•  Après des mois d'attente et une première annonce sur les réseaux sociaux, voici enfin arrivé le moment de vous révéler le projet que mes collègues et moi gardions secret jusqu'ici !

     
     

    "Enseigner en classe flexible", du partage version papier"Enseigner en classe flexible", du partage version papier"Enseigner en classe flexible", du partage version papier"Enseigner en classe flexible", du partage version papier"Enseigner en classe flexible", du partage version papier

     

     

    Maîtresse Sev, Un tour en ULIS, Maitresse Evie, Maîtresse Anne et moi-même

    sommes heureuses de vous annoncer la sortie prochaine de notre premier livre : 

     
    "Enseigner en classe flexible"
     
     Pour le pré-commander, cliquez sur l'image ;-)

    "Enseigner en classe flexible", du partage version papier

     
    Déjà visible sur catalogue, il est le fruit d'un travail à 10 mains durant de nombreux jours, de longues heures, le jour et la nuit, depuis l'école et depuis nos maisons, les week-ends, vacances et jours fériés.
    Il est l'aboutissement d'un projet qui nous a été proposé par les Editions Retz il y a plus d'un an maintenant.
     
     
    L'objectif de ce projet ?
     
    Construire un ouvrage proposant une définition de la classe flexible et donnant des moyens concrets pour parvenir à la mettre en place au sein de sa propre classe.
     
    Mais voilà !
    Proposer un modèle à "copier-coller" n'est ni pertinent ni utile ni même possible car les classes, les élèves et les enseignants sont tous différents et ont donc tous des besoins différents.
     
     
    C'est pourquoi cet ouvrage a été pensé et voulu comme un support proposant de multiples moyens pour servir au plus grand nombre.
     
    Qu’ils soient débutants ou confirmés, un lien unit tous les enseignants de France et d’ailleurs : 
    faire réussir TOUS les élèves. 
     

    Il n’est cependant pas toujours facile pour les enseignants de faire face et de supporter le fossé existant entre ce que l’on espère réaliser en classe et ce qu’il est réellement possible de faire. Chaque enseignant peut se retrouver, à un moment ou à un autre de sa carrière, face à la déception de la réalité du terrain. Des variables diverses et variées influent quotidiennement dans les salles de classes et, suivant le contexte où ils enseignent, même si les enseignants font tous le même merveilleux métier, ils ne font pas tous face aux mêmes variables et ne font, par conséquent, pas le même travail.

     C’est la volonté de réduire cet écart entre espérance et réalité qui nous a poussé à nous questionner sur nos pratiques et nos habitudes respectives, à expérimenter encore et encore dans un seul et même but :

    répondre du mieux possible aux besoins de chacun, qu’il soit élève ou enseignant.

    Nos 5 petites têtes d'enseignantes, toutes parties de constats semblables et de lectures communes, ont chacune dû adapter leur pratique à leur niveau, leur classe, leurs élèves mais aussi à leur propre personnalité et à leur organisation personnelle. 

    Nous espérons que cet ouvrage pourra vous être utile, vous apporter des réponses et vous offrir suffisamment de solutions potentielles qui vous aideront à mettre en place une classe flexible qui VOUS ressemble et soit la plus proche possible des besoins de VOS élèves. 

     

    Que ce soit sur les écrans ou sur le papier, une seule chose nous importe à toutes les 5 :

    partager, échanger et avancer.
     
    Ce livre étant lui-même le résultat de nombreuses lectures, de longues recherches, de multiples essais, d'erreurs, de tentatives nouvelles et de réussites, nous comptons à présent sur vous pour faire de ce livre le VOTRE.
     
    Gardez ce qui vous semble pertinent et mettez de côté ce qui vous convient moins.
     
    Testez son contenu et mettez-le à l'épreuve de vos attentes pour façonner VOTRE classe flexible.
     
    Amenez cet ouvrage encore plus loin que là où nous avons voulu le mener en y ajoutant votre touche personnelle car, n'oublions jamais l'essentiel :
    Ensemble on va plus loin !

     


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  • Lorsque les stagiaires prennent ma classe pour passer de l'étudiant à l'enseignant, de mon côté je me place dans un rôle différent : celui de l'observatrice. Et ce rôle demande beaucoup de vigilance de la part du MAT ...

    Comme je l'expliquais dans ce diaporama, la mise en situation pratique des stagiaires se compose de deux phases distinctes mais néanmoins dépendantes.

