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    Comme le bien-être à l’école est une thématique qui m’intéresse beaucoup, les éditions Nathan m’ont gentiment proposé de découvrir leur dernière parution sur le sujet : « Etre bien pour apprendre : Les sciences cognitives en pratique ». L’objectif de cet ouvrage qui s’adresse aux enseignants, est de les accompagner dans la mise en place d’une pédagogie basée sur l’apprendre à apprendre, le bien-être et la coopération, mais les accompagne aussi dans leurs questionnements, dans l’évolution de leurs pratiques. Comme sur les réseaux sociaux vous avez été nombreux à me poser des questions sur cet ouvrage, je prends le temps de vous le décrire un peu plus en détails ici.

     

    Etre bien pour apprendre : les sciences cognitives en pratique

     

    Ce qu’il faut savoir avant toute autre chose …

     

    Les autrices, Juliette François et Isabelle Grossetête, sont toutes les deux des professeures des écoles. Elles ont construit, sur le terrain, au sein de leurs propres classes, une pédagogie bienveillante qu’elles mettent aujourd’hui à la portée de toutes celles et tous ceux qui souhaitent se pencher sur la thématique du bien-être à l'école. Elles ont construit ensemble la démarche inclusive CARE (les Clefs de l’Apprentissage par la Recherche en Education) en s’appuyant sur leur expérience du terrain et leur formation universitaire dans les domaines de la recherche en éducation et de la formation. 

     

    Cet acronyme qui rappelle le terme anglais « care » signifiant « prendre soin » permet d’inscrire la démarche dans une perspective de relations humaines développant l’attention aux autres, l’empathie, l’engagement envers soi, envers les autres, ….

     Elle permet donc à chaque élève de bien apprendre grâce à une connaissance de soi, une capacité à coopérer et communiquer avec autrui, un environnement inclusif, propice à un apprentissage de qualité et un environnement apprenant.

     

    Leur but est ainsi de créer une passerelle entre expertise enseignante et savoirs théoriques, connaissances du terrain et découvertes de la recherche (sciences cognitives, sciences de l’éducation, sociologie de l’éducation).

     

     

     

     Organisation du kit

     

     

    Il se compose de 2 éléments distincts :

    Etre bien pour apprendre : les sciences cognitives en pratique

     Le guide de l’enseignant

     

    Le programme proposé dans le guide s’articule autour de trois domaines d’apprentissage ayant la même valeur et méritant tous d’être développés pour permettre à l’élève de bien apprendre.

    - cognitif,

    - socio-émotionnel

    - comportemental 

     

    Etre bien pour apprendre : les sciences cognitives en pratique

    Etre bien pour apprendre : les sciences cognitives en pratique

     

    Le guide de l’enseignant mêle à la fois théorie et pratique.

     

    Chaque notion (la cognition, le savoir être et le savoir vivre ensemble) est ainsi abordée à la fois à travers l’interview de « spécialistes » et par un accompagnement pas à pas qui permet à l’enseignant de mettre en place des séances « clés en main ».

     

     

    Exemple d'un dossier thématique

    Etre bien pour apprendre : les sciences cognitives en pratique

    Exemple d’une interview de spécialiste

    Etre bien pour apprendre : les sciences cognitives en pratique

     

    Exemple de fiches séances « clé en main » adaptées aux différents niveaux de classe et conçues comme des outils réflexifs car il est possible de prendre des notes directement dessus et de prendre en compte la posture enseignante qui sera nécessaire au bon déroulement de la séance.

     

    Etre bien pour apprendre : les sciences cognitives en pratique

     

     

     

    Des encarts destinés aux enseignant permettent de prendre le temps de réfléchir à sa propre pratique. De plus, la majorité des activités proposées peuvent être abordées dans le cadre d'autres disciplines (sciences, EPS, musique ...). Le guide indique ainsi des "zoom sur les programmes" qui permettent d'organiser la démarche en fonction des instructions officielles.

