• N’ayant plus de bureau pour poser les documents importants, il m’a fallu trouver une solution pour pouvoir avoir l’essentiel sous les yeux.

    J’ai donc décidé de « coloniser » les battants de mon tableau dont je me sers finalement peu, l'espace central étant suffisant pour travailler

    Je vous présente donc deux espaces d’affichages spécifiques

    Carré VIP et espace MMA

    Le carré V.I.P

    réservé à la maîtresse

    regroupe tout ce qui est Vraiment Important Professionnellement

    Cette zone sera accueillera tous les documents indispensables au bon déroulement de la classe : mon cahier journal sur la semaine, la liste de composition des demi-classes, les fiches de suivi des centres, les documents de la semaine à photocopier .... J'y placerai aussi toutes les petites bricoles que j'avais avant dans mon bureau (Paix à son âme !) et que je conserve à présent dans des boîtes rondes aimantées (merci Ikea !!) Punaises, trombones, attaches parisiennes ... Chaque chose a sa boîte et, là encore, quel gain de place et de temps !!! Plus besoin de fouiller dans le fond tiroir pour trouver une agrafe. Il me suffit de détacher la petite boîte appropriée et le tour est joué

     

    L'espace M.M.A.

    à destination des élèves

    est la Mémoire Murale des Apprentissages

    Dans ma classe "zéro tracas, zéro blabla" comme dit la pub ;-). Je souhaite que les élèves soient à l'aise et pour cela je pense qu'ils ont besoin de savoir où ils vont dès le départ. Pas de long discours, on va droit au but ! On m'a toujours dit qu'un enfant est, par nature, impatient. Je ne pense pas ! Je pense juste qu'un enfant à simplement ENVIE et que lui répondre "Tu verras cela plus tard, quand tu seras grand ...", ne lui donnera pas la volonté d'aller plus loin. Les enfants s'en fichent d'apprendre plus tard car c'est maintenant qu'ils se posent une question, c'est donc maintenant qu'ils veulent apprendre et c'est une chose merveilleuse. C'est pourquoi j'ai voulu essayer de rendre tout plus évident et clair. Aussi, sur cette partie du tableau, ils trouveront tout ce qui leur sera nécessaire pour être au clair avec les apprentissages comme le programme du jour, les objectifs d’apprentissages principaux de la semaine ou encore le S.O.S maîtresse.

     

    Optimisation du tableau


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  • J'ai appris avec bonheur ce matin que la créatrice des Octofun, Françoise Roemers-Poumay, allait animer une conférence sur les Octofun le 27 septembre prochain à Tintigny (Belgique) à 1h de route de chez moi !

    Vous pensez bien que mes collègues et moi-même avons sauté sur l'occasion et directement réservé nos places pour l'évènement !

    C'est dans des moments comme ceux-là que j'aime être frontalière !

    Hâte d'y être, d'en apprendre plus et de vous en dire d'avantage par la suite !

    A très bientôt avec les Octofun !

    Une conférence près de chez moi !!!


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  • Avant de développer dans de prochains articles les différents centres d'autonomie disponibles dans ma classe, je vous publie dès à présent le plan "fait maison" de l'aménagement de ma classe.

    Votre 3Dfun appréciera sûrement de pouvoir dès à présent visualiser l'espace-classe et vous comprendrez ainsi plus facilement ce qui suivra très prochainement.

    Le plan de ma classe

    Mise à jour du 27/02/2018 : un plan plus récent réalisé sur PPT

    Le plan de ma classe


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  • Si j'ai voulu changer ma manière d'enseigner c'était avant tout, étant donné le profil hétérogène de classe que j'avais, pour pourvoir être au plus près des élèves et de leurs difficultés.

    Après de nombreuses discussions avec mes collègues, nous avons finalement décidé de couper notre classe en 2 groupes hétérogènes : un groupe travaillant avec moi, l’autre travaillant en autonomie.

    Mes groupes sont hétérogènes dans toutes les disciplines par choix personnel car cela correspond aux besoins que j'ai avec ma classe. Il est possible de faire des groupes plus homogènes, de niveaux, en lecture par exemple. Pour plus d'infos sur le sujet, n'hésitez pas à aller jeter un œil sur le blog de ma collègue La maîtresse Sev, juste ici !