    La phase d'analyse qui suit la séance menée par le stagiaire en classe ne peut être menée ni aboutie sans une observation réfléchie du MAT.

    Mais dans une séance de cours, il y a tellement de choses à observer que j'ai toujours peur de rater un élément qui pourrait être pertinent de discuter en analyse en oubliant de porter ma "vigilance" sur quelque chose.

    C'est pourquoi, au fil des stages et des échanges avec les stagiaires que j'ai reçu ces derniers mois, j'ai mis au point une grille d'observation à utiliser lors des temps d'observation. Je l'ai construite en la divisant sur plusieurs thèmes plus ou moins "chronologiques" dans l'observation (simplement pour facilité son utilisation en situation d'observation) :

    - L'accueil et la mise au travail des élèves (Partie très utile surtout quand le stagiaire prend la classe dès la sonnerie)

    - La gestion de classe en général et des élèves en particulier (parce que c'est indispensable au bon déroulement de la situation pratique)

    - La démarche pédagogique (déroulement de la séance, choix pédagogiques ...)

    - La différenciation et l'évaluation (Éléments importants de la formation auxquels les stagiaires doivent être sensibilisés le plus rapidement possible car ils y seront confrontés plus vite encore une fois le concours en poche)

    - La gestion des supports et du matériel (Ce thème est souvent difficile à observer car les stagiaires n'étant en classe que pour quelques jours, ils ne maitrisent pas tout les outils mis à disposition dans ma classe mais leur évocation lors de la phase d'analyse pourra leur permettre d'envisager des pistes d'améliorations ou leur donner des idées pour la suite de leur parcours)

    - L'analyse professionnelle (parce que c'est important, que l'on débute ou non d'ailleurs, de savoir prendre du recul sur sa pratique, de se montrer à l'écoute des conseils ...).

    Oui ! Comme d'habitude, j'y ai mis plein de couleurs. Cela m'aide à me repérer ... et à me comprendre aussi parfois ! ;-p

    Ces différents thèmes sont présentés dans des tableaux et déclinés par des sous-titres proposant une prise de notes ...

    des points d'appuis (les éléments positifs sur lesquels le stagiaires pourra s'appuyer à l'avenir),

    des points à améliorer (éléments qui demanderont au stagiaire une réflexion pour pouvoir évoluer et s'améliorer)

    et des suggestions (que le MAT pourra proposer dans le cas ou le stagiaire ne saurait pas quoi mettre en place à l'avenir pour faire évoluer sa pratique, non pas par manque de volonté mais plutôt par manque d'expérience et de pratique de terrain souvent).

    Je sais que d'autres collègues MAT n'utilisent pas de grille d'observation et prennent des notes au fur et à mesure de l'observation, sur le vif.

    Comme je le dis toujours, chacun est différent et à sa propre façon de fonctionner. ;-)

    Cette grille m'est personnellement devenue indispensable car, ayant toujours mille choses en tête non seulement pour ma classe mais aussi pour ma vie familiale, j'ai souvent peur d'oublier d'évoquer certains éléments avec le stagiaire en phase d'analyse.J'ai ainsi devant moi l'ensemble des points sur lesquels je dois porter mon attention lors des situations pratiques.
    De plus, cette grille m'évite de tomber dans un travers que je redoute : laisser "l'affect" prendre le dessus.Notre métier étant fortement lié à "l'humain" avec nos élèves, il en est de même pour la fonction de MAT.L'enseignant d'accueil doit, comme face à ses élèves, adapter sa posture à celui qu'il reçoit sans pour autant "minimiser" des erreurs qui pourraient pénaliser la suite du parcours de formation de l'étudiant.
    L'IUFM ce n'est pas encore si loin pour moi, le stress causé par les séances observées non plus, les erreurs de débutant encore moins ...  Je me rappelle encore très bien de tout cela et parvient à m'identifier aux stagiaires sans trop de peine. Cela m'aide à comprendre leur logique, leurs difficultés ...Mais pour combien de temps ? Je me questionne énormément sur cet aspect de mon rôle de MAT. Si je parviens à les comprendre aisément, c'est aussi et surtout parce que je suis encore "jeune" dans le métier (10 ans c'est très peu sur une vie d'actif ! Pour moi en tous cas. Y croire me plait en tous cas ... Parce que ça m'arrange ! ;-) ).Qu'en sera-t-il dans 10, 15, ou même juste 5 ans ? Quand la formation aura changé, que je n'aurais pas vécu le même parcours que les stagiaires ... (Ce qui est d'ailleurs déjà un peu le cas aujourd'hui ...)Quand l'écart d'âge sera plus grand et le "fossé générationnel" plus important ...
    Quand, par "trop" d'expérience, j'aurais oublié ce que c'est que de débuter, d'apprendre, de faire des erreurs qui semblent facilement évitables ...