     

     

    L’enseignant dispose ainsi d’une palette d’outils très large pour s’approprier la démarche CARE et la mettre en œuvre très facilement grâce au bloc détachable joint au kit..

     

     

    Le matériel pédagogique

     

    Tout le matériel évoqué dans le guide de l’enseignant est contenu dans un bloc détachable et disponible en téléchargement pour pouvoir être projeté.

    Etre bien pour apprendre : les sciences cognitives en pratique

    Etre bien pour apprendre : les sciences cognitives en pratique

     

    Les activés proposées sont ainsi très faciles à mettre en place dans la classe et les formes d’exploitation sont très variées (carte jeux, cartes de relaxation, pictogrammes, « neuro livret » qui accompagne l’élève dans sa démarche réflexive, « neuro quiz » pour se tester et retenir les informations essentielles ...).

     

    L’univers général est très coloré grâce aux petits personnages qui accompagnent l’élève dans es découvertes et illustrent l’attention, le contrôle cognitif, la flexibilité mentale et la capacité de coopération.

     

     

    Etre bien pour apprendre : les sciences cognitives en pratique

     

    Ce qui m’a beaucoup plus personnellement en lisant l’ouvrage c’est son côté « flexible ». Le programme est certes utilisable en l’état (Une programmation sur l'année est d'ailleurs proposée dans le guide) mais il est tout à fait possible de « faire son tri » et de « piocher » seulement parmi les problématiques proposées celles qui seront les plus pertinentes pour sa propre classe.

    Etre bien pour apprendre : les sciences cognitives en pratique

     

    Pour guider les enseignants dans la mise en place d’un programme convenant aux besoins de leur groupe-classe, l’ouvrage propose des plans d’action à suivre : un plan «attention », un plan « travail en groupe », etc ...

     

    Etre bien pour apprendre : les sciences cognitives en pratique

     

    Mon avis personnel

     

    J’inclus déjà depuis plusieurs années dans ma pratique de classe des temps dédiés à « l’apprendre à apprendre ».

    Cet ouvrage m’apporte ainsi de nouvelles et nombreuses pistes ou idées d’activités qui me permettront de varier mes approches et d'adapter encore plus cet enseignement à mes classes et mes élèves.

    Si je compte exploiter en classe, selon les besoins, les parties dédiées au savoir-être et au savoir vivre ensemble, je n’exploiterai personnellement pas la partie dédiée à la cognition. Non pas qu’elle n’est pas intéressante ou autre. Loin de là ! Je fais ce choix uniquement parce que j’utilise déjà depuis 2 ans le programme ATOLE que je connais très bien et qui me satisfait pleinement pour aborder ce sujet précis. Je vais donc profiter du coté flexible de "Etre Bien pour apprendre" en exploitant les deux autres thématiques tout en poursuivant ATOLE. ;-)

    Comme dit plus haut, les activités proposées ne sont pas à réaliser "en plus de tout le reste" mais s'incluent parfaitement au programme de chaque niveau de classe. Par expérience, si on a parfois l'impression de "grignoter" du temps d'apprentissage et d'enseignement en menant ce type de projet, cela est loin d'être une perte de temps. C'est même plutôt de l’investissement sur l'avenir car le temps qui nous semble perdu aujourd'hui nous en fera en fait gagner bien plus demain.

     

    « Etre bien pour apprendre » est un support très riche et pratique qui me semble être un bon support si l'on souhaite se pencher sur ses propres pratiques et encourager ses  élèves à mieux se connaître et connaître les autres, mieux se comprendre et communiquer, mieux se faire confiance et coopérer et mieux vivre en classe en co-construistant un climat de classe apaisé.

    J'espère que cet article aura pu répondre à toutes les questions reçues et à vous faire une idée plus précise de cette petite nouveauté. ;-)

     

     

     


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  • Depuis deux années, j’utilise avec mes classes de CP un programme d’éducation de l’attention nommé ATOLE. J’ai découvert que les outils du programme allaient être mis à jour et édités. Autant vous dire que cette nouvelle m’a enchantée alors même que je retournais en classe et constatais avec grande peine que les capacités attentionnelles de mes loulous avaient considérablement diminué avec le confinement et l’enseignement à distance. Voici un petit tour de cet ouvrage que j’ai dévoré !

