• "Au CP, on apprend à lire, écrire, compter". Voilà comment cette année est souvent résumée aussi bien par les familles que par les professionnels de l'éducation. Mais ce qu'on oublie trop souvent de préciser, c'est que tout cela ne peut pas se faire sans un grand nombre de pré-requis. La maîtrise de ses gestes en fait partie intégrante et mérite une attention toute particulière.

     

    La motricité fine, qu'est-ce que c'est ?

    La motricité fine est l’ensemble des petits gestes fins et minutieux réalisés au quotidien, souvent liés aux petits muscles des mains et des doigts.

    Elle englobe également la coordination des mouvements entre l’œil et la main et donc la concentration. Elle concerne TOUS les enfants et est une étape obligatoire de leur évolution et de leur développement.

     

     

    Pourquoi travailler la motricité fine au CP ?

    Découper, écrire, lacer, boutonner sont des actions simples, mais qui nécessitent de l’entraînement.

    L’apprentissage de la motricité fine se fait bien entendu à la maison, et fait aussi partie intégrante de la scolarité à l’école maternelle, de la petite section à la grande section.

    Mais parce que chaque enfant est différent et évolue à son propre rythme, il est essentiel de pratiquer des activités de motricité fine au-delà de la maternelle pour permettre à l’enfant d’entrer dans l’apprentissage du geste graphique et de l’écriture avec maîtrise et sérénité.

     

    Comment entraîner la motricité fine en classe et à la maison ?

    Parce que « Jouer » et « Apprendre » sont les deux facettes d’une même action, les jeux de laçage, de découpage, d’écriture, de pinces, les perles à enfiler, etc … sont autant d’activités qui permettent de développer la motricité fine des enfants et de faire de ces gestes des automatismes.

    Cette année, j'ai pu constater dès la rentrée de septembre que plusieurs de mes élèves rencontraient quelques difficultés en écriture.

    Les explications possibles sont nombreuses ce qui oblige à mener une observation précise de l'élève en situation d'écriture pour déterminer si ses difficultés sont, par exemple, liées à un problème de vue où plutôt à la tenue de l'outil scripteur ou à la maîtrise du geste.

    Ce sont ces derniers points qui ressortaient régulièrement. Impossible alors de ne pas faire le lien avec le confinement vécu par les enfants en GS.

    Des mois d'école en moins c'était des semaines d'entraînement à l'écriture manquantes pour les élèves.

    Je ne doute bien sûr pas de l'investissement des familles durant cette période si particulière. Le fait est que, malgré leur investissement et leur motivation, enseigner reste un métier à part entière. Chaque métier se traduit par un savoir-faire particulier. Celui des enseignants est de disposer de connaissances et de compétences à mettre en œuvre pour faire réussir leurs élèves. Mais venir en aide à un enfant, en écriture, à distance, sans matériel adapté et sans être à ses côtés pour l'observer et le guider, cela relève de la mission impossible.

    Il m'a donc fallu me pencher (plus que les années d'avant) sur cette question de la motricité fine.

    Les activités devaient donc prendre une place plus particulière dans mon programme.

     

    J'ai utilisé les nombreuses activités déjà disponibles en classe : pâte à modeler, jeux de pinces (type Dr Maboul), graphisme, jeux de société de manipulation (mikado, etc ...), chaussures à lacer, clip-it ... mais j'ai dû étoffer un peu l'ensemble pour proposer des activités convenant à tous.

    J'ai ainsi pu profiter de la découverte des kits pédagogiques Didacto pour équiper ma classe.

    Travailler la motricité fine au CP

     

    Didacto est une entreprise proposant un large choix de produits ludo-pédagogiques dédiés à tous les domaines d'apprentissages dont la motricité fine.

    Les jeux sont à la fois riches, originaux et pertinents pour les enfants.

    Venant de différents éditeurs en France et du monde, ils sont à destination du monde éducatif (enseignants de maternelle et de primaire), des professionnels de l’enfance (crèches, ludothèques et médiathèques, orthophonistes, psychomotriciens …) et de tous les parents soucieux de l’éveil de leurs enfants.

    J’ai ainsi pu trouver sur leur site de très nombreux jeux qui m’avaient été recommandés par les ergothérapeutes et graphothérapeutes de mes élèves ou de mon entourage pour étoffer le contenu de mon centre de motricité fine.

