• Cette année, pour gagner du temps dans l'avenir, j'ai confectionné des cartes d'encodage qui me serviront dans de nombreux domaines.

    Qu'est-ce qu'une carte d'encodage ?

    C'est le nom que mes élèves et moi donnions aux cartes que je fabriquais au fil de l'apprentissage de la lecture pour leur faire des séances d'encodage (dictée muette entre autre).

    Ce n'est en fait rien de plus qu'une feuille de papier avec au recto une illustration et au verso le terme associé.

    Je les faisais au fur et à mesure à partir des mots proposés par les élèves en classe lors de la phase de découverte du graphème-phonème. Très souvent, je les créais "vite fait bien fait" entre midi et deux, pour pouvoir les proposer aux élèves dès l'après-midi.

    Mais le temps que je passais à faire ça, je ne le passais pas à faire autre chose ...

    Et on en a des choses à faire entre midi et deux !

    Donc, pour gagner un peu de temps l'an prochain, j'ai mis en page 332 cartes d'encodage qui me serviront pour plusieurs activités :

    - Le rituel de la dictée muette : Le matin à l'accueil, j'afficherais des cartes d'encodage au tableau (en rapport avec la lettre étudiée à ce moment-là). Les élèves pourront s'installer en classe avec leur ardoise et écrire le(s) mot(s) proposés au tableau. Une mise en commun sera réalisée une fois que tout le monde aura pu poser ses affaires au crochet, vider son sac tranquillement, saluer l'enseignante ... Cette activité me permet de disposer d'un temps suffisant pour accueillir chacun individuellement mais aussi de mettre les élèves au travail en douceur, évitant ainsi de les laisser "sans rien faire" dans la classe pendant que j'accueille les autres (on sait trop combien le "vide" et source de problèmes et de conflits !). Au fil de l'année et de l'évolution des élèves, la tâche peut se complexifier : de l'écriture d'un mot, on peut en proposer plusieurs puis tenter d'écrire une phrase qui en contient 2 ou 3. Les élèves ont adoré cet exercice l'an passé.

    - Activité d'entraînement aux centres : Une fois étudiées, les cartes peuvent être mises à disposition aux centres d'autonomie afin que les élèves puissent s'entraîner à écrire des mots en autonomie et à leur rythme. Les cartes proposent deux polices d'écriture différentes au dos afin de pouvoir servir dès le début d'année quand nous faisons un parallèle avec la méthode es Alphas pour les EBEP : une minuscule d'imprimerie et une cursive (J'aurais aimé utiliser la police Dumont où Belle allure mais aucune ne se met en page correctement sur PPT :-( J'ai donc opté pour Cursive Standard par défaut.)

    - Langage oral / Vocabulaire : Les sujets et thèmes traités sur ces cartes sont très variés. Les cartes peuvent ainsi être des supports ou des éléments déclencheurs de séances en langage oral ou de vocabulaire avec tous les élèves et, plus particulièrement, avec les élèves allophones.

    - Grammaire : Les cartes mélangent des noms et des verbes essentiellement. Ainsi, elles peuvent être des supports pour aider à la construction de phrases, pour accorder des groupes nominaux/verbaux ...

    Bref, vous l'aurez compris, ces cartes me seront d'une grande utilité au cours de l'année.

    Je vous mets les liens vers les deux dossiers de cartes ci-dessous. ;-)

    Les cartes ont été faites sur un format A5 afin de pouvoir être bien visibles quand elles sont placées au tableau.

    Si vous souhaitez en utiliser la totalité, il vous faudra imprimer le document en recto-verso (et disposer de 166 feuilles du coup :-/)

    Mais une fois plastifiées, ce seront des outils solides et durables. ;-)

     

    Les cartes d'encodage

    NB : La qualité de certaines images s'est visiblement détériorée en passant au format PDF. J'étudierais cela quand j'en aurais retrouvé le courage car j'avoue que là, après plusieurs jours dessus, je n'ai plus du tout envie de m'y remettre.  ><

     

    Cartes d'encodage 1

    Cartes d'encodage 2

     

    Évidemment, les élèves de l'an prochain auront sans doute de nouveaux mots à proposer. Dans ce cas, je n'aurais qu'à ajouter les quelques cartes d'encodage qu'ils me proposeront à mon stock de base (qui est je pense déjà suffisamment garni pour faire face à un maximum d'éventualités ;-p).

    L'important reste bien sûr d'être au plus proche des élèves et de leurs idées pour leur permettre de s'approprier au mieux la lecture.


