• Depuis plusieurs années, j'ai abandonné tout système de comportement en classe pour un fonctionnement qui relève plus de l'éducation des comportements" que de la "gestion". Cette année j'ai opté pour un nouveau type d'affichage-référent : la boussole.

    L'an passé, dans cet article, je vous expliquais la façon dont je comptais organiser la gestion de ma classe et vous glissais également les liens vers les articles qui éclairaient mon choix d'abandonner les systèmes de gestion de comportement (de type météo, couleurs, personnages ...), que j'ai moi-même utilisé un temps mais avec lesquels je n'ai jamais été vraiment à l'aise.

    Les deux dernières années, je n'avais donc affiché aucune règle de classe, ni positives, ni négatives.

    Seule une devise ou un slogan, choisis par/avec les élèves, figurait au mur et résumait les grandes lignes directrices de notre classe (Respect, Partage, Aide ...).

    Ce fonctionnement relavant, à mon sens, plus des fonctions incombant à mon métier (oui car ATTENTION SPOILER  : je suis enseignante, pas gendarme ou chien de berger lol) me satisfait parfaitement.

    Mais alors, comment faire quand ils adoptent un mauvais comportement ?

    Et bien quand ils font n'imp' (oui parce que bon, on ne va pas se mentir ou tourner mille ans autour du pot, c'est souvent ce que notre petite voix nous dit : "Mais qu'est-ce qu'il/elle fait bon sang de bonsoir de bor...?" voili voilou hein !) et qu'on n'a plus de système de gestion des comportements, il faut se munir de plusieurs outils qu'on a souvent sur nous (NON, pas les mains ! C'est tentant mais c'est non ! Même si elles sont encore plus facilement accessibles ! C'est plus de problèmes que de solutions au final. Pour nous surtout ! :-S) :

    une bonne respiration avec les yeux fermés histoire de ne plus voir la source du litige le temps de faire retomber la pression ;-p

    de la patience (pas toujours facile à avoir sur soi mais si on ferme bien fort les yeux il est possible qu'elle vienne nous faire coucou en image mentale ;-))

    et un objectif personnel motivant : "Allez, je respire, je prends le temps et je me répète en souriant "Ce n'est pas grave, ce soir je mange de la raclette* ! Je répèèèète ... Ce n'est paaaaas grave, ce soir je mange de la raclette !" :-D

    * peut être remplacé par "Tout va bien, je sors au ciné avec mes amies ce week-end" ou "La nouvelle saison de ma série est arrivée sur Netflix !" ou toute autre élément extérieur à l'école qui vous rend heureux mais, surtout, surtout, SURTOUT, on évite tout ce qui est en lien avec le ménage, les lessives, le repassage, les activités extra-scolaire des enfants, toussa, toussa, car, vraiment, ça n'aide absolument à relativiser ! Mais genre VRAIMENT PAS ! #casentlevecu

    Donc, une fois que j'ai pris sur soi, que je pense à ma petite raclette, ma télé et tout le reste, je demande à l'élève de m'expliquer son comportement (en effet, de nombreuses situations m'ont déjà prouvé que la notion de vérité est souvent très difficile à définir selon les points de vue. Chacun à SA vérité et une mauvaise interprétation est possible. L'écoute et l''échange reste la base d'une bonne relation et d'une éducation constructive.)

    Ensuite, l'élève est placé devant la devise ou le slogan pour réfléchir à l'élément qu'il n'a pas appliqué. (Selon les situations, il est possible de faire formuler le comportement adéquat qu'il aurait dû adopter et/ou qu'il adoptera à l'avenir.).

    L'élève peut aussi avoir à réaliser un geste réparateur  dans le cas où son comportement aurait causé du tord à quelqu'un ou autre. (l'affiche des Editions Pirouettes peut donner des pistes de ce qu'il est possible d'envisager selon les situations)

    Mais ça doit te prendre un temps fou au quotidien à chaque "déviance" ?

    Alors oui ! On ne va pas se mentir, c'est long à mettre en place tant dans l'invention de la devise que de la mise en œuvre en classe. Sans doute plus même qu'un système de gestion "classique".