    Voici un petit tour des jeux en question :

    Travailler la motricité fine au CP

     

    Le jeu Tricky Fingers

    Jeu d'observation, de logique et de dextérité

    Tricky Fingers (doigts malins)

    En faisant glisser les boules par-dessous le support de jeu avec les doigts, il faut recopier le modèle d'une carte, seul ou à deux, le plus vite possible et sans erreur. Pour placer les boules rapidement, il faut tenir compte du plan d'ensemble, sous peine de devoir "casser" un coin presque terminé. On peut placer les cartes sous les bouliers ou à côté pour plus de difficulté. 

                                     

    Travailler la motricité fine au CP

    Travailler la motricité fine au CP

     

    Kit Geo Link

    Geo links

     

    144 formes à clipser dans un bocal.

    Les formes s'assemblent les unes aux autres très facilement grâce à une petite ouverture. Les enfants peuvent les accrocher entre elles pour faire des colliers ou créer des objets en les déposant à plat sur la table. C'est un matériel très pratique pour faire du tri et de la classification par couleur, par forme, des activités de dénombrement, des suites logiques, créer des ensembles, etc. Un matériel riche en possibilités pour des jeux libres et créatifs, de la motricté fine ou des ateliers mathématiques!

    Travailler la motricité fine au CP

     

     

     

     

     

    Un set de piquage

    Set de piquage à la manière du Pikfil avec une planche de piquage, 4 lacets et 1 stylo de piquage.

    On enfile un lacet dans le stylo de piquage, on pique le crayon dans un trou, puis on le retire et le lacet reste pris dans la grille. On fait ainsi des points plus ou moins grands sur la grille et on dessine des motifs. Il n'y a pas besoin de passer à travers la grille, il suffit de tirer sur le lacet pour le retirer. Cet outil est très apprécié des enseignants et rééducateurs pour sa facilité d'utilisation. 

    Travailler la motricité fine au CP

     

     

     

     

    Des pinces

    Pince Tri-Grip

    Pince Tri-Grip astucieuse qui se tient intuitivement comme un crayon : La pince a 3 branches et le placement des doigts requis pour l'utiliser est le même que pour un vrai crayon ou stylo. Lorsque les enfants utilisent la pince pour ramasser des petits objets, ils musclent leurs doigts et se préparent à l'écriture sans le savoir !


     

    Travailler la motricité fine au CP

    Pince crocodilePince à muffins

    Pince pour saisir des petits objets et entraîner sa main à la préhension. La pince est calibrée à la taille des mains des enfants. Des creux permettent de positionner les doigts de manière adéquate et d'avoir une bonne prise en main de la pince. On peut réaliser toutes sortes d'activités avec cette pince que les enfants utilisent comme un jeu. Cette pince, souple et de petite taille, est adaptée aux mains des plus jeunes.

    Travailler la motricité fine au CP

     

     

     

     

     

     

    Ardoise et poinçon de pré-écriture


    Ardoise et poinçon de pré-écriture

    Ardoise de poinçonnage et poinçon pour développer la motricité fine et l'habileté manuelle, étape préalable à l'apprentissage de l'écriture

    Les enfants apprécient beaucoup cette activité qui renforce les muscles des doigts et développe la coordination oculomotrice. Le cadre de sécurité permet de fixer le papier et la base de l'ardoise évite d'endommager la table.

    Travailler la motricité fine au CP

     

     

    Lock Basic

    Lock Basic

    Une planche à verrous avec 3 serrures différentes qui cachent des animaux.

     

    Un crochet, un verrou et une serrure à clé (attachée pour ne pas la perdre !), pour ouvrir 3 portes colorées, qui dissimulent une poule, un éléphant et une chouette : Lock Basic, c’est une planche à verrou en bois, pour stimuler la motricité des enfants dès 3 ans et développer leur préhension fine…. Les enfants adorent ouvrir les serrures !

    Travailler la motricité fine au CP

     

    Cette activité viendra en complément de la chaussure à lacet que j'ai déjà en classe et permettra aux élèves de s'entraîner aussi à manipuler les anneaux de porte-clé (plus d'infos dans cet article).

