• Il y a deux ans, je vous présentais rapidement dans cet article le la Fabrique à histoires de Lunii que j'avais pu découvrir à Paris. Pour la première fois cette année j'ai pu l'utiliser en classe non seulement pour travailler la compréhension mais aussi au cours d'un projet court autour du langage oral. Je vous raconte donc dans cet article le déroulé général de ce mini-projet qui pourra peut-être vous intéresser.

     

    La Fabrique à histoires, qu'est-ce que c'est ?

    C'est une petite boîte qui permet à l'enfant de composer son histoire.

    Pas d’écran, place à l’imagination !

    http://ekladata.com/Ut25XVUnPIGYQLxT1EqJtPMyEuU.jpg

    Les enfants choisissent les différents éléments qui composeront leur histoire : un héros, un compagnon, un lieu et un objet.

    48 histoires sont incluses dans la boîte de base et des centaines d’autres peuvent être téléchargées sur le Luniistore.

    Voici une petite vidéo qui vous permettra de mieux vous rendre compte du fonctionnement de la Fabrique à histoires.

     

    La Fabrique à histoires en classe

    Mes enfants disposent de la Fabrique à histoires depuis deux ans maintenant et ils l'adorent ! Ils me l'ont gentiment prêté pour quelques jours afin à la prêter à ma classe et lancer ainsi un projet de langage oral un peu différent de ceux menés d'ordinaire en classe.

    Le programme de français de cycle 2 comprend le langage oral comme objet d'enseignement. Comme à l'école maternelle, l'oral fait l'objet de séances d'enseignement spécifiques. « Développer la maîtrise de l'oral suppose d'accepter essais et erreurs dans le cadre d'une approche organisée qui permet à chaque élève de produire des discours variés, adaptés et compréhensibles et ainsi de conquérir un langage plus élaboré » (programme de cycle 2, 2018).

    C'est dans cette perspective que s'est déroulé notre projet en lien avec la Fabrique à histoires.

    Le but de la Fabrique à histoires est, comme dit plus haut, de donner aux enfants la possibilité et la liberté de créer leur propre histoire. Dans le projet que je vais présenter ci-dessous, ce n'est pas le cas.

    Un projet court autour de la Fabrique à histoires

    J'ai décidé en effet de ne pas les laisser les élèves choisir leur histoire pour plusieurs raisons :

    - C'est la première fois qu'ils utilisaient la Fabrique. Même si les boutons et l'utilisation est très simple, je voulais dans un premier temps leur permettre de découvrir son fonctionnement sans se "perdre" dans toutes les possibilités d'histoires possibles.

    - En imposant les éléments, je savais quelle histoire ils allaient tous entendre. Je pouvais donc plus facilement anticiper la narration et même tout simplement connaître moi-même l'histoire en question et préparer le tapuscrit de l'histoire d'origine.

    Pour un premier projet, j'ai donc joué la carte de la sécurité en cadrant au maximum l'utilisation de la boîte pour pouvoir venir en aide aux élèves plus facilement en cas de souci technique ou de difficulté de compréhension au fil des étapes.

    Aussi, et après avoir travaillé le langage oral (et plus particulièrement la compétence "savoir raconter une histoire connue") en centre guidé au fil des 3 premières périodes grâce aux supports de la méthode Narramus (La chèvre Biscornue, Les deniers de Compère Lapin) et une adaptation de la méthode sur l'album La moufle, les élèves ont pu cette fois remettre en pratique leurs connaissances sur la narration mais dans un autre contexte.

    Le projet s'est déroulé en 3 phases principales toutes menées en centres d'autonomie (mis à part certaines dictées à l'adulte qui ont été réalisées en individuel avec moi suite). Ils ont ainsi eu à respecter certains impératifs déjà vus en classe comme : je parle au passé, je commence ma phrase par un connecteur, je ne répète pas ce qui a déjà été dit,  je n’avance pas trop vite dans l’histoire, j’articule et parle fort pour bien me faire entendre ...

    Un projet court autour de la Fabrique à histoires

     

    Un projet court autour de la Fabrique à histoires

    NB : Entre la phase 2 et la phase 3, les élèves ont pu s'entraîner en binôme, réécouter l'histoire, ...

     

    Un projet court autour de la Fabrique à histoires

     

    Un projet court autour de la Fabrique à histoires

     

    Maintenant que les élèves connaissent la Fabrique à histoires et en maîtrisent bien le fonctionnement, il sera désormais plus facile de l'utiliser dans d'autres contextes d'apprentissage (comme la compréhension orale par exemple) et afin de viser d'autres objectifs également. (Ce ne sont pas les idées qui manquent ... ;-p)

    Cécile, une cybercollègue, nous partage l'arborescence qu'elle a créé pour que ses élèves et ses enfants puissent savoir quelles histoires ils ont déjà pu écouter. Merci à elle pour cette contribution ! 