    Il a donc fallu repenser tout l’espace-classe pour qu’il convienne à cette nouvelle pédagogie.

    J’ai testé plusieurs dispositions de tables différentes (que vous trouverez expliquées en détail ici) avant d'utiliser 7, 6 puis finalement 5 tables doubles pour former un U devant le tableau.

    Cette formation que j'avais déjà utilisé il y a quelques années en CE2 et en SEGPA (mais plus en mode "classe entière" du coup ;-)) a retrouvé tout son intérêt lorsque je l'ai redécouvert sur internet, notamment à travers le compte Instagram Mais que fait la maîtresse. Cette disposition s'est avérée être la disposition la plus efficace pour répondre à mes besoins du moment.

    Ainsi, les élèves du groupe travaillant avec moi peuvent s’installer pour suivre la découverte des nouvelles notions. L’autre demi-classe travaille en binômes aux différents centres d’autonomie répartis dans le reste de l’espace-classe (articles à venir).

    "Mais pourquoi un positionnement en U ?"

    Le centre de travail collectif : La table en U

    Tout simplement parce que c’est ce qui s’est avéré être, à mes yeux le plus pertinent pour plusieurs raisons :

    • Grâce à la table en U, les élèves sont tous assis au plus près du tableau lorsque celui-ci est utilisé : fini le casse-tête des changements de place où il faut penser à mettre Y loin de Z et de X mais sans oublier que Y et X attendent un rendez-vous chez l’ophtalmologue car ils ont des problèmes de vue et doivent donc être tous les deux placés près du tableau. Dorénavant, tout le monde est près du tableau. C’est un gain de temps et d’énergie considérable pour une maîtresse !
    • Grâce à la table en U, les élèves apprennent à partager : cette nouvelle disposition a occasionné un premier « deuil » : l’attribution des places. L’espace de travail avec l’enseignant n’offrant que 13 places au maximum, les élèves ne pouvaient plus avoir leur propre pupitre. Les places de la table en U sont donc toujours attribuées à deux élèves, un de chaque groupe.
    • Grâce à la table en U, je suis plus proche des élèves : beaucoup d’élèves n’osent pas lever la main et se manifester quand ils ne comprennent pas car ils craignent le regard des autres. Aussi, quand on a 25, 27, 30 élèves (et même plus parfois malheureusement), ce n’est que lors de la correction (et donc quand l’élève n’est plus avec nous !) que nous constatons qu’il n’a pas compris. La table en U permet un travail en groupe restreint où les élèves se dévoilent plus facilement. Et puis, la maîtresse est juste là, plus disponible car elle n’a que 13 élèves à gérer. L’élève a moins peur de « déranger ». Depuis que je travaille ainsi, j’ai pu remarquer que la relation élève-enseignant s’est modifiée de manière positive : il y a moins de craintes et plus de confiance.
    • Grâce à la table en U, je suis littéralement « au-dessus des difficultés de ses élèLe centre de travail collectif : La table en Uves » : Lorsque je travaille à la table en U avec les élèves, je m’assois sur un tabouret à roulettes (comme j’avais lors de mes années en maternelle) qui me permet de circuler à l’intérieur du U et d’aller très facilement d’un élève à un autre pour les aider. Quand je travaille avec un élève du U, je suis toujours à moins de 50 cm de lui, les yeux au-dessus de sa table et, donc, de son travail. Il m’est alors plus facile de voir les difficultés, de les comprendre et d’y répondre efficacement.
    • Grâce à la table en U, les élèves apprennent l’entraide : j’ai attribué les places de la table en U de manière à placer un élève ayant des difficultés à côté d’un élève ayant plus de facilités tout comme j'ai associé les élèves timides aux plus extravertis. Ils peuvent ainsi s'aider mutuellement. Un enseignant pour 13 élèves c’est toujours mieux qu’un enseignant pour 25 mais cela reste loin du cours particulier alors si les élèves peuvent s’aider entre eux, les apprentissages sont encore plus accessibles à tous. On a tous à apprendre des autres, pas seulement des maîtresses !
    • Grâce à la table en U, je dispose d'un espace de regroupement directement à l'entrée de la classe. Cet espace est délimité par un tapis (trouvé chez Ikea) suffisamment grand pour accueillir les élèves du groupe qui travaillera ensuite en autonomie. Les élèves s'assoient donc par terre en face du tableau. Cet espace permet de réunir les élèves pour établir avec eux le déroulement de la journée et/ou de la semaine, sans qu'ils soient distraits par des trousses, des sacs ou autres.