     

     

    Pour la petite histoire …

     

    Face à la crise majeure de l’attention que les enseignants expérimentent chaque jour en classe avec leurs élèves, Jean-Philippe Lachaux, neuroscientifique spécialiste de l’attention, a mis au point le programme ATOLE (programme d’éducation de l’ATtention à l’écOLE).

    Sa vocation première est d’offrir un programme clair et abordable expliquant l’attention aux enseignants et aux enfants, pour les aider à mieux la maitriser. ATOLE fournit ainsi un cadre qui permet de parler de l’attention de manière structurée et progressive, seul ou en complément d’autres approches (yoga, méditation, sophrologie …).

     

    ATOLE est testé et perfectionné depuis plusieurs années dans des classes. Depuis 2018, il est mis gratuitement à la disposition de tous les enseignants ici. Plusieurs milliers de collègues l’utilisent désormais en France ce qui a entraîné une forte demande de formations à la question de l’attention et abouti, d’une part, à la création d’un parcours M@gistère consacré à ATOLE et, d’autre part, à un MOOC conçu avec le réseau CANOPE.

     

    NB : ATOLE se destine à l’enseignement primaire (cycle 2 et 3 essentiellement) et peut être poursuivi dans le secondaire par le programme ADOLE.

     

    Pour plus de détails, je vous renvoie à ces deux articles que j’avais déjà rédigé au sujet d’ATOLE :

     

    -          Le programme ATOLE

     

    -          Après quelques mois avec ATOLE …

     

    Afin de permettre à chaque enseignant de pouvoir de s’auto-former sur les grands principes qui régissent l’attention, Jean-Philippe Lachaux et son équipe se sont associés au réseau Canopé et aux éditions Mdi pour donner naissance à un ouvrage pensé et structuré sur le sujet.

     

    "L'attention, ça s'apprend" : un ouvrage pour s'auto-former et devenir maître de son attention

     

    Organisation de l’ouvrage

     

    Comme vous pouvez le voir dans les photos du sommaire, l’ouvrage se découpe en 5 grandes parties regroupant 30 affirmations clés permettant de comprendre les grands mécanismes de l’attention.

     

    Par exemple : « On ne peut pas faire attention à tout à la fois », « Toutes les situations n’exigent pas le même niveau de concentration » …

    "L'attention, ça s'apprend" : un ouvrage pour s'auto-former et devenir maître de son attention

    "L'attention, ça s'apprend" : un ouvrage pour s'auto-former et devenir maître de son attention

     

    Pour mieux vous en rendre compte, voici un extrait de l’ouvrage.

     

    Je ne l’ai pas choisi au hasard : c’est une affirmation sur l’attention en lien direct avec notre vécu d’enseignant et la « polyvalence » dont nous devons faire preuve à chaque instant en portant mille et une casquettes différentes à la fois. Je pense que c’est un extrait qui parlera au plus grand nombre. ;-)

     

    "L'attention, ça s'apprend" : un ouvrage pour s'auto-former et devenir maître de son attention

     

    Chaque affirmation se découpe en différentes parties à la fois indépendantes et complémentaires. Chacun peut lire la partie qui lui parlera le plus :

     

             « En bref » est une partie qui donne les informations essentielles sur le sujet traitées, sans trop rentrer dans le détail scientifique.

    "L'attention, ça s'apprend" : un ouvrage pour s'auto-former et devenir maître de son attention

     

     « Si on approfondit » permet de creuser un peu plus le sujet en apportant et illustrant le propos.

    "L'attention, ça s'apprend" : un ouvrage pour s'auto-former et devenir maître de son attention

     

            « Ce que disent les neurosciences » apportent les connaissances scientifiques explicitant les mécanismes cérébraux.