     

    Petit projet autour de la Fabrique à histoires

     

    Si vous souhaitez développer les activités en lien avec le langage oral, vous pouvez en trouver sur Eduscol en suivant le lien de l'image ci-dessous. Les activités proposées sont toujours des sources d'inspirations intéressantes quand elles ne sont pas déjà des séquences clés en main faciles à mettre en oeuvre en classe.

     

     

     


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  • Depuis l'an dernier, j'utilise les outils Narramus des Editions Retz au sein de ma classe, des outils efficaces, qui font leurs preuves tout en motivant les élèves à aller à la découverte de la lecture.

    A ce jour, j'ai pu découvrir deux supports de cette collection :

    - La chèvre biscornue

    - Les deniers de Compère Lapin

    Afin de ne pas me "lasser" de cette démarche pertinente et enrichissante en reprenant chaque année les mêmes albums, j'ai décidé de (tenter, à mon humble niveau) d'adapter la démarche Narramus à d'autres ouvrages dont celui de "La moufle", conte en randonnée très connu et apprécié des enfants en général.

     

    Les élèves ont souvent pu découvrir cette histoire durant leurs années de maternelle. C'est une des raisons pour lesquelles je souhaitais au départ exploiter cet album au cours d'une lecture suivie, les enfants étant alors plutôt motivés car, connaissant l'histoire, il leur plaît de la lire vraiment, seul.

    Devant l'efficacité et l'engouement des élèves pour la démarche Narramus, j'ai souhaité lier à la fois la lecture et le langage oral afin de permettre à la fois aux élèves les plus avancés d'entrer dans une lecture d'album tout en offrant aux élèves les plus en difficulté de l'aborder en même temps, à leur rythme.

    J'ai donc mis en page différents supports qui m'aideront à mener cette "double séquence" avec mes CP.

    La moufle (version Narramus)

    Pourquoi avoir choisi cette version plutôt qu'une autre ?

    L'album choisi est un ouvrage des Editions Lire c'est partir. Je l'ai choisi pour deux raisons principales :

    D'une part parce que j'adore les illustrations de cette version. Je les trouve douces et apaisantes.

    D'autre part, je dispose à l'école de cet album en 25 exemplaires ce qui sera utile pour les temps dédié purement à la lecture / décodage.

     

    Les supports mis à disposition

    Vous trouverez donc ci-dessous les différents outils créé pour l'occasion :

    - les tapuscrits à projeter seuls (avec ou sans aide pour le déchiffrage)

    - le diaporama de mise en mémoire des mots (semblable à ceux de la démarche Narramus)

    - Les étiquettes des mots à imprimer pour des temps de manipulation et/ou d'autonomie (comme dans la démarche Narramus)

    - Les personnages pour la pochette à conter de ma classe (qui serviront aussi dans les temps d'interprétation de l'histoire par les élèves, comme dans les outils Narramus)

    - Un déroulé de l'exploitation de l'album en 7 modules et prêt à être projeté et suivi en classe avec les élèves.

     

    Ce travail me permettra de disposer maintenant d'un support "prêt à l'emploi" qui, même s'il m'a demandé pas mal de temps de préparation, m'en fera gagner plus tard. En effet, cette exploitation ne sera finalement réalisée qu'en période 3. Le fait qu'elle soit déjà prête me permettra donc de profiter pleinement des fêtes de Noël, période si chère à mon coeur !

    Du coup, si jamais vous utilisez ces supports en période 2 (et donc avant moi ;-p), n'hésitez pas à m'en faire un retour afin que nous puissions l'améliorer ensemble si besoin.

    Merci d'avance ! ;-)

     

     La moufle (version Narramus)

    La moufle (version Narramus)

    La moufle (version Narramus)

    La moufle (version Narramus)

    La moufle (version Narramus)

    La moufle (version Narramus)

    Vous trouverez ici des supports supplémentaires pour créer avec vos élèves une moufle de narration individuelle.

     

    Charline partage ici le référent mobile qu'elle a créé à partir des documents ci-dessus. Merci à elle !

    La moufle (version Narramus)

     

    Marie partage les documents qu'elle a mis au point pour ses GS à partir des supports version Narramus. Merci à elle pour ce travail conséquent !