    Mais on en gagne par la suite, vraiment !

    Par ce système, il est possible de réaliser une réelle éducation des comportements (attention, je ne parle pas ici du rôle des parents, de leur influence, de ce qu'ils ont fait ou pas, de ce qu'ils font ou pas, ce n'est pas le sujet d'ailleurs. Je parle purement et simplement ici du devoir de l'Ecole qui est un des premiers lieux de vie collectif de chaque individu et qui doit préparer ces mêmes individus à devenir des citoyens, au sein d'une société.)

    Même si parfois c'est dur (car nous avons tous nos jours avec et nos jours sans, que les élèves AUSSI en ont et que la fatigue se fait parfois plus forte et parlante que la raison, pour eux comme pour nous), avec le recul et les "expérimentations" auprès des classes pas toujours évidentes à gérer (dans mon contexte particulier d'enseignement en tous cas), je vois bien les effets positifs de ce fonctionnement qui ne me fait très rapidement plus "perdre de temps".

    Le fait que cela se fasse relativement vite ne relève pas du "miracle pédagogique det Noël". Cela vient surtout du fait que rien dans ce fonctionnement ne leur est imposé. Je ne leur dit rien (mis à part des termes de vocabulaire qui leur manque pour développer leurs idées). C'est au fil des discussions et des débats que leurs idées arrivent et que nous les mettons sur papier ensemble.

    Quand on fait les choses nous-mêmes après autant d'heures de travail, on a envie d'en prendre soin. Du fait qu'ils sont eux-mêmes à l'origine des valeurs à respecter au sein de la classe, les enfants s'y plient assez rapidement. 

    D'autant que, par ce fonctionnement, je ne suis plus le "seul maître à bord". Chaque élève est libre de conduire un de ses camarades devant la devise pour lui signifier, lui rappeler qu'il n'a pas respecté les valeurs collectives décidées ensemble et que de ce fait il entrave le bon déroulement de la vie de tous.

    Le but n'est pas de demander aux élèves de rédiger des règles qui seront la base de jugement de l'enseignant ensuite. Cela reviendrait à leur donner du bois brut pour qu'ils en fassent des bâtons afin qu'on les frappe avec. Cela n'aurait aucun sens !

    L'idée serait plutôt de leur laisser ce bois brut pour qu'ils en fassent un grand feu autour duquel chacun pourra venir, rire et plaisanter en grillant des chamallows. L'enseignant compris !

    (Ben oui, j'aime bien les chamallows, je vais pas me priver alors que j'ai fourni le bois non ?! ;-p).

     

    Et la boussole dans tous ça ?

    Cette année je compte donc poursuivre dans cette même voie qui me satisfait bien plus que les systèmes de pertes ou de gains de points (ou autre) qui sont (mais cela reste bien sûr mon avis purement personnel) à la fois chronophage pour l'enseignant quotidiennement ou hebdomadairement (je ne sais pas si ce mot existe mais tant pis) et, surtout, bien loin de la réalité qui les attend hors de l'école.

    Pour cette nouvelle rentrée, j'ai choisi d'abandonner l'idée de la devise pour me tourner vers une autre approche plus symbolique : la boussole.

    Cet été j'ai pu visiter la Eis-Schoul, une école fondamentale luxembourgeoise fondée sur la pédagogie inclusive dont j'ai adoré l'approche en terme de comportements (il y avait pile poil tout ce que j'adore ! <3). Cette école dispose d'une charte, rédigée à la fois par les enseignants, les élèves, les parents d'élèves et les éducateurs intervenant dans l'école. Bref, par TOUS !

    L'ensemble des valeurs de l'école est définit dans cette charte et résumé dans un seul instrument très évocateur : une boussole !

    La boussole du "Bien vivre ensemble"

    Pour bien saisir l'importance de la boussole, il faut partir de la définition même de l'objet :

    Une boussole est un instrument doté d'une aiguille aimantée qui se dirige toujours vers le nord. Elle permet à chacun de se repérer et d’aller dans la bonne direction.