    "L'attention, ça s'apprend" : un ouvrage pour s'auto-former et devenir maître de son attention

     

              « Mais on peut nuancer » énonce les exceptions (Et oui ! Le cerveau c’est comme l’orthographe : il y a toujours des exceptions pour confirmer la règle. ;-)).

    "L'attention, ça s'apprend" : un ouvrage pour s'auto-former et devenir maître de son attention

    "L'attention, ça s'apprend" : un ouvrage pour s'auto-former et devenir maître de son attention

     

    -          « Et vous ? » invite le lecteur (l’enseignant !) à s’interroger sur sa propre expérience, au quotidien ou en classe. C’est, selon moi, une partie essentielle de l’ouvrage car elle engendre une réelle prise de conscience de nos propres capacités attentionnelles ce qui est un préalable indispensable si l’on souhaite mettre en place un programme attentionnel avec ses élèves. (Autrement cela reviendrait à dire simplement « Fais ce que je dis mais pas ce que je fais ! ».)

     

    "L'attention, ça s'apprend" : un ouvrage pour s'auto-former et devenir maître de son attention

     

    Chaque partie de l’ouvrage se termine avec :

     

     Un bilan des découvertes réalisées et une synthèse de ce qu'il faut retenir sous forme de sketchnote (que j’ai particulièrement adoré car je retiens personnellement bien mieux quand il y a des petits dessins. Et si en plus ils sont rigolos, JACKPOT !)

    "L'attention, ça s'apprend" : un ouvrage pour s'auto-former et devenir maître de son attention

     

    -          Un petit topo permettant de lier les découvertes faites avec le programme ATOLE : cela permet de bien comprendre ce que le programme présente aux enfants, pour quelles raisons et dans quels buts. Cette sous-partie est complétée par des QR code renvoyant vers des vidéos permettant de compléter ou d’illustrer le propos avec notamment des séances d’ATOLE en classe.

     

    "L'attention, ça s'apprend" : un ouvrage pour s'auto-former et devenir maître de son attention

     

    Toutes ces connaissances se complètent ensuite avec une partie entièrement dédiée au contenu du programme ATOLE (qui découle des 30 affirmations) et à ses fondements, de sa genèse à ses principes pédagogiques.

     

    Pour finir, l’auteur a regroupé l’ensemble des questions les plus fréquemment posées au sujet d’ATOLE en y répondant.

     

     

     

    Mon avis personnel

     

    Etant donné que j’utilise ATOLE depuis deux ans et que j’ai énormément lu sur le sujet pour bien m’en imprégner avant de mettre en œuvre le programme en classe, je n’ai personnellement pas appris grand-chose de plus.

    Mais, en lisant l’ouvrage, j’ai bien regretté de ne pas l’avoir eu entre les mains plus tôt. J’aurais économisé un temps fou (et aurais eu bien moins mal au crâne ! lol). En effet, je suis trèèèèèèès loin d’être une scientifique dans l’âme !! Aussi, quand j’ai décidé de me documenter sur l’univers du cerveau et de l’attention en m’auto-formant, je suis un peu rentrée dans la 4ème dimension (et même la 5ème sans doute !). Ce fut parfois très difficile pour moi de tout bien saisir et comprendre.

    J’avais déjà pu apprécier la qualité et la clarté des documents proposés sur le site où j’ai découvert ATOLE qui m’avaient permis de me familiariser avec le sujet en douceur mais cette version éditée est encore plus accessible. Elle est explicite, aérée et illustrée avec humour pour permettre de bien saisir les éléments-clés.

    C’est un ouvrage complet, facile à comprendre et très agréable à lire. Il est, à mon sens, réellement indispensable de s’y plonger si l’on souhaite aider ses élèves à être maîtres de leur attention.