    Chaussure à lacer grand format#bbk1033

    Si jamais vous avez d'autres idées, supports ou outils pour développer la motricité fine au CP, je suis toujours preneuse ! N'hésitez pas à me les partager  en commentaire ! ;-)

     


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  • Il y a quelques jours, dans une story IG, je vous parlais d'une activité d'écriture menée dans ma classe autour des Story Cubes (en français, "dés à histoires"). Ayant reçu de nombreuses questions à leur sujet, je me permets d'y répondre ici, sur le blog, grâce à cet article.

    Peut-être que certain(e)s (beaucoup !) d'entre vous les connaissent déjà car ces dés sont loin d'être des nouveautés. Ils existent en effet dans le commerce depuis de nombreuses années, principalement dans les magasins de jouets.

    Les premiers dés à histoires que j'ai acheté sont ceux-ci ...

    Les Storyteller Dices

    Il s'agit des Story Cubes de la marque Rory.

    Vous voyez ici, en photo, seulement la boite que je possède (orange) mais il en existe d'autres, de différentes couleurs et portant sur différents thèmes (voyages, fantaisie, actions, urgences ...).

    Vous pouvez toutes les découvrir en cliquant sur l'image-ci-dessous ...

    Les Storyteller Dices

    Mais comment ça marche les dés à histoires ?

    Et bien, c'est très simple ! Si simple que la marque Rory a créé cette petite vidéo de quelques minutes qui vous montrera le fonctionnement concret des ces petites boites et qui sera bien plus parlante qu'un long discours.

     Vous l'aurez compris, les dés à histoires sont un support qui permet de multiples exploitations en classe.

    Pour ma part, je les ai déjà utilisé en :

    - Vocabulaire : on lance les dés, on découvre les images et on cherche tous les mots qu'elles pourraient représenter (exemple : si on tombe sur le masque on peut dire "théâtre", "acteur", "comédienne", "scène" ...), ... Comme certains dessins ne sont pas très "évidents" à lire et à comprendre, on peut laisser chacun interpréter le dessin. De quoi confronter les points de vus et ouvrir même parfois au débat en conditions réelles.

    - Grammaire : Les dés nous donne des noms puis on en cherche les articles, on ajoute un verbe ... puis on finit par faire des phrases (parfois loufoques ce qui rend l'exercice encore plus amusant !). En début de CP, cela motive fortement les élèves et permet d'entrer dans la grammaire sans attendre que les élèves sachent lire. ;-)

    - Langage oral : on lance les dés, on découvre les images, on réfléchit à une histoire et on la raconte aux copains (et/ou on s'enregistre sur le dictaphone pour garder une trace dans la cadre d'une activité réalisée en autonomie). En faisant réécouter à l'élève les enregistrements réalisés au fil de l'année, il (et on !) peut se rendre compte du progrès, notamment pour les élèves allophones.

    - Productions d'écrits : Les dés peuvent être de bons supports pour ce domaine du français. Après avoir raconté son histoire, l'enfant peut la mettre par écrit. Pour les CP, ce n'est pas évident d'écrire un long texte mais il est possible, en réduisant le nombre de dés par exemple, de leur demander d'écrire juste une phrase de leur invention et incluant les éléments décidés par les dés. (Et on peut être surpris d'une part par l'imagination débordante des enfants face à 2 ou 3 images, d'autre part par la motivation que les dés occasionne chez eux pour finalement écrire plus que demandé ! ;-)).

    Ils sont vraiment d'excellents supports pour apprendre sans jamais oublier de s'amuser.

    Les élèves en raffolent et en redemandent !

     

    L'an dernier, alors que je disposais déjà des Story Cubes ci-dessus, je suis allée me promener au magasin Flying Tiger où j'ai découvert d'autres boites de dés (appelés "Storyteller dice").

     Les Storyteller Dices

     

     J'ai décidé d'investir (mais pour mois de 5€ c'est quand même un peu exagéré comme terme lol) dans la boîte de dés ci-dessous portant sur le thème des contes de fées.

    Les Storyteller Dices

    La différence principale avec les Story Cubes présentés plus haut est que les dés ne sont pas tous blancs mais de différentes couleurs. (Rien que cela a su me séduire et a intrigué encore plus mes élèves quand je les leur ai présenté lol). Cela peut permettre d'induire des consignes supplémentaires.