     

    Elle est donc, dans le contexte de la classe, un repère pour aider les élèves à guider leurs comportements vers le "bien vivre ensemble", dans l'intérêt de tous.

    J'ai donc, dès la rentrée, affichée en classe la boussole entièrement vierge afin laisser aux élèves la possibilité de l'investir. Plusieurs séances d'EMC ont été menées en classe sur les "bons et les mauvais  comportements", "les émotions", ... avec régulièrement des retours sur des évènements vécus dans la classe ou dans la cour pour leur faire prendre conscience que "vivre ensemble" nécessitait des accords de base. Plusieurs débats ont ainsi menés à l'émergence de valeurs qui réunissaient la majorité d'entre eux : le respect, les efforts, le plaisir, le soutien ont été les 4 premières à émerger.

    NB : Au départ j'envisageais de ne mettre en place que 4 "directions" et donc 4 valeurs mais c'était sans compter sur la motivation et les idées toutes intéressantes de plusieurs élèves qui souhaitaient faire figurer plus de termes pour que la boussole puisse être le plus parlante possible. Donc, il y en a eu 4 autres. ;-)

    Nous avons donc décidé de mettre en mots 8 valeurs. Les voici, accompagnées des définitions (décidées en EMC et propres à notre vision du "Vivre ensemble" cette année) :

     

    Netteté : Chaque information, chaque but, chaque élément doit être exprimé de manière claire et compréhensible pour être accessibles à tous.

     

    Respect : Cela veut dire que nous vivons et travaillons ENSEMBLE en tenant compte des limites de chacun.

     

    Empathie : Ce mot fait penser aux émotions. Il veut dire qu'il est essentiel d'écouter les autres, de se mettre à leur place pour percevoir ce qu’ils ressentent et pour essayer de les comprendre.

     

    Tous capables : Ce mot fait le lien avec notre marché de connaissances. Il nous rappelle que rien n'est impossible. Chacun de nous a des compétences et mérite d’avoir une chance de les montrer.

     

    Soutien : Il est important d’apporter son aide aux autres quand ils en ont besoin et d'être présent pour eux car ils le feront aussi si nous avons besoin d’aide un jour.  

     

    Plaisir : Dans notre classe, chacun soit se sentir à l'aide et bien dans sa peau. Nous devons tous faire en sorte que chacun soit heureux de venir apprendre, chaque jour.

     

    Organisation : Elle veut dire qu'il est important de prendre soin de son travail et du matériel pour que tout le monde s’y retrouver et en profite dans de bonnes conditions. 

     

    Efforts : On essaye, on ne baisse pas les bras puisqu'on est Tous capables ! Il est important de croire en nous pour réussir.

     

    NB : L'ordre des valeurs sur la boussole n'a pas vraiment d'importance mis à part le fait d'avoir placé les mots commençant par S, E et O sur les positions du Sud, de l'Est et de l'Ouest pour que la boussole puisse servir de pense-bête en QLM. C'est d'ailleurs pour cette même raison que nous avons choisi le mot "Netteté" à mettre au Nord au lieu du mot "Explication" prévu au départ. Avec les enfants, nous ne savions pas trop si cela se disait vraiment mais pour nous cela avait du sens donc nous l'avons gardé. ;-).

    Chaque valeur s'accompagne, à la demande des élèves, d'un petit dessin qui la rend facilement identifiable.

    La boussole du "Bien vivre ensemble"

     

    La place de la boussole dans la classe

    Si les devises de classe étaient affichées en hauteur et à la vue de tous les années passées, il en est tout autre cette année. En effet, les enfants m'ont demandé de la mettre plus bas pour qu'ils puissent la manipuler en tourner l'aiguille, quand cela leur semble nécessaire pour indiquer eux-mêmes à un camarade la valeur bafouée.

    Ils ont donc choisi de la placer sous le tableau de la classe, face au coin regroupement pour une raison qui se suffit à elle-même :

    "C'est devant le tableau qu'on se regroupe et qu'on travaille tous ensemble. "La boussole pour vivre ensemble" devrait se trouver là du coup !"