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  • M. Patate est pour moi un personnage parfait pour entrer doucement dans la description avec des CP. Manipulable, modifiable à souhaits, coloré ... Il offre un panel d'exploitations assez important pour mêler productions d'écrits, lecture et j'en passe. Je l'utilise pour travailler la description depuis plusieurs années mais cette année j'ai décidé de l'exploiter un peu différemment ...

    Je viens de mettre au point plusieurs documents dans le but de mener un projet d'écriture sur la description avec ma classe de CP. Et ce projet est encore plus particulier que tous les autres projets que j'ai pu mener jusqu'ici ou que je mène encore actuellement avec mes élèves car il sera entièrement réalisé en autonomie par les élèves !

    En effet, chaque activité du projet prendra place aux centres d'apprentissage sur plusieurs semaines.

    Les élèves ont été mis dans la confidence de ce projet d'envergure qui dépendra de leur travail de A à Z !

     

    La carte d'identité de M. Patate

    Voici un petit descriptif rapide des activités de ce projet ...

     

    Activité 1 : Le montage de M. Patate

    Le matériel de construction de M. Patate est mis à disposition des élèves. En général, ce matériel motive beaucoup les élèves qui entrent rapidement dans l'activité. Il redonne même aux élèves plus en difficulté la motivation pour aborder la production d'écrits. 

    Les élèves créent ainsi des M. Patate, les prennent en photo et complètent la fiche d'identité de leur personnage pour que chacun puisse tenter de retrouver la photo.

    La carte d'identité de M. Patate 

    Différenciation : plusieurs niveaux de difficultés sont proposés dans les documents ci-après afin que chaque élève parviennent à réaliser l'activité selon ses capacités. (carte d'identité à dessiner, tableaux à remplir avec ou sans aide ...). Les élèves ayant vraiment beaucoup de difficultés avec l'écrit peuvent demander de l'aide à leurs camarades ou utiliser le dictaphone pour enregistrer la carte d'identité que je ressaisis ensuite moi-même.

    La carte d'identité de M. Patate

     

     

     

    Activité 2 : Le jeu d'association de M. Patate

    Une activité auto-corrective de lecture et d'association texte-image est proposée aux élèves. Il met en jeu les photos et les fiches d'identité réalisées par les élèves les semaines précédentes. Chaque carte d'identité créée par les élèves est codée afin de pouvoir être associée à la photo qui correspond. Le travail des élèves ne tombe donc pas dans l'oubli : il se transforme en jeu. Cela permettra aussi de relever les personnages identiques, les détails à ne pas manquer pour bien reconnaître le personnages ... Bref, les élèves découvriront toutes les particularités de la description grâce à leurs propres créations. ;-)

    Voici quelques fiches d'identité que j'ai créé dans le cas où vous souhaiteriez mener l'activité sans pour autant mener le projet dans sa totalité. ;-)

    A imprimer en recto verso

    La carte d'identité de M. Patate

     

    Activité 3 : La rédaction du descriptif de M. Patate

    Chaque élève choisit la photo du personnage de son choix et doit en rédiger la description sur son cahier ou sur une fiche spécifique (exemple ci-dessous).

    Différenciation : Les élèves en difficulté peuvent disposer de la carte d'identité associée au personnage afin de réduire la tâche orthographique pour leur permettre de son concentrer sur la construction des phrases.

     

    La carte d'identité de M. Patate

    La carte d'identité de M. Patate

    J'espère que ce petit projet d'écriture en autonomie pourra vous servir ou peut-être vous inspirer pour mener d'autres projets de ce type.


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  • Quand ils arrivent au CP, les élèves découvrent une nouvelle école, une nouvelle façon de fonctionner, de nouvelles disciplines mais aussi et surtout du nouveau matériel. Les cahiers en font partie.

    Un cahier ! Rien de bien extraordinaire. C'est même un objet plutôt banal pour la majorité des gens. Mais pour un enfant de CP qui n'en a jamais utilisé, cet objet est à la fois surprenant et effrayant !

    Ils en reçoivent plusieurs en l'espace de quelques jours ou même parfois quelques heures ! Chacun d'eux a sa propre utilité : écriture, mathématiques, sciences ... Chaque discipline a son cahier !

    Mais si le contenu des cahiers change selon la matière associée, le contenant, lui, sera toujours le même :

    plusieurs feuilles agrafées ensemble et décorée avec une jolie page de garde qui donne envie d'aller voir dedans.

    Les élèves sont ravis ! Autant de cahiers neufs c'est un peu Noël ! Ce sont les preuves qu'ils sont devenus grands !