    On peut par exemple imposer l'ordre d'apparition des termes dans l'histoire (évoqué d'abord le dé rouge, puis le orange ...) ce qui permet d'augmenter le niveau de difficulté pour les élèves les plus avancés.

    Les couleurs permettent aussi de donner des contraintes sur le déroulement de l'histoire. (Par exemple, le dé bleu peut indiquer le héros ou l'héroïne de l'histoire tandis que le vert détermine le personnage qui sera l'ennemi. Le dé violet peut imposer le moment où se déroule l'histoire, le dé orange peut indiquer le lieu de l'histoire ...)

     

    Les Storyteller Dices

     

    Tout est possible avec les dés à histoires !

    Si l'imagination des élèves n'aura pas de limites avec eux, celle de l'enseignant pour fixer les consignes et les principes d'utilisation n'aura pour seule limite que l'objectif visé pour sa séance d'apprentissage. ;-)

    C'est justement une des raisons pour lesquelles j'ai créé un tableau de synthèse à destination de mes élèves. Grâce à lui je peux vérifier que les élèves ont bien rempli, en autonomie, les conditions de production fixées par les dés.

    Il reprend les images proposées par chacun des dés. Ainsi, lorsque les élèves travaillent à la création d'une histoire, ils peuvent, en entourant les dessins de la fiche, m'indiquer ce que les dés ont décidé. Ils peuvent ensuite enregistrer leur histoire sur le dictaphone (dans le cadre d'un travail en langage oral) ou écrire leur phrase / histoire dans leur cahier (dans le cadre d'une utilisation en production d'écrits).

    Je vous joins ci-dessous les deux versions de ce tableau de synthèse :

    - une version contenant uniquement les dessins des dés

    - une seconde version avec les mots imposés (ils ont été choisis avec mes élèves de cette année pour un projet d'écriture court et pourront changer l'an prochain ;-)).

    Les Storyteller Dices

     

    Notre instacollègue Happy_teacher, avait également mis en ligne dans la rubrique "Partages de maitresses", différents jeux qu'elle propose dans sa classe autour des Story Cubes. Vous pouvez les retrouver en cliquant sur l'image ci-dessous.

    Les jeus de Story Cubes

     

    J'espère avoir répondu à toutes les questions qui m'ont été envoyées.

    Bonne partie de dés à toutes et tous ! ;-)

     


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  • Ecrire son prénom en attaché c'est très compliqué pour beaucoup d'élève en début de CP (et c'est normal !). Dès le premier jour de classe, je propose à mes élèves une fiche pour s’entraîner à cette tâche importante.

    Comme vous avez pu le voir dans mon cahier-journal de rentrée, dès le premier jour de classe je fais un peu de lecture et un peu d'écriture avec mes CP.

    D'une part parce que cela me permet de faire une petite évaluation diagnostique l'air de rien O:-D d'autre part (et surtout !) parce que les élèves n'attendent que ça du CP : lire et écrire !

    Pour ce qui est de l'écriture, je m’attelle en priorité à celle du prénom en cursive.

    Pour cela j'utilise une fiche d'entraînement qui, une fois glissée dans une pochette plastique, peut être utilisée à l'infini et offrir à chaque élève un support d'entraînement personnel sur lequel il pourra repasser sur les modèles, s'enttainer, se tromper, effacer, recommencer ... en un mot : apprendre !

    Voici le rendu d'une fiche d'écriture une fois les modèles-prénoms écrits :

    L'écriture du prénom

    La fiche comporte différentes parties :

    L'écriture du prénom

    Plus l'élève descend dans la fiche, plus il lui devient complexe d'écrire son prénom.

    Évidemment, je ne leur demande pas d'écrire leur prénom sur tous les points noirs le jour de la rentrée. Je leur explique et explicite la fiche avant de les mettre en actvité afin que chacun puisse estimer jusqu'où il souhaite aller. Les lignages se complétent au fur et à mesure de l'année et des progrès en graphisme et en repérage sur l'espace-feuille. ;-)

    Pour les intéressé(e)s, je vous laisse mon document modifiable ICI . Vous pouvez soit l'imprimer tel qu'il est en le complétant ensuite à la main, soit le modifier en y ajoutant les prénoms de vos élèves avec les polices de votre choix.