     

    D’autant que le but premier de ce livre est d’être une introduction au programme ATOLE. Il sera prochainement complété par un guide de séquences à destination des enseignants qui leur permettra de mettre en place pas à pas le programme dans leur(s) classe(s) (que j’ai personnellement hâte de découvrir car il sera mis à jour en fonction des retours de terrain afin que le programme soit le plus complet et pratique possible).

    "L'attention, ça s'apprend" : un ouvrage pour s'auto-former et devenir maître de son attention

     

     

     


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  •  La fin d'année approchant à grand pas, il est l'heure de se plonger dans les commandes et la préparation de l'année prochaine. Suite aux récents évènements, les outils des élèves pour l'an prochain ont été choisis avec un regard différent des années passés ...

    2019-2020 aura été l'année la plus riche en rebondissements depuis le début de ma carrière.

    Entre confinement, enseignement distanciel, enseignement présentiel, classes virtuelles ... Les adaptations auront été nombreuses et certains outils et méthode ont montré leurs limites.

    Pour l'an prochain, avec ma collègue, nous avons donc opté pour des outils de travail en nombre réduits afin de nous simplifier un peu la vie si jamais nous nous retrouvons de nouveaux à devoir mener de front un enseignement hybride.

    Outils des élèves pour 2020-2021

    Outils des élèves pour 2020-2021

    NB : Pour en savoir plus sur la méthode Aloé 2, rendez-vous sur le blog d'Augabo, "Ma classe e-nove". Merci à elle pour nos nombreux échanges sur le sujet !

    Outils des élèves pour 2020-2021

     

     

    Outils des élèves pour 2020-2021

     

     

    Outils des élèves pour 2020-2021

     

     

    Outils des élèves pour 2020-2021

     

     

    Outils des élèves pour 2020-2021

     

    Outils des élèves pour 2020-2021

    Outils des élèves pour 2020-2021

     

     

    La quantité de supports a été considérablement réduite de manière à permettra un stockage différent si besoin.

    Si le stockage en caisse sera de nouveau possible en septembre, tant mieux ! Tout sera rangé comme expliqué ICI.

    Si, malheureusement, le rangement individuel reste de rigueur, il s'organisera comme suit :

    - Dans le sac des élèves : le cahier de liaison et la classeur de code

    - Dans un tiroir individuel : les cahiers d'apprentissage et d'entraînement, le classeur scientifique et culturel, les deux supports édités (qui sont fins !).

    Dans cette éventualité aussi, les élèves disposeront dans leur tiroir individuel de petites boites de rangement (type boites d'allumettes) permettant de ranger du petit matériel de manipulation mathématiques (jetons, cubes ...), des étiquettes lettres/mots ou tout autre support de manipulation qui pourrait leur permettre de travailler en autonomie et d'avancer à leur rythme.

    Bref, je ne dirai "adieu" à RIEN et m'adapterai à TOUT ! ;-)

    Le cahier de réussites et de progrès étant pour le moment prévu uniquement en version numérique (en attendant des informations précises au sujet de la rentrée qui pourront peut-être permettre la mise en place efficace d'un support papier, il sera stocké sur ma tablette personnelle.

     

    Cet article risquera fort d'être modifié avant la rentrée afin de vous apporter plus de détails ne fonction des informations qui nous parviendront durant l'été. J'espère malgré tout qu'il pourra vous servir, vous inspirer et vous aider à vous projeter dans une nouvelle année scolaire encore pleine d'incertitudes.


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  • Après une année scolaire inédite et pleines de rebondissements où chacun de nous a eu à s'adapter à de multiples reprises à un enseignement "hybride", j'ai souhaité commencer à penser à "l'après".C'est lors de mes réflexions que m'est venue l'idée d'adapter certains outils de classe comme les cahiers de réussites et de progrès.

    Avec le protocole sanitaire mis en place ces dernières semaines, difficile d'adapter l'espace à la pédagogie comme je l'avais fait jusqu'à présent. Il faut même faire carrément l'inverse en adaptant pour le coup la pédagogie aux impératifs sanitaires.