    La boussole du "Bien vivre ensemble"

    Voilà donc notre boussole terminée (après une période entière de réflexion dessus !) et accompagnée des détails décidé en EMC (oui parce que parfois la maitresse se fait âgée et ne se souvient plus trop de tout ce qui avait été dit lors du conseil de classe donc un petit pense-bête est toujours le bienvenu ! ;-p).

    Reste à savoir ce que la boussole indiquera l'an prochain ... ;-) 

    Voici, à titre indicatif pour les intéressé(e)s (car comme spécifié maintes fois dans cet article, tout l'intérêt de ce fonctionnement réside dans l'implication des élèves) les documents qui m'ont servi à créer l'affichage de notre boussole de classe. Peut-être cela pourra vous servir pour démarrer la démarche avec votre propre classe autour d'une boussole vierge.

    NB : La boussole de base a été imprimée sur une feuille A3 (la version A4 était vraiment très petite pour être lisible et compréhensible). ;-)

    La boussole du "Bien vivre ensemble"


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  • Et si nous faisions découvrir plusieurs pays du monde aux enfants avec un simple jeu de cartes ? C'est visiblement la mission que ce sont donnés MaévaGarnier et Jérémy Caradec, les créateurs de Memo Trotter. Moi qui adore les jeux de cartes, j'ai eu le plaisir de découvrir celui-ci tout récemment et je dois dire qu'il trouvera très vite sa place en classe, aux centres. ;-)

    Memo Trotter : un jeu de carte pour découvrir le monde

     

    Memo Trotter, qu'est-ce que c'est ?

    C'est un jeu de carte fabriqué en France (#cocorico !!!) destinés aux "enfants curieux et joueurs, aux amis baroudeurs, aux familles voyageuses et bien plus encore !"

    Grâce à ce jeu, il est possible de découvrir et d'apprendre les pays du monde à travers différentes catégories de cartes :

    - les paysages

    - les monuments

    - les plats typiques

    - les drapeaux

    - les cartes géographiques.

     Chaque catégorie est facilement identifiable sur les cartes grâce à un système de pictogrammes très explicite et compréhensible de tous, même des plus jeunes. ;-)

    Memo Trotter : un jeu de carte pour découvrir le monde

     

    Memo Trotter, ça se joue comment ?

    Pour démarrer une partie de Memo Trotter, rien de plus simple ! Il suffit de suivre 4 étapes très simples :

    Etape 1 :

    Choisir le nombre de catégories avec lesquelles vous souhaitez jouer parmi les 5 proposées plus haut (minimum 2).

    Etape 2 :

    Les repartir face image devant vous.

    Memo Trotter : un jeu de carte pour découvrir le monde

     Etape 3 :

    Tentez de retrouver les images correspondant au même pays.

    Etape 4 :

    Retournez les cartes et vérifiez si le nom du pays est identique. S’il l’est vous remportez les cartes et c’est au joueur suivant de jouer. Si ce n’est pas le même nom de pays, reposez les cartes dans le jeu.

     

    Memo Trotter fonctionne donc sur le même principe que le jeu du Memory, connu des enfants depuis le plus jeune âge. Le joueur s'auto-corrige et rejoue au tour suivant.

    Plus le joueur expérimente le jeu et plus il s'améliore et mémorise les cartes correspondant au même pays.

    A la fin de la partie, le joueur ayant remporté le plus de pays, remporte la partie !

    Et ce n'est pas tout !

    En découvrant ce jeu, je me suis dit "Ouais c'est super ! Mais avec des CP ça va être compliqué ... Ils ne savent pas lire !" Et bien QUE NENNI ! Les créateurs ont pensé aux petits CP novices en décodage et même aux élèves de maternelle car, pour les joueurs non-lecteurs, un système de couleur est mis en place au dos des cartes permettant ainsi de les rassembler par pays.

    Memo Trotter : un jeu de carte pour découvrir le monde

    Vous avez des cycle 3 ? Aucun souci ! Ils ont pensé à eux et même aux plus grands encore car, pour corser et pimenter un peu les choses, il est possible d'augmenter très facilement la difficulté du jeu grâce à des questions inscrites sur les cartes (et qui ne sont parfois pas très évidentes ...).