    Pour ma part j’utilise Maternelle color cursive et Belle Allure / Dumont ;-)


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  • Cette année, pour gagner du temps dans l'avenir, j'ai confectionné des cartes d'encodage qui me serviront dans de nombreux domaines.

    Qu'est-ce qu'une carte d'encodage ?

    C'est le nom que mes élèves et moi donnions aux cartes que je fabriquais au fil de l'apprentissage de la lecture pour leur faire des séances d'encodage (dictée muette entre autre).

    Ce n'est en fait rien de plus qu'une feuille de papier avec au recto une illustration et au verso le terme associé.

    Je les faisais au fur et à mesure à partir des mots proposés par les élèves en classe lors de la phase de découverte du graphème-phonème. Très souvent, je les créais "vite fait bien fait" entre midi et deux, pour pouvoir les proposer aux élèves dès l'après-midi.

    Mais le temps que je passais à faire ça, je ne le passais pas à faire autre chose ...

    Et on en a des choses à faire entre midi et deux !

    Donc, pour gagner un peu de temps l'an prochain, j'ai mis en page 332 cartes d'encodage qui me serviront pour plusieurs activités :

    - Le rituel de la dictée muette : Le matin à l'accueil, j'afficherais des cartes d'encodage au tableau (en rapport avec la lettre étudiée à ce moment-là). Les élèves pourront s'installer en classe avec leur ardoise et écrire le(s) mot(s) proposés au tableau. Une mise en commun sera réalisée une fois que tout le monde aura pu poser ses affaires au crochet, vider son sac tranquillement, saluer l'enseignante ... Cette activité me permet de disposer d'un temps suffisant pour accueillir chacun individuellement mais aussi de mettre les élèves au travail en douceur, évitant ainsi de les laisser "sans rien faire" dans la classe pendant que j'accueille les autres (on sait trop combien le "vide" et source de problèmes et de conflits !). Au fil de l'année et de l'évolution des élèves, la tâche peut se complexifier : de l'écriture d'un mot, on peut en proposer plusieurs puis tenter d'écrire une phrase qui en contient 2 ou 3. Les élèves ont adoré cet exercice l'an passé.

    - Activité d'entraînement aux centres : Une fois étudiées, les cartes peuvent être mises à disposition aux centres d'autonomie afin que les élèves puissent s'entraîner à écrire des mots en autonomie et à leur rythme. Les cartes proposent deux polices d'écriture différentes au dos afin de pouvoir servir dès le début d'année quand nous faisons un parallèle avec la méthode es Alphas pour les EBEP : une minuscule d'imprimerie et une cursive (J'aurais aimé utiliser la police Dumont où Belle allure mais aucune ne se met en page correctement sur PPT :-( J'ai donc opté pour Cursive Standard par défaut.)

    - Langage oral / Vocabulaire : Les sujets et thèmes traités sur ces cartes sont très variés. Les cartes peuvent ainsi être des supports ou des éléments déclencheurs de séances en langage oral ou de vocabulaire avec tous les élèves et, plus particulièrement, avec les élèves allophones.

    - Grammaire : Les cartes mélangent des noms et des verbes essentiellement. Ainsi, elles peuvent être des supports pour aider à la construction de phrases, pour accorder des groupes nominaux/verbaux ...

    Bref, vous l'aurez compris, ces cartes me seront d'une grande utilité au cours de l'année.

    Je vous mets les liens vers les deux dossiers de cartes ci-dessous. ;-)

    Les cartes ont été faites sur un format A5 afin de pouvoir être bien visibles quand elles sont placées au tableau.

    Si vous souhaitez en utiliser la totalité, il vous faudra imprimer le document en recto-verso (et disposer de 166 feuilles du coup :-/)

    Mais une fois plastifiées, ce seront des outils solides et durables. ;-)

     

    Les cartes d'encodage

    NB : La qualité de certaines images s'est visiblement détériorée en passant au format PDF. J'étudierais cela quand j'en aurais retrouvé le courage car j'avoue que là, après plusieurs jours dessus, je n'ai plus du tout envie de m'y remettre.  ><

     

    Cartes d'encodage 1

    Cartes d'encodage 2

     

    Évidemment, les élèves de l'an prochain auront sans doute de nouveaux mots à proposer. Dans ce cas, je n'aurais qu'à ajouter les quelques cartes d'encodage qu'ils me proposeront à mon stock de base (qui est je pense déjà suffisamment garni pour faire face à un maximum d'éventualités ;-p).