    La classe flexible a donc dû être mise en "pause" pour un temps (mais pas pour toujours, heureusement ! Juste le temps de bien mûrir certaines idées, adaptations et évolutions ;-)) afin de faire passer la santé des enfants avant toute autre chose.

    Mais bon ... Comme j'aime bien m'avancer et anticiper au maximum de choses afin de ne pas me retrouver au pied du mur du jour au lendemain (oui, tout à fait ... ce fut rude pour moi cette année du coup ! lol), j'ai souhaité, comme chaque année à cette période, me plonger un peu dans la préparation de la rentrée de septembre.

    Seulement voilà ...

    A ce jour, rien de vraiment précis n'est annoncé concernant les modalités de la rentrée 2020 (et pour cause : personne ne sait de quoi demain sera fait ! Alors septembre ...). 

    Penser à l'aménagement de la classe et des espaces en général se revèle impossible (ou en tous cas, compliqué car le risque de tout devoir revoir avant la rentrée et d'avoir tout repenser et bouger pour rien est grand. Cela serait encore plus démoralisant que tout ce qu'on a pu vivre jusque là. :-( ) Je préfère donc m'abstenir de penser à l'espace-classe pour le moment et attendre encore un peu les conditions à respecter.

    C'est pour cela que j'ai décidé de me pencher en priorité sur les leçons que je voulais tirer de l'enseignement à distance.

    Le premier point sur lequel je souhaitais me pencher a été la relation avec les familles !

    Elle n'a jamais été aussi bonne qu'en temps de confinement ! Malgré la distance et malgré les quelques rares cas de "silence radio", je dois avouer que le dialogue s'est véritablement installé avec les familles, dans l'intérêt des enfants.

    Par téléphone, visios, mails, messagerie privée ... Ensemble, nous avons oeuvré (autant que possible durant cette période inédite) à faire progresser les enfants.

    Certains ont fait de réels progrès durant cette période !

    Quelle joie pour moi de recevoir les photos des enfants en pleine concentration , les vidéos de leur lecture, etc ...

    Je souhaitais pouvoir valoriser tout cela et le faire figurer quelque part.

    Mais c'est là que le côté "distance" à imposer ses limites.

    Les cahiers étaient à l'école ...

    Conserver les photos dans l'ordinateur ne permettaient pas de les mettre en valeur aux yeux des enfants et des familles.

    J'ai donc voulu adapter ces outils pour pouvoir les utiliser avec les élèves peu importe les conditions futures d'enseignement.

    Je me suis donc tournée vers le numérique. Je me suis dit qu'après 3 mois de travail à ses côtés, notre relation pourrait s'améliorer un peu (parce que j'avoue en avoir quand même eu un peu ras le bol ...) et qu'il pourrait être LA solution pour créer des outils que je pourrais utiliser à la fois en classe avec les élèves tout en me permettant de conserver les traces des progrès et réussites réalisées à la maison, en distanciel.

     

    Comment s'organise ce cahier numérique  ?

    Il réunit deux cahiers en un :

    Le cahier de réussites

    Il réunit toutes les "preuves" de réussites des élèves : photos des exercices de validation, de manipulation, enregistrements (par QR code), etc ... Les pages laissées volontairement blanches permettent non seulement de donner la liberté à l'enseignant d'individualiser au maximum ce cahier mais aussi de permettra à l'élève d'organiser chaque page selon ses envies (avec l'aide de l'enseignant lors du bilan individuel hebdomadaire).

    Bref, on y met tout ce qui permet de valider une compétence ou simplement de mettre en avant une fierté personnelle (parce que ça fait un bien fou au moral !).

    Le cahier de réussites et de progrès numérique

    La mise en page de cette partie du document avec les disciplines, les sous-domaines et les attendus de fin de cycle m'a été considérablement facilitée car j'ai utilisé l'Album de Réussites de Danièle Adad, paru aux éditions Retz qui détaille tous ces éléments de manière très claire et synthétique.