    Comment agirais-je avec les stagiaires ? Est-ce que j'arriverai toujours à analyser avec autant de "compréhension" ?
     
    Je me pose en fait ces mêmes questions sur bien d'autres sujets, dont la classe flexible. Qu'en sera-t-il de ce fonctionnement quand j'aurais pris de l'âge ? Quand mon corps ou ma santé ne suivra plus les minutes assises au sol ou à genoux ? Aurais-je encore la motivation, l'envie et le courage de travailler ainsi ?
    N'oublions pas que, même la personne la plus motivée ne peut résister aux effets du temps sur elle-même. 


    Je me console en me disant que, me poser ces questions dès maintenant, me permettra certainement d'y faire face plus facilement et d'y trouver des réponses les moins radicales possibles dans l'avenir ... L'avenir me le dira.

    Cette grille est donc aussi un moyen d'envisager, avec beaucoup d'anticipation, les "failles" qui seront les
    miennes plus tard. ;-)

     

    J'imprimerai désormais cette grille non plus sur des feuilles A4 comme ces derniers temps mais sur une feuille A3 pour plus de facilité d'utilisation.

    J'aurais ainsi tout sous les yeux au moment de l'observation. Avoir une seule feuille à gérer, c'est gagner du temps. Ce format me permettra aussi de transmettre ensuite à mes stagiaire un petit "dossier" résumant leur pratique. Ils pourront y glisser les documents créés pour la fiche de préparation, les supports des élèves ...

    Ils auront ainsi une vision de l'avant-séance (avec les outils soumis à observation et analyse) et de l'après-séance (avec le compte-rendu des séance et le bilan des améliorations possibles suite à l'échange stagiaire-MAT).

    Voici à quoi ressemble cette grille une fois imprimée sur une feuille A3 ...

    Fiche d'observation de pratiqueFiche d'observation de pratiqueFiche d'observation de pratique

     

    Et voilà la version imprimable de cette "petite" grille (;-p)

     

    Fiche d'observation de pratique

    J'espère qu'elle pourra aider, inspirer ou servir aux collègues qui avaient demandé à y jeter un œil. Elle a déjà beaucoup évolué au cours des stages observés et de mes réflexions sur le sujet. Elle risque de changer encore (Car je continuerai d'apprendre encore moi aussi en observant les étudiants que j'accueillerai ;-) et je mettrai le document à jour pour vous au fur et à mesure des modifications.

    Si vous avez déjà des idées pour m'aider à l'améliorer, n'hésitez pas à me les faire remonter. Si deux têtes valent mieux qu'une, à nous tous on devrait pouvoir faire quelque chose de top non ? ;-)

     

     


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  • Cette année, j'ai déjà pu accueillir dans ma classe deux stagiaires de M2 MEEF en ma qualité de Maitre d'Accueil Temporaire (MAT). Au cours de ces stages, les étudiants ont pris en charge la classe sur plusieurs séances différentes que j'ai eu la charge d'observer et d'analyser avec eux.

    Devenir MAT c'est accueillir dans sa classe de futurs enseignants en formation pour leur permettre d'avoir un premier contact avec le terrain et le quotidien de classe. J'en expliquais toutes les modalités l'an dernier dans cet article.

    Aucun diplôme ou certification de formatrice n'est nécessaire pour devenir MAT.

    Devenir MAT est une première étape très intéressante qui met doucement l'enseignant dans un rôle de formateur. C'est un rôle qui peut s'élargir encore en passant le CAFIPEMF.

