guide qui se doit d'alerter ses élèves, principalement sur des points de sécurité qu'ils pourraient oublier de prendre en compte, pris par le débordement d'idées et d'envies.

    Le tout est de ne pas vouloir réfuter ou imposer une idée mais d'éveiller les élèves à la réflexion et à l'esprit critique. Pas toujours facile à faire évidemment mais même les enseignants aussi peuvent encore et toujours s'améliorer donc, pas de stress surtout. ;-)

    Dans mon cas particulier, nous avons menés, mes CP et moi-même, plusieurs conseils de classe ayant pour thème "La cour de récréation".

    Les élèves y ont évoqué les points positifs et les points négatifs de leur cour avec les soucis qu'ils y rencontraient (la violence, l'ennui, le manque de jeux, les "mini-stades" de foot partout ne laissant pas de place aux élèves qui n'aiment pas cela ...). Ils ont ensuite émis des désirs et des envies comme par exemple l'installation de jeux avec toboggans, balançoires, etc ...

    Après avoir recueillis tous ces éléments, je leur ai proposé de revoir ensemble l'organisation de la cour. J'ai directement expliqué qu'il ne serait pas possible pour l'école d'investir dans des jeux aussi conséquents que ceux dont ils rêvent car le budget ne le permettait pas mais, qu'en revanche, il serait possible de peindre des choses au sol.

    Il n'a pas fallu longtemps aux élèves pour penser par eux-mêmes à créer des espaces de jeux différents. En effet, plusieurs élèves se sont manifestés en disant qu'à la récré ils voudraient avoir un espace "calme" pour lire, dessiner, etc ... Puis les idées d'activités ont fusées de tous côtés .Voici un petit aperçu des idées des élèves en photo (Attention, c'est un cliché vestige !! Pour moi, Vacances rime avec Rangement et Tri. Je vous présente donc ici LA seule fiche survivante de mes notes en conseils de classe, LA 678ème remise en page des idées des élèves pour m'y retrouver parce que pour les 677ème précédente j'avais écrit n'importe comment et je n'arrivais plus me relire, LA fiche rescapée avec ses ratures, ses fautes, ses couleurs rajoutées au fil des idées, ... que j'ai sauvé du tri sélectif rien que pour vous ... mais qui y est tout de même retournée depuis ! ;-p). 

    Choix et implantation des zones de jeux

    Toutes les idées ont été notées en vrac puis nous avons assemblé (moi sur ma fiche de notes et les élèves sur le tableau de la classe mais je n'ai pas pensé à prendre de photo de cette étape :-() ce qui pouvait aller ensemble pour créer une zone de jeu particulière. (Le détail des activités et du matériel par zone arrivera dès que possible, promis). Chacune sera signalé par une affiche spécifique.

    Voici celles que j'ai créé pour notre cour. Si jamais elles peuvent vous être utiles ... ;-)

    Les différents espaces de la cour

    Parmi toutes ces zones de jeux, certaines avaient été envisagées et anticipées par l'équipe (comme l'espace calme, l'espace jeux traditionnels ou l'espace jeux d'équipes par exemple) et d'autres viennent uniquement des élèves (comme l'espace spectacle qui a été demandé par des élèves aimant danser ou faire du théâtre, l'espace jeux de société par des élèves qui ont souhaité pouvoir profiter de la récré pour utiliser des jeux vus en classe ou à la maison, ...).

    Une fois les zones de jeux définies, il restait un point essentiel à la mise en forme de ce projet : fixer l'ensemble dans l'espace.

     

    Du côté de la cour ...

    Pour réaliser le plan, nous avons réfléchi aux "besoins" de chaque zone :

    - l'espace COURSE devait être long pour permettre des courses de longueur convenable mais ne pouvait pas être placé au milieu de la cour pour ne pas foncer dans les autres élèves, etc ...

    - l'espace JEUX D'EQUIPE devait être suffisamment grand pour tenir un match mais ne devait pas pour autant ne permettre de faire QUE du foot mais aussi d'autres sports, etc ...

    - L'espace SPECTACLE devait être (je cite) "un peu dans un coin pour pouvoir danser et faire des films tranquillement" ...

    - L'espace CALME et JEUX DE SOCIETE devaient être dans des zones assez silencieuses avec des tables pour dessiner, etc ...

    -L'espace CONFLIT devait être facilement accessible pour régler les problèmes de tout le monde, pas trop loin des maîtresses au cas où on aurait besoin de leur aide, etc ...

    - L'espace AMITIE devra permettre de goûter au calme tout en permettant de discuter avec les copains et le copines des cours Est et Ouest, etc ...

    - l'espace JARDIN devait être bien orienté pour que les plantes soient au soleil et loin des zones de jeux de balles pour éviter qu'elles n'écrasent les fleurs, etc ...

    - et, point essentiel, l'ensemble de l'aménagement doit permettre une surveillance efficace.

    Beaucoup d'éléments à prendre en compte quoi ...

    Ensuite, on regarde la cour ...

    Choix et plan des zones de jeux

    Et on se creuse la cervelle pour que tous les ingrédients (besoins, envies, possibilités, sécurité ...) de la recette "Aménagement) s'accordent, plaisent à un maximum de convives (élèves et enseignants) et que le plat tienne dans le seul Tupperware disponible dans le placard (la cour).

    Choix et plan des zones de jeux

    Choix et plan des zones de jeux

    Afin d'éviter des faire des articles trop longs (dit-elle après avoir pondu 236 lignes, 56 mots et 87 fautes d'orthographe ;-p) , je réserve la rédaction du détail de chacune des zones à un article ultérieur qui veillera à expliquer et expliciter le choix du lieu des zones ainsi que les activités proposées dans chacune d'elles.

    Pour le moment, sur le papier, tout semble tenir, être cohérent et répondre au cahier des charges.

    Reste à voir dans les faits et sur le terrain ...

    La question reste donc entière : Va-t-on se prendre un bon gros mur en pleine face ou pas ?

    L'avenir le dira ...


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