    Et puis, un jour, ce cahier, ils l'ouvrent !

    Et là, malgré l'excitation d'avoir entre leurs mains un nouvel outil de travail, les élèves découvrent une autre sensation bien étrange : l'angoisse !

    Oui oui ! L'angoisse ! Parce que, si nous, enseignants et adultes, nous plaisons à leur dire qu'ils ont "de la chance" car ils disposent d'un cahier tout "neuf" et "vide", il nous faut admettre une chose bien difficile :

    NOUS LEUR MENTONS !

    (Je sens déjà que certains ne comprennent pas à quel moment ils ont menti. C'est normal car ce mensonge est involontaire)

    Ce cahier n'est pas vide !

    Si vous ne me croyez pas, ouvrez un cahier d'écolier et regardez bien !

    Chaque page est déjà couverte d'encre ! Plein d'encre ! Des couleurs ! Il y en a partout !

    Et qu'est-ce qui y est tracé ?

    DES TRAITS !

    Des traits, des traits, encore des traits, toujours des traits !

    Voilà ce que les enfants voient en ouvrant un cahier pour la toute première fois !

    Un peu comme les barreaux d'un prison : ils sont là, mis en tous sens, rapprochés, espacés, rouges, bleus, verts ... QUe faire avec ? Pourquoi ? Comment s'en dépatouiller ?

    Il y a de quoi regretter d'être devenu grand en même pas 10 secondes !

    (Au moins ça leur donne un avant-goût de leur première facture, leur premier PV ou leur première fiche d'imposition. Il regretteront vite leur premier cahier après ça ! ;-p)

    Avant de passer au travail sur cahier avec mes CP, j'ai pris cette année du temps pour les familiariser avec ce nouvel outil.

    Attention, cela ne veut pas dire qu'avant je ne le faisais pas ! La différence est que cette année, j'ai bloqué dans mon emploi du temps deux séances entières pour donner le temps à mes élèves d'observer leur cahier, de chercher à le comprendre et de poser les questions qui leur venait à son sujet.

    En un mot, nous avons EXPLICITER le cahier dans les moindres détails !

    Mise en garde : N'attendez pas du descriptif qui va suivre une recette miracle qui rendra vos élèves hyper soignés avec une capacité à se repérer dans l'espace-feuille hors du commun. Cette façon de procéder a "seulement" permis à mes élèves de mieux comprendre cet outil. Avec le recul maintenant, je trouve que cela les aide aussi à prendre du recul dans leur gestion de "l'erreur de présentation". Certains sont parfois démoralisés à la vue de leur cahier où tout est écrit comme sur des vagues, avec des espaces immenses entre deux lignes d'écriture et d'autres réduit à une peau de chagrin. Ce n'est presque plus le cas aujourd'hui car les élèves savent qu'un cahier, c'est difficile à lire, à comprendre et à maîtriser. C'est un défi en soi !

    Jusque là, j'utilisais une version très imagée (avec des rues, des maisons, des étages ... plus d'infos par ici) pour que les élèves se repèrent dans leur cahier et cela fonctionnait bien ainsi.

    Mais cette année, j'ai eu face à moi des élèves ayant beaucoup de mal à se gérer (tant dans le travail que dans le comportement). Il m'a fallu du temps pour comprendre pourquoi ils se comportaient difficilement durant des séances qui avaient fait leurs preuves les années précédentes.

    Et puis un jour l'un d'eux m'a dit "Ouais, ça va ! J'suis pas un bébé !".

    Eurêka ! C'était donc ça !

    Le côté "imagé" ne leur parlait pas. Ils avaient l'impression que je les prenais pour des bébés, eux qui avaient déjà beaucoup de maturité en eux.

    J'ai donc revu totalement mon approche pour mettre en oeuvre une démarche de découverte du cahier plus directe :

    Partir de ce que l'on voit et l'expliquer sans détour.

    Tout ce qui va suivre semblera donc sans doute pour beaucoup complètement inutile car ce sont des choses évidentes ! Mais n'oublions pas que pour un enfant, rien n'est évident.

    _____________

    Je pense donc qu'il est nécessaire de faire ce travail de "verbalisation d'évidences" pour offrir aux élèves la possibilité de mieux percevoir et saisir le monde qui les entoure. Certaines choses seront évidentes pour un plombier mais ces mêmes choses ne le seront pas pour un avocat. L'inverse est également vérifiable ! L'évidence dépend du point de vue et des connaissances de chacun dans son domaine. Cette "verbalisation d'évidences" est aussi un moyen de mettre les élèves en confiance avec eux-même et avec les autres. "Si la maîtresse demande ça, c'est que ce n'est peut être pas si facile à deviner, pourtant j'ai trouvé la réponse. Je sais donc des choses. Je devrais y arriver !"