    Pour ma part, même si le CAFIPEMF m'attire énormément, je ne peux et ne souhaite actuellement pas me lancer dans cette formation qui me demanderait trop de "sacrifices" personnels. Les conditions de réalisation de cette formation (variables selon les académies apparemment) m'obligeraient, en plus du temps de recherche et de rédaction du mémoire considérable, à m'éloigner de mon domicile pour pouvoir y prétendre et le préparer ce que je ne souhaite pas faire. J'ai déjà, durant de nombreuses années, travaillé très loin de chez moi en faisant chaque jour des centaines de kilomètres. Cela m'avait déjà épuisé à l'époque en me faisant perdre beaucoup de temps sur la route et, à présent que j'ai (enfin !) pu me rapprocher de mon lieu d'habitation, je ne souhaite pas faire marche arrière !Comme je le disais ici, ma famille passe avant tout le reste.  Ayant des enfants en bas âge et un mari qui vient de se voir offrir des opportunités professionnelles (qui vont lui demander beaucoup de temps et de disponibilités) dont il rêve depuis de nombreuses années, j'ai pour le moment mis ce projet professionnel en suspens. Mais un jour peut-être ... Qui sait ... Je pourrais m'y projeter plus sereinement. ;-)

    En attendant, être MAT m'apporte autant (et même plus) que ce que j'envisageai en acceptant ce rôle.

    Devenir MAT ne donne pas accès à une formation particulière dans toutes les académies (une réunion d'informations a lieu en début d'année dans la mienne, dans d'autres il existe une mini-formation et dans d'autres encore rien d'après les retours que j'ai eu sur IG).

    Aussi, après des échanges avec d'autres MAT durant les dernières vacances, certaines m'ont demandé comment j'agissais avec mes stagiaires lors des temps de situation pratique. Nous en avons longuement parlé ensemble et je me suis dit que cela pourrait peut-être servir à d'autres avec qui je n'ai pas eu l'occasion d'échanger en privé. ;-)

    C'est donc sans formation d'aucune sorte (mis à part mes lectures personnelles des documents officiels en lien avec mon rôle de MAT bien sûr) ni prétention que j'ai réalisé le petit diaporama qui suit, visant à décrire la démarche qui est la mienne lors du temps d'observation de mes stagiaires en situation pratique.

    Observer un stagiaire en situation pratique

     

    J'espère qu'il pourra au moins apporter quelques pistes aux collègues MAT qui ne peuvent bénéficier d'un guidage sur cette fonction si particulière qui est la leur. ;-)

     


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  • Je reçois régulièrement des messages me demandant comment je fais pour gérer vie privée et vie professionnelle de front. Voici quelques petites pistes de mon organisation qui, je l'espère, vous permettront d'y voir plus clair ou même de vous aider à établir la votre. ;-)

    Il est déjà important de noter que tout ce qui va suivre est loin d'être nouveau, révolutionnaire ou je ne sais quoi encore car :

    - d'une part, je suis loin d'être la première maitresse-maman de l'histoire de l'enseignement ;-)

    - d'autre part, c'est une organisation que je sais fréquente pour beaucoup d'autres PE, dont ma super collègue Maitresse Sev.

     Autre précision à prendre en compte : j'ai une classe de CP dans une école en semaine de 4 jours à 20 minutes de chez moi. Les préparations et corrections qui sont les miennes et qui seront évoquées ci-après seront donc différentes des vôtres selon votre niveau car il est certains que les corrections d'une classe de CM2 par exemple sont plus importantes en terme de temps et de quantité a la vue des programmes du ministère. ;-)

     

    De l'étudiante à la maitresse d'école ... Du célibat à la vie de famille ...

    Quand j'ai commencé à enseigner, je passais des heures à préparer mes cours jusque tard dans la nuit.

    C'était pour moi normal de passer autant de temps dans mes préparations : je débutais, donc je ne connaissais pas toutes les clés du métier, les petits trucs et astuces pour s'organiser vite, anticiper ... Je devais fournir un travail considérable pour témoigner de mon sérieux et de ma réflexion pour construire des enseignements efficaces. Bref, je devais faire mes preuves non seulement auprès de mes élèves et de leur famille mais également auprès de ma hiérarchie qui venait visiter ma classe chaque mois (en PES en tous cas ;-)).

    Précision : Cela ne veut pas dire que je suis moins sérieuse aujourd'hui. J'ai juste plus d'expérience. Et, y a pas à dire, ça aide à augmenter mon temps de sommeil. ;-)

    Puis le temps a passé. Le contact du terrain et les différentes expériences professionnelles (plus de détails ici) aidants, j'ai modifié petit à petit mon organisation histoire de conserver malgré tout une vie sociale sympa. ;-)

    Et puis un jour, j'ai rencontré celui qui est devenu depuis mon mari. Lui qui pensait que la vie avec une enseignante allait être "tranquille" parce qu'elle a "plein de vacances" (comment lui en vouloir quand la majorité des gens l'affirment sans savoir ?) a vite déchanté en découvrant mes temps de préparation, de correction, de saisie de compétences, de remplissage des livrets ... (Courage à celui qui osera critiquer mon métier "tranquille" en sa présence désormais ... ;-D).