     

    Comme les vidéos sont toujours plus parlantes, je vous laisse découvrir ce jeu grâce à ce petit film ...

     

    Voilà donc un petit jeu bien sympathique qui me permettra d'alimenter encore un peu plus les activités disponibles au centre de découvertes et d'accompagner mes coffrets Montessori dédiés aux pays du monde.

    Memo Trotter : un jeu de carte pour découvrir le monde

    Memo Trotter : un jeu de carte pour découvrir le monde

     

     


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  • Cet été, on m'a proposé de participer à un projet de mise en ligne d'un site proposant des activités en lien avec les programmes et basées sur des courts-métrages : la plateforme "Films pour enfants".

    L'association « Films pour enfants », en collaboration avec le ministère de l’Éducation nationale, le Réseau Canopé et le CNC, a mis en ligne une plateforme proposant aux enseignants du primaire l'accès par abonnement à des courts-métrages d’animation, tous accompagnés d’activités pédagogiques pour aborder certains points des programmes.

    Les activités proposées sur le site ont ainsi été créées par des enseignants.

    J'ai ainsi eu la possibilité de participer à ce projet en créant 5 fiches d'activités pour les 5 courts-métrages suivants :

    Films pour enfantsFilms pour enfantsFilms pour enfants

    Films pour enfantsFilms pour enfants


    Si vous souhaitez profiter des ressources de cette plateforme, rien de plus simple !

    Rendez-vous sur plateforme.films-pour-enfants.com

    Films pour enfants

     

    Films pour enfants

    Belle découverte et bon visionnage à toutes et tous !


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  • Il y a quelques semaines j'ai remporté un concours organisé par une instacollègue et j'ai ainsi pu gagner le livre "Comment ne pas être un prof idéal" d'Emmanuelle Piquet. Je n'avais alors jamais entendu parlé de ce livre et j'ai donc eu le plaisir de le lire (je devrais dire, de la dévorer !) en quelques jours (heures ... ;-)). Voici donc un petit article juste pour vous présenter cet ouvrage qui m'a beaucoup apporté et qui, je pense, mérite vraiment d'être connu et lu par tous les enseignants.

    "Comment ne pas être un prof idéal" - E. PIQUET

    Avant toute chose, il est important de préciser à qui s'adresse cet ouvrage.

    "C'est un livre dédié à tous ces enseignants qui un jour en ont eu assez. A ceux qui ne s'y retrouvent plus dans un métier difficile."

    Emmanuelle Piquet nous invite donc (oui, oui, je dis bien NOUS car chacun de nous connaît des hauts et des bas, des satisfactions et des déceptions, moi comprise, même si je laisse très rarement et très difficilement voir quand ça ne va pas, ici mais aussi en vrai ... Ma famille peut en témoigner ;-).) à déculpabiliser et à quitter le professeur idéal qui réside en chaque enseignant et que chacun espère, secrètement ou pas, être/devenir histoire de se conformer à l'image qu'il ou elle avait de lui dans son rêve d'enfant (#casentlevecu). 

     

     

    Une autrice au plus près du quotidien des enseignants

    L'autrice, Emmanuelle Piquet, est psychopraticienne et fondatrice des centres Chagrin Scolaire. Elle intervient dans de nombreux établissements scolaires et forme des professionnels aux principes et aux outils de l’école de Palo Alto (plus d'infos sur ce sujet par ici) pour apaiser toutes formes de souffrances.

    "Comment ne pas être un prof idéal" - E. PIQUET

    Cliquez sur l'image pour découvrir son interview par le Café Pédagogique !

     

     

    Un synopsis plus que parlant

    Lorsque j'ai découvert l'ouvrage à sa réception, j'ai (évidemment) lu la quatrième de couverture. Voici ce qu'elle dit :

    Un prof idéal s'adapte à chacun et ne laisse aucun élève au bord du chemin.

    Mais il finit également le programme.

    Un prof idéal est motivant et chaleureux, tout autant qu'exigeant et ferme.

    Un prof idéal sait se faire apprécier et dans le même temps respecter.