    Le cahier de réussites et de progrès numérique

     

     

    Le cahier de progrès

    Il regroupe toutes les compétences à valider au cours de l'année de CP tout en offrant la possibilité d'une personnalisation des parcours grâce aux cases laissées vides. Je vous en parle plus en détails par ICI.

    Le cahier de réussites et de progrès numérique

    Après quelques bidouillages informatiques pour organiser tout cela et rendre le support interactif et facilement utilisable en classe avec les enfants, voilà le résultat final du cahier numérique destiné à mes CP, en vidéo :

    NB : Il est utilisable sur les tablette Android avec l'application Xodo (gratuite) et sur iPad avec GoodNotes (payante).

    Bien sûr, ce support a également ses limites !

    Contrairement au support papier, en condition d'enseignement à distance, il ne peut pas être rempli par l'élève tout le temps, à n'importe quel moment, etc ... De même, qu'il ne pourra pas être consulté à tout instant.

    Mais il a le mérite de me permettre de pouvoir conserver un semblant de pratique pédagogique qui me plaise et me convienne. C'était là ce que je souhaitais en priorité suite aux récents évènements.

     

    Je vous laisse ci-dessous la version que j'ai préparé pour ma classe en PDF "prêt à l'emploi" pour les applications de prises de notes sur tablette.

    Le cahier de réussites et de progrès digital

    Comme je sais bien que tout le monde n'a pas des élèves de cycle 2 et encore moisn des CP, je glisse aussi ici pour les collègues qui souhaiteraient créer un document similaire pour leur niveau de classe ou un autre cycle une version modificable (format PPT) avec une vidéo pour vous donner quelques petites précisions et mises en garde pour que vos modifications se déroulent sans encombre. ;-)

    Si jamais, après vos propres "bidouillages", vous souhaitez partager vos adaptations de ce support, n'hésitez pas à m'en faire part. Ce sera un plaisir pour moi de leur faire une place dans cet article. #ensembleonvaplusloin

    Le cahier de réussites et de progrès digital

    Le cahier de réussites et de progrès digital

    Belle découverte et création à vous ! ;-)

     


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    L’été dernier, j’ai eu la chance de recevoir un exemplaire de "THE methode" de Sylvie et Christine Hanot. Conquise, je l’ai utilisé cette année avec ma classe (et même à distance !). Petit retour sur cette méthode qui m’a séduite par bien des aspects.

    "THE methode" ou comment apprendre l'anglais en chantant

     

    On ne va pas se mentir, dans ma classe , l’anglais c’est un peu la « dernière roue de la charrette ». J'en fais quand j'ai le temps et, au CP, avec l’enjeu de la lecture, pas évident de toujours tout mener de front. (que celui ou celle qui n'a jamais supprimé un créneau d'anglais dans son emploi du temps pour finir une séance de maths ou de français me jette la première pierre ... [attente] ... [rien] ... Voilà, on est d'accord ! ;-p).

     

    Jusqu’à l’an passé j’utilisais Ghostie, méthode très très sympathique qui m’avait plu par son côté « clé en main » (très utile parce qu’on n’a pas le temps de TOUT préparer TOUT le temps). Cette méthode et ses petits personnages plaisaient aussi beaucoup aux enfants. Malgré cela, je trouvais toujours les séances beaucoup trop longues à mettre en œuvre en classe (à mon goût) et contenant des éléments d'apprentissage pas toujours évidents à saisir pour de jeunes élèves (la phonologie anglaise par exemple posait régulièrement des difficultés aux enfants en classe et je la mettais de côté par crainte de finir par les démoraliser).

    "THE methode" ou comment apprendre l'anglais en chantant

     

    J’adaptais du coup énormément le contenu des séances et n’exploitais pas la méthode en entier pour que cela puisse convenir à ma classe et à mon emploi du temps.