    Bien qu'il m'aide encore aujourd'hui dans de nombreuses tâches sans râler (SCOOP : non seulement on travaille VRAIMENT, en-dehors de nos heures devant les élèves, mais en plus notre famille est mise à contribution. PS : Merci chéri pour les évals nationales malgré la fatigue de tes gardes casernées. <3.), j'ai rapidement compris que si je voulais pouvoir avoir une réelle vie personnelle, j'allais devoir vite m'organiser pour que ma vie professionnelle empiète le moins possible dessus.

    Et cela s'est finalement fait assez simplement grâce à ceux qui m'offrent les meilleurs moments de ma vie : mes deux merveilleux enfants (en toute objectivité bien entendu ! ;-p). Avec moins de 19 mois d'écart entre eux deux, plus que du sport, ma vie de famille relève parfois du parcours du combattant. (J'en profite pour transmettre tout mon respect aux familles de plus de deux enfants ! Quand je vois mon état de fatigue avec 2, franchement ... Chapeau bas !).

    Si beaucoup se disent "Après le travail, place à la vie de famille !", parce que leur travail se termine vraiment à leur retour chez eux, étant donné mon métier, je vois les choses différemment.

    La première chose que j'ai faite pour pouvoir mêler vie perso et vie pro au mieux a été de me définir des priorités. UNE priorité en fait.

    Ma famille !

    C'est ma seule priorité ! Elle est toujours en tête de toutes mes "to-do lists". Et même bien au-delà de tout le reste.

    Certes j'ai toujours voulu être maitresse mais j'ai, même avant cela, toujours voulu être "maman". J'ai pu le devenir ce qui n'est pas le cas de toutes les femmes (pensée à toutes celles qui se battent pour devenir maman à leur tour, que je les connaissent ou pas. Je vous souhaite sincèrement de pouvoir un jour connaître ce bonheur indescriptible <3). Je sais donc quelle est ma chance et je compte bien en profiter au maximum.

    Malheureusement, fixer une priorité ne suffit effectivement pas dans notre métier. "Après l'heure, ce n'est plus l'heure." En terme de travail à faire, c’est le cas de bon nombre de métiers mais pas vraiment de celui d’enseignant.

    En général, après les heures « officielles » (c’est-à-dire les heures de présence devant les élèves que beaucoup considèrent comme notre unique acte de "travail"), il y a les heures de travail que j'appelle « invisibles » comme les corrections et les préparations. Cela représente un temps de travail considérable qui n’est donc pas fait en classe mais bien souvent chez soi, à la maison (NB : N’en déplaise à certains, ceci n’est pas une complainte. C’est un fait ! On travaille pour nos élèves même quand ils ne sont pas là et même si cela ne fait pas partie des heures pour lesquelles nous sommes rémunérés. Si on se limitait vraiment à ne faire que les "heures officielles", les enfants n'auraient ni apprentissages ni bulletins. Là encore, ce n'est pas une complainte, c'est un fait.).

     

     

    Le temps passé à l'école

    J’essaye donc de les réaliser au maximum quand je suis à l’école et que je n’ai pas à enseigner. J'utilise avec soin chaque minute et temps-libre avant l'arrivée de mes élèves le matin, chaque récréation où je ne suis pas de surveillance, chaque pause méridienne ... pour préparer mes cours et réaliser les corrections.

    J'utilise également beaucoup l'ordinateur et des logiciels que je maîtrise très bien. Ainsi je sais précisément quoi faire pour réaliser mes supports. Utiliser des outils dont on a l'habitude a un poids considérable dans la gestion de son temps de travail. Les secondes peuvent vite devenir des minutes gagnées. ;-)

    Ce fonctionnement a l’avantage de ne pas faire trop empiéter mon métier sur ma vie de famille en préservant par exemple mon mercredi et mes week-ends mais a l’inconvénient de ne pas offrir de réelle « pause-détente» dans la journée. (J’y trouve personnellement mon compte. Charge à chacun de voir ce qui lui convient. ;-))

    Voici donc un petit semainier pour vous permettre de visualiser facilement comment j'utilise mes temps-libres à l'école.