    C'est en fait un simple principe d'engrenages : Quand la roue de la confiance se met à tourner dans la tête et dans le cœur de nos élèves, elle entraîne dans sa rotation la roue de la motivation. Et plus la roue de la confiance sera grande, plus celle de la motivation ira vite. (Ce n'est pas moi qui le dit, c'est la physique ! ;-)).

    __________________

    Voici un PDF qui reprend les explications qui ont été découvertes, devinées ou apportées aux questions des élèves au cours de l'observation des pages de leur cahier.

    Première découverte du cahier

     

     


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  • Les dictées sont souvent mal vécues par les élèves. Dans le but de surmonter certaines appréhensions des élèves et pour rendre cet exercice plus ludique, j'ai opté pour un système de dictée un peu particulier que mes élèves réclament et qui a déjà beaucoup évolué depuis sa mise en œuvre en classe (et qui évoluera certainement encore au fil des années et des élèves).


    Au CP, la dictée a un rôle très particulier et important qui nécessite de mettre en place une progression précise car les élèves entrent tout juste dans la lecture et l'écriture.
    En général, les dictées de syllabes précèdent celles de mots et de phrases.Malgré cela, il faut avouer que la majeure partie de élèves sont très motivés en arrivant au CP. Ils entrent à la "grande école". C'est quelque chose d'énorme pour eux ! Ils savent qu'ils vont y apprendre à lire et à écrire.

    Mais voilà ... Quand ils réalisent que cela ne se fera pas en un jour, leur ascenseur émotionnel fait une chute libre jusqu'au rez-de-chaussée !
     

    Il n'y a pas, je trouve, de termes plus opposés que "enfance" et "patience".Un enfant est par nature impatient.Il faut dire qu'un monde immense lui tend les bras.  Plein de secrets et de mystères à découvrir !

     
    Qui ne voudrait pas s'y élancer sans attendre ? 

    Ils veulent donc écrire au plus vite.  

    Et cette envie n'est pas un simple caprice ! Pas du tout même ! 

    Elle est motivée par quelque chose de fort : la volonté de surprendre/faire plaisir/rendre fier leur entourage et principalement leurs parents. Comme je l'ai lu dans de nombreux ouvrages sur le développement  psychologique de l'enfant, jusqu'à 6-7 ans environ, ces derniers sont dans une phase de développement social fortement lié aux parents. Ils sont donc naturellement guidés par cette envie de satisfaire le regard de leurs modèles.
    Je trouve donc dommage de freiner des enfants qui ont envie d'apprendre. C'est pourquoi je trouve important de faire très tôt des petites dictées de phrases. (Il est bien sûr évident qu'on ne leur dictera pas du Proust dès la deuxième semaine de septembre. Tout doit rester dans la limite du raisonnable. ;-))

    Mais voilà ! Même motivés, les élèves se figent très vite au son du mot "dictée".La dictée, telle qu'on l'imagine (ou telle qu'on l'a vécu ;-)), n'est pas une activité qui, soyons honnêtes, donne vraiment "envie".Pour ma part, étant jeune, c'était une corvée ! Et j'étais "bonne élève" ! Autant dire que pour un élève en difficulté, la dictée peut très vite devenir un supplice !
    Rester sagement assis.Écouter une phrase (qui n'a pas toujours du sens pour les élèves).L'écrire (ce qui peut demander  énormément de temps et  de concentration).La faire corriger (ce qui a, souvent, une connotation de jugement pour les enfants même si le statut de l'erreur est dédramatisé par l'enseignant (e)).

    Voilà une activité bien loin de vendre du rêve pour un de jeunes enfants entrant dans la lecture et et l'écriture. Cela peut même être fortement décourageant et démoralisant !
     

    Je voulais donc modifier ma façon de "faire les dictées" pour pouvoir satisfaire le "besoin d'apprendre" de mes élèves sans pour autant risquer de perdre leur motivation en cours de route.
    Bien sûr, je fais toujours des dictées de syllabes et de petits mots lors des séances de phonologie. C'est un excellent moyen de faire de l'encodage et de mettre en pratique la combinatoire.
    En plus de cela, j'ai instauré très tôt dans l'année un petit rituel de dictée ponctuel (une à deux fois par semaine au début de l'année puis chaque matin) appelé la "dictée codée".

