• Regards croisés sur les assises flexibles

     Pour tenter de répondre aux questions des collègues qui nous écrivent au sujet des assises flexibles, Adeline KUHN TREF et moi avons décidé de rédiger cet article synthétique qui, nous l'espérons, saura vous aider.

     

    Si vous lisez cet article, c’est certainement que vous travaillez en classe flexible ou en tous cas que vous y songez et cherchez des idées pour permettre à vos élèves de bouger en classe.

     

    Car oui !

     

    Ils ont BESOIN de bouger ! Et quand on dit "ils", on ne parle pas seulement des élèves à besoins éducatifs particuliers avérés.

     

    Rester assis toute une journée n’est agréable pour personne (même adulte !). Il est indispensable de varier les positions de travail pour maintenir l’attention et faciliter les apprentissages.

     

    C’est cependant pour eux (et même grâce à eux) que de nombreux enseignants se sont questionné sur leur espace classe et ont réalisé des aménagements en installant notamment des assises flexibles.

     

    Ces assises parfois très « design » pourraient faire oublier l’essentiel :

     

    la nécessité de penser la pédagogie avant de songer à l’aménagement.

     

    L’enseignant n’est pas un décorateur d’intérieur (Chacun son métier !).

     

    C'est aussi parce que l'enseignant n'est pas non plus un spécialiste du corps que, dès les prémices de la mise en place de nos classes flexibles, mes collègues et moi nous sommes tournées vers les professions qui suivaient les EBEP qui étaient les nôtres à ce moment-là.

     

    En effet, l’utilisation des assises flexibles étaient alors des « recommandations » pour le suivi thérapeutique de certains élèves (et leur bien-être à l’école très souvent également).

     

    Mais voilà … Proposer des assises flexibles, c’est « jouer » avec les systèmes sensoriels (notamment vestibulaire et proprioceptif) des élèves et, quand on n’en maîtrise pas les effets, il est très facile de faire plus de mal que de bien au corps des enfants. C’est pourquoi il est indispensable et même essentiel pour les enseignants de travailler en collaboration avec les professionnels libéraux qui suivent leurs élèves (ou qui peuvent potentiellement intervenir auprès d’eux) afin de proposer un espace-classe qui soit au plus près des besoins réels de chacun.

     

    C’est pour ces raisons qu’Adeline KUHN TREF, ergothérapeute du réseau Stimul'ergo, et moi sommes entrées en contact.

    Nous souhaitions chacune échanger autour du bien-être (physique et moral) des élèves en classe.

    Lors de nos nombreux échanges et discussions (jusque tard le soir parfois lol), nous avons découvert que, PE comme ERGO, nous avions le même postulat de base : laisser les enfants expérimenter car interdire ou imposer ne mène à rien !

     

    Leur cerveau a besoin de se faire sa propre opinion plutôt que de se voir imposer des choses.

     

    La gestion du groupe-classe s’en trouvera d’ailleurs facilitée et le climat scolaire amélioré.

     

    Mais, face à la multiplicité des assises possibles et disponibles, difficile de savoir lesquelles choisir, dans quel(s) but(s), comment les utiliser convenablement, etc

     

    Regards croisés sur les assises flexibles

     

    Bien sûr, toutes ces assises flexibles sont à utiliser pour pallier au besoin de mouvements quand on n'a pas d'autre choix ou d'autres possibilités pour faire bouger les élèves.

    Si on voit de plus en plus sur les réseaux des assises flexibles multiples, n'oublions pas que le mouvement du corps entier par responsabilisation reste le plus efficace.

    Aller faire quelques pas pour distribuer des feuilles, apporter un document à la directrice, réaliser un parcours sportif (tracé au sol dans le couloir par exemple), etc ... sont autant de mouvements, de déplacements et de port de charge qui activent le système proprioceptif et vestibulaire, lieu clé de l'autorégulation.

     

    De plus, en ce qui concerne les enfants à besoins spécifiques (Troubles neurodéveloppementaux « dys », TDA/H, HPI et Troubles du Spectre de l’Autisme) il est indispensable de prendre l’avis du ou des professionnels qui suivent l'enfant. Les ergothérapeutes mettent par exemple en place des diètes sensorielles (autrement dit des programmes faits sur mesure pour chacun des patients, en fonction de leurs besoins et de leurs évictions sensorielles). Pour mettre en place un suivi de ce type, une évaluation précise est à mener en amont et, si on y va "à l'aveugle", le risque de faire plus de mal que de bien est relativement élevé.

     

    Nous espérons que ce diaporama synthétique vous permettra d'y voir plus clair.

    Il regroupe à la fois nos expériences respectives et croise nos regards pour vous aider à choisir les assises qui soient les plus adaptées possibles à vos élèves.

     

     

     

     

    INFO "Insta Live"

    Adeline et moi prévoyons de faire un direct sur Instagram dans les prochaines semaines pour répondre aux éventuelles questions qui resteraient en suspens.

    N'hésitez pas à nous les laisser en commentaire ou sur les réseaux sociaux afin que nous puissions y réfléchir en amont. ;-)

     

     

     


  • Commentaires

    1
    mer
    Vendredi 30 Avril à 20:12

    Bonsoir,

    Merci pour cet article intéressant. A la fin du tableau, tu parles de matériel pour les pieds et les jambes. A part les bouncy bands, à quoi pensais-tu ?

    Je serai fortement intéressée pour un de mes élèves qui a beaucoup de mal à rester assis.

      • Dimanche 2 Mai à 21:52

        Il existe aussi un support pour les.pieds appelé busylegs. Il est dispo sur le site Hoptoys.

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