    Séquence Narramus La Moufle GS


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  • Les boîtes à conter c'est super ! Mais c'est quand même très encombrant ! :-(

    Une boîte pour les Alphas, une autre pour le petit chaperon rouge, une autre encore pour le Roiseau ... et la pile de boîtes à chaussures recyclées en boîte à conter devient de plus en plus grande !

    Alors on réfléchit à deux fois avant de se lancer dans une éventuelle création de boîte à conter ...

    Puis, récemment, j'ai vu passer sur Instagram une publication de collègue qui, faute de boîte, avait opté pour une pochette à élastique.

    Et là : Eurêka ! Une pochette !

    C'est fin ! Cela passe partout (et surtout dans la bibliothèque !) ! C'est facilement transportable !

    Bref ! C'était LA solution pour continuer à créer ce genre de support pour travailler le langage oral sans être freinée par l'encombrement que les boîtes imposent.

    Je suis donc allée faire un tour dans "le magasin dont on ne doit pas prononcer le nom" ;-p et j'ai trouvé des petites pochettes très pratiques qui vont me permettre de :

    - gagner de la place

    - de créer autant de pochettes à conter que je veux sans augmenter l’encombrement !! ;-)

    Je vous en dis plus très rapidement en images et en vidéo ...

    Des boîtes aux pochettes    Des boîtes aux pochettes

    Des boîtes aux pochettes   Des boîtes aux pochettes

     

     


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  • Sur le modèle des boîtes à conter (présentées ici), j'ai opté pour une boîte à conter de lecture en réseau pour ce début d'année.

    En littérature, nous avons commencé à travailler sur différentes versions du Petit Chaperon Rouge depuis la rentrée (et ce n'est pas fini ;-)). Les élèves ont adoré toutes ces histoires très différents les unes des autres et, pour travailler le langage oral, je dois avouer que je me voyais difficilement créer et stocker autant de boîtes à conter que de versions lues en classe.

    J'ai donc décidé d'optimiser au maximum mon temps et mon espace-bibliothèque et de ne faire qu'une seule boîte à conter réunissant toutes ces versions.

    La boîte à conter "en réseau"

    Elle contient ainsi :

    - des "lego" et des "playmobil" (merci à mes enfants pour le prêt ! <3) permettant de reconstituer le décor des histoires

    - des enveloppes (1 par album étudié) contenant les personnages à faire évoluer dans le décor.

    La boîte à conter "en réseau"

    La boîte à conter "en réseau"

    Les personnages de cette boîte à conter ne sont pas collés sur des bâtonnets de bois mais sur des aimants adhésifs. Les élèves pourront ainsi donner vie aux histoires sur le tableau du fond de ma classe ce qui libèrera une table et/ou le sol pour d'autres activités.

    La boîte à conter "en réseau"

    Très bientôt, les élèves seront formés à utiliser la caméra de la classe. Ils pourront ainsi filmer leurs "histoires racontées" et les partager ensuite non plus seulement avec leurs camarades mais aussi avec leurs parents grâce au blog de classe.

    En cliquant sur l'image ci-dessous, vous pourrez accéder aux différents personnages des versions étudiées par ma classe. Il n'y a "plus qu'à" imprimer, plier, coller, plastifier, aimanté et le tour est joué ! ;-p

    La boîte à conter "en réseau"

     


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  • De retour d'un petit séjour à Disneyland, je reviens la tête pleine de souvenirs et les bras chargés d'un petit souriceau pour mes élèves ...

    Comme je vous l'avais déjà dit lors d'un précédent article sur les boîtes à conter, le langage oral est sujet à de nombreux questionnements actuellement dans mon école et ma circonscription.

    Très travaillé en maternelle, il est malheureusement délaissé à l'élémentaire mais cela s'explique très aisément : 

    le temps nous manque très souvent pour pouvoir tout travailler en profondeur.

    Le CP, pour beaucoup de personnes, c'est "apprendre à lire et écrire".

    Sauf que "lire et écrire" sans savoir "s'exprimer" reste très compliqué.

    J'ai donc ressorti les classeurs et les souvenirs de mes années en maternelle pour partir à la recherche d'idées pour développer encore un peu plus le langage oral avec mes loulous.

    C'est alors que j'ai retrouvé le cahier de Monsieur Loup, le héros de mon ancienne classe unique de maternelle. Et je me suis dit :

    "Mais pourquoi ne pas avoir une mascotte au CP ?"

    Même si les élèves sont à présent à la "grande école", ils n'en restent pas moins des enfants, remplis d'imaginaire, à l'affectif sensible ...