    J'ai volontairement retirer le mercredi, le samedi et le dimanche car je les garde pour ma vie de famille et mes autres "tâches invisibles" dont on ne doit pas prononcer le nom (repass......, mén....., lessiv..... etc. C'est finalement celles-ci que j'aime le moins même si mon mari et mes enfants font leur part. ;-)).

    Optimiser son temps pour se préserver

     

     

     

    Un levier de l'organisation : l'anticipation

    Si cette organisation me permet d'organiser ma pratique de classe, les journées ne font malheureusement qui 24 heures pour tout le monde (Et c'est incroyable que personne n'envisage de changer cela ! Ce serait quand même la solution à tous nos problèmes non ?! ;-p). e

    Le "temps-libres" à l'école ne m'offrent pas assez de temps pour réaliser toutes les "tâches invisibles". En effet, sur cet emploi du temps on voit les préparations, les corrections mais pas la mise en forme des programmations, des progressions et des autres joyeusetés de ce genre que chaque enseignant se doit de réaliser pour établir son enseignement à plus long terme. Du coup, comme les journées ne font que 24h et que j'ai (je cite) "beaucoup de vacances", je mets au maximum cet autre type de "temps-libre" à profit pour anticiper au maximum mes préparations.

    Mais là encore, ma famille passe en priorité ! Durant les vacances, je travaille durant des temps très particuliers durant lesquels mes enfants dorment (siestes, matinées, soirées). Ils sont encore petits tous les deux et font de bonnes siestes en début d'après-midi. C'est là que j'arrive à travailler le plus pour l'école. Quand ils ne dorment pas, j'en profite ! On joue, on sort, on s'occupe de la maison ... Bref, on vit tous les 3 ensemble en attendant que papa rentre du travail ou de la caserne. Ensuite, c'est un peu différent parce qu'on profite à 4 ce qui est bien mieux encore !

     Mon organisation changera très certainement au fur et à mesure que mes enfants grandiront, que les temps de siestes disparaitront petit à petit, que les activités extra-scolaires prendront plus de place dans l'emploi du temps familial. Je vous referai certainement un point "organisation" à ce moment-là (mais ce sera sûrement plus sur le ton de la détresse, du désespoir et de l'appel à l'aide que sur celui du partage. ;-p)

     

    Voici donc un petit tableau synthétisant mes TO-DO LISTS de vacances.

    Maitresse et maman : optimiser son temps de travail pour se préserver

    Je travaille personnellement surtout durant le mois de juillet et la première semaine de chacune des petites vacances, tant que mon esprit est encore dans une dynamique de travail importante. Je profite ensuite sereinement de mon mois d’août ou de la deuxième semaine des petites vacances pour me reposer (en tous cas j’essaye ;-)). D’autres personnes préfèrent faire l’inverse afin de faire une réelle coupure au début des vacances scolaires pour bien se reposer avant de se plonger dans la suite. A chacun de voir ce qui lui convient le mieux. ;-)

     

    En cas d'imprévus ?

    Évidemment, si tout se passait tout le temps sans encombres, ce serait parfait !

    Malheureusement, les imprévus existent et sont bien plus fréquents qu’on ne le croit. Ils mettent parfois (souvent) à mal cette organisation qui me convient et que j’affectionne.

    Aussi, quand un imprévu survient, qu’il soit professionnel ou personnel, je mets alors toute l’organisation précédemment décrite en « pause ». Je gère l’imprévu en priorité (surtout s’il concerne mes enfants !) et je reprends mon organisation par la suite, telle qu’elle est décrite dans cet article et dans ces images ou en lui apportant quelques modifications.

    Comme je le disais, je base toute mon organisation sur un planning qui exclut les mercredis et les week-ends. Ces temps libres me sont donc toujours disponibles en cas de besoin pour rattraper un retard dû à un imprévu. J’utilise alors ces jours-là, les temps de siestes de mes enfants et les soirées dont je peux disposer pour travailler.

     

    Et si cela ne suffit pas ?

    Alors tant pis !

    Tout ne sera pas fait entièrement. Tout ne sera sans doute pas parfait (l'est-ce vraiment d'habitude au final ?). Et alors ?

    J’estime que ma famille a plus besoin de moi que ma classe n’a besoin d’un cahier-journal ultra détaillé.