    Voilà donc le détail de ce centre de travail collectif qu’est ma table en U.

    Mais rassurez-vous, je n’ai pas choisi ce nouveau mode de fonctionnement uniquement pour elle et pour toutes les valeurs qu’elle véhicule. Les centres développent tout autant de valeurs positives dont une principale et indispensable dans cette nouvelle pédagogie : l’autonomie !

    Le centre de travail collectif : La table en U


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  • Vous êtes nombreux à me suivre sur Instagram et vous avez donc déjà pu remarquer les nombreux changements qui ont marqué ma classe depuis le début de l’année civile. Il serait trop long et ennuyeux de tout décrire en un seul article.

    Voilà pourquoi, je vous présenterai tout ce qui s’est passé dans ma tête et dans ma salle au fur et à mesure.

     « Les C.P., il faut les mettre directement dans le bain de l’élémentaire pour qu’ils trouvent leur place d’élèves et comprendre leur rôle d’élèves»

    Voilà une phrase que la titulaire dont je reprenais le poste m’avait dite la toute première fois que j’ai eu des CP.

    Je me suis dit que c'est ce qu'il fallait faire pour bien démarrer tant dans ma carrière qu'avec des CP alors j'ai appliqué. Et j'ai appliqué ainsi plusieurs rentrées et démarré l’année scolaire 2016 comme les précédentes, sans savoir qu’elle allait être une année de remise en question si importante !

    "Et si on changeait tout ?"

    Mes élèves ont donc trouvé à leur arrivée ce que tout petit CP attend de la classe d’une « grande école » : une organisation de classe classique avec des tables doubles en rang d’oignons face au tableau et réparties en 3 rangées. Mais cela n’allait pas pouvoir durer …

    Pour pouvoir comprendre ce qui a motivé cette volonté de changement, il faut commencer par resituer ma classe dans son contexte socio-culturel. L’école dans laquelle j’enseigne se trouve dans un quartier qualifié de « difficile » et était anciennement classée REP.

    Si la zone prioritaire n’est plus d’actualité dans l’établissement depuis peu suite à une modification de la carte scolaire de notre collège de secteur, le public, lui, n’a pas changé et est très hétérogène.

    J’ai donc accueilli cette année des élèves francophones ET non-francophones dont le niveau scolaire allait du début de MS pour certains jusqu’à début de CE1 pour d’autres. Je me suis alors très rapidement rendue compte que je travaillais toujours avec les mêmes élèves, laissant ainsi les plus avancés baigner dans des notions qu’ils maitrisaient déjà parfaitement sans pouvoir nager plus loin, malgré leur envie considérable, pour atteindre les plus grandes profondeurs du savoir.

    Il me fallait trouver un moyen de gérer tous ces niveaux différents de manière à faire progresser X qui n’arrivait pas encore écrire son prénom en cursive tout en permettant à Y de s’entraîner à lire en mettant le ton.

    Puis, un matin, des collègues sont arrivées à l’école dans le même état de déprime pédagogique que moi :

    « Je n’aime plus ma classe ! L’organisation ne me convient pas ! Il y a trop de niveaux à gérer ! »

    Nous avons donc mis en commun nos réflexions sur ce même sujet et je leur ai confié que j’envisageais de passer à un système de travail en ateliers, comme en maternelle. C’est alors que la maîtresse Sev nous a fait part d’un article qu’elle avait trouvé sur le blog de Maisquefaitlamaitresse qui développait la mise en place d’un système de travail en demi-classe.

    Cela a fait énormément sens pour nous et nous nous sommes dit :

    « Et si on changeait tout ?! »

    Nous nous sommes directement jetés sur les livres de Debbie Diller en lien avec le sujet pour nous documenter (voir bibliographie indicative). Au départ nous pensions réfléchir pour l’année scolaire suivante mais la tentation de tester ce nouveau système immédiatement fut trop grande et nous avons finalement TOUT changé, TOUT de suite !

    Et quelle révélation cela a été ! ...

    "Et si on changeait tout ?"


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