    Cette idée de remettre en place une mascotte me trottait donc dans la tête depuis quelques temps quand mes élèves m'ont demandé ce que j'allais faire de beau durant mes vacances d'hiver. Je leur ai donc annoncé que j'allais partir profité de Disneyland 2 jours entiers avec ma famille.

    Résultat : tous mes élèves m'ont envié !

    Si j'avais pu, je les aurais tous pris avec (je le leur ai dit d'ailleurs !). Malheureusement, je ne suis pas la banque de France (Noooon ?! C'est vrai ?! Zut alors !) et j'ai été obligée de les laisser derrière moi. :-(

    J'ai alors décidé que si je ne pouvais pas les amener tous à Disneyland, je devais trouver un moyen de leur ramener un peu de Disneyland à l'école !

    Et cette décision m'a permis de répondre en même temps à mon envie de faire entrer une mascotte en classe !

    Une fois arrivée dans les boutiques du parc, je me suis retrouvée devant des dizaines de peluches de toutes sortes. Et l'une d'elle m'a appelé. Elle m'a dit : "S'il te plaît, Maitresse Aurel' ! Prends moi avec toi ! Ramène moi auprès de tes élèves !" (Si si, je vous jure ! Elle m'a dit ça mot pour mot !!).

    Je ne pouvais résister à cet appel si déchirant ! J'ai vite fait l'acquisition de ce petit souriceau afin qu'il rejoigne ma classe dès la reprise de mars ! (Oui parce que je ne l'ai pas écrit mais la peluche en détresse qui m'appelait c'était Mickey hein ! ;-))

    Une mascotte au CP

    Pourquoi une mascotte au CP ?

    Et bien j'ai plusieurs missions pour mon petit Mickey ! (Je le sauve d'une peine immense alors il ne va pas rester là sans rien faire quand même ! Il va me filer un coup de main ! ;-)).

    Ces missions seront toutes expliquées et explicitées aux enfants en amont afin qu'ils puissent s'imprégner, s'approprier, profiter de de ce projet commun.

    Il devra, plusieurs fois par semaine, quitter la classe pour partir passer la soirée chez un élève. Il emportera avec lui une petite valisette contenant quelques effets pour son hygiène personnelle (brosse à dent, peigne, vêtements ...). Il devra donner son carnet de bord à l'élève qui l'accueillera afin que ce dernier puisse écrire, dessiner, coller ... tout ce qui lui plaira de partager avec ses camarades en classe.

    Mickey étant très timide (ben oui, vivre des aventures derrière un écran de télévision et raconter sa vie à des inconnus, c'est pas la même chose. C'est quand même un peu angoissant non ?), il aura besoin de l'aide de mes loulous pour faire part des ses aventures de la veille, chaque matin, devant le reste de la classe.

    Les élèves pourront ainsi avoir un temps pour parler, pour partager en public ce qu'ils ont vécu avec Mickey en privé.

    Attention cependant ! Ils ne seront pas obligés de lui faire vivre des choses extraordinaires bien sûr. Raconter que l'on a pris un goûter avec lui, qu'on lui a brossé les dents et qu'on s'est glissé avec lui sous la couette, c'est déjà une grande aventure pour un si petit souriceau !

    L'important sera pour eux de prendre le temps d'apprécier ces petits moments passés avec lui, de les partager oralement afin de graver ses instants dans leur mémoire et de s'en faire  ainsi de bons souvenirs.

    Et comme Mickey n'est pas d'origine française, il ne maitrise pas bien notre langue. Il faudra alors être vigilant sur la manière dont nous lui parlerons tous ! Le but n'est pas de lui faire peut et de le faire fuir en courant mais bien de le mettre en confiance dans cet environnement qu'il ne connait pas. (Un peu comme on fait avec nos loulous non ? ;-))

    Et puis, si Mickey se sent à l'aise, il pourra peut-être partager des choses avec nous lui aussi.

    Une souris qui parle anglais et qui aime les belles histoires

    saura sans aucun doute apporter beaucoup de connaissances en langue vivante, en littérature et nous permettra même de questionner le monde !

    En attendant je vous laisse ici les documents qui seront collés dans le carnet de bord des "Voyages de Mickey Mouse" de la page de garde à la liste de ses effets personnels en passant par la présentation du projet aux parents.

    Les deux dernières pages du fichier joint sont destinées à être collées dans le cahier de liaison des élèves, avant le démarrage du projet, afin de prévenir l'ensemble des parents de la classe de l'arrivée de Mickey parmi nous ainsi que leur communiquer la date exacte à laquelle il viendra chez eux.

    Cliquez sur l'image pour découvrir la peluche Mickey

    Une mascotte au CP

    Hâte de commencer ce nouveau projet de langage oral !


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