     

     

     

    L’été dernier, Sylvie Hanot (du blog Storytelling 2 à l’école) m’a proposé de me faire découvrir la méthode qu’elle venait de mettre au point pour les élèves de GS-CP-CE1 (année 1 d’enseignement en fait) : THE methode (un titre qui fait beaucoup penser au "travers" de langage des français qui l'utilisent à outrance pour insister sur un fait : « c’est THE restaurant à tester », « c’est THE concert à ne pas manquer », "c'est THE montre à avoir", etc … ;-p ).

     

    J’ai pu feuilleter THE methode dont voici le sommaire et quelques pages « séances » pour vous rendre compte du rendu :

    NB : Je dispose uniquement de la version noir & blanc du guide pédagogique mais il existe une version en couleurs ainsi qu'un cahier de l'élève permettant de réduire les photocopies.  ;-)

     

     

    "THE methode" ou comment apprendre l'anglais en chantant

     

    Ce qui m’a plu en utilisant THE methode cette année c’est :

    Le côté clé en main : Comme Ghostie, les séances sont détaillées et il est facile de s’en imprégner et de les mettre en œuvre en classe.

    Les séances d’anglais courtes d’environ 30 à 40 minutes, deux fois par semaine (mais facilement fractionnables si l’on souhaite mettre en place 15 minutes quotidiennes). Elles s’organisent toujours de la même manière afin de créer une ritualisation des séances d'anglais :

      • Un petit rituel chanté pour démarrer la séance (« Peek-a-boo » pour ne pas le citer, qui motive toute la classe sans exception ! ... Et reste aussi en tête ! ;-p)
      • Un rappel de la séance précédente par un petit jeu
      • La découverte d'une nouvelle notion travaillée (nouvelle chanson à apprendre en général)
      • Des jeux de mémorisation collectifs ou en petits groupes
      • Un rituel de fin de séance

     

    L'apprentissage par le chant : Une approche très motivante qui permet aux enfants de mémoriser facilement le vocabulaire du thème étudié, les structures langagières, etc …

    La place donnée à la culture anglaise : THE methode ce n'est pas QUE apprendre l'anglais. C'est aussi découvrir la culture liée à cette langue. Les élèves découvrent ainsi au fil des séances des informations sur la famille royale, Londres, les traditions anglaises, etc … On compare le mode de vie « français » au mode de vie « anglais », en quelques mots, on s'ouvre sur le monde.

    L’accès facile aux supports : Sortir le PC, trouver un vidéoprojecteur disponible au sein de l'école, tout brancher, chercher le DVD, trouver le DVD, insérer le DVD etc … FINI ! Cette année, j'avais tous les documents nécessaires pour mener à bien les séances directement sous ma main :

      • La programmation, les jeux, flashcards, leçons, etc … (égayées par les jolies illustrations de Christine Hanot) sont rangés dans mon trieur dédié à l’anglais. Ils sont disponibles sur le Drive de la méthode (accès donné avec le guide pédagogique). Il suffit juste de les imprimer en amont.
      • Les chansons sont toutes disponibles sur la playlist Youtube de la méthode. Je n’ai eu en général besoin que de mon téléphone portable pour lire les vidéos, faire découvrir les chansons aux élèves et mener toutes les séances d’écoute très facilement. (NB : Ces chansons sont également téléchargeables et facilement partageables en lien aux familles, un excellent moyen de créer un lien école-maison et un atout non-négligeable dans la période d’enseignement à distance que nous venons de vivre ! J’ai pu poursuivre et terminer la méthode d’anglais avec les élèves malgré cette situation sans précédent !

     

     

     

    Vous l’aurez compris, les élèves comme moi avons eu plaisir à utiliser THE methode cette année.

     

    Si vous souhaitez en savoir encore plus sur cette méthode, rendez-vous sur le blog Storytelling 2, où vous trouverez toutes les informations et les documents complémentaires à la méthode ainsi que tous les détails sur le second volume de la méthode, destiné aux élèves de CE1-CE2 (année 2 d’enseignement).

     

     

    "THE methode" ou comment apprendre l'anglais en chantant

     

     

     

     

     


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