    L’ancienneté et l’expérience aidant, je sais que je parviendrai à m’en sortir si tout n’est pas « au point » à chaque minute et un programme griffoné rapidement dans l'agenda saura me suffire pour guider ma journée de travail. ;-)

     

     

    Et le blog dans tous ça ?

    Effectivement, le blog ne fait ni partie de mon organisation hebdomadaire ni de celle des vacances. C'est simplement parce que le blog passe vraiment après tout le reste. On peut facilement dire que c'est la dernière roue de la charrette ! Disons que c'est un loisir professionnel. ;-)

    Je l'alimente quand j'en ai le temps mais aussi l'envie. Si je n'ai pas l'un, l'autre ou les deux, je n'écris rien. C'est pourquoi il est parfois "inactif" de longues semaines ou que je publie plusieurs articles en quelques jours. ;-)

    Je suis donc désolée mais, même si j'adore partager et échanger ici avec vous, je dois me montrer honnête en vous avouant que le blog ne fait pas partie de mes priorités. Je ne peux vous accorder qu'un temps occasionnel. ;-)

     

     

     Cet article m'avait été demandé durant mon sondage des dernières vacances par plusieurs futures/jeunes mamans PE.

    J'espère qu'elles y trouveront des réponses à leurs questions.

    Je voulais encore prendre quelques lignes pour leur adresser deux petits conseils très personnels :

    Le premier est de toujours voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide. Nous  exerçons un métier particulier, avec une nombres de "tâches invisibles" important mais, soyons honnêtes, il nous offre beaucoup de temps auprès de nos familles, ce qui n'est pas le cas de la majorité des métiers, ce qui n'a d'ailleurs pas pu être toujours le cas dans nos familles. Un petit "flashback" permet régulièrement de se rappeler comment nos parents ont eux-mêmes gérer leurs propres vies professionnelle et familiale, en d'autres temps et avec d'autres moyens.

    C'est pourquoi, par respect pour eux, je réfléchis toujours à deux fois avant de lever la fronde pour revendiquer des choses. ;-) 

    Mon dernier conseil sera le suivant :

    Profitez au maximum de vos si petits bouts de choux car le temps va passer à une vitesse monstrueuse à présent.

    Je suis certaine que tout le monde doit vous le dire et que, comme moi il y a quelques années, vous vous dites : "Mais ils sont pénibles à me dire tous ça !". 

     

    Mais dans quelques années (que dis-je ! Dans quelques mois !), vous marquerez une pause dans votre quotidien. 

    Vous prendrez le temps de regarder (d'admirer) vos (anciens) bébés devenus petits garçons et petites filles et vous repenserez à ces pénibles, à moi, et vous vous direz :

    "Mince alors ! Je n'ai rien vu filer. Ils avaient raison en fait !".

    Ce jour-là, promettez-moi de ne pas déprimer (même si ce sera dur). Rassurez-vous en repensant aux bons moments vécus avec votre "petit" et songez à tous les autres qui arriveront quand il sera devenu "grand" car chaque âge à ses hauts et ses bas, chaque âge à ses bons et ses mauvais moments mais, surtout, chaque âge renforcera votre amour pour celui qui restera, à jamais, votre "bébé". Ne laissez pas le temps ou le métier vous faire perdre de vue l'essentiel, VOTRE essentiel. <3

     

     

     

    Sur ces mots, mes essentiels se réveillent. Je vous laisse. A bientôt !


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  • Avec mes élèves nous avons démarré l'apprentissage des nombres en lettres.

    Voici les cartes que j'ai créé pour qu'ils puissent manipuler au centre de mathématiques.

    Les unités y sont présentées dans un cadre bleu.

    Les dizaines en rouge et les centaines en vert.

    Les cartes grises sont pour écrire les liaisons entre les mots (les tirets, "et" ...).

    En ce qui concerne les cartons violets, ils sont là pour signaler ce que mes élèves et moi appelons les "nombres coquins" : ce sont les nombres dont le nom n'indique pas la décomposition. Il y en a 6 au total : onze, douze, treize, quatorze, quinze et seize.

    Les cartes "nombres en lettres"

     

    Mise à jour du 12/02/2019

    Suite à l'utilisation en classe, j'ai mis à jour certaine cartes avec des aides pour faciliter l'utilisation des cartons 70 et 90 à mes élèves. Voici le détail des éléments rajoutés. Cliquez sur l'image pour accéder aux cartes mises à jour ;-)

    Les cartes "nombres en lettres"


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