    Un prof idéal est donc un excellent candidat au burn-out.

    Dans ce livre déculpabilisant, qui dépeint avec beaucoup de justesse, d'empathie et d'humour les situations problématiques les plus courantes - classes démobilisées, élèves perturbateurs, harcelés ou en échec, parents démunis ou agressifs... -, Emmanuelle Piquet propose des stratégies de résolution inédites pour aider les enseignants à se libérer de la pression, à sortir des souffrances relationnelles et à retrouver à la fois de l'oxygène et de la souplesse.

     

    J'avais déjà une pile de lectures en attente sur le meuble de mon salon mais, tant pis ! Au moment précis où je l'ai lu, étant donné mon état d'esprit du moment et les tragiques évènements du monde de l’éducation que relatait l'actualité, ce descriptif me parlait trop pour me priver de m'y plonger dans les plus brefs délais.

     

    Un sommaire qui console les déceptions tout en donnant de l'espoir

    L'élément principal de l'ouvrage est la proposition du "Virage à 180°". Ce virage est le fruit d'un long travail rigoureux et subtile, une méthode proposée par l'autrice, qui part d’un principe fondamental :

    C’est souvent ce que nous mettons en place pour résoudre un problème qui l’aggrave. La solution pour se changer la vie existe : elle se situe à exactement 180°.

    Un virage subtil que l’auteur nous fait découvrir au travers de situations de classe, de témoignages d'enseignants, d'élèves et de parents.

    La première partie porte sur les "injonctions qui paralysent", autrement dit, toutes ces petites  pressions (conscientes ou non) que chacun s'inflige pour "bien enseigner" (au risque de se fatiguer, de s'épuiser, ou pire malheureusement. :'-( )

    - Je dois m'adapter

    - Je dois me faire respecter

    - Je dois me faire apprécier

    - Je ne dois laisser aucun élève sur le bord de la route

    - Je dois faire en sorte qu'il n'y ait pas de violence

    - Personne ne doit savoir que je n'y arrive pas

    La seconde partie présente des histoires d'élèves, de la difficulté à la phobie scolaire, autant d'éléments devenus (trop) souvent quotidiens et difficiles à gérer mais, de ce fait, toutes plus parlantes les unes que les autres.

    Après s'être attardée sur l'enseignant et sur ses élèves, l'autrice se penche sur le troisième angle du triangle éducatif : les parents, de ceux qui rejettent la faute sur l'école à ceux qui perdent pied et recherchent de l'aide. Chaque cas présenté parlerait à n'importe quel enseignant.

    Enfin, la quatrième et dernière partie propose une marche à suivre, simple, claire et visiblement efficace (étant donné le contenu du livre et ce que j'ai déjà pu moi-même voir dans certaines écoles au fil des années ...) pour aider et être aidés quand la souffrance et l'impuissance sont trop vives face aux classes, aux élèves, aux parents.

    De la personne qui souffre à la mise en œuvre de l'action la plus adaptée à chaque situation en passant pas de multiples autres questions essentielles pour bien prendre en compte chaque élément d'une situation donnée, le lecteur peut disposer ensuite d'une démarche qui pourra l'aider face aux difficultés du métier.

     

    Un livre qui m'a parlé plus que jamais

    Outre le fait que chaque page, chaque ligne, chaque mot de ce livre me faisait ma dire "C'est moi ça !" ou "Ah oui, je sais ce que c'est ! J'ai vécu ça !" ou même encore "Cela me rappelle ma collègue il y a X années !", le livre m'a beaucoup plu par sa franchise, son honnêteté et sa prise en compte de la réalité du terrain.

    Loin de vouloir vendre une "méthode miracle", il ne présente pas uniquement au lecteur des situations de réussites. Ce n'est donc pas un ouvrage de "rêve en barre" mais bien un ouvrage qui (re)donne espoir à chacun en proposant des pistes concrètes permettant de prendre du recul, d'analyser les situations avec sérénité afin de tenter d'améliorer les choses plutôt que de risquer de les empirer en laissant nos actes se faire guider par nos propres habitudes, nos plus profonds désirs, nos valeurs les plus fortes, ...