    L'important reste bien sûr d'être au plus proche des élèves et de leurs idées pour leur permettre de s'approprier au mieux la lecture.

     

    Ajout du 27/01/2021 :

    Stéphanie a réalisé des fiches d'écriture pour entraîner ses élèves à écrire le vocabulaire des cartes d'encodage. Merci à elle d'accepter de les partager ici :

    Les cartes d'encodage


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  • M. Patate est pour moi un personnage parfait pour entrer doucement dans la description avec des CP. Manipulable, modifiable à souhaits, coloré ... Il offre un panel d'exploitations assez important pour mêler productions d'écrits, lecture et j'en passe. Je l'utilise pour travailler la description depuis plusieurs années mais cette année j'ai décidé de l'exploiter un peu différemment ...

    Je viens de mettre au point plusieurs documents dans le but de mener un projet d'écriture sur la description avec ma classe de CP. Et ce projet est encore plus particulier que tous les autres projets que j'ai pu mener jusqu'ici ou que je mène encore actuellement avec mes élèves car il sera entièrement réalisé en autonomie par les élèves !

    En effet, chaque activité du projet prendra place aux centres d'apprentissage sur plusieurs semaines.

    Les élèves ont été mis dans la confidence de ce projet d'envergure qui dépendra de leur travail de A à Z !

     

    La carte d'identité de M. Patate

    Voici un petit descriptif rapide des activités de ce projet ...

     

    Activité 1 : Le montage de M. Patate

    Le matériel de construction de M. Patate est mis à disposition des élèves. En général, ce matériel motive beaucoup les élèves qui entrent rapidement dans l'activité. Il redonne même aux élèves plus en difficulté la motivation pour aborder la production d'écrits. 

    Les élèves créent ainsi des M. Patate, les prennent en photo et complètent la fiche d'identité de leur personnage pour que chacun puisse tenter de retrouver la photo.

    La carte d'identité de M. Patate 

    Différenciation : plusieurs niveaux de difficultés sont proposés dans les documents ci-après afin que chaque élève parviennent à réaliser l'activité selon ses capacités. (carte d'identité à dessiner, tableaux à remplir avec ou sans aide ...). Les élèves ayant vraiment beaucoup de difficultés avec l'écrit peuvent demander de l'aide à leurs camarades ou utiliser le dictaphone pour enregistrer la carte d'identité que je ressaisis ensuite moi-même.

    La carte d'identité de M. Patate

     

     

     

    Activité 2 : Le jeu d'association de M. Patate

    Une activité auto-corrective de lecture et d'association texte-image est proposée aux élèves. Il met en jeu les photos et les fiches d'identité réalisées par les élèves les semaines précédentes. Chaque carte d'identité créée par les élèves est codée afin de pouvoir être associée à la photo qui correspond. Le travail des élèves ne tombe donc pas dans l'oubli : il se transforme en jeu. Cela permettra aussi de relever les personnages identiques, les détails à ne pas manquer pour bien reconnaître le personnages ... Bref, les élèves découvriront toutes les particularités de la description grâce à leurs propres créations. ;-)

    Voici quelques fiches d'identité que j'ai créé dans le cas où vous souhaiteriez mener l'activité sans pour autant mener le projet dans sa totalité. ;-)

    A imprimer en recto verso

    La carte d'identité de M. Patate

     

    Activité 3 : La rédaction du descriptif de M. Patate

    Chaque élève choisit la photo du personnage de son choix et doit en rédiger la description sur son cahier ou sur une fiche spécifique (exemple ci-dessous).

    Différenciation : Les élèves en difficulté peuvent disposer de la carte d'identité associée au personnage afin de réduire la tâche orthographique pour leur permettre de son concentrer sur la construction des phrases.

     

    La carte d'identité de M. Patate

    La carte d'identité de M. Patate

    J'espère que ce petit projet d'écriture en autonomie pourra vous servir ou peut-être vous inspirer pour mener d'autres projets de ce type.


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