    Qu'est-ce que c'est qu'une "dictée codée" ?
    C'est une phrase, annoncée à l'oral par l'enseignant puis "codée" corporellement (avec des gestes)
    et visuellement (avec des symboles notés sur le tableau) par la classe.

     

    Je vous explique tout ça en détails dans le document ci-dessous avec des exemples vécus en classe, au fil des mois. :-)
     

    La dictée codée

     

    J'espère que cela pourra vous servir, vous aider ou vous inspirer. 

    Et si vous pratiquez d'autres types de dictées un peu "différentes" au CP, n'hésitez pas à me les faire connaître. Je serai ravie de faire encore évoluer cet exercice pour mes élèves. ;-)

     
     

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  • J'ai pu découvrir durant les vacances de Noël une méthode qui m'intéressait depuis un moment : Apprendre à mieux écrire.

    Apprendre à mieux écrire - Cycle 2

    J'utilise déjà en classe la méthode de Françoise PICOT "Faire de la grammaire au CP". Même si j'en adapte certains éléments pour que cela puisse convenir à mes élèves et à mon contexte de classe, je trouve cette méthode bien construite et facilement accessible, tant pour l'enseignant que pour les élèves.

    La méthode "Apprendre à mieux écrire", également écrite par Françoise PICOT et par Anne POPET, ne se penche plus sur l'étude de la langue à proprement parlé, mais sur la production d'écrits et, plus particulièrement, sur son apprentissage.

    Oui car écrire des textes, qu'ils soient courts ou longs, ça s'apprend ! Ce n'est pas juste prendre un stylo et "gratter du papier" comme on peut parfois l'entendre dire. L'écriture est un exercice difficile, un long processus d'apprentissage et de mise en œuvre qui demande du temps et beaucoup d'efforts, surtout pour des jeunes enfants qui sont tous justes entrés dans le monde si merveilleux de l'écrit. La littérature n'est pas appelé le 5ème art pour rien. C'est parce qu'elle recèle bien des secrets. Ces secrets, c'est à nous, enseignants de parvenir à en ancrer les bases, en douceur, dans les mains de nos petits loulous.En tous cas, c'est ainsi que je perçois personnellement ma mission en ce qui concerne la production d'écrits.

    La méthode existe déjà depuis un moment pour le cycle 3. En classe Pascale et Maikresse72 en parlaient sur leur blog il y a quelques mois et m'en ont donné l'eau à la bouche. ;-) C'est pourquoi quand j'ai découvert qu'une version cycle 2 était sortie l'été dernier, j'ai sauté de joie et trépigné d'impatience en attendant de pouvoir la découvrir finalement cet hiver !

    Et je dois dire que je n'ai pas été déçue ! Cette méthode va me permettre de mener de bien jolies séances et projets de production d'écrits dès la prochaine période.

    Son caractère "clé en main" est également un des points forts. Tout d'abord, elle peut être un support solide pour de jeunes enseignants qui débutent et qui doivent enseigner la production d'écrits sans vraiment en maîtriser tous les aspects. Elle peut aussi être un excellent guide pour des enseignants plus chevronnés qui, même s'ils sont experts de la production d'écrits, n'arrivent pas, comme moi, à être une Wonder Woman de la pédagogie 24/24 et 7/7 ou, tout simplement, parce qu'elles ont juste envie de garder du temps pour elles et pour une vie sociale et familliale. ;-) Si jamais les méthodes "clé en main" vous donnent des "remords", n'oubliez jamais qu'une maitresse sereine est une maitresse efficace et que c'est de ça dont vos élèves ont besoin en priorité. ;-p

    Comme je sais, par les nombreux messages que j'ai déjà reçus à propos de cette méthode, qu'elle fait envie à bon nombre d'enseignants. Afin de vous en offrir une vision la plus claire et précise possible, voici quelques éléments rien que pour vous :

    Tour d'abord, en cliquant sur l'image ci-dessous, vous pourrez accéder à mes notes de lecture concernant le guide pédagogique et le contenu de la méthode

    Apprendre à mieux écrire - Cycle 2

    Ensuite,voici une petite présentation de l'ouvrage en vidéo pour vous donner une vision plus globale de l'outil et de son organisation.

     

    Pour finir, en cliquant juste ici, vous accèderez à une application de l'éditeur qui vous permettra de feuilleter l'ouvrage en question gratuitement.

    J'espère que tous ces éléments vous permettront de vous faire une idée plus précises de cette méthode. De mon côté, je vais m'empresser de la mettre à l'épreuve, en classe, dès la reprise et je reviendrai vous en faire un retour dès que possible. ;-)


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