    De toutes ces pages, celles relatant l'histoire d'une jeune collègue débutante nommée en SEGPA et devant faire face à de nombreux doutes, craintes, difficultés, etc ... est celle qui a fait le plus écho en moi. J'avoue même avoir versé mes p'tites larmes tellement ce passage m'a ramené quelques années en arrière. Je me revoyais découvrir la nomination, le collègue, la classe, les élèves, ... sans savoir quoi faire et avec le sentiment qu'on me demandait de réussir là où tant d'autres avaient échoué jusqu'ici. Des instants qui me semblaient insurmontables mais qui ont finalement, avec le recul, été les plus beaux et les plus formateurs de toute ma carrière.

    Pourquoi ?

    Parce qu'à ce moment-là déjà j'ai pu bénéficier d'une "clé" essentielle à chaque enseignant et si magnifiquement mise en avant dans l'ouvrage : le travail d'équipe !

    Chaque situation de l'ouvrage met un point d'honneur à mener les "combats" en équipe, à chercher des solutions ENSEMBLE dans l'intérêt de tous.

    "Un pour tous et tous pour un !"

    Si bien souvent je préfère la phrase "Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin !", je trouve cette devise des Mousquetaires d'Alexandre DUMAS plus adaptée cette fois mais tout aussi pleine de sens.

     

    Je profite ainsi des ces dernières lignes pour remercier très chaleureusement mes collègues d'hier et d'aujourd'hui pour tout ce qu'ils/elles m'ont apporté(es) au fil des années. Des conseils à l'expérience en passant par les fous rires et le soutien (tant d'oreilles pour écouter et tant d'épaules pour pleurer m'ont accueillies les premières années face aux premiers postes non-désirés ...).

    Bref. Pour tout cela, MERCI !


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  • J'ai découvert il y a peu un objet un peu étrange au premier abord mais qui s'avère très utile pour pratiquer la cohérence cardiaque à la maison mais aussi en classe, sans nécessité la présence et les consignes de l'adulte. Il s'agit du coach de respiration ZenSpire Relax.


    Comme vous le savez sans doute déjà, je pratique avec mes élèves la cohérence cardiaque à l'aide de l'ouvrage Cohérence Kid de Dr David O'HARE. (cliquez sur l'image pour en savoir plus)

    Pratiquer la cohérence cardique en classe

    J'ai depuis poursuivi mes documentations sur le sujet et c'est ainsi que j'ai pu découvrir My Zenspire Relax.

    Faire de la respiration guidée, en classe et en autonomie

    Faire de la respiration guidée, en classe et en autonomie

    Un des avantages techniques de ZenSpire est qu'il n’utilise pas de connexion Wifi ou bluetooth.

     

    Faire de la respiration guidée, en classe et en autonomie

     

    Le principe est très simple : il suffit de respirer en respectant les couleurs du galet !
    Le galet dispose également d'une fonction "vibreur" qui permet non seulement de pouvoir l'utiliser les yeux fermés afin de calmer ses émotions encore plus efficacement mais aussi de permettre aux EBEP (malvoyants, sensibles aux lumières ...) de s'en servir sans souffrir. ;-)

    Déjà habitués à pratiquer les respiroutines de Coherence Kid en classe, depuis la rentrée, les élèves n'ont eu aucun mal à comprendre à quoi servait cet objet lumineux ni comment s'en servir.


    En classe, le galet est utilisé de différentes manières, selon le besoins de la classe et/ou des élèves :

    Faire de la respiration guidée, en classe et en autonomie

    Faire de la respiration guidée, en classe et en autonomie



    ZenSpire Relax a donc rapidement trouvé sa place dans notre classe.

    ______________________________________

    Si vous souhaitez plus d'informations sur le ZenSpire Relax (ou sur son petit frère, le ZenSpire Sleep, qui permet de trouver le sommeil plus facilement et qui a déjà fait ses preuves dans mon entourage très proche !!), rendez-vous sur le site dédié à ces petits coachs en cliquant sur l'image ci-dessous.

    Faire de la respiration guidée, en classe et en autonomie

     


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